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Contraste simultané. Il s’applique au ton etàla couleur

a) Contraste' simultané de ton.

Il se manifeste d’une manière sensible, en juxtaposant une zone n° 1 de gris uniforme, ton 12, près d’une zone n° 2 de gris uniforme, ton 10.

Les deux zones ont chacune 5 centimètres de largeur sur 20 centimètres de longueur.

•r. xli. — n° 7. ^

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IjNTRODUCTIOX.

Le contraste est porté au maximum dans la moitié longitudinale des zones qui se touchent.

La moitié longitudinale de la zone n“ i dépasse le 12e ton, tandis que la moitié de la zone 2 qui touche la zone n" 12 est au contraire au-dessous du 10e ton.

L’expression de contraste est ainsi justifiée, mais on se tromperait si on croyait que les parties contrastantes sont unies. Loin de là, le contraste de chacune d’elles paraît à l’œil aller en décroissant insensiblement à partir de la ligne de juxtaposition.

Cela explique comment dix zones unies, juxtaposées en dégradation présentent l’aspect d’une colonne cannelée.

b) Contrante simultané de couleur.

Deux zones de 3 centimètres de largeur et de 20 de longueur de couleurs différentes, n° 1 de couleur A et n° 2 de couleur B, étant vues séparément, réfléchissent avec la couleur propre à chacune d’elles de la lumière blanche ; prenons une fraction de cette lumière blanche, et représentons-la par n° 1 blanc = b + c' (couleur b de la zone n° 2 + c ', sa complémentaire); de même pour le n° 2 blanc — a + c, c’est-à-dire a la couleur du n" 1, plus sa complémentaire c.

Les zones vues séparément seront :

N° 1 , couleur A + lumière blanche dont une traction — b + c .

N° 2, couleur B + lumière blanche dont une fraction — a -+■ c.

INTRODUCTION

Maintenant, juxtaposez-les l’une avec l’autre. Les zones séparées étaient :

Lumière

Lumière

blanche

blanche

donL

dont

fraction

fraction

Si par la juxtaposition elles présentent à l’œil le contraste de couleur, elles perdent ce qu’elles ont d’analogue. La zone n° i perd la couleur b , identique à la couleur B de la zone n° 2, et celle-ci perd a , identique à la couleur de A; elles s’éloignent donc l une de l’autre par le contraste. La loi du contraste simultané est donc bien exprimée, lorsqu’on dit que la complémentaire c de B s’ajoute à la zone n" 1, et que la complémentaire c de A s’ajoute à la zone n° 2, puisqu’en définitive dire que la complémentaire de la zone n° 1 s’ajoute à la zone n° 2, et la complémentaire de la zone n° 1 s’ajoute à la zone n° 2, c’est dire identiquement que ce qu’il y a de semblable dans les deux zones disparaît ou s’affaiblit par la juxtaposition.

1 7 . Contraste successif.

J’appelle contraste successif des faits qui ont été mis hors de doute par le Père Scherffer, c’est que la vue prolongée d’un objet donne à l’œil la prédisposition de voir le même objet non coloré comme il est apparu dans la première vision, mais avec les complémentaires des cou-

INTRODUCTION

leurs de la première image : si c’est une rose pourvue de ses feuilles, la fleur paraîtra verte et les feuilles roses. Ces recherches du Père Scherffer portent presque exclusivement sur le contraste successif; cependant il a fait quelques observations de contraste simultané qui, à mon sens^ont rendu l’ensemble de ses recherches plus difficile à comprendre que s’il n’eût parlé que du contraste successif à l’exclusion de tout autre.

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