jO x
Total.
Nous avons vu plus haut, en parlant de l'alcool pur, que la condensation des vapeurs pur le liquide frai» procurait une économie de 0,19 ; il est facile de reconnaître par le second exemple que l’économie deviout bien pins considérable quand on opère sur des substance* moins pur«*% devant laisser un grand résidu. Il est évident qu'en faisant marcher le liquide en sens inverse des vapeur* pour le» condenser, comme dans l'appareil •l'Adam et dans celui de Cellier-Hrumenthal décrit *à l'article ai.amdic, on économisera la chnlcur nécc» faire pour chauffer lo résidu, soit, dau» l’cxompb» ci-
DISTILLATION
DISTILLATION
dessus, 10 k ilog., plus ta quantité de chaleur nécessaire pour échauffer jusque ver* 90 degrés Tenu vaporisée, soit 1 .7 de 650 degrés, soit 2*. 1 0 ; l'économie sera donc do 12*, 10, soit près de 50 p. 100 de la chaleur qu'il faudrait dépenser si on opérait la condcn.-ntion par l'eau qui serait rejetée «u dehors, coinmo on le luisait autrefois.
Condensation des tapeurs. — On peut admettre 1° qoe pour une mémo vapeur, la quantité condensée par une même surface est proportionnelle a la différence entre la température de la vapeur et celle de l'air ou de l'enu qui sert de réfrigérant ; c’est sur cette loi que repose la méthode de déplacement de la chaleur, l'iuantage qne l'on trouve h taire marcher en sens inverse le corps refroidissant et la vapeur ; 2- que pour des vapeurs différentes, les quantités condensées, pour une même surface et pour un même excès de température, sont en raison inverse des quantités de chaleur contenues dans un même poids do vapeurs.
Tableau de la quantité de rapeur d'eau condensée en une heure jtar un mètre carre de surface de quelques matières en contact atec l'air à 15 de<jré», et l'eau à 20 ou 25 degrés.
XATCBB BBS SL'BfiCK»
virer» b’b*c coxmwsbb ei*
Fonte de 5 à 6 millimètres
l'air a U’,
rua 1 1» a» u».
d'épaisseur
Cuivre de 2 à 3 millimètre»
d'épaisseur
Fer-blanc
Tôle
Verre
A l'aide de ces tableaux et des deux lois oui précèdent, on déterminera facilement lu quantité d’une vapeur quelconque qui sera condensée par des surfaces métalliques, pour un excès de température donné.
DISTILLATION, ALCOOL DE BETTERAVE, etc.
Matthieu do Dombaslc, dès 1854, avait prévu que la betterave, traitée par macération, deviendrait nn jour la plante par excellence pour la production de l'alcool dans les exploitations rurales. Iji maladie de la vigne et les prix élevé* de l'alcool qui en ont été la conséquence naturelle, ont réalisé cette prédiction déjà ancienne. Les guerres de l'empire avaient doté la France de la fabrication du sucre indigène ; une autre calamité, la maludic de la vigne, aura doté notre pays d’une industrie agricole d'une haute importance, la fabrication de l'alcool de betterave, naturalisée désormais dans un grand, npinhrc de fermes.
Lédévclop] xunent rapide de cette industrie nouvelle nous oblige ii revenir sur les procédés particuliers qui lui Sont propres, bien que le» principes généraux do M l’alcoolisation aient été développas aux mot» alambic, * ALCOOL, 1>T STILLATION, FWIN K VT ATI ON.
• On croit en général, a l’étranger, dit M. I-icbig r •?' dans ses Lriîre i sur la chimie, que les agriculteur» allemand* dirt il lout les pomme* de terre dan* Tunique but de produire de l’alcool, mais c’est là une erreur; il* ne «Bsulloàt qu’en vue d' engraisser leur» bestiaux avec pluB d’économie. *
Cette remarque si juste de M. Licbig convient aux betteraves aussi bien qu'aux pommes de terre; elle s’applique à la France aussi bien qu’a l'Allemagne. Le liant prix momentané de» alcools a déterminé la création de nos distilleries de betteraves; mai» l’emploi de leur ré- •idu à la nourriture du bétail sera la cause de leur conservation et de lenr développement progressif dan» le» fermes. C’est il ce point do vue surtout qu’elles offrent nn intérêt sérieux et durable, et qu’elles méritent particuliérement un examen attentif.
On sait qne l’amidon, les féculoa, îo sucre cristnllisable et plusieurs autres substances se team forment fa-
cilement en sucre incristalliwible ou en glucose, et que ces dernière* substances, par la fermentation, donnent naissance à de l’acide carbonique, qui se dégage, et à de l'alcool qui reste dans la liqueur, dont il e=t facile de le séparer ensuite par la distillation. H est inutile de revenir sur le détail do ces opérations, on rappellera seulement qu’un équivalent de sucre cristallisable C'1 H1' O", tel qu’il existe dan» la betterave, se transforme en alcool absolue* H‘0* et acide carbonique CO1, en vertu de la réartion suivante :
a* n" O" -f- no = 4 co* -+- 2 c* h* o*
ou en nombres :
ttX»-*-U X ! -*- It X S !-«-» » ft + IX»| 1 (lyMXl-flXtj
wrro eau i£iJ* < ai bon. alcool abiolu
ou encore
Sucre cristallisablc. 171 1 c l Alcool absolu. . 92
Eau 9l s | Acide carbouiq. 88
Ainsi, 171 partie» de sucre cristallisable fournissent théoriquement S 2 parties d’alcool absolu. Par conséquent 100 kilogr. de suer© donnent :
En poids. ta volume à U température
de t&“.
litrw.
Alcool absolu . . 53*, 80 67,67
Alcool à 90* cent. 62', 78 75,19
Cette table serait facile à compléter pour tou» les degrés de l’alcoomètre centésimal de Gay-Lussac. Scs différents terme» s’obtiennent en repassant, par le calcul, do la densité correspondante àcbnque degré de l'alcoomètre, à la com(K>sition en poids du mélange, précaution qne Ton néglige souvent à tort dans les calculs do cette espèce. 11 est donc très-facile do déterminer la proportion d’alcool à un degré donné que peuvent fournir de» betterave» dont la richesse en sucre a été mesurée à l’aide de Tun des moyens indiqués à la fin do l’article 6TCRK. En comparant lo rendement pratique an rendement théorique ainsi calculé, on se rend facilement compte do la marche de la fabrication et du plus ou moins grand degré do perfection du procédé que Ton emploie.
Les méthode» proposées et employées pour transformer en alcool lo sucre que renferme la betterave sont extrêmement nombreuses. Ou ne snurait ici le» énumérer toute»; il suffira d’étudier d'abord, avec certains détail», le procédé dont l’usage e*t aujourd’hui de beaucoup le plus répundu dans je* fermes, et de donner ensuite quelques indications rapides sur d’autres procédés, faciles à comprendre après cette première étude.
Les procédés d'alcoolisation appelés à se répandre dans les fermes doivent toujours être d’une application facile, u'exlger qu’un matériel relativement peu considérable, ne nécessiter que le degré d’attention que Ton peut demander à de» ouvriers ruraux, et surtout laisser des résidus très-convenables pour la nourriture du bétail.
I-e procédé de M. Clmmponnois réalise ces diverses conditions d’une manière remarquable. 11 comporta quatre opérations principales : 1° le nettoyage et le coupage dos betteraves ; 2° la macération do la betterave coupée dan* la vinasse, ou résidu d’une distillation précédente ; 3" la fermentation du liquide sucré obtenu par la seconde opération ; 4° la distillation du liquide fermenté.
On va décrire ces opérations en prenant pour exemple la disposition d'nne distillerie d’importance moyenne montée à la tonne de la Gaüdillièré, parM. Dccuuvillo de Petit Bourg.
ÏMSTII.ljniOX.
blSTli.LATIOX.
Laraijf. — Iji betterave. apportée de» silo* ou de» I que l’on voit en (.» (fig. 3182 et 3-183). Cet appareil, magasins où on In conserve, est jetée dans le laveur j bien connu d'ailleurs, rc compose d'un cylindre formé
4382 (Coupe «uimiU KL de U fig. 3483).
EtktUe. e~m 3183 (Plan).
L Locomobile. — D Appareil de distillation, composé d'une chaudière cylindrique à foyer tubulaire intérieur, «urmontée