‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 166 sur 394 · Chronomètres · texte numérisé non relu

Chronomètres

Nous avons consacré un article spécial à ces important» uppurcils; nous n'avons pas à y revenir ici.

&. Montres.

Bien des inventions se sont succédé pour perfectionner les montres, co qu’explique l'importance de l'industrie qui s'occupe de leur fnbricat.on qui, en Suisse, à Genève surtout, a pris un admirable dévoloppement.

A. Bréguet classe tontes ces inventions sous trois divisions qui nous semblent précieuses à conserver :

1“ Inventions de formes, de dispositions pin» ou moins agréables, commode* ou séduisantes. Ces inventions ne produisent que des avantages commerciaux, donnent de l’activité aux ateliers momentanément, enrichissent quelque* artistes, mais sans accroître en rien ni leur art ni leur réputation;

2J Invention* profitant à la solidité, c’cst-à-diro de moyen* qui font que le* produits durent plus long* temps, sont moins sujets à se détruire par l'usage, que bs accidents sont moins dispendieux à réparer, etc. I-cs inventions de co genre restent et enrichissent l'art;

3° Inventions qui nugmontont l'exactitude de In marche de la montre, qui combattent plus de causes d’irrégularité, tellos que changements de température, variations du frottement, l'agitation et lu diversité des positions, etc. Ces inventions forment la gronda richesse do l'art, lui font faire des progrès pour atteindre son but le plus important, l'exacto mesure des temps.

Montres à'erhappement à cylindre. L’ échappement à cylindre qui demande peu de hauteur a remplacé l’échappement à palettes, et, en donnant une précision plus grande, a permis, en augmentant la longueur du ressort moteur, de supprimer la fusée, qm, dan# la pratique, pour les ouvrages à bas prix, était au*#i souvent cause d’irrégularité que de régularité. C’est à Lépine et à A. Bréguet que l’on doit les formes de constructions simples et élégantes qui constituent les

HORLOGERIE. 349

montres plûtes, auprès desquelles les anciennes paraissent lourdes et disgraciuu»et.

La fignro 360 1 présente lo mouvement d'une montre moderne vue par dessus . On voit que la pla ■ tine supérieure n'existe plus et que les axes des roues ?ont maintenus par la platine inférieure d’une part, et de l’autre pur des ponts montés sur cette platine.

B est lo burillot renfermant lo ressort moteur et portant 80 dents, son axe c»t guidé par le pont C. Le roebet b, maintenu par un doigt pressé par le ressort d, ost assemblé avec l'arbre du barillet et l'cmpèche do

retourner en arrière lorsqu’on remonte le grand ressort à l'aide du carré placé au centre.

La grande roue moyenne D est la pins élevée do toutes. Son axe est porté par le pont E, qui traverse complètement la montre ot forme un assemblage solide. Le pont L reçoit lo pivot supérieur du balancier et porte la raquette m n, qui tourne a frottement doux autour de ce pivot. Le spiral fixé en r est, en outre, passé entre deux chevilles placées en o à l'extrémité de la raquette; le contact de ces chevilles détermine In longueur du ressort spiral qui vibre ; et, par suite, permet d'obtenir ainsi les corrections que la marche de In montre ferait désirer.

Le pivot de la roue d'échappement roule dans le pont K, et le cylindre est sur l'nxc même du balancier.

Une des conditions essentielles de la régularité des montres , le moyen le plus certain de les rendre peu impressionnables à tous le» petit* accidents qu'elles peuvent éprouver dans l'usage civil, consiste ù donner une vitesse assez grande au balancier. Dons le sysième représenté dons la fi ure, il est facile du calculer que le nombre de ses vibrations s'élève à 48,000 par heure. En effet, le harillot B a 80 dents; la grande roue moyenne D a C i dents ; ton pignon (monté sur le mémo axe et qui engrène uvec le barillet) a dix ailes ; la petite roue moyenno F a 60 dents, son pignon 8 ailes; la roue de champ II a pareillement 60 dents, 6on pignon 8 aile»; enfin lu roue d'échappement a 45 dents et son pignon 6 ailes.

On peut donc représenter les rouages par le tableau suivant :

co qui donne bleu le roPP°rtsixbu x6l,x ,5- 9ÔÔÔ ponr une vib-etion, on 18000 .impie, pour un ton, de l’axe des minutes.

Le» montrer que le commerce produit en plus grand

HORLOGERIE

HORLOGERIE

nombre tont toujours de* montres à eyl indre» ; la Suisse, rentre principal de fabrication, en fuit peu d'autre*; la Franco également. En Angleterre on fabrique de préférence des montres avec l'échappement à ancre.

Dos variété* nombreuses de formes, de grandeur?, sc rencontrent dans le commerce, depuis dos montres cachées dans un bracelet, dans lesquelles les orgnnenrrivent h do» proportions microscopiques, jusqu'à des montres dites demi-chronomètres, dans lesquelles les organes sont dans les conditions du meilleur fonctionnement.

Montre* sans clef. — Une invention assez récente, que la consommation a accueillie avec assez de plnisir, consista dans la suppression de la clef qui sert à remonter, ou plutôt dans l'emploi, dans ce* montres gau* clef, du pendant de la montre pour remonter le ressort, en fuisant tourner l’axe du barillet à l’aide de roues d’angles.

Noua décrivons ici la disposition employée dans In maison Bréguet, et qui on mémo temps permet de remettre les aiguilles à l'heure par le mOine bouton qui sert à monter le ressort, difficulté de cette construction.

La figure 3002 représente la remise à l'heure an

repos, c’est-ù dire dans la position qn’ellc occupe quand la montre marche.

A, pignon do remise à l’heure fixée sur la tige de remontoir II.

b, roue do remise à l'heure.

ce, renvoi intermédiaire engrenant avec 6 et porté par une bascule qui a son centre de mouvement en d'.

te\ ressort fixé sur la platine en t\ et dont la tête en forme do sautoir appuie contre la bascule D près de t et la maintient en place.

f , renvoi do minuterie, n, pignon do remontoir fixé sur la tige H. i »", deux gorges ou entaille» pratiquées sur la circonférence de la tige II, et qui reçoivent le bec d'un resport (pas figuré) qai maintient en place la tige en upptiyant dan» l’une ou l'autre entaille, selon que le remontoir ou la remise à l'heure est en prise.

Lorsque l’on vent remonter la montre, on s'assure quo le bouton B est bien poussé à fond; alors le pignon n engrène dans une mue placée sur l'arbre du barillet, soit directement, soit par renvoi, suivant remplacement, puis on tourne le bouton de gaucho à droite jusqu'à ce que l’on éprouve un arrêt.

lorsque l’on veut remettre le» aiguilles à l’heure, on tire en dehors le bouton B dont la tige est alors retenue par un ressort qui entre dans la gorge i; le pignon A do remontoir, suivant Je mouvetneut de qecul de la tige,

1 v ent appuyer «a lace contre le bec de la bascula I (fig. 3603), le repousse en arrière et fait passer le plan . incliné ou dent du liras de la bascule mit le plan op- | jKjsé du sautoir e; ce report étant convenablement

bandé continue le mouvement de la haseme et ftiit engrener le renvoi intermédiaire c avec la roue de minntion f.

La tige II continue sou mouvement jusqu’à ce qne le ressort appuyant de*sn» ait trouvé la seconde gorge i, engage alors les dents du p gnon A dans les dents de la roue de champ 6; l’appareil est alors dan» lu position que nous montre b figure 3603, c’est-à-dire la minuterie en prise avec la mise à l’heure.

Pour opérer le dégagement de la minuterie, on fait rentrer, en la poussant, la tige H jusqu’à ce que le ressort, retrouvant la gorge i, arrête cette tige,

Le pignon À, en suivant le mouvement do la tige, se dégage de» dents de la roue 6 avant que la bascule ait commencé bou mouvement, et ce n’est que quand le pignon de remontoir ti vient appuyer derrière l'extrémité de la bascule en d', que colle-ci commue le dégagement du renvoi intermédiaire qu’elle porte; le pignon n la conduit jusqu'à ce que le sautoir ait passé sur la dent opposée de la dent de bascule c; le sautoir achève alors tou mouvement et la maintient û sa place, appuyée contre l’une des goupilles pp qui limitent son mouvement.

Page 1