PÉRIODES
H l"S bi IU
(Aiguille des minute*) . 36 ... .
(Aiguille de» heure») 80
Épaisseur des dénis. — L'épaisseur dos dent» en bronze est déterminéo dans les constructions mécaniques par la formule b = 0,431 s/P la largeur de la jante étant de quatre foi» l'épaisseur Ces proportion» ne sont pas celles de l'horlogerie ; mais clics démontrent comment on peut faire varier l'épaisseur b mesure quo la pression diminue. Or, comme 11 en o»t ainsi dan» un appareil d’horlogerie du cylindre moteur au dernier mobile, on pourra progressivement diminuer l'épaisseur et augmenter le nombre de» dent» des roues et des pignons, condition essentielle pour obtenir le minimum du frottement et le maximum de régularité. Observons toutefois que 1q moindre déplacement des pivots par leur jeu ne permet pas d’exagérer, ou delà de toutes limite», la fincfi*c des dentures ; il faut toujour» tenir compte des résultats do l'expérience.
Frottement. — Le frottement deR engrenages diminue avec le nombre des dents, comme U- prouve l'expression du travail consommé par ce frottement on fonction do travail moteur T«* et dos nombres de dent» n, n\
Il y n donc encore à ce point de vue Avantage à employer de» dentures fiuc»; on diminue ainsi le travail du frottement, mais surtout on obtient îles mouvement» plus doux, moins susceptibles do produire do l’usure. *
11 peut paraître extraordinaire après cola que l’horlogerie n'emploie jamais les engrenages hélicoïdaux qui suppriment théoriquement le» frottement». Mais il faut remarquer que ce résultat étant obtenu par l’obliquité des faces des dents qui sont en prise relativement à la direction de» axe», ces engrenages augmentent lea frottements de» pivots et, ce qui est plus grave, les repoussent et tendent à le» finusèr. Or les pivot» constituent lu partie délicate de» petits appareil» d horlogerie, et il faut bien so garder d'augmenter le» cause» de leur altération. Il n'en est pas de même des grosses horloge» et de quelques construction» exécutée» habituellement par les horlogers, dans lesquelle» le» efforts transmis sont considérables et dans lesquelle» les axes sont guidé» pur de» coussinets; les engrenages hélicoïdaux à denture» doubles et de sens opposé» pouvant y recevoir d'utile» application»
Il faut encore excepter le cas ou les vitesses qu'il s’agit d'obtenir sont beaucoup plus grandes que celle» des pièces des mouvement» d’horlogerie, lorsque lo travail consommé par le frottement devient très grand. Telle c»t l'application que j'en ai fuite dans mon appareil de miroir tournant faisant jusqu’à deux mille tours par seconde demandé par M. Arago, et à l'aide duquel M. Fizean a réalisé l’expérience curieuse imaginée par l’ilhuitre savant dont l’Europe et la France surtout regrettent la perte, expérience qui montre que la théorio des ondulations, à l'exclusion de celle de l’émission, peut seule être admise pour expliquer les variation» de vitesse de lumière dans son pacage û travers des corps de densité différente.
Axes non paralUles. — Dan» les horloges de clocher, il faut souvent employer de» roues d'angle et surtout des vis sans fin pour transmettre le mouvement entra de» axes qui se rencontrent ut des axe» placé» à angle droit. Nous ne voulons pas revenir ici sur lu description de ces organes, mais seulement insister sur une propriété do la vis sans fin qui la rend très-précieuse en horlogerie.
On prouve que le frottement de ln face d'une dent de la roue sur le filet de la vis ne permet de faire tourner celle-ci qu'nutant que certaine» limites d’inclinaison ne sont pan dépassées, que son angle est moindre que celui du frottement des surfaces en contact, tandis que la rotation de la vin entraîne toujours nécessairement et facilement la roue.
lx>r* donc que le mouvement d'une résistance considérable est à régulariser par un appareil d'horlogerie, l'interposition d’une vis san» fin, que cet appareil fait mouvoir, l'affranchit des réactions de cette résistance surmontée par quelque moteur auxiliaire, tin poids, par exempte, dont la vis sans fin permet l'action.
J’ai fuit l'application de cette disposition à un équatorial, et elle peut trouver de fréquentes applications.
.Von renient» differeutifli. — Dan» ce qui précède nous ne nous somme» occupé» que du mouvement angulaire produit à l’aide de deux roue» dentée» autour de deux axe» fixes. Si l’un des axe» devient mobile, le mouvement do rotation s'ajoute ou ?c retrancha du mouvement de tran-lntion produit simultanément.
Ces systèmes ont été étudiés à XOürxMBST piffk- RF.XTIEI. et on a montré dan» cet article, qui peut être considéré comme complémentaire de celui-ci, le» ressources qui fournissaient ces mouvement» pour la combinaison de» rouage» le» plus compliqué» que l'on puisse
HOKLOtiEIÜE.
310 HORLOGERIE
avoir à construire, horloges avec équation du temps, planétaires, etc.
g V. DES AIM’AREILS D'iIOKLOC.EUIE AU FOUIT DE VUE ltK LA MKCAMqtrU.
Nous avons cherché, dans les études qui précèdent, à ne pas rester exclusivement, comme on lu fait trop souvent dans les traités d’horlogerie, au point de -vue des formes géométriques des pièces. Sans doute elles ont une importance capitale, mais on ne doit jamais oublier qu’un appareil chronométrique est une machine possédant seulement ce caractère spécinl que les forces enjeu y sont minimes, et que les mouvements doivent s’y accomplir avec la plus grande régularité. Le cachet principal de ces petites machines, c’est qu’elles n’ont à produire aucun travail utile extérieur, * c’cst-à-dire que la puissance motrice n’a qu'à surmonter les résistances qui s'opposent au mouvement des p’èces, comme nous l’axuns établi en commençant. Nous insisterons un peu sur ce* conditions mécaniques, trop négligées habituellement.
Frottement. — Lu résistance principale est celle qni œ produit par les frottements, et ce qui importe le plus à la régularité de la marche, e’eat, non, comme on le dit quelquefois à tort, la diminution des frottements, mais bien leur constance. Aussi dans quelques cas importet-il de les augmenter, bien loin de les réduire, quand par ce moyen on peut les rendre invariables.
Le travail consommé par les frottements dont nous parlons peut so diviser en divers modes d’action des corps en contact dans des circonstances diverses , savoir ;
L’adhésion ou le frottement nu départ, plus grand que le frottement ordinaire, suivant une loi nnalogne et n'en différant pas scusiblemeut lorsque les pressions sont minimes, ne se produisant que sur des corps passant du repos au mouvement.
Le frottement entre parties en contact dans un mouvement régulier, dont l'intensité est proportionnelle à la pression.
Enfin le frottement entre parties -qui se choquent, où sc produisent, par suite, momentanément, des pressions relatix oinent considérables en quelques points, pouvant entraîner, dans certains cas, dos altérations do surfaces.
Lu système de succession des rouages dans un appareil chronométrique qui fait que pour un très-petit mouvement du moteur on obtient un mouvement considérable du dernier mobile, il résulte que les intensités des frottements directs proportionnelles aux pressions (variant en raison inverse des chemins parcourus dans le rapport de 1 à 600 pour le moins) vont en diminuant rapidement du moteur à l'échappement. 11 suit de là :
1° Que les adhérences ne sont sensibles que près da moteur qui seul se meut très-lentement, ce qui prouve qu’il y a avantage à ne pas employer de moteur trop fort, qu'autant que possible on doit préférer un moteur léger parcourant plus de chemin à un moteur trop puissant; dans une montre, par exemple, il vaut mieux employer un ressort long très-flexible qu'un ressort court et fort.
Dans l'échappement libre il peut aussi ws produire une adhérvuçe pendant l’arrêt. On y obvie en partie par l’emploi pour l’arrêt de rubis très-durs qui diminuent beaucoup l’adhésion, et surtout celle résultant do lu viscosité des vieilles huiles dont nous parlerons plus loin, huiles qu'on n’est plus obligé d’employer alors.
2° Les frottements proportionnels aux pressions, dont l'intensité décroît rapidement du premier au der nier mobile, doivent toujours s'exercer sur des 6UTfaces assez grandes pour que l’usure ne puisse jamais avoir lieu par un© action prolongée et répétée. Dans les grandes horloges, certaines parties doivent être étu-
diées à ce point de vue, mais on est en général bien au-dessus de cette limite dans les appareils à ressort*.
Si les pressions vont en se réduisant de proche en proche, les chemins parcourus par les frottements vont en croissant, tant ceux produits au contact des roues composant les rouages que ceux des pivots des axes qui portent les roues.
Le travail des frottements des dents des roues est d’autant moindre que le nombre des dents est pins grand, et de plus il est d'autant plus régulier. Il importe donc de bien profiter de la réduction des pressions transmises par chaque roue faisant partie du rouage, à mesure qu’elle se rapproche du dernier mobile pour en faire la denturo aussi fine que possible, j tout en restant bien au-dessus de la résistance suffisante et sans atteindre des épaisseurs telles que l'on puisse craindre que les contacts ne se fassent pas suivant la génératrice cylindrique.
Nul besoin de revenir ici sur les accidents grave» qui peuvent résulter d'une mauvaise division des roués, de-, arc-br.utements, etc., dont uous avons parlé en traitant des rouages. Ce sont des cas d'exécution défectueuse auxquels on ne peut remédier que par un changement complet.
Pivota. — L’emploi des pivots est le grand moyen qu’emploie l’horlogerie légère pour diminuer les frottements, et leur placement une des parties les plus délicates de l’exécution de l'horlogerie de précision.
Le frottement est sur un coussinet , comme dans le cas des horloges est 2 r. rYf par tour de roue, et seulement - n rPf pour un pivot, le rayon du pivot étant
bien moindre que celuidu coussinet. De plus, par l’emploi do pierres dures pour recevoir le pivot, on diminue la valeur de f et par suite le travail du frottement. Toujours très-gros relativement un poids des pièce», quanti on les compare à ceux employés dan» d’autres machines, les pivots employés dans l’horlogerie ne peuvent produire tout au plu» que pour les derniers mobiles (pour lesquels on emploie les pierres dures) l'usure du métal qui a forcé de les abandonner dans beaucoup d’autres cas. m
Choca. — Le principe fondamental e&t que l’on doit éviter les chocs; ainsi, par exemple, que la pulsion des échappements libres doit avoir une faible chute ; le nombre de dents, le tracé, l’emploi de ressorts, tout doit concourir à ce but. Tout choc parvient, par sa répétition, à altérer les surfaces entre lesquelles il so produit et par suite à changer les conditions d’identité qui sont celles dont la réalisation assure la perfection des mécanismes qui servent à la mesure du temps.
Iaî choc produit à l’échappement, si on ne l’amoindrit par un tracé convenable et en faisant cet organe loger, se propage do proche en proche, fait fléchir les pouil J d'appui, c’est-à-dire les dents d’engronage , les pivots, etc. p
De l'huile. — En parlant île» frottements, nous devons traiter de l’huile dont l’emploi fournit le moyen par excellence do les diminuer et do les régulariser. L'introduction de l'huile entre des surfaces en contact substitue ou frottement de glissement un roulement sur les petites sphères du liquide d’une parfaite» régularité.
Ce résultat est bien certain pour les premiers temps de l'emploi de l’huile ; mais, et c’est ce qui fait le désespoir de» horlogers, il se produit à l’air une oxydation qui vient l’altérer et la remplacer par une substance collante qui tend à gêner les mouvement*.
Bien qu’on ait essayé plusieurs compositions, la meilleure huile paraît être l’huile d’olive, extraite d’olives choisies aune parfaite maturité. Elle doit être conservée plus d’une année avant de s’en servir, et
nORLOGFJîIE.
HORLOGERIE
placée dans un flacon bien bouché à l'abri de Pair et de la lumière.
Des pierre» Hart». — Pour leur travail, voir LAPI- DAIRE et FILlÈUES EN PIERRE* FINES.
Inertie. — I/inertie joue un grand rôle dans des appareil* formés de pièces qui passent sans cesse du repos nu mouvement et inversement. C'est surtout pour la roue d’échappement, qui se meut rapidement, que les effets d’inertie sont à considérer et on peut dire sans crainte que lionne partie des «accès de l'horlogerie moderne sont dus à la légèreté qu’on a donnée à cette pièce.
Du régulateur et de l’isochronisme. — L’étude des résistances qui consomment le travail moteur permet de bien apprécier l'influence de la loi de l’isochronisme pour produire U grande régularité des bons appareils d’horlogerie moderne. Malgré l’isochronisme propre aupvndule décrivant de petits arcs ou au spiral possédant une élasticité convenable, il est clair que les irrégularités du travail moteur, un excès momentané de puissance, par exemple {le raisonnement serait inverse pour sa faiblesse), tend à accélérer tous les mouvements qu’il fuit naître do proche en proche, d’oii résulte un accroissement du travail résistant, des pressions et du chemin parcouru, et la stabilité n’est acquise, le mouvement uniforme ne tend il »o produire , que lorsque le travail résistant est devenu égal nu travail moteur ponr une nouvelle valeur de ccs quantités et par suite une nouvelle vitesso.
Mais si c’est un appareil où cotte constance c»t senaiblcment établie de* les premiers instants d’action du moteur do manière à fournir, indépendamment de l’action du régulateur, un mouvement très-voisin du mouvement uniforme (car il ne faut pas supposer que lo régulateur puisse suffire à tout), un appareil dont la bonne exécution, la perfection de la taille des roues et des pignons, le parallélisme des pivots, etc., assurent une marche régulière, «lors on est certain de lai appliquer avec plein succès un système à vibrations isochrones.
Nous croyons devoir insister sur ce principe qui seul fait bien apprécier le rôle du régulateur qui ne consomme pas de travail en géuérnl, mais qui, étant isochrone, agit également bien entre certaines limites pour lesquelles il exerce une action régulatrice suffisante pour les variationssecondaircs. Ainsi dans une horloge astronomique, le poids de la lentille relativement considérable, ou l’élasticité du ressort spiral tendu dans les chronomètres, a une puissance de régularisation considérable. Or, c’est le régulateur qui vient agir sur uno dent de la roue d’échappemeut qui exerce une pression qui n'est quo ou -±*.de la pression oxercée par lo moteur, c'est-à-dire extrêmement minime. Mais, en principe, cet arrêt correspond à une suspension, mai* non à une consommation de travail, et no peut agir, à ce point de vue, que pour des effets minimes et périodiques en sens contraire.
En principe, c’est sur un système qui tend au mouvement uniforme et se déroule dans des conditions d'uniformité que le régulateur isochrone doit agir, et son action se conçoit facilement alors. Si on suppose, au contraire , faute d’y avoir suffisamment réfléchi , que le système isochrone remédie à tout, qu’il donne la régularité à tout rouage et à toute force motrice , à cause de scs vertus propres, on est dans l’erreur. Iji réaction de l’appareil mal combiné, éloigné du mouvement uniformo, réagit toujours sur le régulateur et en détruit l’isochronisme, quelque bien réglé qu'il ait été d’abord.
De i modèles à enivre.
Parler de bons modèles, de constructions éprouvées par l’expérience pour des machines si délicates que la
théorio ne peut apprécier l'effet de chaque pièce, dont le poids, le* frottements échappent, ponr ainsi dire, à nos moyens de mesure, c'est ce que nous allons faire bientôt, et nous regrettons que la place nous manque pour multiplier les exemples que nous fournissent les nombreuses constructions de A. Bréguet, quo nous avons été souvent assez heureux pour améliorer.
Comparaison de pièces semblables.
Les études d'anciens appareils pour en déduire les dimensions d’autres de même nature no mènent pas à établir une simple proportionnalité entre les pièces semblables à une simple similitude géométrique. C'est ce quo nous allons montrer en rapportant quelques théorèmes établi* par Berthoud pour l'étude mécanique des appareils d’horlogerie. Ils peuvent fournir des ap-, plications précieuses, et l'on doit considérer comme un de» plus grands desiderata des progrès de l'horlogerie, l'habitude de voir manier par les praticiens le» théorèmes principaux do la mécanique physique, aussi bien que ceux de la cinémstique.
On sait que le travail que peuvent effectuer des corps en mouvement, dont la force vive est en raison de leur masse et du carré de leur vitesse, est mesuré par l'expression î roV*.
Comparons ensemble deux corps de dimensions différentes, l'un appartenant, par cxemplo, à une construction que nous voulons prendre pour modèle , et l’nutrc à celle à exécuter, de même nature, mais do dimensions différentes de la première Soit tin balancier A, par exemple, M sa masse, V sa vitesse. F sa puissance d'impulsion; a, m, r, f représentant ces quantités pour un second balancier, on aura ¥ ; f II MV7 : mi>*, ou en multipliant ensemble les moyens et les extrêmes, f. MiJ x= F me7. Appliquons cette équation à divers cas :
Si f = F, MV* =s me* ou V* : e* ; : m : M, c'est- àdire que les ma.-seg sont en raison inverse du carré dos vitesses; ou si les masses sont etf raison inverse du carré des vitesse», les puissance» des balanciers sont égales. En effet, par exemple, si la vitesse de A se 1 , ot celle de a = i, le carré do la vitesse de A — f , et le carré de la vitesse de o = 4 ; si la masse du balancier A =5 4 et celle do a = I, on aura, en mettant ce» nombres à la place des lettres de la dernière équation , VJ M = t* m.
2” Si les masses de» deux balancier» sont égales, c'est-à-dire s’il» ont le même poids et qu’on ait m = M, l’équation fondamentale f\‘ M = F v* m devient fV = K r*, en divisant le» deux membres par des quantité» égale* m = M, d’où l'on tire cette proportion f'. F : : v3 : V *, ce qui signifie que *i doux balanciers ont des masse» égales et sont inus avec de» vitesses égales, leurs puissance* sont entre elle* comme les carrés de leur» vitesses. Substituons encore une fois les nombre.» aux lettres dans la proportion précédente , pour rintclligcncc de ceux qui ne sont pas familiarisés avec cette forme do calcul. Supposons que la vitesse du balancier A, exprimée pur V = 1 , son carré ou V3 = 1 , que la vitesse du balancier a, exprimée par r = 4, son carré, ou e* s= IC, la proportion précédente se transformera en celle-ci : f : F ; : 16 : 4, co qui signifie quo la forco requise pour entretenir le mouvement du balancier a est à celle requise pour entretenir lo monvement du balancier A, comme 16 est à I, c'est-à-dire que ccs forces sont entre elles comme les carrés do leurs vitesses.
3* Si les vitesses des deux balanciers sont égale», c’est à-dire r = V, la proportion primitive deviendra f : F : : m : M, et, par conséquent, les forces seront entre elles comme les masses; par conséquent les notions requises pour entretenir les mouvements se-
HORLOGERIE'
ront aussi comme les masses ou connue les polJs des balanciers.
4° Kn général; si les vitesses et les masses des deux balanciers sont inégales, leurs forces seront entre elles comme le rapport composé du produit des par
les carrés dea vitcet.es, ce qui cet exprimé par la proportion primitive et fondamentale f : F : : r*tn :
« D’sprfes cela, connaissant la masse d’un balancier, sa vitesse, la forco qui le met en mouvement, dan» une montre parfaitement construite, longtemps éprouvée, et qui servira de terme de comparaison, on en déduira facilement toutes les conditions requises pour le balancier d’une autre montre, lorsqu'il doit avoir une masse différente, plus ou moins de vitesse, plus ou moius de force pour se mouvoir, etc.
'* m Pour comparer les vitesse» de doux balanciers, il faut multiplier le nombre ils vibration» pendant un temps donné par le diamètre do chaque balancier ; les produits exprimeront les vitesse*, eu supposant qu’ils décrivent des arcs semblubles; mai* si cela n’e»t pas, il faudra faire pour chaque balancier un produit de êes trois choses : l°du nombre de vibrations dan» le mémo temps; 2* du diatpètre on du rayon du balancier; 3® de l’arc parcouru par le balancier.
« Pour trouver le» dimensions d’une montra que l’on veut composer, il faut se servir, pour terme de comparaison, d’une bonne montre disposée le plus avantageusement possible, et qui soit tellement exécutée, que les frottements soient réduits à U moindre quantité- on sorte que la force motrict» n»t la relation requise avec le régulateur, pour que lu montre aille le plus juste qu il est possible. Cela étant, on mesurera la diamètre du balancier, son poids: on comptera le nombre do vibrations qu’il fait par heure ; l'étendue de ce* vibration* ; on mes tirera lu force du grand ressort, et enfin on comptera le temps, que met la liiséa, ou l’arbre du barillet lorsqu’il n’y a pus de lusée, à faire une révolution- H
Problème.
« Les dimensions d’une montre de comparaison A étant données, trouver quelle doit être la pesanteur ou la masse d’un balancier d’une autre montre a, de laquelle on connaît la diamètre du balancier et le nombre de vibrations,
« Dans la solution du problème dont nous nous occupons, on suppose que dan* la moutre a les arcs de la force motrice «ont do même grandeur que ceux de la montre de comparaison A, et l'on demanda qu’il y ait même rapport de la forco motrice de la montre a avec son régulateur qu’il y a entre U force motrice de la montre A avec son régulateur. »
Voici les dimensions rapportées par liertboud de la montre do comparaison A, qui est à cylindre comme celle qu’on veut exécuter. Nous avons placé dans le même ordre toutes les données de la montre a. Nous avons mi* devant chaque article les lettres qui correspondent b la formule générale pour la facilité de l’opération.
MONTRES DK COMEAUAISON A.
M. Poids on masse du balancier • 6, 'o grain».
Y I Diamètre du balancier. . ... . 8,50 lignes.
} Vibrations par seconde b
Etendue do* ares de vibration. 340 degrés.
Fusée en 5 heures I tour.
F. Ressort moteur fait équilibre h 40 centimètre* ( i pouces) du centre de la fusée à &,?'? gros.
MONTRE A EXÉCtTLl» a.
m. poids ou masse du balancier. . s grains.
HORLOGERIE
! Diamètre du balancier 40,23 lignes.
Vibrations par seconde. ... 2
Etendue de* arcs de vibration. 240 degré».
Fusée en 5 heures 4 tour.
f. Ressort moteur fait équilibre à 40 centimètres ^4 ponce*) du centre de la fuscc à. . . . . 5,75 gros.
Puisque les forces des ressorts sont supposéo» égales, nous avons à résoudre La seconde pro]M»rtion V* : ©*
: t m : M; mais m étant l'inconnue que nous cher- . ebons, cette proportion devient V1 : c* t s, t M, qui
nous donne la valeur s = — -r— *• v3
Pour avoir en chiffres la vitesse du balancier A, il faut multiplier 8.50, qui exprime le diamètre du balancier, pur 5 vibration* qu’il fait par seconde, ce qui donne 42.50. Multipliant ce nombre pur lui-même, afin de l'élever au carré, on anra 4806.25 pour lu valeur de Y*.
De même, pour avoir la valeur de e*, il faut multiplier 40. 25 par 2 vibrations par seconde, ce qui donne 20 50, dont le carré est de 420,50 = o*. En substituant aux lettres , dans l’équation précédente , le* nombres que nous venons de trouver, celte équation . . . 48%. 25 X 6-23 , . ,
deviendra x « — — 4*0 :‘Q ’ *lu* don-
nera en grains le poids du balancier.
g VI. APPAREILS CHRONOMÉTRIQUES. — DE» DIVERS Ô EX 11 ES D’APPAflEII.8.
L'usage est de diviser le* appareil* chronométriques en deux séries : les appareils construits pour les usages ordinaires de la vie, comprenant les pendules d'appartement, les grosses horloges, les montre», dans lesquels le prix de revient joue un grand rôle, ne sauraient députer, surtout pour le* pendule» ut les moutre*, une limite très-resserrée, dont le bon marché est une condition essentielle de succès. I-a seconde comprend les appareils dans lesquel», même au prix de grand* sacrifices, on recherche la plu* grande précision possible, ut se compose de* pendule* astronomiques, des régulateurs, destinés surtout aux observatoires, et des chronomètres, appareils portatifs servant surtout aux navigateurs.
Nous traiterons des doux séries d’appareils dont nous avons à parler bous les deux divisions : Appareil» réglés jiar pendule, — par balancier et ressort spiral.
De» caltbres en général. — ht la manière de les établir. — Du rampat de proportion.
Avant de passer à l’étude de construction d’appareils chronométrique» complet», nous dirons un mot des calibres et de* moyens de le* établir, du secours quo prête à cet effet l'instrument connu sous lo nom de compas de proportion.
Nous prendrons pour exemple de la manière d’opérer le tracé du calibre d’une montre.
Quand ou a tracé un cercle qui représente la grandeur de !h platine de la montre que l'on veut exécuter, on distribue les points principaux à la place où l’on désira qu’ils soient situé* , tel* que le barillet , le balancier, et le centre de l’aiguille des secoudo» s'il y en a.
(,’ox point* une foi» fixés, «on dispose les roue* qui doivent relier le moteur à la résistance de la manière la plue avantageuse ot la pin* gracieuse ; puis, ton* les centre* étant placé», comme <*n a déterminé tl’avmico le nombre de* dents et de* pignon» , on trace leur grosseur respective au moyen du compas de proportion.
Cet instrument o=t des plu» commode* pour tracer exactement le» graveur* de» roues et pignon». Pour cola ou prend le coté où l'ou voit écrit par tie* égales, où
HORLOGERIE
nORI.OGERlE.
il y n de c lia que côté une suite de division» trêà-ropproch^ei. Comme lesdivraètrcssontproportionncU aux circoulcrences, et pur Mille aux nombres du* dent», l'ou prend avec un compas à pointe» la distance de deux centres que l’on a déterminés d’avance, on ouvre lo compas de proportion jusqu’à ce que les deux pointes du compas à pointe* puissent se mettre chacune sur les nombre* représentant sur chaque ligne la somme du nombre des dent» de la roue et de celui du pignon. — Cela fait, on prend lu distance qui existe entre les doux nombres de la roue sur les deux ligues divisées, ce qui détermine le diamètre de la roue, et l’on fa t do même pour avoir le diamètre du pignon. Mni* pour
secondes ott régulateur) est l’appareil le pli» parfait et le plus simple pour la mesure du temps. Après co que nous avons dit dans notre introduction sur les principe» généraux de ces machines, on en reconnaîtra sans peine ici l'application ; nous insérerons à l'occasion toute» lo* réflux ions et les remarque» utiles.
L'horloge astronomique et son mouvement sont représentés on élévation, pTi*e en 'avant et en arrière (6g, 3590 et 3591), latéralement et intérieurement (tig 3593 et 3594)
Ln force motrice est produite par un poids do 3 kilog. dont la corde mouflée en deux »'cnruulo sur un tambour garni do son ressort auxiliaire. L'horloge marcha
avoir de uuito les rayons, afin de pouvoir tracer lea circonférences de suha nvcc l’ouverture du compas, l’on prond non pas la Minime des nombres des dents, mais la demi-somme, puisqu'on effet la distance des centres des doux mobile» est la somme des deux rayon* et que le» rayons sont proportionnels aux circonférences.
Il c»t essentiel dan» un calibre de disposer lo» pièce» «le manière à ce que l'on puisse voir facilement le* fonctions du mécanisme, et aussi que l’on puisse lo» démonter le plus possible indépendamment le» un» de» autres. — Plus on donne d'aisance, de facilité au travail , plus aussi l’ouvrier le fuit plus facilement et mieux.
Le* mêmes principes doivent être suivis pour établir les calibres des montres et de» pendules.