‹ Complément des études sur la vision des couleursChapitre 133 sur 153 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VII. 23g · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VII. 23g

seconde phase de leur mouvement où commence la manifestation de couleurs diverses jusqu’au moment où les couleurs s’épurant, présentent alors le principe du contraste, c’est, dis-je, cette seconde phase qui présente le speclacle que je fais rentrer dans la mélodie, par la raison que les effets de couleurs ne cessent pas de varier entre eux durant toute la phase de la manière la plus agréable.

21 5. L’idée nette des sensations agréables produites par le mouvement de rotation d’un cercle de 38 centimètres de diamètre, repose sur l’inégalité de vitesse des molécules colorées du cercle. Effectivement toutes les molécules situées sur un même rayon ont des vitesses différentes depuis celle de l’axe autour duquel s’opère le mouvement jusqu’à la circonférence où la vitesse atteint son maximum. Toutes les molécules qui sont à des distances égales du centre du mouvement, décrivent des courbes circulaires d’égale vitesse. Les molécules, ne cessant pas d’être contiguës les unes aux autres et les vitesses de toutes les molécules variant successivement entre elles, présentent des effets variés et toujours agréables parce qu’ils ne sontjamais brusquement interrompus. Je n’ai pu voir ces variations d’effets passant des unes aux autres, et affectant toujours la vue d’une manière agréable , sans me rappeler les accords successifs de sons harmonieux : et voilà comment j’ai appliqué le mot mélodie aux effets des couleurs dont nous parlons; mais en parlant de la mélodie des couleurs, je repousse sans hésitation les idées du Père Castel relativement à son clavecin oculaire, soit que des touches présentent aux yeux de petits solides diversement colorés,

associés ensemble ou isolés les uns des autres, soit qu’elles mettent à découvert des couleurs cachées par de petits écrans. Il y avait donc là des idées absolument fausses, des touches rendant visibles de petits solides colorés non contigus et dont la couleur uniforme de chacun d’eux n’a rien de comparable à un son musical qui est une résultante de vibrations véritablement harmonieuses de parties contiguës les unes aux autres. Dans les exemples que je donne de mélodies des couleurs, les parties visibles ne cessent pas d’être cohérentes, mais grâce à leurs vitesses diverses elles produisent en nous une succession d’effets visibles et agréables correspondant à la mélodie par la différence de vitesse qu’elles subissent d’une manière continue et véritablement harmonieuse.

ai 6. Puisque je parle d’observations auxquelles j’ai été conduit depuis la publication du livre de la loi du contraste simultané des couleurs qui, composé en 1 8 3 5 , ne parut qu’en i838, je rappellerai les changements que j’y ai apportés; Dieu merci ils ne sont pas nombreux.

Le premier est l’addition d’une harmonie aux six harmonies distinctes réparties en deux genres.

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