DILATATION DES LIQUIDES
y eût île comparaison possible, partant de rivalité nécessaire entre elle». D'un côté l'ampleur, la graudc tournure, le style; de l'autre, la griiee, *n légèreté, f élégante; cela semble indiquer pour chacune lu possibilité d'un emploi particulier. Mais autant par l'influence de la mode que par leur* qualités réelles, les produits d’Anvers et de Bruxelles l'ont emporté ; et ces premières dentelles souples et légères sont demeurées je» types auprès desquels s'inspire encore la fabrication moderne.
Le caractère du dessin seul est susceptible de modi fications dans cette industrie, et c’est par les formes que ces produits prennent une valeur artistique. I.a guipure, au moyen do uervurcs bien apparentes, reproduisit des enchevêtrements de lignes assez semblables it certaines décorations en usage lorsqu’elle parut, soit sur les monuments, soit sur les pièces d'orfèvrerie. La dentelle légère eut d'autres formes, mais en général analogues aux ornement* employés dans les arts; oeci toutefois non sans ic striction, car on ne peut nier qu'il existe une très-grande diversité de composition dans tous ces objets.
DÉTENTE (sou l'APE aJ. MM. Lemonnicr et Vallée ont inventé une disposition qui résout co problème intéressant, de faire parcourir h un point une longueur déterminée, presque instantanément, aussitôt qu'il est arrivé h une position déterminée.
Ce système a été combiné en vue des soupapes de sûreté des locomotives, afin de livrer un grand passage ù la vapeur aussitôt que celle-ci les a soulevées d’une certaine quantité, mais il peut trouver d'antres applica-
11 consiste (fig. 3176) en deux barre* AI, N terminées en demi-cercle, et réunies par une barre AB et deux boulons A et B. 1* barre M ||M étant celle par l'intermédiaire de laquelle la traction s'exerce, et la résistance s'exerçant en A, la figure du système sera invariable tant que la tige qui se voit bien sur la fig. 3476, parallèle à N (fig. 3477), sera prise entro des guides et une plaque de recouvrement C. Mais après un mouvement égal à la longueur qui pénètre dans ces guides, qui empêchent tout mouvement oblique sur la direction MN , la barre guidée échappe , et aussitôt la I' J
3477. traction do M entraînant le point 3476. f A, une rotation a lieu autour du
point B, la tige M s’élève de 2 AB, Je système prenant in disposition représentée figure 3477.
DIAMANT. Wollnston n fait d'intéressantes rocherclics pour analyser la curieuse propriété du diamant de couper le vcrre.il a remarqué que le diamant taillé par le lapidaire, a des arêtes qui sont des lignes droites puisque les faces sont des plan», tandis que les faces des diamant* naturels sont courbes et que par suite l’arête est également une ligne courbe. Il n reconnu que, pour que la section du verre se fasse bien, il faut que le diamant soit appliqué bien perpendiculairement sur la surface ; le* parties pressées par une ligne sans épaisseur forment coin et séparent les molécule» du verre au delà de leur limite d’élasticité.
En taillant dans les condition» ci-dessus indiquées des nibis, des saphirs, des spinelles, le docteur Wolln* ton est parvenu h couper le verre aussi parfaitement qn'avce le diamant, seulement cette propriété était ^^lO’ns durable h cause do l'usure de ces pierres bien Siu:n« dure* que le diamant. I.a surface des diamant fr«l toujours plus dure que celle des plan» do clivage intérieur*.
I.es figures 3478,3479 et 3480 montrent la manière de monter le diainuut du vitrier, de l'cnchiU»cr dan*
une tige dressée après cette opération, pour qu’on puisse facilement le faire agir dan» les condition* les plus favorables.
diamant noir. Le travail du granit a toujours été fort pénible a cause do la dureté de cette substance et de In rapidité avec laquelle s’use l’acier qui sert à lo travailler. L'exécution de cylindre» de granit bien réguliers, employés aujourd'hui fréquemment pour lo broyage des couleur» et du chocolat, était surtout difficile et coûteuse. Ce travail a été récemment simplifié de la manière la plus heureuse par l’emploi d'une substance qui est assez dure pour entamer le granit , pour lo travailler sur le tour sans 6'user. Cette substance est lo diamant noir qui se trouve assez abondamment et on beaux morceaux dans les mines de diamant du Brésil, et qui, repoussé par la bijouterie, n'a pas de valeur.
Iai travail du porphyre, des pierres dures exécuté à l’aide du diamant noir, avec un burin d'une extrême dureté, fournit à un prix modéré, dos vases, des vasques de fontaine du plus beau travail.
DILATATION DES LIQUIDES. L’accroissement de volume des liquides, lors de leur échanfiemcut, a été étudié avec soin dan» ccs dernière* année*, principalement par M. Isidore Pierre, et il a été reconnu qu'il s'en fallait beaucoup qu'il fût proportionnel a la température. Ce* nouvelle* constatation* de phénomènes, que l’ancienne manière d’nnnlyscr le» effet* do la chaleur était loin de faire prévoir, sont précieuses en ce qu’elle* montrent la nécessité de compléter une théorie si insuffisante h tnnt d’égards. Malheureusement on n’est pas parvenu n formuler la loi du phénomène, on a seulement pu indiquer que la dilatation variait à peu près comme la compressibilité. M. I. Pierre a cherché à la représenter par une formule à coefficients variables, dont il a réuni dans une table les valeurs successives, co qui permet de représenter les faits avec exactitude, mais sans possibilité d’employer les résultats acquis à accomplir de nouveaux progrès, à rien prévoir, è constituer une science enfin.
C’est en suivant sur de» thermomètres semblnbles, fait» avec des liquide* différent*, dont un à mercure, les accroissement* du volume primitif marqué* pour ohacun d’eux aux diverses température», que se font ccs expériences. J’en donnerai le* résultat* pour quîlques liquides principaux.
La formule d’interpolation en seule fonction de la température adoptée par M. I. Pierre donne pour la température T le volume V = 4 -|-oT-f-6T,-l-c T*, le tableau ci-après renferme le» valeurs de» coefficients a, b , c, et le» limites de température entre lesquelles ils sont applicables.
dilatation des LIQUIDES. DISTILLATION.
XOM
du liquide.
VALEURS eitrémes de T.
Acido acétique
Alcool anhydre
Brôme
Bi-chlorure d'étain. . .
Eau
Essence de térébenthine.
Ether
Mercure
Sulfure do carbone. . .
Oh 138 Où *5 2b à 50 50 à 75 75 à 100 Où 150 — 15 ù 36 Où 350 —35 à 60
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Les dilatations représentées par ces chiffres différent beaucoup de la proportionnalité admise à priori.
Il parait assez naturel do chercher la loi do ces variations dan* l'accroissement de la pression de la vapeur •pio forme le liquide à chaque température, peut-être dans la vapeur intermoléculaire qui tend à se former entre les molécules, et, dans ce cas, la formule qui représente la dilatation doit avoir un rapport iutime avec celle qui représente les variations de pression do la vapeur aux températures correspondantes. Nous avons, pour faire ces comparaisons pour la vapeur d'eau, les expériences do M. Régnault. Ainsi, si nous comparons les accroissements totaux do volumes de l’eau et les pressions do la vapeur, h quatre points également espacés de 0 à 100®, nous aurons i