‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 124 sur 394 · III I · texte numérisé non relu

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EAUX

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flève et que l’on abaisse du dehors à l'aide d’une vis. Pour Tonner lo tuyau on abnisso la vis et l'on amène la vanne m

dm. S la position “l"1'*" '"*«>• /|| Coup*, indiquée dans la B

figutc. Pour ou- SrirfrT

vrir lu tuyau, on J I»®1* f i L

tourne la vis en Il (J

sens convenable pour relever la vanne et l'amener dons la chambro placée au-dessus du tuyau. Cet appareil fonctionne parfaitement bien, arrête l’eau d’une manière complète, quel que soit lo sens dans lequel s’exerce la pression, mais il exige une assez graudo hauteur libre, et pon prix est excessivement élevé, en raison dos soins que nécessite l'ajustage et de la quantité considérable de brouzo qu'il renferme.

On a fait beaucoup d'essai* pour remplacer lo robi-

"pr»r°dnpl.lT^m" Fis ' 3511. — noM.ct..u.c .1. «-,35 pie et moins coûteux. Pour les grands diamètres, on n’est pas encoro arrivé, è ma connaissance , à un résultat tout à fait satisfaisant. Pour les diamètres moyens, on emploie assez souvent, depuis quelque temps , des robinets h clapet (fig. 351 ij dits système Cadet. On

ouvto co* robinet» Fig. n.MÎ. — Itobinrt h cUpct. .fahcll. en tournant In via ,1e o-,t pour „„ moire .)

de maniéré à soulever le clapet; on les ferme en tournant en sens contraire pour appliquer lo clapet sur son siège. Ces robinets fonctionnent très-bien quand la pression s’exerce sur le clapet. Ils seraient moius satisfaisants si la pression s’exerenit en sens inverse. Malgré ce» inconvénients, leur bas prix leur assure un assez grand succès : un robinet pour conduite de 80 millimètres ne coûte, en effet, dans ce système, qu'une quarantaine de franc».

Ventouses . — Lorsqu’on vide un tuyau do conduite, on ouvrant lo robinet de décharge situé à sa partie inférieure, il faut laisser rentrer l’air à la partie supérieure, et réciproquement, quand le tuyan se remplit, il faut que l’air s échappe par les points culminants de la conduite. Un petit robinet que l'on manœuvre u la main, | on temps opportun, remplit parfaitement ce doublo of- ' fice; mais comme il o*t difficile de surveiller lo robinet de décharge et le robinet d’évent, s'ils sont éloignés ,

ou a construit dos appareils spécieux pour assurer au tdmetiquement la sortie et la rentrée de l’air (fig. 3513).

Cot appareil, quo l'on nomme ventouse, m> compose d’un vase cylindrique en fonte boulonné verticalemont au point culminant de la conduite. Ce vase est fermé par une plaque en fonte percée au centre d'une ouverture garnie d'un siège de soupape en bronze. Un flotteur sphérique assez gros *up|»orto, \ l'aide d'une tige guidée par une bride, la soupape conique destinée P. 3513. — Ventouse. « fermer l’ouverture dont on vient de parler. Le temps que la conduite o»t en charge l'eau soulève le flotteur et la soupapj est tenue Tonnée. Aussitôt que le robinet do décharge c*t ouvert, le flotteur descend et la soupape s'ouvre »on tour.

Appareils déroulement. — Il n’y a rien il dire iei des robinets d'écoulement placés dons les maisons, leur construction est connue de tout le monde. l.a disposition des fontaines monium nt îles varie nécessairement pour chacune d’elles avec l’effet à produire, et nous ne pouvons dès lors donner il cet égard aucun renseignement général. Lo seul appareil d'écoulement quo nous ayons il mentionner iei est donc la borna- fontaine. Ainsi qu'on l’a déjil dit, les bornes-fontaine» doivent débiter è l’heure environ 70Ù80 met. cubes; elles sont ouvertes, à Pa-

J'ifi. 3514. — Élévation.

pendant deux ou trois heures par jour. l.e puiest to-

toiérnn-

bonct un

tion qui avait d’abord été fuite à la population pauvre d’y prendre «le l'eau. Mais ce n’est pas assez; eu attendant que toutes les maisons soient dotées d’une distribution permanente , il faut que les voisins d'une bornefontaine puissent y puiser il toute heure. A cet ef- Tôt, quand on no possède pas assez d'eau pour assurer l'écoulement permanent des bornes, il faut que . — Fontaiue à repoussoir. chacune d'elles porte, comme à Dijon (fig. 3314 et 3515) et dans beaucoup d'autres villes, un robinet à repoussoir qui se referme do luimème quand on cesse de presser lo bouton, et qni permet d'avoir de l’eau à toute heure pour les usages domestiques.

EAUX

Eclairage.

Je djeriraî , en terminant , un appareil (fig. 3516) trfa employé en Angleterre, fort unie pour entretenir nn niveau constant dans le» lavoirs et les abreuvoirs, et qui pourrait rendre beaucoup d'antres services. Le fond du réservoir porto une tubulure h par Tnqnelle doit se faire l’éeoulement. Un nianchon en caoutchouc g>j réunit cette tubulure au tuyau de descente d. Ce tuyau est garni à sa partie inférieure d’un flotteur et plongeant dan» une petite cuvette de distribution communiquant avec les bassins qu’il s'agit de maintenir constamment rem •

plis au même niveau que la cuvette de distribution. Quand In cnvette et les bassins sont remplis, le flotteur et soulève le tube à, la tubulure se trouve fermée

et le réservoir ne débito 3510. w,irib«!eor»aiv«o jdus. Si le niveau baisse constant,

dans la cuvette , par

suite do tirages fuite aux bassins qu’elle alimente, le flotteur descend, le caoutchouc gy s'allonge un peu et l’eau sort par la tubulure du réservoir jusqu'à ce que lo niveau soit rétabli.

11 nous reste à dire un mot du mode de venté do l'eau aux hftbitant* de» villes. On distingue deux systèmes principaux de distribution *. la distribution continue et la distribution discontinue, l>ans ce dernier système, la conduite d'eau est ouverte chaque jonr pendant nn certain temps, et l'abonné en profite pour remplir un réservoir d’une capacité déterminée, où il puise l'eau le temps que la conduite est fermée. Les inconvénient* de ce système sont universellement reconnus , le public et les compagnies s’en plaignent également en Angleterre où il est assez répandu.

Ihsns le système do distribution continue, les tnyaux sont constamment eu charge, et l’on a de l'eau à toute heure en ouvrant un robinet. Mais dans ce système, comment fixer le prix de l’abonnement et le volume de choque abonné ? comment éviter lo gaspillage inutile de l'eau? On a essayé de mettre dan» chaque maison, un robinet dont le boisseau C6t percé d’un trou assez petit pour assurer par nn écoulement continu, le débit en 24 heures du volume concédé. Mais ce système de jaugeage nécessite l'emploi d’un réservoir, recevant continuellement le filet d'euu de la concession et auquel on puise l’eau par des robinets do dimensions ordinaires. D'un autre côté, ces petits orifices s'obstruent avec la plus grande facilité, et comme on ne peut pas les lais sor h la disposition de l’abonné, il faut à chaque instant recourir aux agents de la distribution. Ce système, aussi mauvais que celui de la distribution intermittente, ne saurait devenir d'un usage général.

L’insuccès de cette tentative et ue beaucoup d’autres essais portent plusieurs personnes compétentes à penser que le mieux est de concéder l’eau à discrétion, en établissant la tnxe d’abonnement proportionnelle- .mont à la valeur locative de l’immeuble desservi. Ce modo d’abonnement fonctionne très-bien dans certaines Tûtes, et l’on ne remorqne pas qu’il entraîne d’abus et do gaspillages. Toutefois, on doit remarquer que

la solution vraiment rationnelle de l’abonnement serait l'emploi de compteurs analogues à ccnx employés pour le .gaz , laissant à. l’abonné la faculté d'avoir de l'eau à discrétion, mais enregistrant exactement sa consommation dont la dépense serait ensuite réglée à intervalles déterminées. Malheureusement, il n'exista pas encore un bon compteur à eau pcair ces petits débits, mais il y a lieu d'espérer que cette qnestion posée aux mécaniciens ne tardera pas à Otre résolue. On essaye en ce moment même à Paris des appareils qui paraissent devoir réussir, dont il sera parlé à l’article jal’geagk. iiervé mangox.

ÉCLAIRAGE. Nous allons passer en revue plusieurs intéressantes inventions qui sont à signaler dans la belle industrie de l'éclairage.

Eclairage a l’ihtil*.— Le» perfectionnements apporté» à l’éclairage à l’huile se rapportent presque exclusivement au perfectionnement de la lampe à modérateur, inventée pur M. Fmnchot, employée aiyourd’hui presque exclusivement à toute autre.

Ce» perfectionnemcns ont porté »ur deux point*. ^

Le premier cousiste à prolonger la durée de l’action du ressort qui fait mouler l'huile, afin d éviter les interruptions fâcheuse» qui se reproduisaient toutes le» quatre ou cinq heure* avec les ancienne» lamnes. Lu augmentant la capacité du réservoir et la grandeur du ressort spiral, on est parvenu à donner à l’élévation de l’huile uno durée de neuf à dix heures, toujours parfaitement suffisante. *

Le second a porté sur le modérateur même, dont l’action n’est pas toujours pratiquement aussi satisfaisante qu’on le pourrait croire. Lu constructeur parait l’avoir remplacé assez convenablement par un petit robinet qui fonctionne bien (au moins quand la lampe est neuve), les différences de vitesse d’ascension de l'huile, dans les divers états de bnndcment du ressort, étant j*eu considérable», ce qui est dû tant à 1 exiguïté du passage qu’à la viscosité du liquide.

il nous semble qu'on pourrait faire mieux dans cetto voie et donner sans inconvénient aux lampes à ressort la propriété d'élever l’huile avec autant d’abondanco que dans les lampes Cartel, toajonrs supérieure» quant à la beauté do la combustion, sans cependant que l’action du ressort durât trop peu de temps.

Je pense qu’on obtiendrait cet effet en faisant affluer l’huile sur la mèche par un tube d’un plus grand diamètre que celui employé actuellement. L'excédant de l'huile retomberait dans nn godet appartenant à une espèce do cataracte (fig. 3517).

Ce godet serait percé d un trou de la grandeur la plus convenable, déterminée par expérience. L’extrémité du levier pressant sur uno partie du tube d’ascension formée pur nn cuir, *i l’huile s'accumule dans le godet son poids rétrécira l'orifice du passage et il passera moins d'huile ; celle déjà passée dans le godet s’écoulera sans être remplacée par de nouvelle. On obtiendra ainsi un état d’équilibre, ira mouvement régulier qui pourra, w nous semble, fournir une excellente solution, avec le seul assujettissement toutefois de conserver la petite cataracte mobile dans un état do propreté convenable.

Lampe Jobard. — L'ingénieux M. Jobard a inventé uno petite lampe ou plutôt une veilleuse perfectionnée qui, produisant la combustion dans les conditions le» plus convenables, donne uno quantité vraiment étou-

Eclairage.

ÉCLAIRAGE

natitu de lumière eu égard à mi dépense minime, & la faible consommation d'huile.

Elle confirme pratiquement le résultat auquel était arrivé M. l’ayen par de* expérience» faite» sur le hoc < haussent -t, dont non» parlerons plus loin; c'est que la plu* grande intensité de lumière est produite pur uu excès d'air qui donne nnc flamme blanche, et que le maximum do lumière pour une même consommation c»t obtenu nu moyen d’une moindre quantité d'air et aussi à l'aide de réchauffement préalable do l'air, partie do la chaleur produite n'étant plu* employée à chauffer l'air. I)an» ce* condition», la flamme est longue, rouge jaunâtre, le» molécule» charbonneuse» restent longtemps incandescentes.

Nous donnons lcdossin de lu petite lampe de M..Tobard( 6g. 35 18).

On voit qu'elle est formée d’un verre & pied, dont le fond rcçcit l'huile et la mèche qui fonctionne par sa seule capillarité. Il est recouvert d'une plaque de cuivre qui o»t percée à son centre pnor laisser échapper les produ is de In combustion, et pré» des bonis de trous q*ul laissent descendre l'air froid, qui s'échauffa dans son parcours et vient brûler l'huile dé|M>séo dan» la mèche. Cette combustion »’ effectue avec lu régularité la plus parfaite, sans la moindre oscillation de la lumière.

Cette lampe ne brûle que 7 gramme* d'huile, soit V- centime pnr heure, et donne assez de clarté pour qu’on puisse écrire et travailler h sn lumière.

C'c*t évidemment par la régularité de l'alimentation avec l'air strictement nécessaire, que M. Johard a obtenu ce curieux résultat, car il brûle l'huile dans l’air chauffa par son contact avec le* paroi* du verre.

Rien que n’ayant pas très-bien réussi dans la pratique, *uccè*qui répond h une foule de questions d’éclat, de facile nettoyage difficiles a prévoir, ce petit appareil c»t fort carieux. lus» résultat» qu’il donue au poiut de vue, notamment de sn faible consommation, sont trèsiiitércssunt* 11 peut être comparé au caléfarteur-Lelunrc, qui donne de même, uu point de vuo du lion emploi de la chaleur, d’intéressants résultat», limité» malheureusement h des appareil» de petites dimon»ion*.

Emploi dks ii tdroc arbitres. — /umi/w Donny. — M. I>onny, savant belge fort distingué, a combiné trèsheurensement une lampe très -convenable pour le» éclairages on plein air, à l'aide des résidas que fournit la distillation de la honillu et de* w (listes. Elle commence à »c répandre et excite l'admiration partout oit on en fuit l’application. Elle a été fort appréciée h la Société d'encouragement. Nous donnons ici le rapport qui a été fait par M. Masson sur cette invention.

« La production, toujours croissante, du gaz d'éclairngo est accompagnée d'une si grande quantité do goudron, qu'on a essayé, il y a quelques années, de le lirûler sou* lo» cornue* ; ce modo de combustion, incomplet etdéfcctncux, et, par suite, incommode, n’était, pour ainsi dire, qu’un moyen do disséminer, dan» l'atmosphère et pnr le* cheminées, des substance* dont l'encombrement était fort gênant. Los résidas de l’épuration du gaz et le» eaux nmmoniaculcs no trouvaient aucun placement.

* Dan* cct état de choses, des industriel* intelligent», éclairés par la science, pressés pnr l'intérêt et souvent par la nécessité de se débarrasser de substances nuisible», ont augmenté la fortune publique en transformant en produits utiles des matières perdues, quelquefois dangereusos.

• Le* goudrons nous donnent des huiles essentielles,

d'où l'on tiro la benzine, des essences pour lu |kiiïüiiiorie et des matière» tinctoriulcs (l'aride picrique). L'industrie du caoutchouc prend dan» le» u-incs à gaz hui principal agent, Min liquide dissolvant lu gomme élastique. Enfin le goudron sec ou brni trouve sou emploi dans les agglomérés de houille, dau* le charbon de Pari* et l'u«pliultc. Toutefois, parmi tou» les produit* que l'on extrait du goudron de houille, if en est un qni u a pa» encore trouvé »a pince ; on lo désigne sous le nom d'huile lourde, à cause de sa densité et du sa faible volatilité.

» Lo* huiles lourde» se présentent encore, et abondamment, dans lu di*iillatioii des schistes bitumineux et de certains lignite*.

• Le succè*, justement mérité do l'huila de schiste dans l’éclairage, nécessitant, chaque jour, la création de nouvelle* usine», la production d'Imile lourde ira néccs:iaircment en augmentant jusqu’il devenir un obstacle un développement de no* établissement» d’éclairage. Une seule usine va bientôt distiller 24 à 25 tonne», par jour, d’un schiste anglais, nommé bog/uml, donnant nu moins 40 h 45 pour 400 d'huile brute qui, par un traitement couvcunhle, fournit abondamment une huile volatile, qui brûle parfaitement, comme 1 alcool, dan* de* lampe» sans niveau, Juins odeur ni fumée, et donnant une lumière blanche et éclatante d’un gnunl pouvoir éclairant. Parmi le» produit» de la distillation du hoghend nous trouvons :f*tin gaz très-pur et bien supérieur au gaz de la houille (la perte presque totale do ce gaz trè»-alH»ndant fait vivement regretter que le* distillerie» de schistes ne soient pas assimilées aux usine» à gaz et placée» près de* villes qu'elles pourraient éclairer avec les gaz perdu»); enfin l'huile lourde, qui vient encore diminuer le» rendements des schistes en produit* utiles.

Le* huile» lourdes sont ainsi produite* dan* une foule «le circonstances, leur quantité augmente jusqu'à devenir désolante; car, réecminout, un fabricant belge a été obligé do payer des dommage.» et intérêts pour infiltration d’une huile qu'il avait enfouie dans le sol. lai compagnie parisicnno en possède actuellement l'OO.OüO kilog.; à Londres, un seul fabricant peut en fournir -18,000 litres par semaine, à raison de 0 fr.4 1 c. le litre.

« U fallait de toute nécessité trouver un emploi & co» liquides. Employée» quelquefois, comme le* huile* de résine, dans le graissage de* machine», le» huiles lourdes n'ont eu qu'un UMigo très-restreint ; produit* d'nuo température élevée, elle» sont fixe», très-difficilement inflammables, et ne peuvent servir dons le» lampes à niveau.

« Le» savants et les industriel* no pou\ aient rester impassibles en présence des difficultés suscitées par l'uboudauce toujours croissante de ces huiles, et, dans différent* pays, on n fait do nombreux et vains efforts pour le* employer dans le chauffage ou l'éclairage.

« Pénétré de l'importance qu'anrnit pour l'industrie la solution d’nn problème regardé par trâu comme trèsdifficile, M. Donny l'a étudié pendant plusieurs années, et nous pensons qu’il l’a heureusement résolu.

• Les huile* lourdes sont si peu volatiles qu’on ne peut, sans le* avoir préalablement chauffée*, le» allumer par un corps enflammé. Comme tou* le» hydrocarbures d’un ordre élové en carbone et eu hydrogène, elle* exigent pour brûler une très-grande quantité d’oxygène. Si ce gaz est insuffisant pour brûler tout lo carbone et l’hydrogène, il agit d'abord sur l'hydrogène, et le charbon su dépose.

• Si la présence do ce dernier corps dans la fiammo est d’abord nécessaire pour produire, par son ignition, l’intensité de la lumièro, il doit disparaltro ensuite et brûler entièrement. Une trop grande uboudaacc do charbon, relatircment à lox^gcne employé, occasionne

ÉCLAIRAGE

ÊCTJUÉAGE

le refroidissement «le la flamme, qui devient rougeâtre, et Imno dégager sous forme do fumée une grande quantité de rc charbon.

- l'our brûler les huile* lourde* sans fumée, il fallait trouver uu moyen simple do leé réduire en vapeur et «le leur fournir la quantité d'oxygène nécessaire à la combustion do tous leur* éléments. M. Donny atteint ce double but [fig. 3-‘>l9 et 3520) de la manière suivante :

• La vaporisation do l'huile et sa combustion s'opèrent dans un v use métallique à fond plat et do forme cir-

culnire Un vase de Mnnotte, d’une construction nouvelle, fournit constamment l’huile au foyer et maintient un ni\eau constant. Le fond du vase à combustion porto à son rentra un tube par lequel arrive do l’uir comprimé dans un gazomètre ou dans un soufflet.

• L'emploi d'un courant d’air forcé pour brûler des liquides de mauvaise qualité n’est pas nouveau, mai* on ne pouvait en fuira une me Heure application.

L’appareil de M. Donny n’a aucune mèche ; pour enflammer l'huile lourde, on verso sur ta surface un liquide volatil et combustible.

• Le succès n’a pn§ justifié d'abord les es- |>érance* que M. Donny avait fondées sur lu théorie et des principes excellents , et il s'est trouvé eu Cnco de grandes difficultés qu’il a vaincues avec un rare bonheur.

« Après avoir perdu toute wi partie volatilo, lo goudron s’élève, pur un© espèce de capillarité, sur les parois du réservoir, se déverse à l'extérieur et produit en bc décomposant, non-seulement une vapeur qui brûle avec une épaisse fumée, mai* encore un dépôt do charbon qui va toujours en augmentant jusqu au point do rendre impossible l’emploi de la lampe.

• Pour remédier & co grave inconvénient, on a ménagé autour du vase à combustion un canal concentrique, et dans lequel le goudron vient se déverser, pour tomber ensuite au dehors par un tube fixé à la partie inférieure de la rigole. On évite ensuite l'inlinm-

mntion dn goudron par une toile métallique fixée sur le bord extérieur de la lampe et formant toiture sur le canal circulaire. Un cén© placé sur le foyer limite la flamme et complète l’appareil.

• Avec ces dispositions, M. Donny brûlo complètement et sans fumée toute espèce d’huiles lourdes, même le* plus mauvaises, sans les avoir soumises à aucune épuration.

■ L'appareil sur lequel doub avons appelé l’attention do la Société n'est pas destiné au chauffage et à l'éclairage des appartements; fl ne fera aucune concurrence aux procédés connus, il a ses fonctions spéciales. Par ses proportions, qui n’ont pas de limites, il peut servir dans l'éclairage «les places publiques, des gares de chemins do fer, des port*, etc. 11 peut dans beaucoup de cas être utilisé dans le chauffage, et la chaleur qu’il dégage fournira la force motrice nécessaire au mouvement de l'air qui doit l'alimenter.

• Nous avons assisté aux expériences do M. Donny, et nous avons constaté les résultat* suivants : une petite luuipe a fourni une belle flamme très-blanche et sans aucune odeur ou fumée. I.e diamètre de cette flamme « tait de 4 centimètre, sa hauteur mesurait I décimètre

- cl l'intensité de sa lumière équivalait environ à dix , bougies.

• Nous -avons ensuite opéré avec un grand modèle. Ia lumière valait environ quatre cents bougies; a 30 mètres du foyer on pouvait facilement lire un jour nnl. I.n flammé, trè*-blanche et sans fumée, avait fiO centimètres de hauteur sur 4ü centimètre* de diamètre. La petite lampe brûlant environ 7 centilitres de liquide par heure, et la grande lampe dépensant 3 litre* dan* lo même temps, noua pouvons apprécier le prix du nouvel éclairage.

« Évaluant h H centimes le litre d’huile lourde, lo prix d'une lumière équivalant fi une bougie est, par heure, de 0 f. 00ü77 dans la petite lampe, et 0 f. 0U08 dans la grande.

■ Ainsi, une bougie brûlant pendant une heure ne coûte pas la millième parti© de 1 franc. Cet éclairago eu donc cinq fois moins cher que l’éclairage nu gaz, qui fournit la lumière d'une bougie pour 0 fr, 0043.

• La lampe do M. Donny, qui peut, h l'aide d’une disposition convenable, être facilement et promptement transportée d’un point il un autre, éclairera do vastes ateliers ou les grands travaux qui réclament la lumière électrique. •

t.CLAlUAGE au gaz. Le prix de revient du gaz d’éclairage est une question fort intéressante sur la- <|ud!o d’excellents travaux ont été faits nu sujet du renouvellement du traité entre la ville do Paris et les compagnies du gaz.

Nous allons donner le résumé des expériences faites bous la direction de M. Régnault a ce sujet, et d'abord nous donnerons le prix de revient du gaz à Paris tel qu’il était établi dans les mémoires présentés par les anciennes compagnies dont l’intérêt les portait néccst-airement à quelque exagération.

1" Dépense nette, occasionné® par la bouille distillée et déduction faite de la vent© du coke, du goudron et des eaux ammoniacale* • • O^lOoè

2* Frais de fabrication, épuration, entretien des fourneaux et conduite*

3° Frais de distribution et impôts sur les conduites

4# Frais généraux d'administration. .

5° Octroi établi sur le gaz entrant dans Paris

Prix do revient do 4 mètre cube do gaz —

livré au bec 0*,2305

Pc ces éléments du prix de revient, lo premier et le plus important est le seul qui puisse être déterminé

Of,OG44

ÉCLAIRAGE

ÉCLAIRAGE

pour des expériences directes. Tel a été le but des expériences de M. Régnault effectuées k Sèvres, k l’aide d'une petite usine à gaz établie k l’extrémité du parc de Saint-Cloud.

Noua empruntons ce qui suit à son rapport :

■ Six opérations ont été faites avec des houilles de différentes provenances, et voici les quantités qui ont été distillées dans chacune d’elles ;

. Poids de Quantité

l’hectul.ras. employée.

4° Houille d’Anzin (tout-venant) semblable à celle qui est prise par les usines de Puris . . . . 87k. 94— 20,500k. 2* Houille de Mons (tout-venant) 84 40 — 8,500

3* Idem (idem) mauvaise qualité, presque toute

menue 90 00 — 7,500

4* Houille de Mons un pou moins menue que la précédento . . . 85 475 — 43,000 5° Houille de Mons (tout-venant)

aspect dos houilles a gu/.. ... 89 00 — 5,000

6" 1 louille du grand llornu (Mons), bello d’aspect, renfermant plus do gros que los précédentes . . 79 475—20,000 Le tableau suivant réunit les résultats pratiques de ces six opérations, ramenées b une même consommation de 400 kilog. do charbon distillé, et donne en même temps des moyennes qu’on est en droit de considérer comme sc rapportaut à un roulement ordinaire d'usino.

ttUHUTlSU.

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