IC
là* »•
là* o.
Adhérence
Aspcctaprèsfusion.
Résistance. ....
médiocre, bien glacé, bonne.
moyenne, bien glacé, bonne.
moyenne.
glacé.
bonne.
complète, assez glacé, bonne.
complète.
glacé.
bonne.
moyenne, coqnc d'œuf, bonne.
moyenne, coque d'œuf, bonne.
Oxyde do plomb. .
Acide borique . . .
Alcali*
11 résulte do ces tableaux que, quelle que soit la provenance de ces divers fondant*, ils sont tous formés des mêmes éléments : silice, acido borique, oxyde de plomb, alcalis, potasse et soude. Les nombres qui précèdent font voir que les fondants do M. Pâris n ont pas offert de régularité dans leur composition; que l’oxyde de plomb y a varié de Î8 à 39 centièmes ; que la silice a varié de 47 à 40 centièmes, le fondant qui a donné les résultats les moins avantageux étant celui duns lequel le plomb était en plus forte proportion. (On a choisi pour faire l'analyse des fragments bien exempts de grenaille métallique.)
Les émaux pour for envoyés par M. Japy sont beau* coup moins plumbeux que ceux livrés à la manufacture de Sèvres par M. Pftris. Le dernier fondant, du rosie, sc rapproche, sous le rapport do sa composition, du premier tondant livré parM. Pàris, celui-ci semblant identique avec l'émail provenant des plaques de M. Jscquomin. L’acide borique varie d'un produit A l'autre. En représentant par 100 lo nombre le plus élevé, qui indique la dose de cet acide, le poids du plus faible devient GO. L’acide borique varie donc dans les proportions de 3 à 2.
Pour l'oxyde de plomb, en faisant une transformation analogue, le chiffre le plus élevé étant 403, le plus faible devient 57,5.
L'alcali varie dans dos limites un peu moindres ; car 400 étant la proportion la pins élevée de la potasse et de la soude réunies, la quantité la plus faible de ces hases ne descend pas au-dessous do 74. Les proportion* de chaux ne m’ont pas paru devoir exercer une influence notable sur los propriétés do ces fondants. Je les ai considérées comme accidentelles ; j’ai do même, dons les synthèses, négligé d'introduire le* oxydes de fer ot de mongnuèse qu’on ne peut considérer que comme accessoires et dont la proportion, du reste, n'est devenue notable que dans les échantillons arrachés a la tôle émaillée et cuite ; dans ce cas, le tomlant enlève toujours an fer une portion d’oxyde qui lo colore en noir et lo métal dénudé parait parfaitement décapé, brillant d'on vif éclat.
Ces données sur la composition des divers fondant* ont sorv» de base pour les reproduire par synthèse, afin d'abord de vérifier expérimentalement l'analyse et pour étudier d’uno manière comparative et raisonnéo leur résistance nu choc et leur adhérence au métal. Les fondants préparés suivant les indications de l’analyse ont tous présenté los caractères dos émaux do M. Paris, avant comme après la cuisson.
Appliqués à une épaisseur très faible, Ils prennent sur le fer, comme ces domicTS, un aspect noirâtre qui pourrait fkirc croire que ce métal a été rocouvert d'une couche do noir. Sous une épaisseur plus considérable,
ils prennent un aspect opalin qui masque complètement la nature du métal ot qu'on pourrait attribuer à la présence dans la matière vitreuse, soit du phosphate do chaux, comine dans l’opale, soit du sulfate de potasse, comme dans le verre dit pd le de ris. Cette demi-opacité n’est due, comme l'analyse et la synthèse l’ont confirmé, qu'à de petites bulles emprisonnées dous l’intérieur du cristal, assez nombreuses quand la couche est épaisse pour détruiro complètement la limpidité do l’enduit fondu; ces bulles sont d'ailleurs parfaitement visibles dans les éclats qu'on peut détacher à coups de marteau des plaques de tôle émaillée. La partie mémo qui reste, dans cortains cas, adhérente au métal, présente alors l'aspect et la coloration de ce fondant appliqué en couche mince.
J’ai réuni dans le tableau marqué I) les résultats des diverses expériences a l’aide desquelles j’ai tenté d’apprécier la valeur industrielle des fondunts analysés plus haut et reconstitués par synthèse ; c’ost do l’oxntnen de la cassure et de l'étendue de la surface métallique mise à nu que j’ai cru pouvoir déduire les qualité* comparatives do ces fondants.
Lorsqu’on frappe à coups de marteau sur une petito plaque reconverte de fondant, cefundant s' étoile d'abord, puis s’élève tantôt en mettant à nu le métal, tantôt en se séparant en couches distinctes, l’une qui se détache, l’autre qui resto adhérente an fer Dans le premier cas évidemment, l’adhércnco ost moindre quo dans le second cas. C’est ce dernier que j’ai désigné dans le tableau qui précède par lo tenue adhérence complète. Le mot oMurtnce médiocre ne s'appliqua qu’aux fondants qui s’enlèvent en entier et facilement sous le choc du marteau; adhérence nulle veut dire qne par le refroidissement seul le fondaut sc sépare sous forme d'éclats. Enfin j’oi réservé le mot adhérence moyenne pour les fondants qui jouiront de propriétés intermédiaires; il qualifie des fondant* n'ayant pris qu’une adhérence irrégulière, c’e*>t-à-diro complète sur divors points, médiocre sur d’antres. Il est évident que le mot adliéroncc complète no peutêtrepna dans un sens absolu; car il n’y a pas do fondant qui Tèsistoraitè l’exfoliation par des chocs répétés dont l'action se rapprocherait do celle d'une lime ou d’un égrugeoir.
Pour éviter une dénomination difficile, explicative de* divors points de fusion comparée de ces différents fondants, on a jugé plu* simple de los classer par ordre do fusibilité on commençant par le plus fusible. Cefto fusibilité, quoique très-peu variable, d'un émail à un autre, est évidemment liée néanmoins à la proportion do l’oxydo de plomb qne l'analyse a décelée. I,es variations présentées par les alcalis ot l’aeido borique par.iisftont perdre lour influence vis-à-vis do celles do l’oxyde de plomb. 11 serait, du rc-stc, difficile de se pro-
Qigitifed
EMAUXAtiE.
fitfAILLASE.
nonecr « j riori sur la fusibilité comparative île rompos«*3 aussi complexes, et surtout si la potasse et la »>uilc se trouvent simultanément employées ; d'ailleurs ces composés contiennent tlo l'acide borique et l'étude des torosilicates multiples considérés h ce point de vue est encore h faire.
On n noté dans le tableau B, outre l'adhérence et la quantité de l’oxvde de plomb qui augmente à mesure qu’on voit croître la fusibilité, l'aspect après la fusion, puis les quantité.-, centésimales, soit do 1 oxyde alralin, soit de l'aride borique.
I.es essais d’adhérence ont été répétés sur plusieurs plaques différentes. Ils ont permis d'accepter avec certitude, comme conformes à la vérité, les résultats qu'ils présentaient et lesconséqueuees qu’un est tenté d'eu t irer .
11 est hors de doute, d’après l’étude du tableau qui précède, que lu composition qui remplit les meilleures conditions d’adhérence et, par conséquent, les chance1, do plu» grande durée, correspond aux analyses do* fondant* marqués n« 1 et n“ 2. C'est ce produit qui devait me servir de point de départ pour la labriration des fondant» destinés aux essais en grand tenté? dans l’atelier d’émaillage.
Toutefois, avant d’en faire une quantité considérable, avant aussi de donner cotte rccotte commo celle qui conduit aux résultats les pins pratiques, j’ai jugé prudent de m’assurer , j»ar des foutes répétées et des essais successifs, de la constance dos bouues qualités de ce fondant, tout en cherchant lo moyen de le produire ou meilleur compte posxiblo etd’uno composition chimique invariable.
Parts une première opération, on a fait fondre pendant *ix l/eure», dnn* lo fourneau à vent du laboratoire, le mélange suivant :
Sables d’Êtampc* w
Minium 30
Borax fondu 3
( ’arbonate de pot. conten* 28 p. 1 00 d’eau. 28
Ces nombres correspondent aux proportions suivantes :
Silice 48,00
Oxyde de plomb 29,00
Potasse du carbonate. . 15,25
Soude du borax. 2,48
Acide borique • 5,52
Ce fondant, appliqué par quatre couches successive» *ur une plaque de fer à de» feux répétés dix foi», n'a présenté ni craquelure, ni bouillon; il nous a donc paru donner les garanties d’une suffisante résistance.
Pans mie deuxième opération, on a remplacé le carbonate de potasse par nue quantité de carbonate de soude telle que le poids de l'alcali ne variât pus : on a obtenu une masse plus verte, mais qui, appliquée sur lo fer, s’est comportée de la mémo manière que le produit de la première fbnte.
On peut donc, sans inconvénient, remplacer la potasse par la soude, dont le prix est moins élevé. En supposant que , dan» le premier dosage , 5,25 do potasse nient pu provenir d’une quantité proportionnelle do nitre, on peut représenter encore le produit fondu par le» nombre* qui suivent :
Silice
Oxyde de plomb . . .
Pntusso et soude . . .
Potasse du nitro . . .
Borax
On voit alors que les proportions de silice, d’oxyde
do plomb et de» alcalis qui restent, sont celles dans lesquelles, en moyenne, ou cutnbino ce» substance», pool composer la cristal. D’après les nombreuses anaîvso* des cristaux que j’ai eu l’occasion de faire h diverses époque», ces éléments oscillent autour des nombres de la 2' colonne, en sorte que lo fondant en question pourrait encore être fabriqué avec assez d'avantage* en refondant du grniail de cristal avoc du nitre et du borax. On l'obtiendrait encore plus économiquement en fondant du cristal avec du borax ou de l’acide borique, auquel on ajouterait une quantité convenable de carbonate de soude pour introduire l'alcali fourni par le nitre et lo bnrnx, dont le» prix sont assez élevés.
M. Târis a fait connaître, dans le bulletin de la Société d'encouragement février 1850, p. 78), le procédé qu'il emploie pour faire son fondant pour fer. 11 prend :
Flint-glns* 130,0
l arhouate de soude 20,5
Acide borique 12,0
En supposant au flint -glas» la composition moyenne do deux cristaux anglais analysé* |mr 51. Bcrthier, savoir : le cristal do Newcastle et celui de Ixtndres :
De SetcuUe. I»« Lcmdic*. Icwm.
Silico 51,4 59,2 55,»
Oxyde de plomb. 27,4 28,2 32,8
Potasse. . . ; . 9,4 9,0 9,2
on s'accorde assez bien avec l'analyse donnée pour les fondants cité» plu» haut.
L’acid o l»orique indiqué se trouve aussi d’accord avec le nombre fourni jmr expérionco.
L’usage , comme matière première, du groisil de cristal a l’inconvénient d'introduire un élément d’une composition inexactement connue et très- variable. 11 suffirait seul pour expliquer le» différences que nous avons constatées dan» la composition ücb émaux fournis à diverses époques par M. Paris» Les cxj>érience» dont le» résultat» sont consignés plus liant, relative» à l’adhérence nu métal de» composé* vitreux que j’ai préparés, et les occident* qui ont suivi la confection de plusieurs des plaque* émaillées et peintes, révèlent suffisamment, jo pense, le danger qu’il y aurait à rechercher l’économie par l'emploi des groisil». L’oxyde de plomb, qu’on doit craindre d’ajouter en trop grande quantité, doit cependant faire partie du composé, car nous avons fuit de» verres de composition variée, niais sans pouvoir obtenir la moindre adhérence. A l'inconvénient d’être trop peu fusibles, ces fondants joignaient celui de voler en éclats sans aucun choc, par l'effet seul du refroidissement. I.c dosage le plu» avantageux nous a paru devoir être celui dont j’ai fait usage.
En présence de ces faits je me sui* trouvé conduit à conseiller de composer toujours de tontes pièces le fondant pour fer dont on se sert aujourd’hui dan» l'atelier d’émaillage, en ne faisant usage que de substances chimiquement définies, identiques et de la plus grande pureté.
Je remplace par l'acide torique cristallisé le borate de soude, en augmentant la dose du carbonate de soude d’nno quantité convenable pour retrouver l’ulrali qu’on introduisait d'abord K l’état do borax. Voici le» proportions employée» maintenant :
Fable ...... 48,0 conten. silice 47,90
Minium 30,0 — oxydede plomb 28,89
Carbon1' de sonde. 30,0 — ■ soude. . • • • 47,57
Aride boriquo . . 10,0 — acide torique. 5,64
Cotte composition est 1a base de la fabrication actuelle.
Puisque nous parlons ici de l'économie qu’on pourrait apporter dans cotte fabrication, nous rappellerons l'usage qu'on peut certainement faire dn lioratc do
ÉMAILLAGE
chaux uatif, sur lequel noua avons fixé l'attention à l'art tel o ACIDE dorique. Noua n’avons pas essayé cette substitution dans les fondants pour fer ; mais comme elle réussit très- bien pour les émaux préparés pour terre cuite, il y a tout lieu do penser qu'elle e»t possible et qu'elle serait avantageuse pour le cas qui nous occupe. (Voy. p. 431, ÉMAUX pour terre cuite.)
.l’ai cherché, par l’introduction de quelques matières céramiques, à modifier l’adhérence et les rapports do dilatabilité du fondant et du métal.
On a successivement étudié sous ce rapport, tant pour diminuer la richesse en oxyde do plomb de la couche en contact avec le fer métallique, que pour isoler ces deux matières :
4° Le biscuit de porcelaine 3° La terre de Dreux.
dure. 4° Le kaolin.
2° Le biscuit de porcelaine 5° Le talc, tendre. 6° L’ocre jaune.
Pour chacune de ces matières, on a fait deux essais en partant, comme clément invariable, du fomlnut dont la composition vient d'être donnée.
а. Après avoir mis & un premier feu une couche de t fondant, on a mis une couche de la matière en essai ; entin le tout a été recouvert d’une deuxième couche de fondant cuit à un troisième feu.
б. On a mis à un premier feu une concho do fou* dant ; par-dessus une couche d'un mélange à parties égales do fondant et de la matière en essai ; enfin à un troisième fou pour recouvrir le 'tout, une deuxième couche de fondant pur.
Ri fruit de porcelaine dure.
a. La masse vitreuse ainsi forméo n’a pas pris d’ad héreneo.
h. Le vernis est sorti du feu sans glaçure et fendillé. J.C même essai répété sur la porcelaine, à l’état de dégourdi, a donné le même résultat.
Kaolin argileux de Sainl-Yrieii.
o. L’émail éclate tout seul après la cuisson.
b. L’émail se lève facilement par éclats.
Terre de Preux, argile réfractaire.
а. L’émail cuit ne prend aucune adhérence.
б. Dans les conditions de cet essai, l’émail no tient pas.
Talc.
a. L’émail ne glace pas.
b. 11 y a do nombreux bouillons.
Ocre.
a. L’émail n’ofTre aucun glacé.
b. Duns les conditions de cet essai, il y a bouillonnement considérable.
Dans ces diverses expériences, on a remarqué que les fondants paraissaient faire éclater la substance intermédiaire lorsque cette matière ne prend pas avec le vernis plombcux une adhérence suffisante. En partant de ce fait connu, que les pûtes de faïence fine dure comme celles de porcelninc tendre artificielle, soit française, soit anglaise pouvaient être facilement recouvertes d’une glaçure plomb ifbre bien unie , mus trexsaiilures ni bouillons, j’ai fait, dans les doubles conditions relatées plus haut, l’essai des pûtes do terre de pipe et de porcelaine tendre artificielle.
4" I.c biscuit do la faïence fine dure Je Creil.
2° Le biscuit de la porcelaine tendre do Sèvres.
Biscuit de faïence fine de Creil (porcelaine opaque).
o. Formé d’une couche do pâte emprisonnée par doux couches de fondant, le vernis, dont lo fer est couvert, no prêtante pas do solidité ; la pâte qui reste sans cohésion permet fcx foliation de la triple couche tluus sou épaisseur.
b. En employant un mélange k parties égales de
ÉMAILLAGE. 225
pâte et de fondant, on obtient tonte l’adhérence désirable.
Biscuit de jmr ce laine tendre de Sècre*.
n et 6. Les essais faits avec la pâte de porcelaine tendre nouvelle de Sèvres ont fourni les mêmes résultats que ceux obtenus avec les pûtes de faïence fine. 11 en résulte que toutes les fois qu’on pourra se procurer dos débris de porcelaine tendre, on pourra s’en servir pour opacifier le foudant dont on couvre les tôles ou les fontes de fer.
Cette composition figure actuellement dans le service do la manufacture de Sèvres, sous le nom de fuite céramique pour fer.
Le fondant pour fer n* 1 , dont j’ai donné la composition plus haut et qui sert de glaçure k la faite céramique dont je viens do parler, peut devenir la base do fondants colorés qui pourront, par la suite, être utilement employés pour établir des peinture» dans lesquelles un ton quelconque dominera. La plaque do fer, en effet, facilement préparée par du fondant du ton dominant, reçoit le ton local qu’on choisit, et oô tour de main permet de "supprimer les deux premiers feux de fondant. .J’ai tenté quelques colorations.
La première couleur dont nous devons nous occuper est le noir, d’un usage indispensable pour la préparation des grisailles. Je l’obtiens sans peine en ajoutant aux matériaux qui donnent lo fondant une quantité convenable de peroxydo de manganèse. Voici les doses quo j’ai adoptées pour la préparation des noirs quo j’ai préparés jusqu’à ce jour.
Sable 720
Minium 450
Carbonate de soude ....... 450
Acide borique 450
Peroxyde de manganèse 450
On fond le tout; on coule en galettes, mais seulement lorsque raffinage est parfait; un seul feu suffit. Il est inutile de colorer le fondant déjà fait et de refondre à un second feu.
Avec de l’oxyde de cobalt, on colore le fondant en • bleu ; avec do l’oxyde de enivre, on le colore en bleu turquoise; avec de l'oxyde d’uranc, on obtient un fondunt janne. On met pour les proportions de silice, d’oxyde de plomb, de soude et d'acide borique relatées plus haut :
Pour lo bleu, bleu an grand feu (Voy. décoration céramique;, 30 gr. ;
Pour le turquoise, oxyde de enivre, 20 gr. ;
Pour lo jaune, oxyde d’nranc, 4-5 gr.
On peut essayer l’effet produit par d’nutres oxydes, comme l’oxyde de chromo, l’oxyde de manganèse à petite dose, l’oxyde d’étain, etc.
Les fondants bleus, jaunes et turquoise, d’après les épreuves auxquelles on les a soumis dans l’atelier d’émaillage, peuvent être appliqués directement sur le fer ou sur le fondant préalablement cnit ; ils paraissent conserver, dans tous les cas, les qualités quo nous avons constatées dans le fondant incolore.
Afin de comparer la valeur de ce genre de peintures, deux pièces exécutées sur fer ont été faites par des moyens différents pour être exposées aux conditions les plus désavantageuses. L’une a été peinte sur la pâte céramique, recouverte d’une couche de fondant; l'autre a été faite sur deux couch.es de fondant saus addition de matière étrangère.
11 serait prématuré de conclure d'une manière positive de cos premières expériences que Je problème est entièrement résolu ; cependant il semble possible de supposer que la composition, à laquelle nous nous sommes arrêtés, n’est pas mauvaise. 11 est indispensable de sati» luire nnx conditions d'un refroidissement lent pour opérer uno sorte de recnit do la pointure.
ÉMAILLAGE
Üîf, EMAILLAGE.
On obtiendra certainement ce résultat en faisant passer la pièce, après la cuisson, dans une sorte d appareil qui rappelle l’arche des verrier*. Dans tour» les cas, il e»t évident que l’étendue seule de la sur- Ince émaillée doit avoir tendance à rompre l'adhérence du fondant au métal.
lorsque la peinture qu’on veut produire est une grisaille, on a tous les éléments pour obtenir le travail complet. Après avoir couché le fondant noir à deux fois pour obtenir une surface nnie et régulière, on modèle le dessin avec du blanc parfaitement broyé’ qu'ou emploie h l'eau à la spatule, en l'étendant avec une pointe d’aiguille. Ce travail très - pénible est aride; on ajoute du blanc sur le» lumières, et les plus grandes épaisseur* correspondent aux points les plus lumineux. Elles font saillio. Les pénombres sont fournies par le blanc qui, mis très-mince, n'a pas assez d’opacité pour couvrir complètement le fond j noir.
Le blauc qu’on préfère pour ce genre de pcin- 1 titre est le blanc qu'on rencontre n Paris sous le nom de Blanc G inet ton, du nom du fabricant. M. Giueston fut pendant longtemps aide do travail à Sèvres, chez M. Lambert, auquel on a dû pendant longtemps la reproduction des émoux à l’instar de Venise. la fabrication de Lambert fut continuée par Gincston, qui s'est acquis, dans cette industrie, une fortune considérable.
Lorsque la peinture doit être variée comme couleur et qu’elle doit être appliquée sur un fond blanc, doux méthodes «'offrent à l’artiste ; après qu’il a couché sur le fondant deux aplats de blanc et qu'il a fait cuire, ou bien on achève la décoration au moyen d'émaux transparents et colorés qu'on étend en dégradant l’épaisseur pour obtenir un certain modelé , ou bien ou peint avec des couleurs très-fermes et solides, résistantes, qu’on fixe par un feü convenable et qu'on recouvre postérieurement d'une couche de fondant. Il est évident qu’on peut, en dirigeant le travail d’une manière raisonnéo, faire usage 6ur une même pièce des deux méthodes que nous avons énoncées. De plus encore, s’il y a quelques retouches jugées nécessaires, ou sur les émaux colorés, ou sur lu peinture passée sous fondant, do dernières retouches sont possibles fi la condition de les faire avec des couleurs fusibles et glaçant par elles-mêmes, Couleurs que nons étudierons en parlant des peintures sur pdte.
Composition des émaux transparents.
Nous ne pensons pas devoir donner ici tons les dosages qui conduisent aux nuances en nsago dans l’art de l'émaillage. 11 nous suffira d'en choisir au hasard quelques-unes qui mettront sur la voie pour obtenir la grande variété que le .commerce fournit h la consommation. Nous donnerons quelques exemples de bleu, de vert, de jnnno et de rubis.
Ou fait foudre de l'oxyde de plomb, du sable et de la potasse avec du cobalt, on du cobalt et du manganèse, pour obtenir des bleus violacés, savoir :
Bleu rUir.
Bleu violet
Bleu fone*-.
Sable
Minium
Carbonate do potasse a
50 p. 100 de potasse.
Oxyde de cobalt ....
Oxyde de manganèse. .
Aux mêmes éléments ajoute-t-on dn cuivre à la place du cobalt et du manganèse, on obtient des tous verts qu'on modifie en jaune par du chromate de potasse ou de l'oxyde de chrome. Ainsi on obtient :
Verl bleu.
Vert bleutlrt. Yitliaaiûtu-.
Minium
Carbonate do potasse 50 p. 100
it
Oxyde do cuivre. . .
CO
Oxyde de chromo. . .
I.’or à l’état do pourpro, suivant la proportion qu’og ajoute, conduit a des tons très-vif* et plus ou moins rosés, savoir :
ttubi» cUir.
Bubu fsnei. Cruieille.
Sable
Minium
Carlwmate de potasse
Or à l’état dé pourpre.
On broie sur la glace le pourpre de Ca*sius avec lo sable qui doit faire partie du fondant, puis on mélnnge les autres éléments; on place le tout dan9 un creuset de terre, et l’on fond.
Composition des couleurs sous fondant.'
Ces couleurs ont surtout pour objet de faire Ica ombres des émaux transparents qui précèdent.
Pour obtenir un bon assortiment, il suffira d'établir, ce qui est trcs-logique, savoir :
1" Que la couleur prise entre deux couches de matières vitreuses, l'une inférieure, l'autro supérieure," doit être plus facilement altérée que dnns le cas de la peinture sur pâte , où l'on peut choisir le fondant lo plu» convenable à la couleur qu’on étend. Pour la couleur sous fondant, le même fondant doit nécessairement recouvrir toute la peinture et conséquemment chacune des eoulenrs.
2" Que dans de telles conditions plusieurs oxydes cmplovables dans d'autre* circonstances doivent être rejeté*. L’expérience seule les a fait connaître. Les couleurs bous fondant doivent donc être plus limitées que celles sur pâte.
3° Qu'il faut une connexité convenable entre lo fondant do la couleur et celui dont la pointure est recouverte, afin que le dernier mouille facilement l’objet peint, malgré la présence de la substance colorante.
Chercher à augmenter la persistance du principe colorant ; je dis du principe colorant, qu’il soit oxydo simple, oxyde composé, sel indécomposable ; rapprocher la composition du fondant do colle du composé vitreux qui doit recouvrir et envelopper la peinture, tels sont donc les deux problèmes à résoudre.
Deux méthodes se présentent pour approcher du premier but.
La première consiste à préparer les oxydo6 dont l’emploi reste possible avec la plus grande inaltérabilité, et, dans ce cas, autant qu'il 6e peut, on agit sur des matières cristallisées qui jouissent d'une grande résistance, par suite de l'état d’ugrégation qu’elles possèdent. Iîenueoup d'oxydes composés, préparé? par la méthode de M. Ébclmen {rri-tnllisation à haute température par voie do dissolution dnns l'acide borique et volatilisation subséquente des dissolvants sou* l'influence d’uno chaleur prolongée / m’ont donné dos résultats très-avantageux. L'emploi de ces oxydes n'a que l'inconvénient d'être beaucoup trop coûteux, et n’eèt applicable qne dans certaines limites.
La deuxième méthode porte sur le poids du fondant ; elle consiste à diminuer la quantité du fondant relativement à celle de l'oxyde employé. Le mieux serait do n'en pas mettre du tout en se fondant sur la fusibilité du blanc ou du fondant sur lequel on applique la couleur, si cette fusibilité pouvait être telle que lo matière colorante pût suflisamment adhérer. Mais comme lo fondant ne s’applique qu’avec la spatule sur la peiu-
ÉMAILLAGE
turo déjà cuit©, il faut que cotte dernière pré.«enteuno résistance assez considérable déjà. Un antre ujotil* qui s'oppose encore à ce qu'on soit par trop avare de la matière vitrifinble est le mode d'application des couches successives après cuisson. On rait que los couleurs broyées finement sur une glace sont délayées dans de l'essence de térébenthine. Or, aveo ce liquide, qui est très- fluide, on no saurait peindre facilement sur une surface poreuse absorbante, capablo en conséquence d’absorber la retouche que le peintre voudrait étendro.
On a dû, dans la préparation des couleurs qui vont suivre, tenir compto du parti qu'on pouvuit tirer de l'emploi des deux moyens d'éviter la fugacité des oxydes. On a pu de la sorte se garantir avec assez do 1h>iihenr dos deux écueils que j'ui signalés : trop de fondant qui agirait avec trop d'intensité sur lo principe colorant ; trop peu de fondant qui rendrait la peinture difficilement exécutable ou facilement altérable pendant l'application des deux couches de fondant.
La composition dont il convient do rnpprocher lo fondant b mêler anx couleurs, pour qu'elles reçoivent de la part du fondant superposé le glacé si .flatteur de h peinturo sous fondant, rcsulto incontestablement de la composition de ce dernier fondant lui-mêmo qui n’est et ne peut êtro qu'un cristal attendri.
Ceci posé, voici les dosages auxquels on peut s’arrêter. On obtient par les méthodes suivantes les oxydes qu'on mêle avec co qu'il faut de fondant pour faire adhérer.
Noir solide. — On fait calciner au ronge blanc :
Oxyde de chrome 200
Oxyde de fer rouge 150
Oxyde de cobalt 100
On mêle avec son poids do fondant quo nous nommerons fondant n° 1 , et qui contient :
Sable 300
Minium 600
Borax fondu 100
Urun de bois. — On prend le précipité qu’on obtient en traitant par le chromnte de potasse, le protosulfate de - fer, on le mélange au fondant n* 1 et b l'oxyde b bran qu’on prépare en faisant dissoudre et précipitant par le carbonate do soude : #
Zinc métallique 200
Fer métallique 200
Oxydo de cobalt 40
On lave et on sèclic quand le précipité perd sa couleur verte.
l.e mélange se fait dans les doses suivantes :
Chromite de fer 250
Oxydo b brun de bois. . . . 230 .
Fondant n° 1 125
Carmin. — Au pourpre do porcelaine, que nous avons déjà décrit page 411, on ajoute du rubis dont la préparation précède, savoir :
Rubis clair 300
Pourpre do porcelaine dure. 150
On tri turo sans fondre.
Pourpre. — Au pourpre do porcelaine on ajoute une moins forte proportion de rubis; cette couleur s’emploie comme la précédente. On dose :
Rubis foncé 150
Pourpro de porcelaine dure . 1 50
On pourra s’inspirer desdosngos que nous donnerons plus loin pour préparer des nunnccs différentes. L’oxyde de fer rouge auquel on ajoute le dixième de son poids de fondant n" 1 conduit b du brun rouge de bonne qualité : ccttc couleur offre néanmoins le défaut de se fendiller sous lu fondant; on lu rend plus solide en l’ud-
ÉMAILLAGE. 227
ditionnont de jaune foncé dont nous donnerons plus loin la composition.
Fondant pour peintures.
Les couleurs qui précèdent ne glacent pas par elles-mêmes, ainsi que nous l'avons dit ; elles ne prennent le glacé qu'on recherche dans la peinture émaillée que lorsqu’elles ont été passées sous fondant. Co fondant doit donc être très-limpide après sa fusion, bien étendu et bien égal, sans fissures ni bouillons; il doit respecter les couleurs et les aviver plutôt que les détruire. U est convenable de lo tenir un peu plus fusible quo les émaux. Je lo prépare en faisant fond ru
dans un creuset de terre :
Sable 825
Minium 500
Carbonate de potasse b 50 pour 1 00 d'eau 425
On le pile après l’avoir parfnitemont affiné, on lo lave b l'eau bouillnnto et on l'étend b deux coucher pour l'obtenir parfaitement uni.