AVERTISSEMENT
•-^ Lorsque, en 1852, nous avons publié la tradi
tion de T histoire des Boni-Zeiyan, rois de Tlemcc par Mohammed Abd'al-DJalil al-Tenessy, il noui été impossible de fournir sur la vie de Taute d'autres renseignements que ceux qui nous était indiqués dans son propre ouvrage et qui étaic malheureusement fort incomplets : tout ce q nous avions pu tirer de cette lecture et puiser à ce source, c'est que Mohammed Abd'al-Djalll vivai la cour du roi Abou-Abd' Allah Mohammed, si nommé Al-Motaweklvel-âl' Allah, et que, par coni quent, il florissalt à Tlemcen dans la seconde moj du XV siècle.
Notre préface avait déjà vu le Jour, quand u courte notice sur notre auteur publiée dans le Jox nal Asiatique (cahier de noverabre-décembre 185 mais qui no parut que dans les premiers jours Tannée suivante, nous permit de compléter C@ q nous savions de la vie de notre auteur, en ajoute
VI AVBRTISSElfBNT.
ces nouveaux renseignements à la fin de la préface que nous avions placée en tête de notre traduction : c'est ainsi que nous avons pu connaître l'existence d'autres ouvrages attribués à Abd'el-Djalil et déterminer la date de sa mort qui arriva dans le mois de djomâda II de Tannée 899 deThégire (en mars 1494 de notre ère), sous le règne du sultan Abou-Abd' Allah Mohammed-al-Thâbity, fils de Mohammed al* Motawekkel âl' Allah. Depuis l'apparition de notre premier travail, nous avons eu l'heureuse chance de faire Tacquisition de deux nouveaux manuscrits arabes, qui contiennent, par ordre alphabétique, la biographie des grands hommes qui, par leur savoir ou par leurs vertus, ont illustré la capitale de l'ancien royaume de Tlemcen. L'un a pour auteur un écrivain fort distingué et estimé parmi les Musulmans lettrés, le cheikh Ahmed- Baba al-Soudâny ou le Tombouctien (1) , qui écrivait en 1005 de l'hégire (1596-7 de J.-C.) ; l'autre est dû à la plume féconde d'un savant Tlcmcénien, qui a nom le chérif Mohammed Ibn-Mohammed al- Mélity, surnommé /6n-Marîam, et qui florissait à Tlemcen sous la domination turque entre la fin du XVr et la première moitié du XVIP siècle.
Le premier de ces deux ouvrages porte le titre do Takmilet eM)i6adj, complément du Dibadj : c'est, en effet, le complément d'un autre grand ouvrage du même auteur, intitulé : Kifayet eUMohtadj fimâari-
(i) Dans V Annuaire de la Société Archéologique de lapro^ vince de Constantine (1854-1855), voir une intéressante notice sur Âhmed-Baba sous le titre àc. Essai sur la littérature arabe au Soudan, d'après le Takmilet el-dibadj, par feu M. Cherbonneau.