‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 164 sur 394 · H0BL0U1.RIF · texte numérisé non relu

H0BL0U1.RIF

nOULOCKItlE.

un plus haut •lcfrnï qu'il nous n oit* possible la régularité des instruments d‘ol»*crvati<jn.

La suspension à ressorts est préférable ù toute autre. Nos ressorts sont presque toujours eu or, et trèscourts ; on peut lo» faire aussi en acier. Ces ressorts doivent être scrupuleusement ménagés, et surtout ceux en or, pour qu'ils ne soient pas forcés, lorsqu'on adapte le /tendu le k sa suspension, ou lorsqu’on l'en sépare.

La compensation du pendule estu»sez heureusement simplifiée par l’emploi du zinc que l’on a substitué, depuis 1822, nu Initon; nous avons adopté le principe de construction A'Hariseon, parce que lo gril présente des effets plus sûrs, plus simultanés, et que l'assemblage est plus simple : mais notre gril, nu lien d'avoir neuf branches, est réduit à cinq, dont trois d'acier et doux de zinc. est contenu par cinq traverses en laiton, plus une d'acier, dite mobile, pnrcc qu’elle se déplnrc facilement ou hauteur, pour augmenter ou diminuer la compensation, sans démonter le pendule. Trois dos traverses de laiton ne sont que de sûreté, pour maintenir l’écartement des deux branches extérieures et garantir les branches de zinc dans le transport.

Nous relaterons ici le degré de précision auquel on a pu arriver par l'npplicution des principes et 1» bonne exécution d’un mécanisme où rien ne gêne pour adopter la solution la plus satisfaisante des d.flîcultés que 4*«nt présenter l’exécution. Un régulateur Brégiiet, au dépôt •lo la marine, n'a pas varié, pendant plusieurs années, de trois socondes par an ! (Y’oir, Astronomie d’Arago, la murctie de plusieurs régulateurs.)

Ce résultat prouve surabondamment l’inutilité des recherches d’améliorations entraînant des complications considérables comme des échappements à remontoirs de formes variées, pour un appareil parfait en quelque sorte déjà, et qui font perdre h l'appareil cetto simplicité, cette régularité mathématique en quelque sorte qui en assure le bon service et que donne un bon échappement à repos. On peut dire qu’ils ne sont pas nécessaires, et si, exécutés par un babile artiste qui y a rais tous ses soins, tout son amour-propre d’inventeur, ils ont pu donner de bons résultats , il est certain qu'ils n'offriraieut aucun avantage à être reproduits et donneraient, la plupart du temps, des régulateurs dont la précision serait bien inférieure à celle dn régulateur normal que nous venous de décrire.

DK t.A fiOKXEIUE.

La principale exigence de l usage civil pour les pondules d'appartement, ainsi que pour les grosses horloges destinées à montrer l’heure à l’extérieur, c’est de leur faire sonner le* heures. Los systèmes dits sonneries, dont nous allons parler, étant nécessairement en rapport avec les rouages des heures qui agissent *ur eux à l’instant voulu pour leur faire sonner l'heure marquée, il en résulto pour ceux-ci, malgré l'adaptation do systèmes moteurs spéciaux pour produire une action nouvelle, uuo charge, une variation d’efforts nuisible h la régularité de la marche. Aussi jamais on n'adjoint de sonneries aux appareils de prccison et ne les emploie-t-on que dans l’horlogerie pour l’usage civil où l'exactitude absolue n’importe pas autant que In satisfaction de diverses convenances.

Nous allons passer en revue les deux modes de sonneries qui se retrouvent dans les p èce» diverses à Tusage civil.

On pourrait faire sonner un coup k clinquo heure sans aucun mécanisme particulier, en mettant simple ment uno cheville à la roue qui (ait sa révolution dans une heure, et en disposant convenablement la queue d'un mur tenu pouvant frapper sur un timbre.

Une disposition plus convenable consiste à placer sur la ruue des heures une catuc , un exccutriquc qui

n’est qu'une pièce de métal, taillée en tonne de spiral o, comme on lo voit dans la ligure 351)5, et dont l'effet est que le travail d’élévation du levier se trouve produit pendant l'heure entière, au lien d’être fait brus quement, mais avec beaucoup de frottement, le long du contour de la en me.

Cet appareil exige quo la force motrice soit pou augmentée. Cette disposition convient dans quelques cas, pour les tribunaux, par exemple, où la succession d’un grand nombre de coups est gêunnte. Elles suffisent parfaitement, puisqu’elles appellent l'attention sur le fait que l’heure vient de finir, et quiconque ne suit pas quelle heure n’a qu à regarder. Passons aux sonneries complètes.

Sonnerie d cha/teron.

Sur une roue du mécanisme de l’horloge sont placées, on nombre convenable, des chevilles, pouvant lever la queue d'un marteau tournant autour d’un axe, l'une après l’autre. Au-dessus de la roue qui porte les chevilles pour la sonnerie, s’en trouvent ordinniretueui deux autres. La plus élevée fait mouvoir un modérateur à ailettes pour modérer la vitesse de déroulement du rouage, afin que les coups du marteau puissent se succéder convenablement. Cello au-dessus do la roue de la sonnerie doit accomplir exactement une révolution pour un ou plusienrs coups de marteau. Je sup- ]>oserai qno c’est une révolution pour chaque coup, comme cela a lieu ordinairement.

On verra par la figure 3590 sur quel principe repo-

sent les différente» manière* de lilcher la sonnerie. Une cheville P, placée sur l’une de» dernière» roues du mécanisme, presse sur un point d’arrêt S placé sur un levier, lorsque l'horloge ne sonne pas. Ce levier courbé peut tourner autour d’un pivot et son autre bras peut être levé par une cheville R placée sur la roue des heures du mouvement lorsque l'horloge est sur le point do sonner, et cola permet k la cheville P de franchir en glissant le point S ; mais elle ne peut aller loin, no tardant pas à être arrêtéo par un autre point T , situé soit sur la même pièce ou sur une autre qui s y rattache; lo bruit qui en résulte sc nomme la préparation*

HORLOGER!*

nOUliOGEIUK.

Lorsque l'instant de tonner c-t arrivé, la cheville U s'échappe entièrement 'de dessous la détente et la laisse tomber; do cette manière la roue à cheville* peut tourner jusqu'à ce que In cheville P soit revenue au point S Maia avant que eela arriva on s’est arrange, comme nous allons le dire, do toile sorte que l'arrêt S reste écarté si l'horloge a à sonner plus d'nn coup.

Uno grande rono appelée chaperon ou noms nr. comité , mue par le rouage et le moteur spécial du la sonnerie, fait sa révolution on 12 heure*. Le boni du chaperon est partagé en 78 divisions, et il porte de profondes entailles aux di.- tances sorcest.ivee do I, 2. 3, etc., divisions, jusqu'à 12 : l'on peut en voir qffelques-unessur le dessin. Un troisième l»rus déjà détente s'étend jusqu'au chaperon et *c termine par umedent qui peut pénétrer dans ses entailles. Ixnsquo le pre mier coup d'une hiMire quelconque sonne et que lu roue à cheville P ’ fait une révolution . le chaperon tourne aussi dont» la direction indiquée sur la ligure ; la dent sortie de l'entaille vient reposer sur le bord jusqu'à ce qu'une antre entaille *c présouto pour qu'elle y tombe; la profondeur des entailles est telle que la détente est assois éloignée pour écarter les points d arrêt S et T du passage de 1» cheville, après une révolution, et ils demeurent ainsi jusqu'à ce que l'horloge ait sonné le nombre do coups vouln* pnr la rotation de ln roue dont les chevilles agissent sur le raartcan. Alors le mouvement de ln sonnerie s'arrête, l'extrémité du brns do la détente tombe dans l'entaille suivante dn chaperon, sa position étant bien celle convenable pour l’heure à sonner, et le replacement de OS arrête le rouage de sonnerie. On voit que le chaperon serait, en effet, un véritable cadran horaire si les entalle* étaient marqnées nvec les heures, puisque le nombre indiqué par la partie supérieure est toujours le dernier nombre que l'horloge n sonné.

Les pendules de cheminée étant construites de manière à sonner un coup aux demi -heures, la roue de compte ou chaperon est partagée en ‘JO parties nu lieu de 78, et toutes les entailles sont aussi longues que celles d’nne heuro dons les horloge* qui ne soutient pas les demi heures.

'La sonnerie par chaperon est celle qui est employée pour les grandes horloges, pour le* pendules d'uppzrtonient, dan* tou* les ca* où la pince ne manque pas pour installer lo chaperon et le volant à ailettos qui règle lo déroulement du rouage.

Sonnerie à râteau.

Un système trè« usité dans le siècle dernier permet do faire répétor à une horloge la sonnerie de toute henre aussi souvent qu'on le veut, ou d'arrêter la sonnerie à volonté. Noua allons lo décrire, vu que c’est à peu près le mémo système qui est adopté pour la construction des montres à répétition.

I n roue de compte complète du «ystèmo précédent ost remplacée pnr une portion de rmtel.M (fig. 3597), appelée râteau, tournant sur un centre O et ayant 13 à 14 dent* taillées en roche t. Un autre rayon ON de ce fragment du roue est muni d'une cheville; et sur nne étoile, que nous décrirons bientôt et qui tourne on douze heures, #o trouve fixé un limaçon ayant 12 gradins situés à des distance* inégale* du centre, sur lesquels s'appuie cette cheville, de manière à ce ouo lorsque l'aiguille des heures indique, par exemple, 5, la cheville N puisse rencontrer le cinquième gradin du limaçon, par suite, à une profondeur tulle que le râteau puisse tomber de l'espace de $ dent*. Le râteau est retenu par nn cliquet DK fixé sur nn nxonu point D, dont l'action e«t combinée avec celle d’un ressort <» placé à la partie inférieure. Le bras du cliquet est prolongé et repose sur une détente dont le bras T fai» nul saillie en arrière est placé do manière que lorsque la détente est poussée, la

cheville P de la troisième roue du mécanisme de la sonnerie peut franchir lu point d'arrêt T; mais lorsqu'elle c*t au repos, die arrête la chcvillo, et, par conséquent, lo Mécanisme. Lorsque l'horloge donne !' avertissement, ln cheville K de la roue horaire lève le cliquet,

qui laisse le râteau retomber aussi loin que le permet

le limaçon

Au-dessus du râteau, il y a une espèce de crochet K, qui de fuit n'est qu’au pignon d'une dent, placé eur l'arbre saillant de la seconde roue , c'est-à-dire audc-sus de la roue de la sonnerie, et à chaque révolution de cotte roue, et par conséquent à choque coup du ' marteau, il culmine les dents du râteau, l’une apres l’autre. On voit que quand l’horloge doit sonner, la détente ne déplace, ce qui rend ht cheville P libre, et kisso tomber le cliquet jusqu’au râteau, de manière à être prêt à saisir le* dents et à les retenir à mesure que lo pignon les repousse. lorsque ce crochet » entraîné la dernière dent, sa queue tombe sur une cheville placée an bout du râteau, et, par suite, elle ne peut plu* tourner davantage, et le rouage se trouve arrêté.

Si l'horloge doit pouvoir répéter à volonté la dernière heure sonnée, on prolonge lo cliquet D en arrière, ou y met un cordon qui descend dan* la caisse do l'horloge, et lorsque ce cordon est tiré, l'horloge sonne. Mais si lo cordon est lâché trop vite, lo cliquet saisira lo râteau avant qu'il «oit tombé assez loin, et l'horloge ne sonnera pas n-«*ex de coup», et s'il u'cât pas lâché assez vite, lo cliquet no saisira pua le râtean nn premier coup, et elle sonnera trop de coups, l.e cordon doit donc être fixé à la détente,- au lieu do l'être au cliquet, comme on le fuit habituellement. Si, en tirant le cordon, vous voyez que l'horloge ne vent pas sonner, c'est qu’elle e-t entre la préparation et lo moment où elle sonnera, et si voas la laissez sans la toucher, elle sonnera d’elle-mème au bout de quelques minutes.

l a roue à étoile A, dont on se fait facilement' une idée par notro dessin, tourne d'uu douzième de tour chaque heure, au moyen d'une chcvillo fixée sur la roue des heure* qui pousse un de scs rayons. Il est vrai que la cheville no l'entraîne pas directement sur une longueur suffisante; mai* nu moment oii elle sera parvenue à la moitié do cotte distance, le rayon placé nu point X, dans le dessin, aura atteint l'angle de ce qu'on nomme le santoir, placé on dessous, et aussitôt que la pointe du rayon aura passé l’angle, U pression d'un rassort fera lo reste. Le sautoir agit #insi à la foi» comme un cliquet pour maintenir là roue à

HORLOGERIE

étoile, et pour la faire arriver rapidement h ln position qu'elle doit occuper.

L Grosses horloges.

Lcb grosses horloges, dont U construction repose sur les mêmes principes que colle des horloges astronomique*, sauf la dimension plus grande des uppnroils et l'accroissement des résistances, sont en quelque sorte les grosses machines de l'horlogerie. Le» forces motrices plus considérables, ainsi que les résistances des frottements , celles du vent sur des aiguilles de grande dimension, etc , conduisent à des pièces assez grandes r.t rendent nécessaire, pour obtenir de bons résultats, l'exécution «le*- pièces suivant le- principes delà science. La taille épicycloidalc des dente de» roues, par exemple, ost tout à fait indispensable, car le* contact» s’y passent suivant des longueurs notables, tandis que dans les montres et appareils de même dimension, les contact* des petites roues à denture fin* ne s'exercent, pour ainsi dire, qu'en un seul point, de telle sorte que la régularité de l'espacement «le petites dent* devient nne condition presque suffisante, que la forme géométrique y devient d'importance secondaire.

Longtemps stationnaire en Franco, cotte branche d'industrie n’a fuit de véritables progrès que de rm< jours; à quelqncs exceptions près, les grosses liorh

manuels a été la cause principale de leur amélioration. Jadis les grosses horloges étaient composées de roue* de 1er forgé, dont la denture était façonnée h la inain, à l'aide de la limo et du burin, chaque dent l'une après l'autre; ces roues étaient montées sur des axes forgés et limés à pans; l'action rapide et précise du tour n'étuit pas toujours employée pour exécuter le* pivots; des cages de fer forgé servaient h assembler les diverses parties ; brutes du forge, cos cages no recevaient «l’ajustement qu’à leur point do réunion ; les places ou devuiont être insérés les pivots n’étnicnt pas toujours, de prime abord, garnies d’un bouchon de cuivre; l'nsuro des contacta incessamment répétés «les pièces composant l'échappement n'était combattue que par la présence do l'huile. 1^8 vieilles horloges, dit M. Séguicr, n 'étaient, pour la plupart, que des espèces de grossiers tourne -broches réglés dans leur marche par un pendule oscillant, au lieu d'un volant à mouvement circulaire. La substitution du bronze au fer forgé pour les roues, la trempe en paquets, ou l'emploi de l'acier pour les pignons, la division mécanique des dentures, h l’aide de la plate-forme et «le la fraise pur les Hulot et lea Snllancuve, la tonne épicy cloïdalo donnée avec la hache h tondre ou crochet par les Pons, In fabrication des pignons par do semblable* p roc «h tés, le tournage c<uiiplet des n \ es par le- Lepautc, les Janvier, h« Wagner oncle et neveu, ont transformé eu France ce* machine**.

ovn'ont été. b’i.-n plutôt des rem res «le serrurerie que | Nos vieilles horloges, dont les chocs fatiguaient le* «les pro I nt* «rimrhigci'ie ; la substitution de* moyens I oreille*, ébranlaient mime le» plnmlo r* au moment mécanique* de lu fulvicutiuii aux. procédés purement | de* fonction*, M>ut désormais chaugée*, grftcc à ce»

HOKT.Or.FME.

HORLOGERIE

3Vft

habiles artiste*. en ndroirnblea appareil* «le précision, cheminant avec douceur, n’interrompant le silence des lieux où il» sont installés que par le léger bruit insépnrohle «le la chute do l'échuppcmcnt et de In préparation de lu sonnerie.

Nous donnons ici lus dessins (fig. 339î*) et le plan (fig. 3o‘J9) d’nne horloge do M. Wagner neveu, l’élévation prise en arrière; nous retrouverons dans cotte construction l’application do la majeure partie des perfectionnements que nous venons d'énumérer

Le châssis est tin simple carré long, d’wno senle pièce de fer fondu, ayant ses parois de champ, et portant toutes les rouea et les détentes. Les roues sunt épaisses et en laiton fondu; les plus grandes portent environ 30 centimètres do diamètre, quoique cette horloge soit des plus fortes et comporte des timbres on cloche» de cinq à six mille. Lu longueur du peu • dule est celle du pendule à secondes ; les pignons de j douze, dix et neuf; enfin, placée» eu arrière, sont 1 les roues dites «le temps, qui ne contribuent qu’à la j dnréc do la marche. La plupart des grosses horloges ne marchent «l'ordinaire que vingt-«piatre ou quarantehuit heures, avec l’excédant ordinaire, pour être re- ‘ montées chaque jour ou tons le» deux jours. Ce n’est pas que l’on ne puisse nu besoin les fairo marcher plus longtemps , mais alors clics exigent des soins plus .grands.

La tringle qui transmet le mouvement aux rtignille» du cadran ou des cadrans peut se projeter dans toutes les directions au moyen d’engrenages d'angle; la mise ù l'heure do ces aiguille» e?t accusée par le petit cadran intérieur du haut «le l’horloge représenté sur la figure. I.o mouvement étant groupé séparément des rouages de sonnerie, chaque partie se démonte k part, en levant les coqs qui tiennent les axe» en cage. Ia sonnerie des heures est à droite, celle «les quarts k gauche du mouvement de l'horloge.

Le mécanisme de cetto dernière e*i le même que celui «1e ln sonnerie «les heures. Il suffît d’employer, pour compléter ainsi l’horloge, deux marteaux ît la place d’un, et «le plucer uno garniture do chevilles de plus sur la roue do la sonnerie pour les lover. S’il s’agit de faire sonner les quarts üur «Jeux cloches, on peut construire cette roue parfaitement semblable a la roue de la sonnerie îles heures, ayant seulement deux garnitures de chevilles pincées sur ses côté.* opposés, de manière ù lever les «leux marteaux alternativement Mais s'il y a quatre cloches ou plus, la rouo do sonnerie c>t rendue plus épaisse de manière à former un cylindre de carillon, arec des cheville* en ressortant comme le barillet d'nim boite à musique, et ces chevilles lèvent successivement les marteaux, qui sont tous placé* sur un mémo axe.

La position des marteaux qui frappent sur les cloches est controversée : les uns veulent, pour fiicilitcr le départ du rounge de sonuerie, que le marteau, au repos, pende perpendiculairement au bout de son levier, et qu’il présente, à mesure qu’il est soulevé, uno résistauce progressivement eroisranto pour tonir ainsi en aide au volant k ailette* chargé de modérer le déroulage du roungo qui tend k s'neeélérer; d'autres prétendent que la position du murteau nu départ doit être telle, qu’il perde de sa pointeur h mesure qu'il est soulevé pour compenser le» inégalités d’effort que le rouage do sonnerie éprouvo quand la résistance augmente et que la puissance diminue par suite «le» modifications de rapport entre les pièces des mécanismes agissant comme leviers (fig. 3Gl)0); d’autre* encore veulent quo le* efforts restent «?on*tant8, et remplacent les rouleaux par des cames calculée* de façon ù maintenir la résistance et la puissance dons uno relation compensée; c’est ce que préfère le savant M. Denison, ce qu’il a fait appliquer dans l’horlogo

exécutée par M. Pont, sous scs inspiration*, pour le palui» de Westminster.

Observations. — Nous signalerons encore en terminant quelque» progrès dnns la construction des horloges de clocher.

Nous avons déjà parlé de la diminution «le la partie de l’appareil qui sert à la mesure du temps et par suite de l'accroissement de précision qui en résulte ; et cela Fans diminuer les proportions des sonneries qu'il s'agit

surtout, le plus souvent, d'avoir très-fortes, sans l’inconvénient «le réactions fâcheuse* do ces deux partie* «le l'upparcil mises en rapport par des roues dentées et des vis sans fin.

Dnns le» dernières grosses horloge» célèbre*, on n adopté l'échuppcmcnt à chevilles perfectionné, soit pour éviter les ruptures poteiblo», soit surtout pour diminu«*r l'usure, par le perfectionnement dû à M. V ulliamy, habile horloger de Londres, de construire les palette* de l’échappement avec une certaine mobilité, do telle sorte que les chovillos, qui ne peuvent «*tre toute» absolument parallèle» entre elles, s’appliquent son» produire d’usure sur des pièces qui, toujours en action, sont les premières usées. L'horloge do Windsor, établie d'après ce système, a donné «l'admirable» résultats.

Êrlturagr du eadran des grossi* horloges. — M. Doré, «lu Havre, a trouvé la solution la plus satisfaisante, je dirais presque la plus merveilleuse de ce problème. Grâce à lui, le* navigateurs peuvent, de plusieurs kilomètres de distance, voir rhoure que leur indiqua l'horloge «le lu municipalité du Ilnvro, avec ses aiguilles de fou, sur un cadran à chiffre» ardents l'on- «lant le jonr cependant» le cadran de cette horloge n’offre d’autre aspect que «les aiguille» et des chiffre* blancs très-visibles sur un cadran à fond noir.

Ce merveilleux éclairage, qui fait l'étouncment de tou* ceux qui le voient pour la première foi», est basé sur la propriété qu'ont les corps opaques d’arrêter la lumière à son passage, tandis que les corpa transparents se laissent traverser.

M. Doré forme son cadran d’un disquo de glace sans tain sur lequel il fixe de» chiffre» «lécoupé* dans du verre dépoli ou opmpie et maintenus en plnco par uno très-légère sertissure métallique. Les aiguilles «ont eomjKiFées do même. 11 place derrière sou cadran un écran de velours noir ; il installe, dans un plan plu» bas que le bord inférieur do cadran, entre l'écran et le cadran un puissant éclairage don: es rayons lumineux sont dirigés vers lo ciel; les ai.uilles et les chiffres, arrêtant seuls la lumière ù ron passage, s'illuminent, le cadran transparent se laisse traverser, et, ne faisant voir que l'écran noir, placé derrière lui, reste complètement obscur. Disons pourtant, et- pour la faire mieux comprendre, que cette très- ingénieuse manière «l'éclairer un cadran n’c&t praticable que pour des localités oîi le cadran ne doit être consulté d’aucuus points culmi-

HORLOGERIE

nnot», car, pour cou points, le» rayons éclairant» arriveraient directement du foyer d'éclairage à l'oeil de l'observateur, et il no pourrait plus y avoir de différence entre le» aiguille» et le fond du cadran devenu, lui aussi, lumineux.

Iji durée d'éclairage d’un cadran doit égaler celle de la nuit, elle est donc variable, et plus longue en hiver qu'en été. Pour dispenser un surveillant de la double obligation d'allumer et d'éteindre quotidiennement, au moment convenable, l'appareil d'éclairage do l'horloge do Douvres, le bec de gaz, dont lo robinet est établi do façon à ne pouvoir être jamais complètement fermé, reste constamment allumé; c'est l'horloge mémo, qui. pur une courbe tracée suivant les moments du lever et du coucher du soloil pour la position do Douvres, manœuvre le robinet, l’ouvro complètement quand la nuit arrive, le ferme assez pour réduire lo bec de gaz à l’état do veilleuse quand le jour reparaît.

Page 1