‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 126 sur 394 · PRIX · texte numérisé non relu

PRIX

<e U Itaaf li baiilla

Mons . .

If.

Anzin. .

Denain .

Douchy.

Trix

moyen

•• L’usine, qui serait placée auprès dn chemin de fer, pourrait facilement faire arriver sos wagons jusque dans ses magasins ; ollo éviterait ainsi les frais de transbordement. En déduisant ce transbordement et en tenant compte des diverses bonifications accordées parla compagnie du chemin de fer du Nord, on aurait pour le prix de revient des 1 ,000 kilog. au pied de la cornue :

Houille d’Anzin 22 f. 93

— de Dcnain 23 ,58

— belge. . 24 ,65

Eclairage.

2og

ECr AI RAGE.

- Il est bon d’ajouter ici que tons les charbons distillés, dans les opérations auxquelles s'est livrée la commission dans l’usine expérimentale, ont été achetés, rendus à la porte do Paris, à 23 fr. la tonne, avec un droit de commission do 6 pour 4 00.

• Prix du coke. — En établissant le compte-matières de l’usine expérimentale, on a compté comme coke à rendre le eoko tout-venant tel qu'il sort des cornues, déduction faite de celui qui sert nu chauffage ; il faut établir la valeur vénale de ce coke,

• Dans les usines à gaz, la vente du coke se fait en l’enlevant sur nne pelle à grille dont l'écartement 'les barreaux est moyennement de 0*",023, et chargeant immédiatement ce coke dans les mesures. Le poussier et nne partie des fragments les plus petits tombent à travers la grillo et restent sur le sol. Le menu, qui s’accumule ainsi, OBt soumis à un criblage qui le divise en escarbilles et en poussier. Dans quelques usines, on vend le poussier et l'cscarbille ensemble ; dans d’autres, ou l«a vend séparément.

• Le coke se vend à la voie, qui est de 45 hectolitres, et pèse 615 kilogr.

« Le prix du transport de la voie, de l’usine h domicile, est de 2 fr., auxquels fl faut qjouter le droit d’entrée qui est do 4 fr. 40 c.

Los expériences de lu commission ont permis d'établir que lo menu ( escarbille et poussier] était dans la proportion de 5^ du gros coke et produisait une perto de 4 pour 400 environ à la vente du tout-venant.

« Cola posé, il a été facile, en ayant égard aux considérations précédentes, d'établir, pour chaque usino de l’aris, le prix du coke tout-venant vendu au pied de la cornue. Pour cela, on a acheté du coke dans chaquo usine, et, en retranchant des prix portés sur les factures le transport à domicile, le droit d'octroi et la perte de 4 pour 4 OU comptée sur le menu, on est arrivé aux chiffres silivonts :

Prit 4t 1» i»»*« ftrJ 4» It c.iB.r,

Compagnie parisienne, barrière d'Italie

(extra muros] 32 f. 45

Compagnie anglaise, barrière do Conr-

celles 36 ,84

Compagnie anglaise, avenue Trudaine. 33 ,72 Compagnie française, à Vangirârd. . . 33 ,72

Compagnie do l’Ouest, k Passy 34 ,68

Compagnie latenrrièrc, rue do la Tour. 39 ,96

• Iji commission a vend» à des marchands de charl>on, à raison de 23 fr. lu voie, le coke tout-venant fabriqué h l'usine expérimentale de Sèvres. Ce coke pesant en moyenne 42k,bU l'hectolitre, il s’ensnit que fa voie est de 637 k, 50, ce uui porto le prix de ht tonne à 36 fr. 40 c.

• O11 verra plus loin, dans les calculs «lu prix de revient du gaz, qu’on a adopté, pour locoke tout-venant, le prix de 30 fr. la tonne ou de 49 fr. la voie, qui est notablement inférieur à celui des usines do Paris.

■ Prix du goudron et du eaux ammoniacales. — Goudron. — D’après les renseignements recueillis, le prix moyen des goudrons vendus n’est pas au-dessous do 5 Ir. les 4 00 kilog. Celui de l’usine do Sèvres a été vendu en partie h 6 et 7 f.; la commission a cru dovoir adopter le prix de 5 fr.

■ Eaux ammoniacales. — On admet généralement que le prix des cuux ammoniacales paye l'épuration du gaz. Les compagnies d’éclairage ayant l’habitude de compter h part le* frais d'épuration, la commission, en établissant le compte de revient du gnx par le seul fait de la houille, a été obligée de négliger les fraia d’épuration et do porter en avoir lo produit de la vente des eaux, qu'011 estime à 0 f. 50 l'hectolitre, soit environ 5 fr. les 1,000 kilogr.

■ Cox CI.UBIOKS. — D’après les prix qui viennent d’ôtre établis pour la houille, rendue dans une usine extra muros convenablement située, pour le coke toutvenant, pour le goudron et les çaux ammoniacale*, il a été facile, k l’aide de la formule pratique établie piua haut, de calculer le prix de revient du mètre cube de gaz de l’usine de Sèvres ; voici le chiffre qu’on a trouvé : Dépenses. 400 kil. de houille, & 24 fr. la

Produits.

Les 22 m.

65 kil. coke tout-venant, à 30 fr. la

tonne

6,73 goudron, à5f.

lo» 400 kil. . .

7,34 cauxammoniacales, à 5 f . les 4,000 kil. .

c. 94 de gaz au gazomètre ont donc

coûté

Of.378

■ Ce qui met le prix du mètre cnbe à 0f. 0165.

• Si l’on supposait que le prix de 1a tonne de houille rendue à l'usine fût de 25 fr. au lieu de 24, on aurait, pour le prix du mètre cube de gaz, 0f.0208.

« En prenant la moyenne des six opérations qu’elle a faites, la commission fait remarquer qu'elle arrive à un rendement de gaz inférieur k celui des usines de Paris; cela tient à ce que deux de ces opérations ont été laites, à dessein, dans de mauvaises conditions, c'està-dire avec des houilles qui, sans aucun doute, eussent été rejetées par les compagnies k gaz. De plus, il est important de constater que, pour les produits accessoires, il n été constamment admis des prix inférieurs à ceux qui existent aujourd'hui. Il y a donc lion de penser que le prix de revient auquel on a été conduit, pour le métro cube do gaz, est plutôt trop élevé que trop faible.

■ ( ’ependant on peut arguer que le déchet subi par le coke tout-venant, dans un roulement d'usine, est plus considérable que celui qu'on a supposé. On a admis, dans lo calcul précédent du prix de revient du gnz, que le prix du coke tout-vennnt était do 49 fr. If voie de 45 hectolitres, ou 30 fr. ta tonne; or on ne ut voir qu’en prenant le prix extrêmement bas de li fr. lu voie ou 48 fr. 82 c. la tonne, ou arrive pour lo mètre cube de gaz au prix de Of.0439. Enfin, si les produits accessoires de la fabrication, coke, goudron et eaux ammoniacales, n'avaient aucune valeur, le mètre cube de gaz ne reviendrait encore qu’à üf. 404.

- Mais ou peut se demander aussi à quel prix le coko tout-venant doit »e vendre, pour que, les antre* matières conservant la valeur spécifiée plus haut, le gaz ne coûte rien par le fait de la houille; on trouvera que c’cst 36 fr. 87 c. la tonne, ou 23 fr. 50 net la voie de 15 hectolitres. Ce prix ne dépasse pas beaucoup ceux que l'on demande aujourd'hui, dans les usines, jiour le coko enlevé h la pelle à la grille.

• En résumé, la commission croit pouvoir conclure, avec confiance, des longues expériences auxquelles elle n'est livrée et dans lesquelles elle s’est attachée à se rapprocher le plus possible dos conditions de roulement d’une grande UBino, que le mètre cube de gaz, au gazomètre, peut ttre obtenu, dans une usine bien dirigée et nmrcnablement située auprès et hors des murs de Pari », à un prir qui ne défiasse fias 2 Centimes dans les conditions actuelles de valeur du matières premières et des produits accessoires de la fabrication. 11 est bien entendu qu'il ne Vagit ici que du prix de revient par le fait seul de la houille, c’est-à-dire en faisant abstraction de tous frais do fabrication, d’administration, d'entretien de conduites, de capitaux engagés dans l'opération, etc.

« Le prix du mètre cube de gnz rendu nu bec ne. dé-

ECLAIRAGE

ÉCLAIRAGE

passera pj 2 centime» 1/2, en Admettant même le déchetde 25 pour <00 dan* les tuyaux de conduite annoncé pur leu compagnie* et qui n été souvent contesté. D’ailleurs, si la perte nar lo* tuyaux est un élément considérable dan* le débat quand le prix de revient du gaz est porté h 8 centime* nu gazomètre, il est clair quo son importance devient bien minime lorsque ce prix de revient descend au-dessous de 2 centimes.

« COSAIDÉRATIOSA SITU LA PUOIH'CTIOJC DO COKB PAS# LK.H rfllXEA A PAZ DR PARIS. — Kn présence do la consommation toujours croissante du coke adopté non-seulement par les usines, surtout par les petites industries de la ville, mai» encoro par le chauffage do* mestiquo, la commission s’ est attachée à démontrer, dans la dernière partie do son rapport, que, lors mémo que le coke des fours, fabriqué sur les lieux d’extraction de la houille, viendrait faire sur les marchés de Paris une concurrence sérieuse au coke des usines n gaz, on aurait tort de craindre que los prix actuels ne vinssent à baisser au-dessous de ceux qui ont été admis précédemment.

■ En examinant, en effet, la situation du fabricant de gaz et celle du fabricant de coke, on voit que, pour une même quantité do houille soumise h la distillation, le fabricant de gaz obtiendra sans froù lit fabrication une certaine quantité de coko et de goudron ; il fait payer à la vente du gaz produit ses frais de toute naturo et son bénéfice.

• Le fabricant de coke peut obtenir d’une même quantité de bouille une pins grande quantité do coke que le fabricant de gaz: mais l'excédant ne peut dépasser, dans aucun cas, la quantité do coke que le fabricant de gaz brûle sous scs cornues ; car, pour que cotte limite soit atteinte, il faut quo le fabricant de coke, dans les fours, n’cmploio absolument pour son chauffage que les gaz et les matières volatiles qui sont produits par la distillation de la houille. Or, d’après le» expériences de In commission, si <00 kilog. de houille donnent dans la fabrication du gnz 55 kilog. de coke h vendre, il ne pourrait pas en donner plus do 75 dans les fours, car, dans ce dernier cas, il n'y aurait pas eu de charbon brûlé pour opérer la carbonisation.

■ La concurrence avoc le coke des fours empêchera donc seulement le coke des usines à gaz de dépasser une certaine limite; mais cette limite sera toujours très-supérieure au prix établi pour le coke tout-venant, à moins qne lo prix de la houille ne baisse considérablement. En tout cas, cetta baisse serait encore plus à l'avantage du fabricant de gaz, parce qu’il consomme nne pins grande quantité de houille pour produire une quantité égale do coke à vendre.

• D’ailleurs, il est possible de fabriquer le gaz d’éclairagc de manière que le coko obtenu présente des qualités analogues à celles du coko de» fours. On y parvient en choisissant convenablement les houilles, les réduisant en poudre et les distillant en masse» considérables dans des fours qui permettent de recueillir le gaz produit. La calcination se faisant alors plus lentement,

le coke se boursoufle moins, surtout sous la pression que lui opposent les conchcs supérieures. Il parait quo certaines usines à gnz do l'ori», notamment la Parisienne, fabriquent ainsi avec avantage des cokes supérieurs qu'elle» vendent aux chemin» do fer à un prix beaucoup plus élevé que le coke ordinaire des cornues. Elles emploient pour cetta fabrication les gaillettua u'cllcs retirent do la houille tout-venant, et elles ne istillcnt dans les cornues quo le menu qui en provient.

■ Mai» on pont parvenir au même résultat avoo lo four ordinaira dcscoruucs, en distillant dans une partie «les cornues des houilles forte», telles que celles qui donneut le coke des hauts- fourneaux, et, dans les autres, une honillo très-grasse ou un bitume qui fournit h la di»tillation beaucoup d'huile volatile, par suite un gaz très-éclairant, et en mélangeant les gaz immédiatement an sortir des cornues et dans un espace dont la température est suffisamment élevée. Deux opérations nouvelles (7* et 8') ont été faites h ce sujet pur la commission; elles démontrent que co procédé peut être employé avec avantage.

• La 7* a été faite sur une houille tout-venant de Rois-dn-Luc, dont l'hectolitre pèse 89*, 86. Cotte houille doit être classée parmi les houilles fortes et dures, qui donnent de bon coke pour los hauts-fourneaux, mai» qui produisent nn gaz pauvre en carbone et impropre ii l'éclairage, car, au photomètre, son pouvoir éclairant a été trouvé seulement le tiurs do celui de l'usine do Boulogne.

• I m 8* opération n été faite en chargeant quatre des cornues avec <00 kilog. de houille de Bois-du-Lnc, et la 5» avec 50 kilog. de boijhtad canntl-roal ; ce bitume avait été acheté à Paris & raison de 75 fr. la tonne, prix qui serait probablement beaucoup moindre si ou le faisait venir d'Ecosse directement et en grandes quantités. On avait eu le soin préalablement de fniro sortir «lu gazomètre tout le gaz obtenu dans l'opération précédente.

« Le gnz obtenu dans cette opération, où l'on a passé sept charge» successives dans les cornues, était de trèsbonne qualité. Les comparaisons photométriques ont montré qu'il suffisait de 80 litres de ce gaz pour donner autant do lumière que 42 grammes d'huile brûlée dans la lampo Carre 1 type. D'ailleurs le gaz n'a pas plu» perdu «le son pouvoir éclairant quo le gaz ordinaire de la houille, soit par son passage dans de longs tuyaux, soit par un séjour prolpngé dans le gazomètre ; car, après vingt-quatre heures, on lui a trouvé à trèspeu près lo même pouvoir éclairant.

« Lo coko était très-beau, très -dense, et il a donné peu de menu au criblage. I.e poid.% do l'hectolitre comble tout-venant est de 52*, 5. L'essai «le ce coke a été fhit sur des locomotives du chemin «le fer de Strasbourg. Suivant M. Sauvage, ingénieur en chef «les mines, il a donné beaucoup de vapeur, mais a brûlé beaucoup trop vite, inconvénient qui disparaît facilement en introduisant des modifications dans la grille et dans le tirage par l’échappement.

Page 1