‹ Complément des études sur la vision des couleursChapitre 9 sur 153 · PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE I

comme le moyen le plus efficace de reconnaître si des couleurs sont complémentaires. Dans la IIe partie de l’opuscule, j’exposerai la manière dont on peut concevoir cet abaissement de ton qui existe pour d’autres mélanges que le noir et le blanc.

e) Après le phénomène de l’abaissement du mélange à égale étendue de noir et de blanc au moins au Ier ton de la gamme du gris, n’est-ce pas un fait non moins remarquable que ce contraste qui apparaît dans la dernière phase du mouvement où le noir, séparé du blanc, paraît bleuâtre ou violacé au-dessus de son norme, et où le blanc est teint de jaune plus ou moins orangé? Les savants ont-ils prévu que le vieux dicton des teinturiers serait démontré un jour par la science? (28).

f) Enfin, prévoyait-on que, le mouvement jugé, le moyen le plus efficace pour opérer le mélange des couleurs, serait un jour, lorsqu’il est à son déclin, le moyen le plus facile de déterminer la couleur complémentaire d’une couleur donnée.

3o. La vision du noir et du blanc, amenée à ce qu’elle est maintenant, je vais satisfaire à la clarté du sujet aussi bien qu’à son développement, en considérant la vision du noir à deux points distincts :

Le premier point concerne la circonstance où le noir, associé au blanc, est visible, et celui où il cesse de l’être.

Le second point est la différence que présente le noir absolu d’avec le noir des corps visibles qu’on peut qualifier de noir matériel.

31. Premier point. — Circonstance où le noir, associé au blanc, est visible, et circonstance où il cesse de l’être.

Un cercle blanc de carton d’un diamètre de i4 centimètres est bordé d’une courbe de papier de noir de fumée de 6 à 7 millimètres de largeur et partagé en quatre secteurs égaux par des bandes du même papier noir d’une largeur de 6 millimètres.

Le cercle est percé au centre de manière qu’il puisse s’adapter à la tige d’une toupie d’Allemagne.

Dès que la toupie est en mouvement, si la zone circulaire noire ne cesse pas d’être visible, les quatre rayons noirs cessent de l’être, et les parties blanches qu’ils limitent présentent un gris uniforme ton 2.

Lorsque le mouvement de la toupie se ralentit à un certain point, tous les yeux commencent à apercevoir le gris devenant jaunâtre ; à partir du centre, chaque rayon, devenant de plus en plus visible,, présente la figure d’une épine plate; le mouvement achevé, tous les rayons présentent la largeur de 6 millimètres qui leur est propre dans toute leur étendue, et le gris paraît plus jaunâtre.

32. Comment se fait-il que les quatre rayons disparaissent, tandis que la courbe circulaire ne cesse pas un instant d’être visible? C’est ce que je vais expliquer à cause de l’importance du fait :

a) Reconnaissons en principe que la perception d’un son, comme celle d’une couleur, exige une impression sur l’organe d’une certaine durée de la part du corps sonore ou de celle du corps lumineux.

Par exemple, un son n’est perceptible qu’après un cer-

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