‹ Complément au Mémoire sur l'écoulement des corps solidesChapitre 79 sur 146 · POINÇONNAGE D'UN ALLIAGE DE PLOMB ET D'^TAIN · texte numérisé non relu

POINÇONNAGE D'UN ALLIAGE DE PLOMB ET D'^TAIN

Nous avons déjà apprécié les expériences faites sur l'alliage de plomb et d'étain, au point de vue des déformations; il nous reste à les examiner au point de vue des pressions observées.

La pression observée à chaque millimètre d'enfoncement est restée constante depuis la profondeur de o'",02o jusqu'à celte de o^'fOaô et égale à 2622 kilogrammes (ili^'jS divisions).

Dès le premier millimètre, elle s*élevait à 1882 kilogrammes (io;5o divisions); elle croissait régulièrement jusqu'à 21 millimètres, où elle atteignait son maximum; dans la période décroissante au delà de 26 millimètres, elle s'abaissait jusqu'à 3 535 kilogrammes (1^,25 divisions) à la profondeur de 36 millimètres, et conservait celte dernière valeur jusqu'à la séparation complète <1e la débouchure, dont la dimension n'a pas été prise.

Le rapport de. la pression maximum au rayon est 2622, et si Ton compare ce chiffre à celui qui a été obtenu sur le plomb avec le même poinçon de o°',o 10, on voit déjà que l'alliage de plomb et d'étain exige de« efforts beaucoup plus grands que le plomb seul.

POINÇON DE ©""ïOAo.

Les pressions ont été observées pendant toute la durée du poinçonnage.

Le maximum 18686 kilogrammes (9,25 divisions du grand manomètre) s'est inaintenu depuis l'enfoncement de o™»oo6 jusqu'à o™,oo8, c'est-à-dire à une petite distance de la face supérieure, et il s'est ensuite abaissé graduellement jusqu'à un minimum de 10750 kilogrammes, qui s'est maintenu de 0*^,048 jusqu'à o"',o5o.

Par suite de cette deraière circonstance, on peut considérer cet effort de loyÔo kilogrammes comme une évaluation approxi^ mative du frottement sur la surface latérale du poinçon, eu égard aux conditions de déformation dans lesquelles le bloc a été amené par le poinçonnage.

POINÇON DE o'",o5o.

Les tables des efforts exercés sont très-complètes dans la série des cinq expériences faites avec le poinçon de o"',o5o, et nous pourrons en faire ressortir quelques conséquences curieuses au point de vue de la loi de la variation des efforts qui déterminent le poinçonnage aux différents degrés de l'enfoncement du poinçon.

Pour faciliter la comparaison, nous réunirons dans un même tableau ie résumé des observations faites à ce point de vue.

TAHLEAU DES PRBSSIOBIS OBSERVÉES, DANS LES EXPERIENCES DU ^3 OCTOBRE l863, DANS LÉ POINÇONNAGE DE DIFFERENTS BLOCS PAR LE POINÇON DE O^'fOÔO.

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POINÇONNAGE DES MÉTAUX. 13â

L^ensemble des données précédentes a été représenté, pour Jes trois poinçons employés « sur un même tableau graphique n** V, dans lequel on a pris les enfoncements pour abscisses, représentés à une échelle de 2 5 millimètres pour lo millimètres, et les efforts pour ordonnées à réchelle de 8 millimètres pour looo kilogrammes; on en déduit facilement les conséquences suivantes :

Le maximum de la pression arrive d^autant plus tard que le poinçon est d^un plus grand diamètre, et ce maximum est aussi beaucoup plus élevé pour les gros poinçons.

La branche descendante des courbes représentatives s'abaisse rapidement à partir dWe certaine limite, et ensuite très-lentement jusqu à la fin de l'opération.

Les extrémités des diverses coiu-bes étant placées à peu près sur une même ligne droite passant par Torigine des coordonnées, on doit admettre approximativement que le frottement final est à peu près proportionnel à la hauteur du bloc.

L'abaissement du poinçon jusqu à une même hauteur au-dessus de la base correspond à une pression de poinçonnage qui est à peu "près la même pour tous les blocs, ou, du moins, cette près-' sion, à égalité d*épaisseur, n'augmente que très-peu avec le dia^ mètre du poinçon.

Si Ton fait, dans chaque cas, le quotient de feffort maximum parle rayon de la débouchure, on trouve, d^ailleurs, les chiffres suivants :

Bloc de o"*,0!îo d'épaisseur 2029

Ce quotient va donc constaniment en augmentant, ainsi que nous Tavons déjà remarqué à l'inspection des courbes représentatives.

Si l'on compare tous les chiffres ainsi obtenus aux résultats

analogues fournis par ie poinçonnage du plomb, on reconn&it facilement que Talliage présente une résistance notablement plus grande.

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