‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 157 sur 394 · CLASSE · texte numérisé non relu

CLASSE

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Vaisseaux mixtes (force motrice faible}. w

Frégates mixtes

Vaisseaux à gr*1* vitesse ....

Frégate* à gr4* vitesse ....

Corvettes à gr41* | vitesse . . . .

j \visos à grande ! vitesse . . . .

HORLOGERIE. Du temps et de ses unités. — Annie. Jour. Heures. — L'idée de temps est une notion première, une conception de notre esprit qui ne peut s’analyser. Lorsque denx phénomènes s'accomplissent successivement, nous sommes affectés difléremment que s'ils se sont accomplis simultanément : on dit qu’il s'est écoulé entre eux un certain intervalle de temps. C’est cet intervalle qui peut être mesuré, par suite de la notion d'unité, d'égalité dans le temps, qui peut être définie ainsi t

Deux intervalles de temps sont égaux lorsque deux corps identiques placés dans des conditions identiques au commencement de cA<u/u* intervalle, soumis aux mêmes actions et influences de tout genre , auront parcouru U meme esjiace.

La juxtaposition, la succession de mouvements semblables et leur enregistrement, permettent de mesurer le temps, de déterminer'le nombre d'unités do touips contenues dans la durée d'un phénomène quelconque. Ainsi, supposons des sphères exactement semblables, et laissons-les tomber les unes après les autre» d'une même hauteur, les durées de La chute de ces corps seront

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lès mêmes, et on pourra additionner deux, trois, quAtre semblables unités de temps.

' C’est à réaliser do pareils instruments de mesure qu'est employé le travail de l’horloger; mais avant do parler des moyens qu’il emploie pour y parvenir, il tant établir quelle doit être l'unité de temps que ses appareils doivent fournir. On comprend en effet que deux appareils ne fournissent des résultats comparables qii'nutnnt qu'ils marquent des unités semblables, et que les imperfections inhérentes à tout travail humain no peuvent être reconnues qu'autant quo des phénomènes périodiques, d’une régularité inaltérable, nous permettent de reconnaître la durée d'un certain nombre d’unités; C'est dans les phénomène* astronomiques que nous trouvons cotte vérification nécessaire comme la principale subdivision qui met les fractions d’unités en rapport avec les conditions de notre existence, avec le phéuomène du jour et de la nuit.

C’est dan* les traités d'astronomie qu’il faut étudier le* lois des phénomènes sur lesquels reposent les résultats qu’il nous importe de connaître, et que nous nous contenterons de résumer ici.

Le temps se mesure, en astronomie, par les mouvements apparents du soleil; la révolution diurne de cet n.-tre ou la partie du temps écoulée entre deux de ses passages consécutifs au méridien du lieu, à son maximum d’élévation, forme le jour; la grande révolution de la terre ou le nombre de jours qui s'écoule entre l’instant ou elle occupe un point de l’écJiptique et celui où elle est de retour au même point, après avoir parcouru l'écliptique entier, fait uuo révolution entière autour du soleil, forme l’unnée.

Le temps solaire on le temps vrai est formé de jours inégaux , en raison do la distance de la terre au soleil ; le temps moyen adopté pour la vio civile où l’égalité des jours est indispensable , est mesuré par la valeur moyenne des révolutions diurnes apparentes du soleil. Il se compose donc de jours égaux, et diffère peu du jour sidéral, correspondant à la rotation quotidienne de la sphère céleste.

L’année astronomique, calculée sur le retour du soleil au point à partir duquel on a commencé à compter son mouvement apparent, est de 305 jours, 5 heures, 48 minutes, 51 secondes. On voit combien la correction d'un jour, ajouté tou* les quatre ans, chaque année bissextile, aux 365 jours de l'année ordinaire, établit une correction d'une grande approximation.

Les déterminations fondées sur les mouvements astronomiques, nécessaires à la mesure du temps, et les relations entre le temps vrai et le temps moyen se traduisent dans la pratique : 4° en des moyens de déterminer le midi vrai ; 2° dans le calcul propre à passer du midi vrai au midi moyen, ce qu'on appelle l’équation du temps.

Temps vrai. — Temps moyen. — Equation du temps. — Le jour solaire, pris pour base de la division du temps par tou* les peuples, est l’intervalle entro deux passages consécutif* du soleil an méridien et n'a pa* une durée constante. L'astronomie a étudié les causes, la marche et l'étendue des variations.

Daus sa conrsc annuelle autour du soleil, la terre possède divers degrés de vitesse, en raison des diverses distances où clic se trouve de cet astre. Cette vitesse est à son maximum dans la partie de l'orbite la plus rapprochée du soleil, et à son minimum à la partie la plus éloignée. Comme nous transportons an soleil le mouvement de la terre, il nous parait so mouvoir avec le* vitesses variables do la terre. Ch*, la rotation de la terre autour do son axe, ou la rotation apparente de la voûte céleste qui en e*t la conséquence, s’effectuant toujours dan* le même intervalle de temps, et le soleil ne pouvaut so retrouver au méridien qu’aprè* uno révo-

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laiton entière de la sphère . plus une petite partie de révolution proportionnelle à l'arc qn’il a décrit dans l'intervalle en sens inverse du mouvement diurne de la sphère, il est évident que la variation de grandeur de cet arc devient une cause d'inégalité pour la grandeur du jour solaire.

L’inclinaison de l’écliptique . du plan dan» lequel ee passe le mouvement apparent du soleil est une seconde cause de variation, comme on petit en voir la démonstration dans tous les traités d'astronomie.

Pour comparer les jours rrais et inéganx au jour moyen toujours égal, pris pour unité de mesure, on conçoit un solctl qui tourne uniformément dans l’équateur et qui achève sa révolution exactement dans le même temps que le soleil réel achève la sienne dons l'écliptique. De cette manière, en supposant que le soleil moyen parte de l'équinoxe do printemps en mémo temps que le soleil réel, on dit qu’il est midi moyen toutes les fols que le sqleil moyen passe par le méridien, et à cet instant, le soleil réel se trouvant placé de telle sorte qu’il soit plus ou moins de midi vrai, la différence forme l 'équation du temps.

L'Annuaire du bureau des longitudes donne chaque année et pour chaque jour le résultat du calcul qui permet d'établir ces différences en temps , les intervalles compris entre les passages au méridien du soleil moyen et du soleil vrai. Voici un extra:t de cette table pour 1 859, qui donnera une idée de la manière dont varie l'avance ou le retard du temps moyen sur le temps vrai.

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