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qui peut être renouvelé, assure un tirage pour ainsi dire indéfini.

Galvanoplastie renforcée —Chacun sait que les ornements des pièce* d’orfèvrerie doivent être d'une grande perfection de détails, comme tout détail qai doit être vu de près. Aussi est -ce le plus souvent par le travail direct do l'artiste, par le repoussé que ce* ornement» sont produits dan* le» pièces capitales; niais il faut remarquer qu'alora la reproduction de l’œuvra n’étant plu» en question, c'est de l'urt que l'on fuit et nullement de l’industrie. Lorsqu'il »'ugit de ce dernier cas , ou lorsqu'on veut multiplier l’œuvra du maître, c’est à la gravure sur acier, extrêmement dispendieuse, qu'il faut avoir recours si l’on veut éviter la fonte qui, à caura du haut point de fusibilité des métaux em ployés, ne pouvant être obtenue qu’il l’aide d'un moulage en nalde, est nécessairement imparfaite. 11 en résulte la nécessité d’un travail considérable de ciselure, qui augmente éuormément, quand il est bien fait, lu prix de* pièces.

Tout ceci est évité par la galvanoplastie. L’empreinte du modèle e« d'une exactitude absolue, étant prise a l'aide de gutta-percha un pen chauffée et pressée stir le modèle; clic vient recevoir à son tour, pur la galvanoplastie, un dépôt de cuivre ou d'argent qui peut «tôt telle épaisseur que l’on désire, ou prolongeant suffisamment l’opération. Ce relief est la reproduction exacte du modèle, toutes les vivacités, toute» les finesse» s’y reproduisent , et il n'v a plus ù s’occuper de ciselure ni de rien de semblable.

Toutefois fe ce» avantage» de perfection, do bon marché dan* la reproduction de belles pièces, il y eut d'abord quoique* compensations. Souvent la pièce sortait du bain peu épaisse en quelque* parties; en général le dépôt est moins fort dans lo» parties qui paraissent en ereux dan» lo moule; l'assemblage de cette espèce de tôle de cuivre offrait quelques difficulté»; elle possédait une sonorité désagréable. Tou» ces inconvénients ont disparu par l’emploi d’un tour de main qu'ont acquis les bon* ouvrier» qui se sont livré* & ce travail, et qui consiste à remplir avec de la soudure forte toute* les cavités intérieures do la pièce, de manière a lui donner toutes les qualités désirables comme poids, comme résistance, en faire en un mot des pièce» comparable» de tout point aux pièces fondues*, tout enleur conservant leurs qualité- de perfection absolue qui dispensent de retouche, de ci sol are coûteuse et bien souvent imparfaite.

Los maisons Christoflo, Odiot et le* principaux orfèvres sont entrés avec succès dans une voie qui nous parait devoir conduire à des résultat» extrêmement féconds ]K>ur la perfection et surtout la vulgarisation des belle* pièces d'orfvreri-*.

Tel est le but que s’est proposé d’atteindre et qu’a atteint effectivement un des premiers M. H. lîouillet, ingénieur de la maison Ch. Chmtofle etCw. et qui peut se résumer ainsi :

Supprimer dans sa fabrication courante l’emploi des matrices en acier toujours très-conteuses, et dont les résultats commo perfection de travail laissent souvent à désirer

Économiser ln main-d’œuvre, surtout pour les œuvres d’art qui eussent exigé l'emploi de la fonte et de ciselure ;

Exécuter avec précision et facilité des pièces dont la richesse d'ornementation, sans augmentation de dépense, n'a pas de limites ;

Substituer aux pièces creuses dos pièces massives, dont les avantage» pour l'ameublement et l'orfèvrerie destinée aux usages de la table sont évideuts.

Voici maintenant le mode d’opérer, supposant obtenu, en opérant comme nous l’avons indiqué plus haut, lo creux en cuivre d’épaisseur as»cz grande, oi surtout for-

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mi de cuivre bien homogène (ce qui exige une opération exécutée d'une manière continue, sans variation notable du courant, de la température, do l'acidité de» liqueurs), de manière à pouvoir être chauffé au rouge sans te déformer, sans qu’il se déclare des égailles ou des fentes.

On remplit le creux intérieur de ces cuivres avec du laiton coupé en petits morceaux cylindriques, et le tout est M>umis à la chaleur intense du chalumeau n gaz, qui fond et soude les divers fragments avec l’aide du borax, avec eux-mêmes comme avec la coquille galvanoplastiquc. Le creux ainsi renforcé est dressé, coupé, limé, cintré même au besoin avec la plus grande facilité.

GRAISSAGE. La propriété des corps gras de diminuer les frottements, par l'interposition de leurs molécules entre deux surfucos auxquelles elle» adhèrent juir leur viscosité, est utilisée dans toute machine; elle est la base du moyen le plus important d’empêcher le travail moteur do so perdre eu résistances passives pour donner un travail utile, un résultat industriel maximum. Nous avons déjà donné le» compositions les plus Convenables pour voitures, pour surfaces entre lesquelles il s’exerce des pressions considérables ; nous voulons ici parler surtout des applications où les pressions sont petites et le» vitesses très-grandes, comme dans la filature, et qui ont été étudiées par M. Dollfus et M. liim f/fti/Miu de 1< i Société de Mulhouse).

La question d'un graissage convenable, c’est-à dire de l’emploi d'appareils bien disposés, mais surtout de substances lubrifiantes de bonne qualité, est d'une extrême importance dans ce cas, et des variations de 25 p. 100 dans le travail moteur consommé ne sont pas rares, en raison de la qualité des huiles.

Reclurcltes dt M. G. Dollfus. — M. G. l)oUfu* a fait

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broche a porto, ou 6, un plateau eu cuivre, tournant avec elle. Ce plateau a les bords relevés et forme ainsi une capacité qu'on remplit de l'huile à essayer. Sur ce plateau ou disque vient s'en appliquer un seconde parfaitement rôdé sur le premier ; sou centre porte un canon d, au bout duquel se place une petite vis e, venant reposer sur l’extrémité de la broche et servant de pivot au disque. Cette vis sert à régler l'écartement des deux plateaux, lequel doit être ménagé de manière à ce que leur distance soit la plus petite possible, sans qu'il» se touchent. Ce sout alors des surfaces parfaitement graissées qui se trouvent en contact. 1.C disque c porte une goupille f placée excentriquement, et qui vient heurter contre une autre goupille g fixée dans l'une des branches du levier coudé h. Ce levier peut osciller autour du tourillon i et porte en k un poids mobile le long d’une tige graduée. Un second poids I fixe équilibre le système du levier, le poids k étant snr la division o. Le support ou bâti mm sert à fixer l’appareil contre une laide ou un établi au moyeu de la vis n. La vis inférieure sert de crapnudine à l'arbre a.

L’nppareil e.-t construit de telle sorte que le levier, appuyant sur la goupille en vertu du poids h , forme u no force résistante appliquée en un point tel, que le moment de cette force égale le moment du frottement produit par le mouvement du disque fc, c’est-àdire que la goupille ou point d'application de la forre résistante se trouve aux deux tiers du rayon du disque.

Si a et b «ont les deux longueurs de branches du levier coudé, I* le poids mobile, n le nombre de tours de l'appareil, lo travail sera donc exprimé par :

T,= PÎX3""-

En supposant le nombre de tours constant, ainsi que

scs recherches sur les qualité» lubrifiantes des huiles, à l’aide d’un apjmreil employé on Angleterre et connu sous le noin dVprou relie de Mac Naught, qui permet de mesurer de» quantités proportionnelles aux frottements et par suite de comparer les huiles entre elles.

Il se compose essentiellement fig. 3541 et 3542) d'une broche maintenue par un collet et une crapaudinc. Cette

les autres quantité», et a seul variable, on aura — a ‘ I

=s —, c’ost-à-dire que le travail du frottement pour

difTérentca huiles, sera proportionnel aux longueurs de la branche graduée, ou au nombre dé divisions indiquées pur le curseur.

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Nous don non», dan» le tableau suivant, les résultat» d'essais de diverses huiles obtenue» par l'éprouvette de AI ne- Nantit, à In même température et après dix minutes de marche.

N*al>.» V*l»«r

Uuut.

piwniitiii.l •»

(rotUBiul.

<M*|»*rili«f 4»

Il un. Brui.

Spermaccti (4" qualité) . . .

Spermaceti impur. . • . . .

Huile de pieds de bœuf. . . .

— pavots .......

— olive lampante . . .

— colza pelé de Stras-

bourg

— lentisque

— graisse (lord oil) . .

— coco

— colza épurée

Pur une marche prolonge, les huiles s'épaississent, s'acidifient à l'air, et les frottement» augmentent. C'est un élément important dont il faut tenir compte dan* la pratique. M. Dollfus a trouvé les variations suivantes :

En 8 jours. — Spcrmaeeri 29 p. 100

En 5 jours. — Huile d'olive lampante 22 1,2 —

En 4 jours. — Huile de lentisque. 38 — ■

En 3 jours. — Huile de graisse. . 23 —

En 7 jours. — Huile de coco. . . 40,07 —

En 4 jours. — Huile de colzaépu-

rée. ...... 23,50 —

En comparant le frottement et la densité d'une huile, on trouve :

DitiiU. FrolU»«»l. Iiff*1'-

Spermaceti 8840 49 46,60

Huile animale 9380 45 20,80

— de colza 9147 40 22,80

— d’olive 9470 38 24,00

Le rapport entre les densités et le frottement n'étant pas constant, on ne peut donc se servir d’un aréomètro pour déterminer la propriété lubrifiante d'une huile.

Tous les essais d huile doivent être faits sensiblement à la température où ollcs doivent être employées, car on sait qu'une diminution apparente du frottement sc produit par l'élévation des températures. Nous revenons plu» loin sur cette question spécialement étudiée par M. U ni, mais nous pouvons toujours de ce fait incontestable tirer cette conséquence que pour les coussinet» qui chauffent, il ne faut pas employer de l'huile trop fluide. La chaleur rend ces huiles d'une fluidité telle, qu'elles ne lubrifient plus, qu’elles sont chassées. 11 convient, dan* ce en», d’employer une huile do graisse, ou un mélange d'huile et de saindoux.

Lxptrienrt t de M. llirn. — Nous avons déjà vu ( KqriVAi.LNT l»E LA CilAi.EtTR ) l’appareil dit balance de frottement que M. Hirn a combiné pour cos expérience;*, en rapportant les résultats qu’il a obtenus relativement nu dégagement de la chaleur produite par le frottement.

Il est aisé de voir que le tambour de cet appareil avec son coussinet constitue un véritable frein de Urony , avec cette seule différence que la pression variable «les mâchoires du frein y est remplacée par la pression constante du coussinet sur le tambour due au poids du coussinet et de ses agrès (ce poids était de 50 kilog.). Si donc noys nommons L la longueur EL du levier, N le nombre total de tourrf du tambour, P le poids mis sur le plateau, on aura 2 w N P L = T pour la valeur du travail total dûau frottement

M. Hirn, après avoir établi l'impossibilité d'apprécier avec un seul appareil d’épreuve, de petite dimension, tel que l’éprouvette de Mac-Naught ou la balance

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de frottement, toute* les qualité# mécaniques d’un.huile, donné les préceptes suivants :

I. On trempera l'index d'une main dans l'huilequ’on veut éprouver, et l'index de l'autre main dan* l'huile qu'on prend pour type «le comparaison : des deux coté* et de la même manière, on frictionnera l’index contre le pouce. Si l'haile essayée est plus mauvaise que l'huile type, on éprouvera «l'abord autour de l'index qu'elle mouille un plu» fort sentiment de chaleur, et au frottement ello sera plus onctueuse. Si elle est meilleure, le sentiment de chaleur sera moindre qu'avec l'huile type, et nu frottement l’huile paraîtra plus rwle.

Une huile est d’autant plu» mauvaise qu'elle parait, à cotte épreuve, plut gratte , plut onctueuse. Une trèsbonne huile est nécessairement lret~rude au frottement. Une huile rude, au contraire, n'e*t pas néces»ai rement bonne ; c'e»t-à-«lire que ce seul caractère est loin do suffire pour nous permettre d'affirmer sa supériorité. Le caractère opposé est, au contraire, suffisant pour nous permettre d'affirmer l'infériorité de l'huile. An moyen de quelques exercice* comparatif#, on arrive ainsi promptement à un tact qui no trompe plus en ce sens ; cette épreuve est donc un premier jalon fort utile.

II. En versunt successivement un même poids de différente» huile* dans un vase convenable, percé d’un petit trou h sa partie inférieure, et comparant, à l’aide d'une montre à secondes, le temps qu'il faut à chacune pour s'écouler, on aura le rapport de leur fluidité relative. Cela posé :

lai meilleure huile sera toujours la plus fluide, et la plus mauvaise sera la moins fluide ; mais ici encore, il n'y a que la seconde affirmation qui soit décisive. Déco qu'une huile est très-fluide, il ne s’ensuit pas nécessairement qu'elle soit très-bonne; cependant ce caractère devient décisif, lorsqu'on opère sur des huiles d'une même et bonne espèce : ainsi, de deux huilcsd'olive ou de deux huiles de spcrmnreti, la plus fluide sera à coup sûr la meilleure bu métier dynamomètre. (Je n’ai [m* besoin d’insister sur ce point : l’expérience an (luidosomrirt doit être faite à de* températures rigoureusement constantes.)

III. Apr«'** ces deux «épreuve» préalables, qui nous permettent d»*jà de rejeter une huile inférieure à l’huile type, on opérera sur la balance de frottement, sur l'éprouvette de Muc-Nuught (ou sur tout autre appareil équivalent).

On graissera une foi# pour toutes l'appareil an commencement de l'expérience; ou nura soin que, pour toutes les huile», il marche à la même vitesse et reçoivo au début la même do -o de lubrifiant ; on aura soin aussi quo l'nppartemcut ait toujours, du moins à 2 ou 3 degrés près, lu même température, si l'on veut s’éviter la peine de mesurer la température mêmede l'appareil .Au bontd'un certain teinp* plus ou moins long (selon l’espèce d'huile selon la vitesse, selon la pression, etc.), l'instrument atteint mi température maxima, et la charge étant «levenue constante, on prend note. .S toute» les précautions indiquée* ont été observées, les charges minima qu'on obtient ainsi pour diffé rente* hniles donnent déjii une idée juste <io leurs qualités mécaniques relative» ; mais, comme je l’ai dit, cette comparaison ne répond pas encore assez exactement aux exigences do la pratique. En laissant l'appareil continuer de marcher dans le* même» conditions, on Hcquicrt ensuite une connaissance précieuse sur la persistance du pouvoir lubrifiant do l'huilo essayée ; il est bien clair, en effet, que In charge minima so maintiendra d'nutaut plus longtemps que l'huile sera d'uno nature moins siccative, moins réoincuse, etc., etc.

Une remarque importante est nécessaire ici cependant, et, faute d« s’y arrêter, on courrait rifcjuc de porter souvent un jugement défavorable fort injuste contre une huile (c'est ce qui m'est arrivé fréquemment an début). Dan* nos usine*, la plupart des pièces sont

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graissées pnr intermittence» Met rapprochées («oit à la main, soit mécaniquement); pourvu donc que le pouvoir lubrifiant se soutienne d'un intervalle à l'autre, notre but e»t atteint • d'obtenir un frottement minimum pondant tout eet intervalle. 11 suffit donc que l'huile soit d'assez bonne qualité (au point de vue chimique), pour que chaque nouveau graissngo enlève le pou do mmbouis produit, et que celui-ci ne s'accumule pas. En uu mot, une huile pout être bien moins persistante qu'une autre sur la balance de frottement, et mériter cependant la préférence : c’est ici à la méthode directe à décider. Pour donner cependant ici une indication pratique, je dirai que, lorsque ta charge minium ne persistait pas au moins deux ou trois heures sur h» balance de frottement, je pouvais, de confiance, rejeter 1 huile comme impropro uu service. Il suffira à chaque observ ateur d’etudier son instrument pour arriver aussi à une mesure semblable assez fidèle.

IV. À côté de l’épreuve à la balance peut «e ranger un procédé fort pratique, que j’ai vu employer chez MM. Gros, Odieret Roman, h Wcsserling. (Quoique je ne l'aie pas essayé moi-même, je me permets de le citer, I>arce qu’il me semble n la fois commode et passablement concluant. Ayant graissé les tourillons d'un tambour de carde avec l'huile qu’on veut éprouver, on laisse

iriarcher pendant une, deux, troi* heures ; puis, à

un moment donné, on abat la courroie de commande, et l'on compte le nombre do tours que fait le tambour pour arriver au repos *. Comme c’est uniquement la résistance de l'air et le frottement des tour.llons qui annihilent peu h peu l’impulsion primitive, et qne c'est le frottement qai est ici la fore» accélératrice négative dominante, on conçoit aisément que le nombre de tours du tambour donne mie idée très-approxixnativo du pouvoir lubrifiant de l'huile.

Il est évident qne beaucoup de pièces do nos machines pourraient être employées de la mémo manière que ce tambour do carde. Le* résultats seront d'autant plus exacts que le moment d’inertie do ces pièces sera pins grand, et que cette espèce de volant improvisé offrira moins de prise à l’air.

V. Tour les pièces Ion nies qui tournent très- lentement (tels sont les tourillons des roues hydrauliques, etc.) , une huile tiès-flnido est certainement à tnéronseiller.

Pour les pièces qui marchent avec une vitesse moyenne ou grande, avec des pressions moyennes ou faibles, c'eut à l'huile de la meilleure qualité mécanique qu'on devra s’arrêter.

Le mémo conseil peut encore être donne quant aux transmissions de fortes dimensions, du moins lorsqu'on y use de la méthode ordinaire de graissage, qui est ii la fois logique et sensée. On sait que l'habitude générale est de placer un morceau de suif (on antre graisse concrète) dans le chapeau des coussinets, et puis d'alimenter, en outre, ceux-ci d’huile, par intermittences rapprochées, ou d’une manière continue. L'huile ici ne pout pécher par un excès de boiuio qualité (et pnr suite do fluidité), car, tant qu'cllo lubrifie convenablement, le» pièces changent peu de température et il §c consomme peu de suif; qu'au contraire, par une raison ou une autre, l'huile «oit momentanément expubée d’entre les surfaces en regard, a l'instant les pièces vont s'échauffer davantage et il y affinera plu» de «uif en raison de sa plus grande viscosité, il séparera davantage les surfaces, et le frottement d.minucra. Pour peu qu'on y réfléchisse, on reconnaîtra aisément que l’espèce d'équilibre qui s'établit ainsi, par suite du yiélango spontané de deux graisses, l’une très-fluide, l'autre cunercte, est précisément tel qu'on obticut un minimum

1 II est bien évident que pour cette opération le tambour doit être il •'{■ouille de coton.

de frottement. Nous profitons par suite oncoro Ici dv.s bonnes qualités de l’huile employée.

M. Il ira a cherché h formuler les résultats de ses expériences sur les frottements entre surfacos abondamment lubrifiées et pour de grandes vitesses. Il» sont très-différents des lois classiques du frottement, déterminées, il est vrai, dnn6 des conditions différentes, et doivent par suite éveiller l'attention sur celte importante question.

<fc Au point do vue de la température, il a trouvé que, pour tonte» les huiles , si A est le poids qui l'ait équilibre au frottement à la température zéro, on aura le poids p faisant équilibre au frottement h la température t par l'équation

et 13 étant le poids qui correspond à i°

P * l,U49JC ,i

2" Au point de vue des vitesses, le frottement est proportionnel à la vitesse quand les surfaces sont abondamment lubrifiées; mais lorsqu'il n’en est pas ainsi, les charges faisant équilibre au frottement sont projK>rtionnellesaux vitesses élevées à une certaine puissance inférieure k l'unité et s'approchant d’uutnnt plus de la racine carrée des vitesses, que la quantité d'hnile interposée entre les surfaces de contact a plus diminué.

3° Enfin, par rapport à l'étendue de» surfaces, M. Ilirn dit avoir été conduit à cette conclusion avec nne exactitude suffisante pour la pratique, qne la valeur du frottement médiat (avec interposition de corps lubrifiant entre les surlaces de contact) est sensiblement proportionnelle à In racine carrée des surfaces et à celle des pressions, selon que l'on fait varier à la foi* l'un ou l'autre do ces éléments, ou tous les deux à la fois. '

De» f y sternes de graisseurs.

I.es systèmes de graisseurs peuvent se diviser en deux espèce» i

Iæ» premiers sont des applications du siphon ou des robinets; ils graissent d’une manière continue, quo l'arbre marche ou soit en repos. Le graissage qui s’effectue dan» cc dernier cas est en pure perte. Les mèche» (que nous avons décrites h graissage sont des graisseur» de la première espèce. Elles ont comme le» autres l’ inconvénient de graisser pendant les heures de chômage aussi bien que pendant la marche ; de plus c'est un graissage d'une surveillance difficile et très-irréguÜcr.

Les robinets fixes dont on peut modifier l'ouverture se prêtent à l'emploi de différentes qualités d'huile; ces graisseurs ont les définit» de» mèches, c'est -h- dire do graisser d’une manière continue. Ou pourrait les fermer pendant le* heure» de repos; mai* cette manœuvre devient impossible lorsqu'il» sont employés en grand nombre.

lai deuxième espèce de graisseur» est colle où le graissage dépend du mouvement de l'arbre. Cette espèce, | référnble à la première, comprend le» robinet» à capacité variable et a pente mobile, et le» graisseur* i» chapelet diversement modifié».

l.es robinet» ii capacité variable dont il s'agit ici , qui prennent de l’huile en raison du vide quo l’on fait varier en général h l'aide d'une vis, sont mus par les arbres do la transmission et cessent pur suite de fonc-. tionner quand l'usine est au repos. Ce» système» sont bons, mais un peu compliqués.

Les chapelet» sont d’une surveillance difficile; l'expérience lésa fait abandonner par nombre d'étublissomonts. l'n mode de graissage analogue, mais bien préférable, est celui de M. Decoster, qui lubrifie les arbres

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