T. XI.I. — K
ly 8 SUR LA VISION DES COULEURS.
elles -mêmes avec des expériences de contrôle. En définitive, je vais résumer l’ensemble de mes idées sur la vision des couleurs, en les coordonnant par un dogmatisme dont la base est la méthode a posteriori expérimentale , telle que mes derniers écrits l’ont définie.
Mais auparavant examinons où conduit l’hypothèse de Thomas Young adoptée par des savants contemporains, dont quelques-uns ont un mérite incontestable ?
A la conclusion que tous les phénomènes de vision réunis sous la dénomination générale de contraste simultané, de contraste successif et de contraste mixte de couleurs sont erronés ; car évidemment tous sont incompatibles avec l’hypothèse de Thomas Young dans laquelle on admet :
i° Qu’il existe trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le violet ;
2° Que le jaune est formé de rouge et de vert ;
3° Que le bleu l’est de vert et de violet (55, 57).
Mes nombreuses publications sur la vision des couleurs et leurs trois contrastes ; sur la théorie des effets optiques des étoffes de soie ; sur les cercles chromatiques fondés sur un moyen précis et expérimental de définir les couleurs, etc , etc. ; enfin Y Album du contraste des couleurs , publié par M. Étienne Delicourt (1), ouvrage comprenant la réunion des principaux arrangements de couleur sur lesquels repose mon enseignement de leurs contrastes, ne seraient que des illusions, des erreurs scientifiques, des
(1) Deux éditions sont épuisées depuis longtemps. La seconde porte la date de 1847.