Je répartis dans deux articles mes expériences
Le premier concerne le contraste de rotation successif : les cercles qui s’y rapportent n’ont qu’une couleur disposée comme l’est le vert sur le quatrième cercle de la figure dont le fond est gris ; cette zone colorée est contiguë à une demi-zone blanche de même largeur.
Le second article concerne le contraste mixte : les cercles qui s’y rapportent présentent deux couleurs différentes : une couleur binaire des artistes, à savoir X orangé, le vert et le violet , et une couleur simple dont le ton en général est sensiblement moins élevé que celui de la couleur binaire.
Enfin, un troisième article consacré au noir, au gris et au blanc doit maintenant appartenir au chapitre l\ .
ARTICLE I
Rapport du contraste rotatif avec le contraste successif.
i83. Le principe nouveau est en parfait accord avec le contraste successif tel que je l’ai formulé, en faisant observer que le Père Scherffer, qui écrivait onze ans après le mémoire de Buffon sur les couleurs dites accidentelles, s’était particulièrement occupé du contraste successif. J’ai dit, en outre, qu’on lui devait d’avoir reconnu par l’expérience qu’un objet coloré, vu dans un premier temps, apparaissait ensuite aux yeux qui se portaient sur une surface incolore unie, convenablement éclairée, avec sa forme première, mais avec la différence que les couleurs différaient de celles qu’on avait vues d’abord, en ce qu’elles en étaient les complémentaires ; ainsi, une fleur rouge garnie de feuilles vertes paraissait dans un second temps une fleur verte avec des feuilles rouges.
Résultat parfaitement d’accord avec celui du disque rotatif, où dans un premier temps une partie de la rétine qui a vu une couleur A, en voit dans un second temps la couleur complémentaire C.
Prouvons-le au moyen des expériences suivantes propres à mettre en évidence par la rotation la complémentaire d’une couleur dite simple ou binaire ou autre une plus complexe encore que je dis surcomposée , avec une demi-zone circulaire blanche, égale à la zone demi-circulaire où se trouve la couleur simple ou la couleur plus ou moins complexe.