AVERTISSEMENT. VII
fetm&n leissa fy'l-Dibadj el-Modhh&habf qui faisait suite au dictionnaire biographique du cheikh Borhan el-dyn Ibn-Farhoun. Le second, qui est connu sous le nom de Bosfan, le Jardin, est une compilation extraite de divers auteurs, dont Ibn-Mariam mentionne les noms à la fin de cet ouvrage.
A ces deux sources de renseignements biographiques je pourrais en ajouter une troisième, la Notice des Savants de Bougie au VII* siècle de Vhégire par le cheikh et imam Aboul-Abbès Ahmed al-Ghrabriny, qui porte le titre de Einouân el-Deràyah fy Mechaikh Bedjayah, spécimen d'érudition touchant les cheikhs de Bougie, et que j'ai consulté plus d'une fois non sans quelque profit (1) et deux autres purement historiques, savoir la Chronique de la dynas^ tie des Almohadeset des Ha/sidesparle cheikh Abou- Abd' Allah Mohammed al-Loulouyi Al-Zerkéchy, et V Histoire générale des dynasties arabes par Abou'l- Kassem ben- Ahmed al-Zeiyâny, ouvrages qui font partie de ma collection de manuscrits orientaux.
Je ne parle point de l'ouvrage du célèbre Abd'el- Rahman Ibn-Khaldoun, qui, dans son Histoire des Berbères , décrit longuement la fondation du royaume de Tlemcen avec les événements et les révolutions qui s'y accomplirent jusqu'aurègne du sultan Abou- Zeiyan, fils de Hammou Moussa II, c'est-à-dire jusqu'au commencement de Tannée de l'hégire 796 (novembre-décembre 1393 de notre ère). C'est vo-
it) C'est un manuscrit in-8* de 90 feuilles qui fait partie de ma collection, et qui est un des plus rares et des plus précieux que l'on possède en Europe. Feu M. Cherbonneau, qui s'en était procuré un exemplaire à Constantine, en a publié une analyse détaillée dans le Journal Asiatique (n® du mois de juin 1856),
II AVEnTlSSEMENT.
^ntairemont quo nous avons omis d'invoquer 1q émoignage de oet historien, d'avoir recours aux dé* tails de son récit, de répéter les faits qu'il a si bien exposés, tout le monde ayant la facilité de pouvoir 80 procurer son ouvrage et de le lire dans Texcellente traduction de feu M, le baron Mac-Ouokin de Blane (1). Celui de tous les écrivains arabes que nous avons mis le plus à contribution afin do compléter l'essai historique do notre Abd'al-Djalil al-Tenessy, c'est le frère même de l'illustre historien dont nous venons de rappeler le nom, nous voulons parler de l'alfakih Âbou-Zakaria Yahia Ibn* Khaldoun, auteur do l'histoire de la dynastie des Abd'el-Wadites et du célèbre sultan Abou-Ham» mou Moussa IL Ce livre que nous avons signalé à l'attention des Orientalistes et décrit minutieuse^ment, il y a plus de trente ans, attend encore un interprète et un habile traducteur, car il renferme plusieurs faits curieux omis dans l'histoire des Berbères, et, en particulier, des morceaux poétiques qui en font l'ornement et font honneur au génie qui les a produits. Nous avons puisé dans ce trésor r pleines mains : non content d'en extraire les fait Inédits qui nous paraissaient avoir un intérêt hif •torique, nous avons aussi essayé de faire pasf dans notre langue quelques-unes de ces poési qui peuvent donner au lecteur une idée du g •plus ou moins pur du siècle qui les a mises jour.
C'est à l'appendice qui couronne notre
(1) Histoire des Berbères et des dynasties musulmn V Afrique septentrionale, en quatre vol. În-S». Alger, ISf et 1856.
AYERTI8BEMBNT. IX
vrage que noua avons réservé surtout cette exhibition du génie poétique des Arabes de notre Afrique.
Après les renseignements et les détails fournis par Texcellente histoire dont nous venons do parler, nous n'avons pu que glaner dans quelques maigres chroniques, ou plutôt dans certaines gloses marginales, ou bien dans les annotations que nous avons rencontrés sur le dos ou dans le texte même de quelques-uns de nos manuscrits, et dont on verra les noms et les titres dans le corps do notre ouvrage.
Telles sont les sources d'où nous avons réussi à tirer les quelques documents nouveaux qui serviront à éclaircir, à orner peut-être, à comploter le récit malheureusement trop laconique de notre historien Abd'el^Djalil al-Tenessy, car, il faut bien le dire, son histoire des Beni-Zeiyan n'est guère que la vingtième partie de son ouvrage qui compte plusieurs livres et plus do trente chapitres sur divers sujets, comme on le verra dans l'analyse que l'on trouvera dans l'appendice de ce volume. L'étude de ces divers documents nous a été d'une grande utilité pour compléter l'histoire de la dy*nastic des Beni-Zeiyan, car ils nous ont fourni de précieux renseignements sur la vie et les travaux de notre auteur et un nouveau faisceau de lumières sur ceux des événements qu'il n'a guère fait qu'indiquer, ou qui se sont accomplis après sa mort, en sorte que le lecteur aura sous les yeux non seulement ce que le récit d'Al-Tencssy laissait à désirer, mais encore un aperçu général de l'histoire littéraire qui appartient au rogne des Boni-