I.e» fig. 3604 et 3603 représentent la bascule D dans
ses deux positions; elle eut au repos (fig. 3604) et clic est en prise jour la remise à l’heure {fig. 3603).
La roue de remise à l'heure étant parfaitement libre (quand In remise à l'heure n’oft pas engagée! et lu bascule faisant engager la rouo de renvoi cc dans la minuterie, avant que le pignon A arrive dans les dent» de la roue à, il s'ensuit que les aiguilles n» peuvent être déplacées par l’engagement du renvoi, dans le cas oit les engrenage» no se présenteraient pas dans de lionne* conditions, parce que la chaussée offrant suffisamment de résistance, la roue de minuterie fera tourner les roue» de remise à l’heure 6 et cc\ si un plein du renvoi ce’ rencontrait un plein de la roue de minuterie f , quand la bascule, par sou mouvement de rotation autour du centre d fera engager lo renvoi cc‘.
HORLOGERIE
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II on c«t do môme quand on opère lo dégagement do la rcmino h l'heure on repoussant le bouton de remontoir. Le pignon A, quittant la roue bavant que la tuuculo a Pt commencé non mouvement pour dégager la rone b, ba trouve de nouveau libre et peut obéir s’il est nécessaire ou mouvement du renvoi quaud le dégagement de celui-ci se fait.
Ce système est employé et exécuté dans les montres à remontoir fabriquée» dans no* ateliers, et répond parfaitement au but proposé, savoir j
I® Isoler la minuterie de tout renvoi ou engrenage t autres que les sien» propres ), qui sont toujours des résistance* nuisibles et inutiles, et sont souvent des causes d'arrêt dans les montro* où un renvoi est tantôt menant, tantôt mené, et reste toujours engagé avec la minuterie;
2” Obtenir par un moyen simple et facile un embrayage et désembrayage do remiso à l’heure sans que les aiguille* puissent être dérangée» dans cette opération.
La maison Bréguct construit toujours de* montres qui ne se remontent pa» ou plutôt se remontent, étant portées, par l’agitation d’un poids montant le ressort par l'intermédiaire d’un cliquet. A. Bréguet a varié souvent et avec grand succès cette ingénieuse disposition.
Montre» à répétition. — l,e mécanisme des montres & répétition se rapproche tout à fait des sonneries ù râteau dont nou6 avons parle plus haut.
Nous allons retrouver les principales pièces indiquées, remarquant que lo marteau frappo ici sur un ressort circulaire, seule espèce de timbre qu'on puisse employer snr le peu de place dout on dispose
lai pièce courbe o (dig. 36Ub), dite tout ou nen, est noyée
dans l’épaisseur de la platine, sauf près do son centre de rotation i placé â sa partie supérieure à droite (une ligne ponctuée montro lu place réservée pour le petit mouvement que petit lui faire faire un petit ressort qui la remet en place après qu'elle a été déplacée); le crochet qui la termiue sert à dégager le verrou 117, comme nous le dirons. Il porto au centre de sa partie courbe l’axe du limaçon des heures et la roue fi étoile ; enfin le sautoir de celte roue.
I-e râteau ou crémaillère >j peut, par son extrémité, s’appuyer sur le limaçon de* heures b, b. Elle porte un ressort, dont la tête pénètre dans une cavité pratiquée dan» l’ongle de la pièce des quarts, près de son rentre de mouvement.
Celle pièce dos quarts e tourne, comme la précédente, autour du même axe que le tout ou rien, au moyen d'un canon. Par son extrémité, elle peut s'appuyer sur le limaçon des quarts o, lorsque le monvo-
ment de la crémaillère lui permet do descendre. La partie dentée n’est pas un rfiteau proprement dit, mais c»t destinée seulement à recevoir le verrou nq. Cette partie est terminée par une dent plus grosso qtio le* autres.
La roue r est le rochct du marteau ; ello porte douzo dents pour les heures, plus, à distance, trois doubles dents pour les quart» frappés par les doubles coups du mémo marteau. Son axe, en tournant, enroule un ressort pincé dans un petit barillet, et ce ressort, de- \cnnnt libre d'agir, ramène le rochetuvcc rapidité, de manière à faire frapper le marteau. Cette vitesse est régularisée par un rouage de roues et pignons mus par une roue montée sur le même axe que le rochet, et agissant sur un petit échappement à recul.
La lc\ée, solidaire avec le marteau, est en t. entre le verrou et le rochet. Elle porto une dent angulaire attaquée par celle» du rochet pour faire lever le marteau. Elle est relevée ou abaissée par l'action de deux ressorts de sens opposé» qui agisseut ensemble.
I.e limaçon de» quarts est une pièce plate montée sur l'axe ode la roue do» heures, et divisée en huit gradins, comme le montre la figure. L'embase, sur laquelle repose son canon, est entaillée pour laisser mouvoir de quelques degrés une courte goupille portée près du centre du limaçon. Il est percé dans l’épaisseur de son deuxième gradin, où il reçoit, h frottement dur, une longue cheville d'acier méplat?, qui se prolonge jusque dan» une autre entaille étroite faite k lu portéo du bas de lu chaussée, goupille qui fonctionne tromme ressort. Une cheville, tournant avec le limaçon, fait tourner, d’une dent à chaque heure la roue du sautoir (l'éto^e), comme dans touto répétition à râteau.
lorsque cet effet a lieu et que le ressort du sautoir agit, le limaçon des quart* reste quelque temps suns mouvement pendant que la chaussée, continuant de nmrrhcr, fuit effort et met en jeu l'élasticité de la longue goupille du limaçon resté en arrière. Bientôt lo limaçon et la chaussée commencent à marcher ensemble; mais lorsque la dent de la roue du sautoir échappe il celui-ci, instnnt où l’aiguille des minute» arrive ver* 60' du cadran, alors lo limaçon des quarts, avançant par le ressort de mi longue goupille, récupère l'intervalle dont il était resté en arrière, et présente ( tout à coup, uu bras de lu pièce des quarts, son entaille la plus profonde. Ici, l'effet du limaçon est inverse de celui des répétition» ordiuairos; le degré le plus élevé fait sonner les trois quart», et son gradin le plus enfoncé no donne pu» do quart», parce que la pièce des quarts, lorsqu'elle descend aussi bas, est ramenée par la crémaillère aussitôt la dernière heure frappée, et que la premièro petite dent 6ur laquelle le l>cc du verrou s’appuio par raccrocheroent complet du tout ou rien, relève assez le verroti pour faire baisser la levée subitement nu dernier coup de l’heure; tandis que *i la pièce de» quarts se trouve retenue par le plus haut gradin du limaçon, pendant la descente de In crémaillère, c’est 6ur In dernière jietite dent que le bec du verrou *e trouve appuyé, et la pièce de» quart», ain«r que cette dent, étant ramenée plus tard par la cré iimillèrc , puisqne la pièce des qnnrts est très-peu descendue, le rochet n eu le temps de faire frapper le» trois quart* avant le relèvement du verrou.
Le jeu de» pièce* étant ainsi indiqué, on comprendra bien l'ensemble de* efTct* d’une répétition, que complique lo désir de faire frapper les heures et les quarts par des mécanismes qui so commandent et qu’il faut • faire tenir dan* un espace minime. lorsqu'on enfonce le poussoir, la crémaillère, sur luquclle il agit directement, obéit en faisant tourner le pignon et le rochot, et pousse la pièce des quart» jusqu’il ce qu’elle rencontre le limaçon des quarts, puis continue fi descendre renie, ce que permet suffisamment l'ouverture trian-
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gnlaire de la pièce des quarts dans laquelle se trouve le ressort u, appuyé, (tendant le repos des pièces contre la branche supérieure do la pièce des quarts, par la pression de sa tête contre l’angle de cette pièce, la séparation no s’effoctuant que lorsquo celle-ci est anpuyée sur son limaçon et y restant par la pression du ressort ; enfin le mouvement de la crémaillère continue jusqu’à ce qu'elle atteigne le limaçon des heures.
A ce moment, elle fait reculer le tout ou rien portant le limaçon des heures, dégage le crochet qui maintenait un tenon placé dessous le verrou «7, et rend libre lo fort ressort de dessous la levée jusqu’alors abaissée par la queue de celui-ci. Ce ressort remonte donc cette levée, malgré la faible opposition du ressort supérieur de force moindre, ce qui met en prise cette levée avec le rochet dont le mouvement rétrograde est alors terminé. I.a main ayant retiré le poussoir, comme il convient toujours de le faire, le marteau frappe les heures et les quarts, les heures en raison du nombre des dents du rochet, déterminé par la position du limaçon des heures, et les quarts en raisou de la position où s'est arrêtée la pièce des quarts. Quand le dernier coup so frappe, ou plutôt auparavant, dès que la patte du ressort « a atteint la branche du haut de la pièce des quarts, la petite dent de l’extrémité large de cette pièce a déjà repoussé le verrou suffisamment sur l’entaille du fort ressort dn levier pour l'abaisser, de sorte que la levée n'est plus retenue que par l’accrocbeinent de la dernière dent du rochet qui doit faire frapper un dernier coup de marteau, et par la résistance de ce marteau. Il suit de là qu 'aussitôt le coup frappé, lojevée, n'ayant plus de support en dessous et étant sollieitée parle ressort supérieur, s'abaisse tout à coup au-dessous du rochet, où elle rente jusqu'à ce qu’un nouveau mouvement dn poussoir la remette en prise.