Ht'ijuialeur astronomique
L'horloge astronomique est l'horloge de précision par excellence; c'eut par elle que nous devons commencer, car elle offre l’application complète des principes exposés à des pièces d’une dimension a^sez grande pour que l'exécution géométrique soit possible j et fournisse la plu» grande précision qu'on peut espérer atteindre.
Kou» décrivons ici le régolatcur tel qu’il se construit dan» la maison Bréguct. à pen do chose prèa, depuis A. R réguet, dont nous allons suivre la description.
Horloq* astronomique. — • L’horloge astronomique à pendule (que l'un nomme communément pendule à
36 jours. Le mmirenml se compose de* mobiles Min ent» entre le cvliudrc moteur et la roue d’échappement :
40 — 30 aiguille des secondes montée sur Taxe de la roue d’échappement.
La minuterie placée en avant de la paroi antérieure (fig. 3592) de la cage, se com * pose des roues suivantes ; la première étant montée sur l’axe de ta rone de 75 ci dessus qui, engrenant avec le pignon de 40 qui fuit un tour eu une minute, effectue sa rotation en 7,5 minute» : 12 — 96 aiguille des minutes.
48 aiguille des heures.
Onvoitqne les mobiles sont distribués en cercle*, afin qu’avoo de grand* diamètres il* occupent le moins de place possible. Le» platine* sont rondes et le tout est
renfermé dans tineylindro de cuivre portant le cadran. Cotte disposition est lu plus économique. Le cylindre s'attache au moyen de trois oreilles h un fort rherolrt de laiton fondu qui doit être accroché et maintenu en pince par trois crocheta et trois ris à coller, 6ur un mur bien solide, sans toucher à la boite, ou mieux encore, sur nn éther de for scellé dan» le mur.
1 a suspension est formée par deux ressorts en acier on en or, contenus dans la milchoiro ou pince établie sur le support. La compensation est h gril, et formée seulement de cinq branches, dont trois d’acier et les deux nu très de zinc.
L‘échappcment est celui de Gmhnm, h nncre; les levées et les repos de chaquobrusde l'ancre sont formés d'un rubis
Iji roue d’échappement est au centre du mouvement mais en dehors de la cage, ainsi que l’ancre, sur la platine postérieure, (fig, 3591)} la longue tige de cette roue traverse les doux cages, pour porter l’aiguille des
L’ échappement est construit «le telle manière que, dès qu’une dent quitte un des plans d’impulsion ou une levée, la dent opposée tombe presque juste sur le boni du repos, c’est-è-diro très-pen au dclh de l’angle légèrement arrondi qni le sépare. du plan de levée, et seulement de la quantité nécessaire pour la sûreté.
L’expérience prouve qu’en donnant aussi très-peu d’arc de supplément <0“,80 do levée et 0°,20 de supplément, le demi-arc étant d un degré, on l’arc total de deux degrés), les horloges ont plus de régularité et que la diminution de9 arcs par l’épnississement dos huiles, lorsqu’elles sont de bonne qualité, ne peut faire arrêter l’horloge qu’après 7 ou 8 ans de marche. Or, l’on sait qu’une horloge bien entretenue ne doit pas être laissée aussi longtemps sans être démontée pour la nettoyer et renouveler les huiles. Ce n’est qu’avec uno pareille réduction de l’arc de ropos que l’échappement li ancre pént convenir pour nn régulateur.
11 devient évident qu’avec cette réduction d’ores et
secondes nu centre du cadran. Iji minuterio est de renvoi, ainsi qu’on le voit dans la petite figure qui montre notamment l’effet des roues de 48, pour reporter Au centre du cadran le mouvement de l’aiguille des heures.
Ayant ainsi indiqué les positions relatives des principales pièces, entrons dans quelques détails sur la construction de chacune d’elles.
Le moteur dans l’horloge astronomique est plus simple et plus facilement constant que dans toute autre espèce de chronomètre, puisqu’il est formé d’un poids dont l’action directe est ce que nous connaissons de plus régulier.
Ce poids est inondé pour obtenir une durée suffisante de la marche, sans trop élever l’horloge ou sans multiplier les mobiles Ainsi lorsque 1* poulie est bien libre, bien ronde, ainsi que le tambour sur lequel on remonte le poidn à l’aide d’une clef qui sc monte sur le carré G, que la corde à hoyau est bien égale , on est certain d’avoir une force motrice très-uniforme. lai précision de l’horloge astronomique dépend principalement de l’échappement, de la suspension et de la compensation ; les autres éléments, la régularité de la force motrice, l’isochronisme des oscillations du pendule, ne laissent rion ii désirer.
cette précision dans l’échappement, la roue doit tourner parfaitement rondo, avoir ses dents bien justifiées et que l’ouverture .des bras de l’ancre doit être constante dam les températures diverses , ce qui dépend beaucoup de la manière de là construire ot des précautions dans l'écrouissage de la matière. L’on doit aussi laisser très peu' de jeu aux pivots de l’échappement, ainsi que dans la communication de la fourchette F, pièce qui sert h réunir le pendule avec l’ancre. I.a suppression de celle-ci quo nous avons pu pratiquer dans notre peudule double et aillcnrs, est une grande amélioration puisqu’elle rend les effets de l’échappement plu» précis et plus purs. Mais cette construction exige des précautions contre les accidents presque inévitables pour mettre eu marche ou régler la pièce , il faut alors que les levées puissent céder dans les arcs-boutements ; elle augmente le travail et le prix ; car il faut des vis dè rappel pour mettre l’échap peinent et pour régler -la pénétration des bras de l’ancre; 11 faut aussi des ressorts, etc. C’est donc pour concilier l’économie avec l’emploi commun de ces régulateurs que nous avons conservé la construction ordinaire, on réservant les soins dont il s’agit pour des ouvrages plus recherchés et plus dispendieux, destinés a porter
HORLOGERIE