‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 109 sur 394 · I GO · texte numérisé non relu

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DISTILLATION

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«(‘une eolouue de rertifiralion et du système ordinaire de scrpentii** et de chauffe-sia — C, C Cuves de macération. — D Coopcracines. — H Plancher de serricc du coupe- racines, où % accumulent le» kctlerasrs lavee* ; au-dessous, fosse à melanfer les pulpes. — F. Pompes servant à elever le» vinasses dans les cuviers macerateurs. a les faire passer d*un cuvier dans le suivant, et enfin à les envoyer apres U maceratiou dan» les cuves de fermentation. — F Cuves de fermentation. — G laveur. — 1 Arbre de eouche recevant le mouvement de la locomobde A et le transmettant au laveur G. au coupe-racines D, aui pompes F. à la machine a battre M fig. 3183 et aui autres machines de grange de la ferme situées dans un bâtiment voisin. — J Dépôt des mélangés de pulpes pour la nourriture du bétail.

de tringles en l>oi« ou en fer, tournant autour d'un axe légèrement incliné, et plongeant à moitié dans une caisse en bois remplie d'eau i]tw l'on renouvelle de temps en temps. Ce cylindre a U"1. GU à 0"\80 de diamètre et 2«,50 h il», 50 de longueur. Les tringles fixées sur des tambours monté» »ur l'arbre en fer, laissent entre elle» des intervalles do l)»,0l h 0m,0i de largeur. Le cylindre fait environ 20 tours par minute. Le» betterave®, versées dans la trémie située à la partie supérieure du cylindre, le parcourent dans toute sn longueur, en ac frottant les unes contre le» autres, et en se nettoyant ainsi de lu terre adhérente à leur surfnee. A l’extrémité inférieure du cylindre, une surface hélicoïdale montée sur le même arbre élève les betteraves et les rejette au dehors sur le plancher placé près du couperacines D.

Découpage. — On employait dans les anciennes distilleries le coupe-racine» a disque ordinaire pour découper les betteraves en cosaettes. Cet instrument présentait plusieurs inconvénients. Le disque émit toujours plus gu moins gauche, son centrage n'était point parfait, de sorte que certains couteaux agissant trop et d'autres pas assez, les fragments de betteraves étaient plus ou moins inégaux. D’un autre côté. In poussée contre le dii-quc des betteraves jetées sur le plan incliné déterminait des frottement* inutiles, qui absorbaient une assez grande quantité de force et hâtaient la détérioration de l'appareil.

De très-grands perfectionnement* ont été apportés à celte machine. La figure 3484 indique la forme du coupe-racines employé maintenant dans toutes les distilleries et dont l’usage ne laisse rien à désirer. Cet instrument se compose essentiellement d‘un vase eu fonte, en forme do tronc de cône, monté sur un arbre vertical en fer auquel on peut imprimer une vitesse de 200 à 400 tours par minute, ('c vase en fonte, qui forme le corps du coii|M:-r»cin«s. porte huit ouvertures étroites, en forme de lumière de rabot, dirigées suivant les arêtes du tronc de cône. Chacune de ces ouvertures est garnie intérieurement d'un couteau À dents, comme ceux de» ancien* coupe-racine» à disques. Une plaque de forte tôle, fixée au support, descend dans la capacité du tronc de cône, en laissant entre ses bord* et la surface décrite par les couteaux un jeu do 4 à 5 millim. Les betteraves jetée* dans le coupe-racines s'appuient sur les deux faces de cette plaque de tôle et sont soumises A l’action des couteaux qui le» partagent en cosscttes de 0»,001> h 0**,0I0 de largeur et de 0m,003 ii 0*”,004 d'épaisseur. Les cossettes sortent par le* ouvertures en lumière do ral»ot et tombent sur le plan incliné pincé au-dessous, qui les conduit sur le plancher des cuves de macération.

Les cossettes, en sortant du coupe-racin?», seraient projetées par la force centrifuge à une assez grande distance de la machine ; pour éviter cet inconvénient, on enveloppe l'appareil d’une cage sans fond en tôle ou en bois, dont la surface est pincée à 0»,4o ou b’", 20 de l'instrument. Celte enveloppe a été supprimée dan» la figure pour luisser voir plus coin pléteni eut Ie« organes essentiels du mécanisme principal. 11 est clair que ce coupe -racines peut être monté sur un bâtit isolé en bois ou en métal. Mai» il est généralement préférable de l'installer, comme l'indique la figure, dans une baie pratiquée dans le mur qui sépare la salle de la distillerie proprement dite de la pièce servant de dépôt et où »c fait le lavage. Inutile d’ajouter d'ailbnr* qno la

être disposée de tonte autre manière mieux appropriée, dans chaque en» particulier, à la disposition du local et du moteur.

Le roupc-racincs que représente la figure peut couper environ 900 kilog. de betteraves par heure ; il exig? une force do 2 chevaux tout au plus.

MietrnUon. — Dan» les première» distilleries montées par M. CbampODDoia, les envier» où s'effectuait la ma-

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curation de# cossettes do betteraves par la vinasse étaient de petite dimension ; on était obligé do les vider souvent, d'employer do la vinasse très-chnude, qu'il fallait même réchauffer pendant la durée du lavage systématique que l'on était obligé d'employer pour arriver à un épuisement complet de la masse sucréo. M. Champonnois a reconnu depuis qu’il était beaucoup plus simple d’augmenter la capacité des cuviers, d’accroître, par conséquent, la durée du contact du liquide avec la betterave. On arrive ainsi à simplifier la maind’œuvre et à réaliser des économies de combustible, en évitant des pertes de chaleur. II serait inutile d’indiquer, par conséquent, l'ancien système do macération avec les petits cuviers ; on se bornera à décrire les procédés les plus récents et les plus perfectionnés.

I-a vinasse, sortants 100° de l'appareil distillatoire, traverse un appuroil où sa température s'abaisse à 75® •uviron : la chaleur ainsi abandonnée sert à commuaccr réchauffement des liquides à distiller. En sortant de cet appareil, la vinasse est conduite à la surface d'un des cuviers de macération rempli des cossettes de betteraves, trempant depuis 3, 4 ou 6 heures, selon la marche adoptée, dans le liquide d'une opération précédente. Ce liquide déplace, pour 1 00 parties do cossettes, 4 23 à 150 parties do jus qui est conduit à la cuve à fermentation.

On soutire par un robinet de fond la vinasse dont on vient de parler, et on la remonte, à l'aide d'une pompo, dans un des autres cuviers que l’on vient de remplir do cossettes frntebos. La macération s'effectue dans cette seconde cuvo, d'où on extrait, quelques heures plus tard, comme on vient de le dire, le jus qui est conduit à la cuve à fermentation.

Au commencement de la campagne, alors qu'on n'a pas cncoro de vinasse, on effectue les premières macérations avec do l'eau chaude jusqu'à ce qu'on ait rempli une cuvo do fermentation ; le roulement s'établit alors régulièrement et continue comme on vient de l’expliquer.

Lorsque la vinasse a été éconléc d'une cuvo à macération dans la cuvo à fermentation, on ouvre un large trou d'homme, ménagé dans le bas do ln cuvo à macération, et on on extrait immédiatement la pulpe, pour lu mélanger avec les mouucs pailles ou autres matières fourragères qu'il convient d’y tÿoutor, comme on l'cxpliquern plut loin.

Le volume de vinasse à employer et la température à laquelle on l'introduit dépendent de ^ température de l’atelier et de celle des betteraves ; il faut s'arranger pour que le jus arrive à la cuve à fermentation entre 46 et <7* centigrades.

L’addition do l’ncido stilfVuriqne aux cossettes de betteraves a liau au moment du remplissage do la cuve à macération, on les arrosant couche par couche avec de l'eau contenant 4/10 ou 4/20 do son poids d’acide sulfurique. Quelquefois cet arrosage so fait sur le planchor mémo dueoupo-rncincs avec uno pomme d'arrosoir flxéo à l’oxtrémité d'un tubo flexible communiquant avec un résofvoir d'oau acidulée. La proportion d’acide sulfurique à employer par 400 kilogr. do betteraves dépend de la qualité dos racines ot do différentes autres circonstances. On la détermine par expérience. Elle varie de 0 002 à 0,006 du poids dos cussettos.

Fermentation. — I» jus sortant des cuviers macérnteurs eht conduit, comme on l'a dit, aux cuves de fermentation C. La continuité de cette opération était indispensable à obtenir pour la rendre régulière et facile à conduire. Cos conditions, longtemps difficiles à réa- - liser, s’obtiennent aujourd’hui avec uno remarquable facilité. Voici comment on procède. On détennino la fermentation dans la première cuvo do jus sucré obtenu nu commencement de la campagno à l'aide de la levure do bière. Quaut la fermentation est bion établie, on

fait couler la moitié du liquide contenu dans la première cuvo dons la deuxième, puis on fait orriver en blet continu, dan» chacune des cuves, les jus sucréo obtenus des macérations successives. La fermentation s'entretient ainsi dons les doux cuves jusqu’à ce qu’elles soient remplies. On busse alors refroidir la première pendant douze ou vingt-quatre heures pour dintiller la liqueur alcoolique qu'elle contient, puis on fait écouler la moitié du contenu de la deuxième cuve dans la troisième et on fait arriver régulièment le jus sucré dans ces deux cuves jusqu’à ce qu’elles soient remplies. On laisse refroidir la deuxième cuve et on partage en deux le contenu do la troisième, et on contiuuo ainsi indéfiniment.

La température des cuves en fermentation se maintient entre 22 ot 26®, le dégagement de l’acide carbonique est parfaitement régulier.

On trouve au fond de chaque cuve, quand on la vide, un dépôt boueux, riche en principes azotés, que l’on verse dons la chaudière de l'alambic, et dont les éléments so retrouvent, par conséquent, dans les vinasses qui servont à la macération et par suite dans la pulpe elle-même qui doit servir d’aliment au bétail.

On abat la mousse qui s’élève quelquefois snr les cuves avec trop d'abondance en agitant avec un balai un peu de dégras à la surface; si la fermentation n’est pas régulière, on ajoute un peu d’acide sulfurique.

Distillation. — Le liquide vineux, contenant 3 à 5 pour 400 d’alcool, quo renferme chaque cuve fermentée, est élové, à l’aide d'uue pompe, dans le réservoir de l'appareil de distillation. Cette dernière opération no présente aucune particularité; on trouvera tous les renseignements relatifs à «a conduite et aux npparciis nécessaires à l'orticlo alamuic. On remarquera seulement que l’on peut employer dos appareils do distillation chauffés directement ou par la vnponr d'une chaudière spéciale, servant en même temps à l'alimentation de la machine motrice. Cette dernière disposition est généralement adoptée dans les établissements importants. Dans les petites distilleries do fermo, dont Jo moteur est un manège on uno locomohilo, on adopte plus habituellement la première disposition.

On peut organiser lo travail d’une distillerie d’uno manière continue, en ayant doux postes d'ouvriers, on en travaillant le jour seulement. Dans tous les cas les dimensions do l'alambic règlent celles dos cuves de fermentation, et celles-ci le volume dos cuviers de macération. Avec le matériel de l’usine représenté par les figure* 3482 et3483on peut traiter 40,000 à 4 2.OO0 kilog. de betteraves par vingt-qnatr© heures de travail.

Les renseignement* qui précèdent suffiraient à la rigueur pour établir le compte de la fabrication de l'alcool de betterave dans une fermo. Cependant, pour fixer les idées, nous reproduisons dan* le tableau cinpros lo compte de la distillerie do Trappes, publié d une manières'! complète par M. Dailly, dans son re marquabte rapport à la Société centrale d'agriculture sur loti distilleries do betteravos.

L'alcool a été fabriqué ot vendu à l'état de flegmes marquant, en moyenne, 48®,50. Les dépenses de main-d'œuvre, pour chaque opération, étaient les suivantes !

Transport des botteraves des silos nu laveur, 4 ouvrier à 4 fr. 50 c 4 fr. 50 c.

Lavage, 4 enfant, à 4 fr. 25 c

Découpage et aide au macérateur, 4 ouvr. Macérations et soins aux fermentations,

ouvr à 2 fr. 50 c

Distillation, 4 ouvrier i\ 3 fr.. . . , . %

Nettoyages et travaux divers .....

.Total pour 3,810 kil, de betteraves.

(0 fr. 82 c.

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DÊrENSK, UH LA D1BT1LLEBIB DE TRAPPES. — EXERCICE 1851-1 8 AO. Trailrmcst «le 484,600 kîl. de beltertec» araot donne lieu à 126 opération*.

Aclmt de betterave. J J°r“,0^rIi;^n; 48*;®“ £' j à 2» fr. le. 1,000 k.

Mise on silos

Main-d'œuvre : pour transport des silos au laveur, lavage, découpage, macération, fermentation, distillation, nettoyages.

Combustible

le*

,000 kil.

j Distillation i Total 48,200*, « I • inf

iblet { Par opération . . . 444*, •> . onft’.

) Macération 1 Far 4 .UUO k. hetter. 37», 55 \ 1 ’uuu 1

l Total 620*, - )

Acide sulfurique { Far opération. . . . 4V*2 >à 20 fr. les 400 kil.

| Far 4,000 k. botter. 4 *,24 j

Savon noir, 432 kil. àOfr. 70 c. l'nn. . . a

Levure, 30 kil. h 4 fr. 20 c. l’un.

Fûts pour transport des ilegmes

Force motrice

Machines,

bâtiments

Transport des flegmes

Éclairage.

Direction . -

ÏA

Foyer

Assurance ....................

Fatcnte et impôts directs

Impôts indirects . ,

Frais généraux

Contributions à dépenses ferme

Amenda pour un manquant do 58 litres d'alcool .

Total. .

Amortissement et bénéfices.

Total général. . . .

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