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I-o faculté de pouvoir augmenter beaucoup la eon

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FUMÉE

FUMEE

sommation de houille d'un foyer tans nuire à la pro duetion de vapeur est d'une grando importance. Il est probable que cette faculté est due à ce que lu combustion de la houille grasse s’opérant de la manière la plus complète à une très-haute température et par conséquent sans le grand dégagement de flamme allongée que donnent toujours les foyer* ordinaires, cette eom-

hustion s'opère ici dans les mêmes conditions que celle du coke des locomotive», et la presque totalité de la production de vapeur a lieu à la surface directement

exposée au rayonnement des foyers.

1 -a facilité du passage de l’air & travers le? cornets, qui remplacent une partie de la grille onliuaire souvent encrassée par le mâchefer, permet d'accumuler le combustible et d'obtenir, sans possibilité de production de fumée, ni d'oxyde de carbone, la couclic de combustible n'étant jamais épaisse, une modération de la quantité d’air qui traverse le fourneau relativement à la quantité de houille brûlée. Or, de nouvelles et curieuse» expérience» de M. Burnat, rapportées dan» le Guide du Chauffeur , tendent à modifier toutes les idées reçues jusqu'ici, et qui. en effet, n’étaient fondées sur aucune donnée positive. Il a constaté, en mesurant pour la première foi» la quantité d'air passant par le cendrier des fourneaux h vapeur, que le maximum de rendement, pour une qualité moyenne de houille, correspond à 8 ou 9 mètres cubes, h zéro de température et 0,76 du baromètre, par kilogramme do houille. Ce chiffre est peu éloigné du chiffre théorique indiqué par la théorie comme nécessaire à la combustion, en admettant qu’il n’échappe pas d’oxygène et nu contraire très-différent du chiffre de <5 ou 18 mètres cubes habituellement indiqué comme nécessaire pour la combustion complète.

La combustion la plus avantageuse répondant aune production abondante de fumée dans les fourneaux ordinaires, l'utilité de systèmes fumivorcs fonctionnant sans air additionnel est par cela même démontrée, lorsqu’on est astreint à satisfaire aux condition» de su- 1 abrité exigées aujourd’hui presque partout.

Cest surtout dans son application uux locomotives, que ce système un peu compliqué pour bien des cbauf four» moins habiles que les mécaniciens des chemins de fer, nous parait appelé h un gramT succès ; sa cont traction étant d’uue nature anulogue b celle de la locomotive.

Grilles à gradin». — Une solution, partielle et fort simple du problème de lu fumivorité est celle fournie par les Grille» à gradins de MM. de Marsillg rl Chobrsinski. I.a donnée de ce? grilles, dit M. (irou- » «lia dans son excellent Guide du Chauffeur, se trouve

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luns un appareil uppliqné depuis longtemps eu Russie à un petit four de dessiccation du bois. Elle est construite là pour brûler un combustible pulvéruleut et sans ténacité. En y ajoutant l'introduction de l'air en lames minces et horizontales donnée par la plaque, elle devait réaliser la combustion- de la houillo «luns les conditions les plus fuvorableA, et donner une fumivorité presque complète. L'appareil consiste en une grille b gradins ou inclinée (fig. 3510), dont le» barreaux plats et larges sont disposé» b lu manière des marches d'un escalier, et se recouvrent le» un» le» autres. A la suite de cette grille sont quelques barreaux à la manière ordinaire; le nombre et l’écartement de ce» barreaux dépendent de la pureté et de la nature du combustible.

Ce système est appliqué dans dos foyer» de chaudières b vapeur fixe» cl aux foyer* «U*- locomotives, et dans ce dernier cas il permet. dit-on, la substitution complète «le la houille nu coke, avec une légère économie en poidit, b travail égal. Sur le chemin de fer d'Orléans 105 locomotives b marchandises

■yf brûlent exclusivement de lu houille avec de» grilles b gradins, 66 de uiôtnc espèce et 7 b SiMuûe’ voyageur» fonctionnent au chemin du Nord.

D’après des rapport* fait» sur un service de <9,524 kilomètre», par cinq locomotives avec grilles b gradin», nu chemin du Nord, l’économie sur le* mêmes machines, avec grilles ordinaires, est par kilomètre, en urgent, de 7 centimes.

Les règles principales pour rétablissement de ces grille», sont :

<" Do donner aux grille* environ \ mètre carré par 60 kilog. de houille b brûler à l’heure;

2* La section entre les barreaux doit être d’autant plus grande que la houille est plus grasse ; on no peut pas descendre au-dessous deOm,<8 par kilog. de houille brûlée b l’heure . •

3“ Le premier barreau doit être b 0m,25 de la chaudière en hauteur.

4° Le chauffeur doit toujours charger près de la porte le combustible frais, après avoir refoulé au fond la houille embrasée.

/Vrfrrfionnrmctifj apportés d cette grille dans l’atelier de la Cotnpagtiie coloniale de chocolat, d’après M. Groitvello. — On a remarqué sur une grille appliquée à une machine de 20 chevaux de la Compagnie coloniale, quo les ouvertures transversales de» barreaux en gradins rendaient difficile le service du ringard du chauffeur.

Ou trouvait aussi que l’air n’arrivait pas a»»ez abondamment au combustible ; on fit alors la même grille en gradin, mais avec les ouvertures des barreaux dans le sens du grand axe dn fourneau, ce qui a donné de meilleurs résultats. Nous avons vu marcher cette grillo dans l’atelier de la Compagnie coloniale, et avec de la bouille de Charleroi la fumée était nulle et la chaudière montait très-vite en vapeur. Cetto disposition se rapproche de cclleque Watt avait proposée et du moyen de diminuer la fumée que l’habileté d’ouvriers chauffeurs avait su trouver. Il consiste b charger toujours le combustible frais pré* de la porte pour lui faire subir un commencement de distillation avant de le pousser au milieu de la grille.

Four à la houille pour cuire la porcelaine. — L’emploi de la houille en remplacement du bois est un progrès réalisé aujourd’hui pour la cuisson de la porcelaine. Un fourneau construit pur M. Vital Roux est adopté aujourd’hui b la manufacture do Sèvres pour lu porce laine blanche, c’est-b-dire par la fabrique qui recherche par-dessus tout la perfection des produit'»: les fabri-

GALVANOPLASTIE.

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que* <lu Berry en emploient d'analogue* pour mure fabrication* considérables et sans cesse croissante*.

I/intérieur de ce lour est le même que celui des four* au bois, seulement le nombre de* almuliers est plus considérable : ainsi un iour marchant au bois avoc (j alandier*, a dix foyers à la houille. Au-dessous do ccs foyers sont des cendrier* très-profonds, qui reçoivent l'air de l’extérieur par un conduit souterrain.

Voici le résultat d'expérience* faites en <8 17 par M. Ebclmen, le savant directeur de la manufacture du Sèvroa.

Chacun des dix foyer* a été chargé tous les quarts d’heure jarndunt les troi* premières heures; puis on a diminué le* inters ailes compris entre deux charges consécutives.

Après une eu i son do 44 heures, ayant consommé 214 hectolitres de houille, on a défourué ; los résultats étaient très-satisfaisants.

. La porcelaine était généralement belle et d’une bonne teinte, ne roufennoiit pas une seule pièce vrai* ment jaune.

Les cazcttes ne sont pas vitrifiée* ii l’extérieur, ainsi que cela arrive pour les fours chauffé* au boi*, & cause de la nature alcaline dos cendre* entraînée* par le courant d'air, ce qui est une cause de plu* grande dorée pour le* cazette*.

Le mémo four qui consomme en moyenne 220 hectolitre* do bouille qui, & raison de 1 fr. 80 c., valent 396 francs, consommait par fournée 1 20 6tèrcs de bois à 7 fr., arrit 840 fr. L’économie est donc de 444 fr. ou 53 p. 100. L’économie définitive sur le prix de revient de la porcelaine courante est évaluée par M. Ébelmen à 16 p. 100 environ; ello est donc considérable.

Ce qui a surtout contribué nu succès de cc four, c'est Bon mode de chargement simultané qui, tout en laissaut subsister une atmosphère réductrice, y fait pénétrer un excès d’air qui entre dans le l'our par toutes les portes des foyers à la fois, au moment du chargement de la grille, expulse une grande quantité de fumée

noire. Il en est de même de la cuisson au bois, pendant la durée de ce qu’on appelle te poste. On sait que pendant cette partie de la cuisson, les ouvriers font tomber à courts intervalles, dans l'nlnndier, tout le bois qui le recouvre, l.a bouche supérieure d«? l’alandier se trouve découverte, un grand volume d'air pénètro dans le four et en chasse une fumée noire et abondante.

Les fabricants sont unanimes pour affirmer que, sans cette opération, la porcelaine serait généralement jauno et enfumée; pendaut le» dernières heure* de cuisson, on cesse d'agiter le bois et de découvrir l’alandicr; une fois, en effet, que l'émail a commencé b fondre, la pâte de porcelaine ne peut plus s'imprégner de fumée.

M. Êbelmcn remarquait avec raison, que la conséquence probable de cette découverte sera de forcer le déplacement de* fabriques do porcelaine, qui seront bien mieux placée» près de* houillère* que près de* gisement* de kaolin où elle* se trouvent en général au ■ jourd'hni. Il faut, en effet, 7 on 8 parties de houille pour cuire une partie de porcelaine ; on conçoit d’après cela qu’il sera beaucoup plus économique de transporter les pûtes préparées ver» les mines de houille, que d'amener la houille près de» carrières de kaolin. Aussi depuis l'époque où il énonçait cette conséquence économique, le» usine* du Berry, Vierzon et autres, ont-elles considérablement augmenté leur fabrication, et ont pris un développement que n'ont pa» suivi celle* du Limousin.

Il paraîtrait possible de faire un nouveau progrès dan* cette fabrication, en employant seulement le chauffage au moyen des gaz combustible», ce qui permettrait sûrement do diminuer beaucoup les dép nse* de chauffage, et rendrait facile la cuisson au milieu d'atmospbèro» rédnetives ou oxydantes, ayant défaut ou excès d’oxygène , dont on peut tirer grand parti pour de* fond» coloré» grand feu, en raison de leur action sur les oxydes métalliques qui servant à produire co» colorations.

GALVANOPLASTIE. Une de* plus belles découvertes de notre siècle, qui a illustré à bien juste titre les nom* de Spencer, de Jacobi, est celle de la galvanoplastie. Pouvoir déposer, mouler à froid un métal *nr une surface donnée, obtenir pinsi un moule résistant à la chaleur, aux frottement», etc., c’est sans contredit fournir à la plastique, à toutes le» industrie* lmsécs *nr la reproduction de fermes- modèles, le plu» puissant moyen d'action qu’on pftt espérer découvrir.

Le* applications *o sont multipliée» sur une trèsgrando échelle depuis l’époque encore voisine de l’invention, de la rédaction du premier article du Dictionnaire. Non* devons donc le compléter en indiquant les divers perfectionnement* que la pratique a fait reconnaître, le» heureuse* combinaisons qui ont permis do faire d'excellentes applications de* produit» galvanoplastiques.

Rui’KODrCTÏOK EN ClIVRE l»K8 GRAVU RES »m BOIS. — C’est dans la reproduction des surfaces plate* finement gravées, comme celle* qui servent ii l’illustration du Dictionnaire, que nous suivrons les progrès d’une fabrication qui nou* est spécialement connue, progrès qui *e sont répété.* dons la plupart do* autres application* ou qui eu proviennent.

Le moule est aujourd'hui (hit en gutta-perchn, sub-

I stance admirable pour cet emploi. Malaxée dans l’eau I chaude, elle devient parfaitement plastique, sans s’écraser trop facilement, do telle sorte qu’elle prend parfaitement le* empreinte» les plu» fines. Par un trop long usage ello perd de sa plasticité, et so rapprocha de la cire à cacheter, mais le mélange avec un quart de gutta- percha neuve lui rend des propriétés plastique* convenables, forme même un mélange préférable à la matière qui n’a pas servi.

Dan* les cas de rondes-bosses très-tourmentée* on surtout d'empreintes à prendre sur des matières peu résistante», on emploie la gélatine mélangée à la mélasse (matière plastique de* rouleaux d’imprimerie) ou à la glycérine à la plac3 de la gutta-pcrcha.

La métallisation des moule* s’obtient toujours ù l’aide de la plombagine, et le tour de main capital pour avoir do magnifique» produit* consiste ù faire adhérer ou relief ln plombagine, avant d'appliquer la gutta-perchn. Celle-ci se trouve plombaginéo et brillante à l'intérieur, comme le sera plus tard le cuivre déposé.

Le» pile* simple* sont toujours le* meilleure» do toutes, les seules qui ne donnent pa* des dépôts de durt-té variable, en raison du plne ou moin» d'intemité du courant, qui n’exigent pas des frai» d'entretien considérable*. Seulement il faut avoir soin de veiller h cc quo

GALVANOPLASTIE.

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lo bûin de sulfate de cuivre ne devienne pas trop acide, ce h qnoi on parvient eu ajoutant un peu de craie, qui précipite l'excès d'acide sulfurique à l'état de sulfate de chaux.

Creux en cuivre. — L'emploi de la gnlvanophuttie pour obtenir des matrice* d'objet* gravé* en relief, alin de les reproduire par les procédé* de lo fonderie en caraetèros, est devenu général. Malheureusement le progrès qui en est résulté a un immense inconvénient, je veux parler de la facilité qu'y a trouvée la contrefaçon. Du moment qu’on a pu à l'aide d’un plomb obtenir une matrice en cuivre, on ne s'est pas fait faute de conquérir à peu de frai» les richesses de se* confrères, et on cite en Allemagne des fonderies qui possèdent la presque totalité des produit* précieux des autres fondories de l’Europe. 11 faut «lire que ces produits sont souvent défectueux, & cause des petites imperfections du modèle et du surmonlage qui s’ajoutent les unes aux autres ; mais dans beaucoup de cas et avec des soins suffisants, ils sont bien assez parfaits pour que le créateur du type original Boit entièrement dépouillé de sa propriété. C'est là un déni de justice regrettable non-seulement au point de vue moral, mais encore au point de vue industriel, en ce qu’un graveur ne peut plus accumuler sur un produit une grande quantité de travail et de soins, lorsque le eurmoulatre doit venir le priver des l>énéficca de l’exploitation, l'empêcher de retrouver la rémunération de son travail. II faut espérer que les traités internationaux qui appliquent à la piraterie artistique comme à la contrefaçon littéraire, permettront d’arrêter les progrès d’une aussi déloyale industrie.

Une observation importante à faire au point do vue technique, c'est qu’il est erroné de croire, comme cela parait généralement reçu, que la galvanoplastie permet do graver sur les substanc e» les moins résistantes les olÿets qu’il s'agit do reproduire <m cuivre. La reproduction peut sans doute avoir toujours lien, mais non la gravure en relief, dont le6 finesses sont nécessairement en raison de la résistance que le corps travaillé offre h l'action du burin. C'est pour cela que l'emploi d’un savon dur de résine au lieu do bois, de bois au lieu d’acier, n'ont pas réussi au grand étonnement d’inventeurs qui, préoccupés de la reproduction, avaient tout à fait négligé les conditions nécessaires pour la création, dans un degré do perfection convenable, du type primitif.

Plancher plates. — On a tenté île nombreuse» applications do la galvanoplastie aux planches plates qui sont employées pour l’impression en taille-douce, surtout pour reproduire et multiplier ces planches qui font mises hors de service par le tirage d’un nombre d'exemplaires très-limité, qui n’atteint pas en général 3,000, nombre bien insuffisant quand les planches font partie d'une publication do librairie, et doivent faire recourir souvent à la gravure sur plancha d'acier qui est plus coûteuse.

La difficulté do cetto reproduction consiste dans l’adhérence quo contracte le dépôt sur la planche do cuivre. Elle est telle quo l'on en a fait lu base d’un procédé pour corriger le» planches, en faisant déposer an peu do cuivre sur une partie soigneusement décapée,

Lo procédé qui a le mieux réussi pour obvier & cette adhérence, consiste & ioder et à exposer ensuite h la lumière la planche à reproduira. L'exposition à la lumière est si utile, qu’en l'absence du soleil, l'exposition à l'air ne suffit pas, tandis qu’aprèt l'action solaire, l'adhérence ne 6e produit jamais.

Au lieu de reproduire la planche-type, on vient d'inventer avec succès un moven de Ini donner à peu près la résistance au tirage de la planche d'acier. Ce moyen, inventé par MM. Salmon et Garnier, consiste à la couvrir d’un verni* do fer, d’nn dépôt très- fin et très-adhérent de ce métal. Les finesse» des trait» no sont nullement altérées, et le long service de ce vernis métallique

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