C. = 45,34 H. = 6,58 ~ 100 O. rr
La petite surcharge de carbone m'a conduit à trouver encore dans cette Conferve, malgré son épuration, une quantité notable de matière d'apparence grasse fluide à chaud , figée à froid, soluble dans l'éther et dans la potasse, (i)
Une deuxième analyse faite en employant la substance épurée complètement par l'éther, et séchée dans le vide à 4- 1 8o°, dunna les résultats suivans :
Matière employée. o,i37 j G. = *4i8o, |
D'où H. — 6,16 / = « Eau o.i3a ( O. = 48,95 '
Acide carbonique o,3S5
Membranes amylacées.
Les membranes des sporules des Champignons débarrassées des matières riches en azote (à l'aide d'une solution à o, i de potasse tenue une heure à ico°) , présentent les caractères de la substance amylacée : c'est un nouvel exemple du fait que j'ai observé dans le lichen, et qui sans doute se reproduira ailleurs encore.
Amidon contenu dans les difjèrentes parties du Chara
Eu examinant, sous le microscope, le Chara hispida dont je devais analyser les membranes, je reconnus dans le suc de la tige des granules ayant de 5 à i5 millièmes de millimètres, qui offrirent les caractères de l'amidon.
Les graines du Chara considérées depuis i8q3, d'après M. Adolphe Brongniart, comme monospermes et remplies d'un endosperme blanchâtre , contiennent , en effet , de la fécule dont
(i) Sans doute elle était resiée interposée i l'état de savon , faute de lavages suffisant après l'action de la potasse.
a2 payen. — Composition du tissu des Cryptogames.
la présence fut indiquée par M. Raspail. J'ai cru devoir déterminer rigoureusement la nature de cette substance sur laquelle la co* loration bleu par l iode pouvait encore laisser des doutes.
Les granules en question, ont par leurs dimensions, leurs formes et leur consistance, quelques caractères spéciaux, analogues à ceux qu'un examen attentif fait remarquer dans chacune des fécules amylacées de la plupart des plantes; ce qui distingue surtout ceux-ci, c'est que les plus petits, au-dessus d'un demi et jusqu'à deux centièmes de millimètre, sont très «réguliers, conlournés ou gibleux, tandis que les plus gros, depuis trois jusqu'à quinze centièmes de millimètre,et plus particulièrement encore ceux qui ont des dimensions moyennes, approchent des formes régulières de sphéroïdes et d'ellipsoïdes, ainsi que le montrent les figures ci-jointes, de l'amidon du Chara hispida; parmi ces dernières, on remarquera la fécule des articulations dont la plupart des grains ont une conformation toute spéciale, fort allongée, offrant par des soudures peu consistantes, des sortes d'articulations. Les grains d'amidon des articulations du C.hara vulgaris, sont beaucoup plus petits et la plupart globuliformes.
Plusieurs propriétés physiques et toutes les réactions chimiques, prouvent l'identité parfaite de ces différens granules avec l'Amidon (i).
(i) Dans les graines bien développées du Cltara vulgaris et du Chara fùtpida, qui ont environ Ic> o,$o ou 0,7 5 d'un millimètre de grosseur, la plupart des grains de fécule les plus volumineux s'écrasent aisément entre deux lames de verre par la pression des doigts , ils sont alors fendillés en étoiles, à partir d'un hile que l'on n'aperçoit pas toujours et se propagent parfois , suivant un axe. On distingue les zônes d'accroissement sur plusieurs d'entre eux. ( Voir les figures.)
Les grains d'amidon les plus volumineux dans les vieilles graines se désagrègent quelquefois en donnant lieu aux petites sphérales amylacées, dont j'ai signalé la présence dans (es vieux tubercules des pommes de terre. (Voir le Uémoi't sur l' Amido* de dirtrset plantes , Annales des Sciences naturelles, »83R.)
Tous ces grains, ainsi que ceux des tiges et des articulations , peuvent être gonflés au point de presque centupler de volume par les solutions contenant un centième de soude ou de potasse: ils se colorent de nouveau en bleu par l'iode, ai ou sature préalablement l'alcali , ni l'ammoniaque, ui l'acide acétique n'attaquent leur substance, qui est dissoute par l'acide ebl or hydrique et p«ut être transformée eu dexlrine et en sucre par l'acide sulfurique et la diastase. Ils sont doue entièrement formés d'amidon et diffèrent beau coup chimiquement des jeunes organes, et surtout des organes reproducteurs des végétaux, par les très faibles proportions de substances