‹ Complément au Mémoire sur l'écoulement des corps solidesChapitre 51 sur 146 · DU FER · texte numérisé non relu

DU FER

Les échantillons fournis par les expériences que nous pouvions faire au Conservatoire n'étant pas suffisamment caractéristiques, quant aux déplacements du métal poinçonné , nous avons dû recourir aux machines de l'industrie, pour reconnaître si, en travail courant, nous retrouverions sur les débouchgres de fer les déformations que nous avions obtenues sur le plomb.

Avant d'indiquer les résultats vérifiés de cette façon, il est nécessaire de faire remarquer que le poinçonnage de la tôle se fait, dans les ateliers, dans des conditions particulières : le poinçon est toujours cylindrique, mais son diamètre est moindre que celui de la contre-matrice , en telle sorte que la paroi de la débouchure , au lieu d'être cylindrique, est généralement conique. Cette différence

dans les diamètres a tout à la fois pour objet de diminuer la résistance , en permettant à la matière de se déchirer pendant le poinçonnage, et d'obtenir des trous évasés dans lesquels les rivets se moulent , lors du rivetage , en formant de véritables coins , tjui assurent la parfaite solidité de l'assemblage , même indépendamment de la tète saillante que Ton obtient par le mailelage après la pose du rivet. Pour assurer la régularité de la répartition des trous dans les tôles qui doivent être assemblées par un ou deux rangs de rivets, la division est d'abord indiquée sur la tôle au moyen de petits coups de pointeau qui servent de repères pour le placement de la pièce au moment du poinçonnage. A cet effet, le poinçon est armé d'une grosse pointe conique, qui permet de vérifier, avant d'opérer le percement, si la position de la tôle est convenable, et ce nez du poinçon détermine au centre de ta face supérieure de la débouchure une cavité conique plus ou moins prononcée, qui refoule le métal et force la matière environnante à se déplacer.

Nous rencontrerons l'une ou l'autre de ces particularités, quelquefois toutes les deux, dans la plupart des débouchures de tôle. Les courbures étant souvent plus prononcées dans les petites débouchures, nous adopterons, pour l'ordre de nos indications, celui des diamètres des poinçons, comme nous l'avons fait déjà pour le poinçonnage du plomb.

POINÇONNAGES DE 0'°,0l4> FAITS CHEZ UH. LIÉNABD ET HOGOT. Figure Ao (échelle double).

Les débouchures qui proviennent de ces poinçonnages ont o'^.oiii de diamètre sur la face d'entrée et o",oi55 sur la face de sortie. Le pointage y a déterminé, au centre, une cavité conique de 0^,007 de diamètre, qui rend encore les déformations plus manifestes.

Il n y a pas de différence sensible entre les hauteurs dés débouchures et les épaisseurs des plaques d'où elles proviennent, mais les hgnes de joint des mises qui ont servi à fabriquer la tôle sont toutes arrondies « et Ton voit que, dans la plaque aussi bien que dans la débouchure, elles présentent, à quelques déchirures près, les inclinaisons observées sur les spécimens obtenus avec le plomb.

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