‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 171 sur 394 · INJECTEUR · texte numérisé non relu

INJECTEUR

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an

facilité et nnc régularité parfaites ; qui, par exemple, À lu manufacture impériale «les tabacs , suffit pour alimenter «le» chaudière» de 200 chevaux de force, où il injecte par heure, suivant ce qui nous a été dit, jusqu’à 4 mètres cubes d'eau.

Quelques personnes ont élevé des prétentions à l’antériorité «le l'invention de M. Giffard. Si elles n’ont pua utilisé le jet de vapeur d’une chaudière pour l’alimentation de cette chaudière elle- même, ou réalisé «l'autre* applications où la chaleur contenue «laits le jet entraîné par la vapeur joue le rôlo principal, elle» n'ont' fait, à notre avis, que de mauvaise» machines, fondée» sur le fait bien connu et appliqué depuis longtemps dan» le» trompe* , le* tuyères des locomotive», etc., de l'entrainement de* liquides ou de* gaz par communication latérale.

Observations. — La savante analyse de M. Combes me parait insuffisante en un pointqu’il importe de compléter. Il admet comme conséquence de la théorie dynamique du la chaleur qu'il disparaît une quantité do chaleur correspondant exactement à l’élévation et nu refoulement de l’eau dan* la chaudière, et il en conclut quo l'appareil est théoriquement parfait. Or, il est r de voir que le* chose» ne se passent pas tout ait ainsi. La force vive de la tuasse liquide qui est en mouvement pour pénétrer dans la chaudière, ne suit pns d’autre» lois que les loi» de la mécanique : il n'y a là qu'un fait mécanique ordinaire, et le travail correspondant à cette force vive ne se convertit nullement en chaleur. La soupape est repoussée par l’eau en mouvement, et celle-ci pénètre dans la masse de l’eau do la chaudière où sa vitesse s’amortit par de» tourbillonnements, absolument comme si elle était lancée par une pompe foulante.

Toute la chaleur contcnno dans la vapeur so retrouvant d'ailleurs dans réchauffement de l'eau qui la condense, le calcul de la chaleur ou du travail dépensé dans l’injecteur Giffard se réduit à celui do la force vivo impriméo à la vapeur par la pression intérieure de la chaudière ; c’est l’action directe de la vapeur qui fait alors mouvoir une espèce de pompe exempte de toutes résistances nuisibles .'Ccl avantage, aussi bien que ln sim plicité de l’appareil, doivent en assurer la supériorité sur tout système de pompes; mais au point de vue exclusif de l’économie du travail moteur, il peut exister de» cas où une pompe conduite par une machine à vapeur à longue détente, utilisant très- complètement le' pouvoir moteur de la vapeur et inj«?ctnnt l’eau avec une trèspetite vitesse, serait plus économique que l'injccteur Giffard. Ainsi, prenant les chiffres de M. Combe», qui admet , avec raison , que la vitesse d'entrée doit être bien plus grande que celle virtuelle de sortie de l’eau,

^ et comparant la force vive pour V = Jo"*, et pour

4 kilog. dans le cas 4’uno pression de 5 atmosphère», le travail consommé jsar l’alimentation ou celui de la force vive qui se détruit dans la chaudière est de 68 kil. i mèt., et le travail PV d’une pompo alimentaire (en négligeant les frottements intérieur* et supposant nulle la vitesse de l’eau injectée, qui peut seulement être irèspetitoj est pour 1 kilog. peu supérieur à 10330 X 5 X 0,001 =64.

A cela, il importe d’ajouter quo l’injection élevant la température de l’eau d’injection, on ne peut utiliser toute la chaleur de l’eau qui sort du condenseur à une température de 40°. En effet, l’eau est alors portée à 80"; à cette température, la condensation ne se fait plu* convenablement, et l’injccteur cracho, comme l'a constaté expérimentalement M. Dollfu», do Mulhouse.

Il est intéressant d’examiner comment su produit lu consommation de chaleur qui correspond au travail d'alimentation, d’après la nouvelle théorie, car pour l’au-

cienuc, son inexactitude est évidente par le jeu de l'appareil dont nous parlons, puisqu’un effet sans cause serai! produit , si on l'admettait, toute la chaleur communiquée à la clmlour passant dans l'eau d’uliineulation.

II faut remarquer que le travail de la vapeur, lorsqu'elle arrive dan* le cylindre d’une machine à vapeur, «pt'ello travaille à pleine pression, no coûte en apparence aucune chaleur ; on retrouve dan» le condenseur toute la chaleur que la vapeur a dû apporter dans le cylindre, et M. Ilirn a démontré surabondamment que ce u’eftt que lorsque la «hiteute a lieu qu’il y a consommation de chaleur. 11 y aurait donc là un effet «an* cause, et c’est une erreur dan* laquelle sont tombés plusieurs savant» du premier ordre, en traitant de la machine à vapeur. Elle résulte de ce qu’un ne considère que le cylindre à vapeur, tandis qu’on doit considérer ln totalité de la vapeur qui travaille, c’est à-dire' celle qui est renfermée dan* la chaudière qui , lors «le l'action •lirecte, travaille aussi bien que celle du cylindre, vapeur dont le volume est très-grand relativement à celle qui est déjà parvenue dan* le cylindre. C’est dan* cette chaudière que *c produit la consommation de chaleur qui correspond à l’action directe, à la force vive de la vapeur qui sort de la chaudière.

11 est facile, d'après celu, de calculer le travail consommé par l’injccteur Giffard. Ayant déterminé le volume V de vapeur qu’il consomme, ce qui est facile, connaissant l'orifice de sortie et la pression 1’ de la vap*ur, PV sern le travail en kilogramraètres qui correspondra à la forco vivo de la vapeur. Cetto dépense, d’après les calculs de M. Combes, correspond au travail direct d’environ ~ du poids de l’eau ou de la vapeur utilisée dons la machine et qui y a en quelque sorte un double emploi. On en tiendra compte dans le calcul du tra\ail utile de la machine à vapeur, relativement à la consommation du combustible, eu prenant ^ du travail «le l'action directe de la vapeur, si on ne le calcule directement. Cette fraction de force vive, d’après l'analyse précédente, sera consommée pour l'alimentation à l’aida de l'injerteur Giffard, et fournira (divisée par l'équivalent mécanique do la chaleur) la mesure do la quantité'de chaleur qui aura été consommée dans la chaudière par la détente de la masse de vapeur qui y est «■ontenue, pour lancer la petite quantité qui produit l’alimentation.

INJECTION, CONSERVATION DES BOIS. Tandis quo les besoins en bois de toute naturo augmentent dan» une proportion d'autant plus grande quo les chemin* de fer s'étendent on renouvellent leur matériel en traverses, le* forêts s'éclaircissent et disparaissent. Aussi les esprits se- sont-ils tournés, dans ces derniers temps surtout, vers la recherche «le* moyens «le préserver le bois en œuvre d’une destruction certaine «>u tout au moins rapide. Déjà, à l'époque où le bois abondait, on s'était occupé de prolonger «a durée. Mais, outre quo les essais laits à ce sujet, dans les temps le» plus reculés, sont tombé* dan» l’oubli, il» n’avaient pas cette valeur industrielle qu’on exige de nos jours des applications scientifique*. Il est évident que, dès le» temps les plus reculé», on a dû être frappé des propriétés conservatrice» des réaines, comme aussi du 'changement qu’ojiéraient la silico on le6 bicarbonates do chaux dan» les diverse» espèces de bois pétrifiés.

Nous avons vu nous- nu- me de» bloc* de châtaignier imprégnés de sulfate de baryte parfaitement conservé* Lan» do» terrains très-anciens.

On trouve dans beaucoup de mines de» madriers qui ne pourrissent pas. Ce phénomène est surtout remarqué dan» les exploitation» de sel gemme.

Mais ce qui peut pflniUrc extraordinaire au premier abord, c’est la conservation du bois dans un petit lno

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•l'eau limpide et pure, le lac de l'Agomin, situé *ur les escarpements des Apennins, l^cs eaux do ce lac sont fraîches et se maintiennent toujours, etc comme hiver, n la même température. Il existe dans ce lac un véritable amas de sapins échafaudés les uns sur les autre» et dans un état parfait de conservation.

Depuis quand ces arbres sont-ils enfouis dans ces eaux? Personne ne le sait : mais la date de leur immersion dans le lac est certainement très -reculée, puisque tout à l’entour il n'existe plus, h dix lieues & la ronde, aucun arbre de lu même essence. Tous les sommets qui dominent et embrassent aujourd’hui la goçge de l’ A gorai a sont exclusivement occupé» par du hêtre.

11 faut bien en conclure que l’eau ayant lavé les matières albumineuse» du tissu ligneux, les sapins du lac de l’Agoraia toujours maintenus dans un même milieu et à une température constante se trouvent placés dans des conditions de conservation indéfinie.

Nous devnrf» ajouter que nous n avons pu découvrir aucun être vivant dans cet estuaire ; mais à peine l’eau s’eu est-elle échappée en formant un petit ruisseau, que la vie animale apparaît tout aussitôt par la présence de la salamandre et d'une multitude d'insectes aquatiques.

Nous ne doutons pas que si les sapiiiB du lac de l’Agoraia étaient enlevés aux condition» normales dans lus quelles ils se trouvent, pour être exposé» à des alternatives de sécheresse et d'humidité, ou soumis à des absorption» do substance* azotée.*, h l’abri desquelles ils paraîtront être aujourd'hui, ils Réprouvassent en peu de temps une altération rapide, comme lu plupart de» l«>is employés à l'état ordinaire par l'industrie çt l'architecture.

11 faut reconnaître que le choix des substances pour injecter le bois en vue de sa conservation constitue un problème d’une solution difficile, qui doit peut-être différer selon les circonstances auxquelles la matière doit servir. Ainsi le sulfate de cuivre, qui c»t accepté en France comme un de» meilleurs préservatifs, ne résiste pas dans des terrains imprégnés de déjections ammoniacales. I.e bois préparé avec cette substance ne jouit pas dans ccttc circonstance de plus de durée que le bois naturel. C’est ce qui explique, uttx approches des village», la destruction facile des poteaux de télégraphe et de» traverses de chemin de fer, injectés au sulfate de cuivre. On sait que le cuivro est dissous par l'ammoniaque.

Il est probable que, par la même raison, le sulfate de cuivre, à part même l'atteinte des chlorures, ne tiendrait pas davantage dans les eaux d’un port de mer exposé h recevoir les égouts et les immondices' de la ville.

De même , les madriers qui ont une durée indéfinie dans les mines de sel gemme subiraient une destruction certaine, s’il» étaient placés dans de» circonstances autres que celles où il» se trouvent, comme, par exemple, à un lavage continu d'uno eau mouvante.

Le sulfate de baryte, une des substances les plus insolubles que l'on connaisse, qui résiste aux décomposition» ammoniacales comme à l'action des chlorure», et possédant d'ailleurs des qualités antiseptiques suffisantes, non» parait la matière la plus convenable qu'on puisse adopter pour l’injection des bois.

Ces qualité» spéciales du sulfate de baryte n'avaient pas échappé n Payn, et l’ Angleterre a longtemps exploité le procédé de cet inventeur. C’est pur la double décomposition, dan» lo corps du bois, du sulfate de fer et du sulfuro de barium, deux sels solubles, que l'injection avait lien.

En France, un brevet a été pris par M. Lemonnicr pour une opération semblable, en faisant usage du sulfure de strontium, au lieu d'un sel de baryte.

Lo reproche? que l'on adresse au sulfate de baryte, comme au sulfate de strontiauc, c’est leur trop graudo

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inertie. Mais oc défaut, si défaut il y a, est facile à corriger par l'addition simultanée d’un »el à réaction pin» active. Toutefois, nous devons faire observer ici que la double décomposition entre le sel de fer et le sel de baryte ou de strontiane, présente dans le lissn ligneux des difficultés qui en rendent le succès incertain et incomplet. L'albumine d'abord empêche par sa présence l'opération de s’effectuer. Ensuite l’injection du sulfate de fer n’étant pas simultanée avec l’injection de l’autre sel, il arrive que l’un des liquides dans le» tubes capillaires du bois chasse l’autre, sans que le mélange, et, par con- ?équent, la double décomposition aient lieu.

Nous dirons plus tard comment l'injection au snlfnte do baryte doit être faite pour donner un résultat assuré. Quoi qu’il en soit, le sulfate de baryte, dans les conditions où on l'employait, et, avec lui, lo système d’injection du bois par double décomposition, durent être abandonnés pour d'autre» substances et pour le procédé de simple injection.

Il e»t cérium que, sans parler des époques qui ne sont pas do notre ère, l'injection simple ou directe ost do plus vieille date que lu double décomposition. Dès 1813, M. Champy introduisit du suif dans des bo'.s destinés v servir de revêtements aux murs .intérieurs d’une poudrerie, afin de la préserver contre l'humidité. L’opérotion fut faite par immersion dans un bain de suif fondu.

Kyan fit usage, pour une serre du duc de Devonshirc, du bichlorure île mercure.

Mobl préconisa le premier la créosote et l’injecta dans le bois en exposant celui-ci ù la vapeur do cet ugent.

M. llréant (1831] essaya diverses substance»; mais celle à laquelle il semble, avec raison, avoir donné la préférence est un mélange de résine et d'huile de fin litliargirée. Un ne peut reprocher qu’un prix trop élevé h cette préparation.

M. Boucherie, dès 4 837, appela l'attention des savants sur le sulfate do cuivre surtout.

L'amirauté anglaise a, de son côté, longtemps protégé l’emploi du chlorure de zinc.

L'acide arsénieux, le pyrolignite de fer, les chlorures de barium, divers sels de chaux et plusieurs autres substances antiseptique» ont été tour ù tour essayées et abandonnées.

M. Costin indiqua, contre les termites, Fnrsénite de potasse en mélange avec le savon demi-liquide.

M. (ïay-Lussac proposa l’usage de» phosphates et des borate» d’ammoniaque, et M. Fuchs du silicate soluble de potasse, mais dans le but spécial de préserver le bois contre l'inflammabilité. M. L'arteron paraît aujourd’hui avoir repris cette question en la développant et en l'appliquant à divers nsnge».

Nous ne parlerons pas de l'injection des bois comme moyen de coloration , cette question ayant déjà été tmitéo dans ce dictionnaire au mot : COLORATION 1>ES UOIS.

Aujourd’hui le» deux substances le plus souvent employées pour la conservation du bois sont ? le sulfate de cuivre et la créosote, ou mieux les goudrons liquides provenant de la distillation de la houille dans la fabrication du gaz et qui sont riche» en créosote. En France, on fait principalement nsage de la première de ces substances, et en Angleterre, de la seconde.

Nous avons dit les défauts du sulfate de cuivre, nous exposerons à leur tour les inconvénient» de la créosote. On lui reproche <i’être d’un prix trop élevé en France, d'exhaler une odeur forte et désagréable , qui limito l’emploi des bois qui en sont injectés, et d'ajouter à leur inflammabilité. Nous laissons a no» lecteurs le soin d’apprécier à quel degré et dans quels cas ces reproches doivent être acceptés. Mais un fait qui a qnelquo importance pour les chemins de fer, c’est que le» chevilles qui' rivent les coussinets aux traverses éprouvent à

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leur surface, noyée dans la traverse, tjn commence ■ ment de décomposition, si la substance injectée a été du sulfate de cuivre. Cela se comprend aisément. 11 eu résulte que ces chevilles prennent si fortement racine dans les traverses qu’il n’y a pas d’autre remède que de lés briser dans un remaniement de la voio ferrée, quand il s'agit d’un changement de coussinets. Il n’en est pas ainsi pour la créosote ni pour le sulfate de baryte.

Après avoir énuméré la plupart des substances pré ■ servatricc» qui ont été essayées par l'industrie dans l'injection des bois, il convient do jeter un coup d'œil sur lus moyens qui servent à opérer l’introduction de ces substance* dans le tissu ligneux.

I.ê bois semble être formé d’une suite de cellules à paroi ligneuse, placées l’une au bout de l’autre, de manière h former, au pied de l’arbre à la cime, comme lin faisceau do conduits capillaires. C’est par ccs conduits que la plante distribue la sève dos racines jusqu’à l‘ox trémité des feuilles. C’est par ces conduits aussi que l’industrie arrive à introduire ses réactifs dans le corps du bois et qu’elle va atteindre l'albumine végétale, soit pour la chasser, soit pour la modifier.

L'albumine, en effet, de concert avec les autres principes azotés que la sève transporte, est considérée comine la cause principale do l’altération qy* les végétaux éprouvent, aussitôt que, par une cause quelconque, ils se trouvent soustraits aux conditions de leur existence. C'est par l'albumine que la fermentation sc transmet et se développe dans les bois coupés. Ella sert, en outre, d’aliment ou d'engrais -aux végétations oryptognmiquea, d’amorce et de nourriture aux vers et aux insectes, qui concourent tous à la destruction anticipée de la plante.

On comprend donc l'importance qu’il y a d’enlever an bois les principes azotés qn’il retient dans les cellules de son tissu. Les arbre* plongés dans le lac do l’Agornia démontrent surabondamment cetta vérité. C’est nu simple lavage de l'albumine par les ©aax pures du lac que ces arbres doivent leur état de conservation.

Mais si la «impie sonstrnetion de 1 albumine »u(fit déjà pour donner au bois, dans des positions spéciale-, un© durée indéfinie, il convient, eu outre, do préserver le tissu ligneux de nouvelles absorptions, capables de l’altérer, en le mettant à l’abri par des préparations chimique.*» possédant tout à la fois la propriété de trnu> former l'albumine qui n’aurait pas été éliminée et celle de résister elles-mêmes à l’action des milieux où le bois doit être employé.

Il était utile de bien caractériser ce double mouvement d'endosmose et d'exosmose, d’absorption et d’expulsion auquel on peut soumettra le tissu ligneux et qui a lieu dan* le sens de la longueur do la plante, jamais ou rarement du moins d’une couche annulaire à l'autre, pour bien faire comprendre les moyens et les appareils imaginés pour l'injection.

Le moyen le plus simple qui n dû se présenter à l’esprit pour imbiber le boi» d’nno substance préservatrice a été l’immersion dans un bain de cette substance , comme le prouvent les expériences du baron deChampy , qui fit digérer scs boi» dans nu bain de suif fondu, maintenu à <30* de température.

La plus grande portion de l'eau engagée dans le tissu ligneux fut chassée par la chaleur du bain ; et les pièces soumises à l'expérience purent absorber en suit jusqu’au cinquième de leur poids.

L'immersion a été employée par M. Knab pour injecter au sulfate de cuivre, soit à froid, soit à chaud, les traverses déjà débitées des chemins de fer.

•Lrn des appareils dont M. Knab n fuit usage mérite d’être signalé par son originalité : c'était dans un Jmsfin en caoutchouc qu'il disposait son bain. Cela lui permettait de transporter facilement son chantier d'in

jeetion sur tous le» points d’une voie ferrée en construction et de l'établir là où il y avait des traverse» à opérer. Il lui suffisait, pour changer de place, de plier scui bassin et de le charger sur un simple chariot.

D'ailleurs, le caoutchouc avait l’avantage sur le* vases do fer de no pas introduire le sulfate de fer dan* le bois. On sait, comme M. Bréant l'a fait connaître, que ce sel à l’état de protosnllutc surtout conserve nnc réaction acide, qui par son action prolongée sur le tissu ligneux finit par y déterminer des effet» de désagrégation.

Aussi, quand ou fait usage, comme substance d’injection, du sulfate de cnivro, doit-on tenir la dissolution dans de* récipient» de cuivre même, comme l'ont très bien compris MM. J-cgé et Fleury-Pirunnet dan*» leur appareil perfectionné.

Quelques injectcurs, en présence du prix trop élevé de ce métal, se sont contentés de revêtir do boi* la tôle de fer dont il» font tisngo, afin d’empêcher le contact immédiat de la dissolution cuivreuse avec le fer. Mai* nous doutons que ce moyen soit d’une efficacité irréprochable, surtout dans le cas d'injection à vase clos c-t par pression.

L’injection par pression et à vase clos semble avoir été employée pour U première fois par M. Bréant, dan» le bnt d’obtenir une pénütratiou plu» profonde et plus parfaite du tissu ligneux pur les substances préservatrices.

En pression peut être exercée par la différence «le niveau du liquide injectant, ou par l'entremise d’uuo pompe foulante.

11 est évident qne si on ajoute au vase d'injection un tube plein delà dissolution voulue, la pression qu'on exercera dan* l’intérieur do ce vase sera proportionnelle* it la hauteur du tube au-dessus du bain. Mais le» élévation» nécessaires pour obtenir nue pression supérieure à une atmosphère sont trop considérables pour que le système soit, en fait, d'une application facile. Avec 1a pompe foulante, on peut arriver jusqn’à IU et \ 2 atmosphères.

M. Bréant ne- tarda pas, dans ses expériences, à s’apercevoir que lorsque les vaisseaux capillaires du bois étaient engorgés naturellement, ils présentaient une résistance souvent invincible à l’injection ; il pensa donc à leur enlever avant tout les gnz et les liquides qu’ils pouvaient receler. Pour cela faire, il commença par opérer le vide au moyen d’une pompe aspirante, dans le vase clos où il enfermait ses boi* ; pnjs le vide opéré, il ouvrait le robinet do communication avec le récipient du liquide injectant. Lo vase clos en était bientôt rempli. Il fermait alors cette communication pour soumettre son appareil à la pression voulno.

C’est par ce moyen qu’il parvint même à faire pénétrer dans le boi* l'alliage fusible do Darcet.

Toutefois, le» appareils do M. Bréant étaient exécutés sur Une échelle trop modeste pour être parfaitement industriels. MM. Rethel et Payn, en Angleterre, construisirent sur de grande» dimensions un cylindre d'injection, où le vide s’obtenait par un jet de vapeur qu on soumettait ensuite au refroidisse meut et même à l'absorption d'une pompe aspirante, afin que le résultat en fût plus parfait. Mais ce refroidissement , en contractant le» pores du bois, ne nuisait-il pas à l’opération?

Nous ne décrirons pas cet appareil, parce que, ayant été encore perfectionné dan* ces dernier» tempe» en France par MM. Lcgé et Fleury-Pironnct, il est inutile que, décrivant celui «le ce» dernier» inventeurs, nous fussion» une description qui se trouve nécessairement comprise dan* l’autre.

L’appareil de MM. Lcgé et Fleury- Piron net consiste dans un cylindro horizontal de i i mètre» de long sur 1-.60 de diamètre, eu cuivre laminé, puisque ces deux inventeurs emploient le sulfate de cuivre comme liquide injectant.

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Le cylindre eut fermé sur un do scs bouts par nne cloison semi- sphérique fixe et sur l'autre par une porto en calotte, qui s'ouvre autour d'uno charnière glissante.

I-*s parois de ce vaste récipient ont dix millimètres d’épaisseur, afin qu'elles puissent résister a la pression extérieure quand on fait le vide dans l'intérieur, et tout k la lois ii la pression intérieure quand on y exerce un refoulement de 1 0 ii I i atmosphères.

Un chemin de fer, qui peut être mis, au moyen d'un truck, en communication avec des chemin» de fer extérieurs, est pratiqué dans le corps du cylindre

Les bois ti injecter sont placés sur de petits chariot*, dont les garnitures métalliques et les roues sont eu cuivre. T rois de ces chariots, chargé» chacun de 40 ira verses, peuvent être introduits en file dans l'appareil

(fig. 3616).

La porte de celui-ci étant ouverte, on chasse facile-

ânivnut l’essence, le» dimension», l'Age d'ex istcnco des bois soumis A l’expérience et même leur Ago d'abatage. Toutefois on peut calculer qu’elle exige en moyenne 20 minutes de temps.

Uni nrme operation. — Après avoir fermé le robinet d'introduction de la vapeur et celui de sortie m, on opère le vide , par la condensation de la vapeur accumulée dans le cylindre et tout à la fois par l'absorption do cette vapeur et des gaz du bo.s, au moyeu d’une pompe aspirante.

MM. Béthel et Paya opéraient la condensation dans le cylindre lui-méme, en y faisant arriver un jet d'eau froide. L'action de la pompe aspirante suivait ensuite. Mai» le refroidissement, qui était la conséquence do ces opérations, devait contrarier l'injection en resserrant les porcs du bois.

MM. l.egé et Fleury font usage d'un condenseur E séparé du corps do cylindre.

ment le convoi sur lo chemin do fer intérieur. Une fois entré, on ferme la jH»rto derrière les wagons, et, pour plus de précaution, on la boulonne au cylindre sur un rebord ou couronne disposé k cet effet.

Ces précautions prises, on commence tout aussitôt les opérations d'injection.

Première opération — Tonte* les communication» dn cylindre sont fermée», excepté celle qui mène au générateur h vapeur.

C'e générateur est celui d’une machine locomobile de la force de <3 chevaux, placée »ur un «les côté» du cylindre et qui est destinée ii faire mouvoir les divers corps de pnmpo annexé» à l’appareil et dont on verra plu» tard l’usage.

Au moment où l'introdnction de la vapeur dan» le corps du cylindre n lieu, on ouvre un robinet percé en contre- bu» de ce cylindre du eô;é opposé à celui de l’arrivée de la vapeur.

La vapeur chasse l'air dn cylindre, chauffe les pièces do bois et le» dilate ; elle lave les matières solubles que ces pièce» renferment et qui sont plus ou moins abondante», suivant l’Age d'abatage de» plante»; puis, s’échappant par lo robinet ouvert , elle traverse tout un système de sprpentin» ménagés dans les cuve» où la dissolution cuivreuse se trouve emmagasinée. Cette dissolution est portée k 45° de temp. rature environ par ce passage de la vapeur.

Cette première opération est d'une durée variable,

Quand l’opération du vide commence, que les robinet» d'entrée et de sortie de la vapeur dans le cylindre sont fermés, la pompe à air agit dans ce système A l’intérieur do ce cylindre A travers du condenseur, qui reçoit seul le jet d'eau froide. La pompe A air absorbe A la fois la vapeur condensée et les gaz libre», pour le» refouler dans nne bâche disposée A ce» effet.

Cette opération dure 1 4 minutes environ. On ponsse lo vide jusqti’n faire descendre la tension intérieure dn cylindre A U“,06 do mercure.

Troisième oj^ration. — } a: vide effectué, on passe A l'injection. On ferme le robinet du condenseur, pour ouvrir celui m qui est en communication avec la dissolution cuivreuse, placée dans des cuves au-dessous de l'appareil.

Cette dissolution n été chauffée, comme nous l'avons dit, par In vapeur de la première opération.

La dissolution s’élève dnns lo vide du cylindre, et quand l'équilibre c*t rétabli, on referme le robinet m, pour ouvrir le» robinets c et a, qui mettent l’intérieur du cylindre en relation avec le» cuve» A dissolution, A travers une pompe aspirante et foulante p, qui absorbe le liquide des cuves et le refoule dans le cylindre. On obtient ainsi nu refoulement A 1 2 atmosphères, qu’on soutient au même degré, u mesure que le bois mj pénètre de liquide injectant.

Cette opération dure plus de 53 minutes.

Quatrième opération. — On ferme les robinet» a et c,

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et l’on arrtto lo mouvement de la pompe /> . On ouvre le robinet ou soupirail d’air e do cylindre et lo robinet de cuve ni. Le liquide qui a servi à l'injection s’écoule aussitôt du cylindre et retourne dans les réservoirs.

11 faut 40 minutes pour que cet écoulement ait lien.

L’injection est terminée. 11 ne reste plus qu’à ouvrir la porte de fermeture du cylindre pour en sortir les chariots chargés des pièces injectées.

Iji durée totalo de l’opération est donc de 101 minutes, qui, jointes à 19 minutes environ qu’il faut pour introduire les chariots déjà tout chargés dans le cylindre et pour les en sortir, font 120 minutes ou 2 heures. En comptant donc six injections en 12 heures do travail, on aura, à 120 traverses par fois, 720 traverse» par jour.

Il est presquo inutile de faire observer qu’avec l’appareil de MM. I.egé et Fleury, les opérations qu’on peut exécuter sur le bois sont indépendantes les unes des autres. Ainsi, on peut très-bien faire l’injection par simple pression sans vide, en no se servant que de la pompe foulante et aspirante p\ tant pour charger le cylindre de liquide que pour faire éprouver à celui-ci le degré de refoulement voulu dans l’appareil.

Le système d’injection des bois par la pression et le

tube, il faisait pénétrer dans la section mémo le liquide injectant. Co liquide suivait en effet lo mouvement de la sève, s'élevait dans le tronc de l'arbre et passait do là dans les branches et les rameaux, pour injecter toutes los parties de l’arbre qui correspondaient à la Burfnco coupée.

Mais, à l'usage, ce procédé, tout ingénieux qu’il était, no fut pas trouvé assez industriel. Peut-être mémo que l’excès de sévo retenue par l'arbre nuisait, sous lo rapport de la conservation des bois, à l’excellence de l'operation.

On fut amené à modifier lo système. On abattit l’arbre, et, après l’avoir dépouillé de scs branches inutiles, on le coucha à terre en lo tenant un peu incliné. On plaça une calotte, qui formait récipient sur la surface de la section do coupe (fig. 3617). Un tube fut mis en communication de ce récipient avec les cuves de la dissolution saline, auxquelles on donna un» élévation plus ou moins grande un-dessus du niveau do l’arbre, de manière que lo liquide exerçât une certaine pression sur les conduits capillaires du tissu ligneux.

La sève chassée par le liquide injectant et une partie du liquide injectant lui-mèmo s’échappaient bientôt

vide n’avait guère été nppliqué dans l’industrie qu’à la créosote jusqu’à MM. Logé et Flcury-Pironnet. L’injection nu sulfate do cuivra s'obtenait par lo procédé de M. Boucherie, qui cependant diffère essentiellement.

Prnrôlé Boucherie. — M. le docteur Boucherie, à peu près à la même époqao où M. Bréant faisait se» recherches sur l’injection du bois à vase clos, tentait une autre voie pour résoudre le problème. Frappé du mouvement •ascensionnel de la sève dans les arbres, il pensa qu'il pourrait aussi les imbibor do dissolutions salines par l'intermédiaire de cette force naturelle. Il commença donc par exécuter, au moyen d’une forte scie, une section pnrtielle au tronc de l'nrbre soumis à l'essai et qui restait sur pied. 11 rouvrait la circonférence de cette section par une toile imperméable, et, au moyen d'un

à l'autre extrémité de l’arbre et s'écoulaient dans on bassin de réception.

Aujourd'hui, on a encore simplifié lo système, surtout pour l'injection des billes destinées à' devenir des traversas de chemins de fer.

On laisse aux billes (fig. 3618) le double de la Ion* guour voulue pour les traverses, et tout juste snr leur milieu on fait avec une scie une section perpendiculaire à la longueur, comme si on voulait couper clinque bille en deux parties égales ; mai* on s’arrête à une profondeur suffisante pour que les deux parties no bo détachent pas l'une de l'autre. On introduit ensuite dans le vide de la section, et à In manière des cal fats, un bourrelet en corde pour fermer la circonférence de cette section.

On place alors, dan» une position à peu près horizontale, la pièce de bois ainsi traitée en la faisant poser sur scs deux extrémités, le point d’attache de la hcction en

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lins, de sorte que les deux paroi» de cette «ection tendent A se rapprocher et pincent fortement, comme entre les deux mâchoires d'un étau, la corde qui en forme la circonférence ; eo qni rend parfaitement étanche l'intérieur de la section.

De plus, on perce avee uno tarière dans une des deux arties de chaque bille et vers le sommet, mais à

centimètres environ de distauce do la section, un trou incliné qui va rejoindre à son centre l'intérieur de cette section.

On introduit dans ce trou un bec do tube, qui reçoit lui-même le tuyau do caoutchouc par lequel le liquide injectant, le sulfute do cuivre, doit arriver.

Ce liquide est placé dans dos cuves A 4 0 ou 45 métros au-dessus du sol.

A peir.e la communication est-ollo établie entre les cuves et la section que la filtration commence à la fois dan» les deux côtés de la bille, et qu'au bout do quelques minutes, surtout si le bois est fraîchement coupé

470 traverses par jour. Avec le procédé Boucherie, et moyennant un chantier de 50 billes, ce qui but le nomhro ordinaire, ou injecte 300 traverses en deux jours, soient 4 00 traverses par jour.

Avec le système de tiltratiou Boucherie, on no peut opérer que sur les bois eu grutno , nouvellement coupés.

Avec le système Logé et Fleury Pironnet, on opère tout aussi bien sur les bois équarri* et* d’nn âge de coupe plus ou moins nvancé. Toutefois, il semblerait résulter des expérience» fuites par ces deux iuveuteurs que l'épooue on les bois parui-sont le mieux disposés & recevoir l'injection serait trois mois après leur abatage. Iji sève fraîche des plantes scmblo donc nuire h l'injection. Nous pensons qu’en faisant un lavage A l'eau chaude et distillée et que même en prolongeant seulement la durée du passage de la vapeur dans l'appareil d'injection, on remédierait A ect inconvénient.

Tandis quo la sève qui n subi un commencement de dessiccation dans les pièces coupée* depuis longtemps n'oppose, après l'action de la vapeur, de la dilatation et du vide, aucune résistance A l'injection dans l’appareil Legé et Fleury, elle nuirait au contraire à l'opération dans le procédé Boucherie, si, au moment de mettre les pièces en œuvre, on n'avait soin de scier A nouveau leurs extrémités, afin d’en détacher les parties où la coagulation des matières albumineuses sc trouva naturellement plus avancée. On est donc obligé de donner aux billes qu'on vout injecter par la méthode de XI. Boucherie une longueur plus graude qu'elles i:o doivent réellement avoir.

Les essences qui s’injectent le mieux par le système de l'infiltration sont lo hêtre, le cbnrmo, le bouleau, le platane, l'orme, lo pin sylvestre et le pin maritime; mais le chêne se refuse A l'injection, non-sculcment dans son cœur, mais souvent même dans l'aulner.

Toutefois, comme le rhêno présente déjà par luimême une puissance de durée suffisante, la question d'injection n'est pni aussi importante A son égnrd que pour les espèces repoussées d'un grand nombre de services, A cause de leur peu de résistance naturelle.

L'injection semble être plus uniforme avec le système de MM. Legé et Fleury, et plus profonde qu'avec le procédé Boucherie. Voici le tableau des moyennes de sel de cuivre absorbé par mètre cube do diverses essence*, que nous extrayons d'un rapport de M. Ver * signié, ingénieur do la marine.

. Quartil*

et d'un twn lâche, on voit sur les deux faces suinter la «éve que chasse le liquide filtrant, puis le liquide lui-même. On laisse cette filtration sc faire pendant deux jours do suite.

Le bois retient une partie du sulfate dissous, car la liqueur qui sort des billes, après l'expulsion de la 6éve, perd bientôt do son degré de saturation. On regarde l'injection comme terminée quand la dissolution Réchappe de nouveau au mémo titre que celui des cuves.

Quant aux pièces qni ne penvent pas être injectées au moyen d’une section, comme les billes pour traverses, on y arrive au moyen d’un plateau «lo bois qu’on visse sur la surface do baso des pièces A injecter, et qui presse entre lui et cette surface la corde de fermeture.

Alors rien no s’oppose plus A l'opération d'injection, én mettant en communication avec les cuvc9, au moyen du bec do tube et du tuyau de caoutchouc, le petit intervalle laissé entre le plateau et la surface do buse de la plante.

Nous avons vu que dans le système Legé et Fleury, grAco A leur appareil de 42 mètres, on pouvait injecter

UMibM.

Chêne sec ... . 2k,83i Chêne frais. ... U ,643

Orme sec . , . . 9 ,484

Orme frais. ... 4 ,816

Hêtre sec ... . 8 ,489 Hêtre frais. ... 3 ,794 Peuplier sec ... 8 ,030 Peuplier frais. . . 4 ,357 Frêne sec ... . 2 ,347 Acacia sec. ... 4 ,044

Charme sec ... 4 ,709 Bouleau sec ... 4 ,007 Pin sylvestre sec. 43 ,474 Pin innritimo. . . i ,297 Pin du Nord sec. . 2 ,207 Châtaignier frais. 0 ,936

OWmliwi*.

Le cœur n’a pus été pénétré.

Le coeur intact, et l’aubier A peine pénétré.

Pénétration d'uno uniformité suffisante, dito dlto.

Pénétration complète.

Pénétration parfaite.

Comme le chêne.

Résiste A l'injection.

Comme lo hêtre.

Variable dans le résultat.

L’unbiçr seul est pénétré, dito dito.

dito dito.

Résiste A l'jnjection.

Il ne faut pas attacher trop d'importance A ces chiffres, car il a été constaté par do récentes expériences quo Ica bois injectés, placés verticalement, laissaient descendre au pied la majeure partie de la substance conservatrice.

by Googl

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Après avoir décrit les deux moyens d’iDjection qni semblent prédominer aujourd'hui , il nous reste à dire quelques mots sur les systèmes mixtes, dont on n trop méconnu l'importance, selon nous.

Nous avons vu, par l'expérience du baron Champy, que la pénétration de l'iiuilo dans le bois avait été profonde par simple immersion.

11 est évident que la pénétration plus ou moins facile du bois dépend non-seulement do la nature do son tissu ligueux, mais encore des qualités du liquide injectant : ainsi l'infiltration du sulfate de fer est plus mpide que celle du sulfate de cuivre ; lus acides s'injectent plus aisément que les sels; la soude et la potasse sont facilement absorbées.

•Si donc le procédé d’infiltration, d'une part, et celui d'injection par la pression h vase clos, de l’autre, peuvent être nécessaires pour certaines substances et pour certaines qualités de bois, il n’en est pas do même* pour d'autres, pour lesquelles on peut employer d'autres moyens.

D’ailleurs on arrive très-bien à injecter au sulfata de cuivre le hêtre, par exemple, si, en plaçant les pièces debont dans le bain et la tête dehors, on njoutu l'action de la chaleur à la pression du liquide, qui, à part même le secours de l’absorption capillaire du tissu ligueux, tend à prendre son niveau dans les conduits verticaux des sujets soumis à l’expérience.

Quelque* personnes ont ajouté b l’injection par infiltration le vide à l'extrémité opposée à celle par laquullo le liquide est introduit dans une plante, que ce vide fQt fait à l'abri d’unu ligature imperméable et bien étanche, au moyen «l'une pompe aspirante, ou plus simplement par la combustion de matières légères et flambantes en -vase clos. Pendant la combustion, on laisse ouvert un robinet, que l’on ferme dès que l'air du récipient est raréfié.

Mais ce dernier procédé, excellent d'ailleurs, oxige qu’on opère sur chaque pièce séparéincut, et demande, par conséquent, un grand nombre d'uppnreils simultanés, et beaucoup de bras ou beaucoup de temps.

Pour opérer l’injection des bois par double décomposition, dont nous avons exposé les avantages au début de cet article, il n'est pas de système préférable à celui de l’immersion mixte, pratiquée d’après les règles que nous allons indiquer , et qui constitue avec les substances qu'on y emploie un procédé tout nouveau, proposé par non s.

On a une première cuve en tôle, plaquée de plomb ü l’intérieur, pour recevoir un bain contenant 1 pour 100 d’acide sulfurique, auquel on ajoute f/2 pour 100 d’un agent variable suivant les qualités spéciales que l'on veut donner an bois, et pris dans la série des sulfates et des aluns.

Cette cuve est munie à sa partie inférieure d’un fourneau, accompagné de sa cheminée verticale comme une locomotive. I.e tout, d'adleura, peut être monté sur de* roues et former chariot.

Une autre cuve do nierai' modèle, maisde simple tôle, est destinée à recevoir un bain do chlorure de barium.

I,ii grandeur do ces appareils est variable. Toutefois, on peut en fixer lu hauteur intérieure h la longueur d’une traverse, 2"*, 60 ; la largeur, à 4a,,60, et la longueur, à 5,30.

Ou place les traverses à injecter debout, dans des paniers qundrangulaires en fort treillis do fer, et qui «ont faits de manière à s’adapter au vide de la cuve. I.a hauteur de ces paniers est égale à colle do la caisse ; ils sont larges à peu près comme elle, 1 “,55, et pour l’antre dimension ils ont 4m,25.

On les enlève au moyeu d'un truck suspendu pour les plonger, l'un h la suite de l'autre, dans lo bain d'acide sulfurique, dont lo niveau, d'abord peu élevé, se dépince par suite de cette immersion. Des barres

d’arrêt, mises transversalement dans l’intérieur de la cuve, h 10 centimètres environ au-dessus du fond, empêchent les paniers de descendre plus bas.

La tain est déjà chaud au moment de l’immersion. On peut ensuite pousser la température jusqu’à 100°.

On maintient d'ailleurs la hauteur du bain dans la cuve jusqu'au b«ml, en y faisant arriver la dose convenable de nouvelle dissolution à mesure que le niveau baisse par suite do l’absorption du liquide de la part des traverses.

Il faut peu de temps pour que cette première injection ait liep. Aussitôt qu'on rcconnatt sur les têtes des traverses qui surmontent le bain qne le liquide injectant y est parvenu, on retire les paniers, noos allions dire les quatre paniers, pour les immerger dans la seconde cuve, placée latéralement à côté de la première, et qui contrant la dissolution de chlorure de liariura.

L'immersion dans cctto seconde cuve peut avoir lieu ■le deux manières : avec les pièce» mises toujours debout, comme dans la première opération, ou avec les pièces couchées et noyées dans le liquide.

Si on place les pièce* debout, comme il est important que la pression du nouveau liquide dans les tubes capillaires du bois ne chasse pas le premier liquide sans réagir sur lui, il faut qu'au moment de l'immersiob lo hain do chlorure ait son niveau très-bas et à la hauteur, tout au plus, des barres transversales. Puis, on ne le remplit quo lentement pour le faire monter jusqu’au bord du bassin.

Si on préfère coucher et noyer les traverse* dans lo bain, on commence par renverser les paniers sur un pont établi à cet effet entre les deux cuves; on le» saisit ensuite avec les crochets du treuil du truck par des anneaux disposé» dans ce but sur les milieux latéraux des paniers, et l’on descend ensuite cenx-ci dans la cuve ait chlorure de barium, où on les laisse séjourner le temps voulu, en maintenant lo bain à ttnc température de 60 à 100°.

S’il faut trois heures pour faire la première injection à l'acide, il en faut bien six pour la seconde nu chlorure.

Chaque cuvée , avec les dimensions données ci-dessus aux récipients, pouvant représenter un mouvement do 100 traverses à la fois, nous aurions donc 200 traverses d'injectées en douze heures de temps, plus, une nouvelle cuvée en train, qui, dans la succession des opérations, peut être évaluée, pour la vérité des appréciations, à 50 traverses au moins; ce qui donne, en tout, 250 traverses pour douze heures de travail.

D’ailleurs, les divers procédés d’injection en usage peuvent s’appliquer au système de double décomposition.

On peut infiltrer l'acide sulfurique par le procédé Boucherie, comme on peut su servir-, pour l’introduction de cette substance dans le bois, des appareils do MM. Logé et Fleury. Seulement, dans l’un et dans l'autre cas, on doit faire éprouver une modification à la seeondo opération de la double décomposition, c’est-àdire à l’injection du chlorure de barium. On doit secontenter, imur cette dernière, de l’immersion avec ou ?ans pression. Nous avons déjà vu que l’on peut supprimer à volonté dan» l'appareil Legé et Fleury l'opération du vide, pour obtenir l'injection par immersion avec pression.

Un moyen très-simple pour effectuer la double décomposition, et qui est emprunté au système d’infiltration, consiste à injecter d'abord l'acide sulfurique par le procédé Bcfucherie, comme nous venons de le dire, en faisant usage dn plateau do fermeture sur l’une do» extrémité» do la pièce. On laisse couler par l’autre extrémité lo liquide séreux qne l’injection chasse, et, quand l’acide commence à apparaître seul, on couvre cotte autre extrémité par un second plateau de ferme-

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INSALUBRES

ture (fig. 3619), et l'on fuit arriver le chlorure Je barium dans co nouvel appareil, en tenant le niveau dn réservoir do cet agent un peu plus élevé que celui do l'acide sulfurique.

Le rôle d*un diaphragme pincé entro deux 1 (tildes do nnturo diverse, et qui finissent par se mélanger à travers ce diaphragme, vient ici à la pensée ppur expliquer comment les deux liqueurs injectantes doivent so rencontrer en traversant les pièces soumises à l'injection.

Aussitôt qu’on aperçoit les deux extrémité-- do cc» pièces blanchir sous l'effet do lu rencontre des deux dissolutions, on peut considérer l'opération comme terminée.

On pourrait peut-être penser que la formation du 6ulfate de baryte dan» le tissu du bois déterminerait uno obstruction à l’entrée des liquides injectants, et que, par conséquent, l'opération ne fût que partielle ; mais il n'en est pas ainsi. Outre que le dépôt n'est pas gélatineux, il a lieu nu moyen de liquides d'un degré de saturation si fuible que la double décomposition atteint dan» toute lour longueur les pièces soumise» à l'injection.

11 ne nous resto plus, pour compléter cet article, qu’à donner les prix do revient d’injection par les différents

systèmes.

Prix de revient du procédé Boucherie.

Main-d’œuvre pour mise en préparation. . . 4 fr.

Sulfate de cuivre, y compris la perte, 6 kilop . dont le prix varie, mais dont la moyenne est do

460 fr 6

Construction et entretien du chantier. — Amortissement en dix ans à 5 p. 100 de la valeur du chantier. — Location de terrain. . .*. 4 50

Frais généraux 4

Prix do revient d’injection pour 4 mètre cube

do bois 42 50

Procédé de MM. Legè et Fleury -Pironnet.

4 2 hommes à la chargo et à la décharge injectant

700 traverses, à 2 fr. 60 l’un 30 fr.

Un chauffeur. .......* 5

Un conducteur do chantier 6

Chauffage do la machine 20

Entretien et graissage 5

Salfato de cuivre, 3Ho k- à 400 fr., à raison

Amortissement en dix au» à 5 p. 400 d’une somme de 6 1,000 fr. représentant In valeur dos appareils. Par jour do travail, à raison do 300 jours par an 27 50

700 traverses représentent 70 mètres cubes de bois environ, le prix de revient par mètre cube mj réduit par conséquent à 6 fr. 93 environ, soit 7 fr.

L’injection à la créosote revient, dit-on, à 45 fr.Nous royons ce prix exagéré.

Procédé dédouble décomposition par l’acide sulfurique et le chlorure de barium.

5 manœuvres à 2 fr. 50 pour 2"0 traverses. . 47 50

Un conducteur de chantier à 5 fr 5

ChaufTugo «les tains à la tourbe, à 3 fr. l'un. 9

Entretien et graissago 2

A Hile sulfurique, 65 k. 50 à 25 f. 46 375 Chlorure do barium, 34 60 45 5 475

Agent intermédiaire, 37 50 30 10 250

Amortissement en dix années à 40 p. 400 par

uu du matériel do la valeur do 20,000 fr.

sur 200 jours de travail seulement 40

“75lÔ

Co qui met à un peu plus de 3 fr. lo prix <L> revient d'injection par mètre cube donotro système.

Cto A. d’Adukmau.

INSALUBRES (établi mements ist opération*). Les établissements industriels gênent presque toujours leur voisinage, dans des limites plus ou moins graudes, par leurs émanations ou leur fumée. Pendant longtemps aucune mesuro générale n'a été prisa à leur égard; on statuait en raison dos plaintes et du mal causé; une ordonnance du préfet de police du 42 février 4806 défendit d'établir duus Pari» aucun atelier, aucune manufacture ou laboratoire qui pourraient compromettre la santé publique ou causer un incendie, sans avoir déclaré à la préfecture do police la naturo des matières à employer et du travail à faire.

Des visites do lieux et des enquête» de commodo et incommodo devaient suivre ce* déclarations.

Ces utiles prescriptions n’ayant pas été observée», le ministre do l’intérieur consultu l'Institut sur les mesure» dont l'industrie manufacturière pouvait être l'objet dans l’intérêt de la salubrité publique.

Le rapport de Guyton de Morveau, de Chaptal et do Cuvier servit do lmse au décrot du 45 octobre 4810 et à l'ordonnance du 44 janvier 4815.

D’après cette législation, le» établissements insalubres ou incommodes sont divisés en trois classes, en commençant par ceux dont l’insalubrité est la plus grave; uno autorisation préalable, accordée snr l'avis du conseil do salubrité, et des formalités déterminées sont proscrites.

Les établissements de première classe ( voy. Établissements insalubres ) sont ceux qui doivent être éloignés des habitations particulières ; ils peuvent cependant s'établir dans l'enceinte des ville*,* mais dan* de certaines positions et à de certaine* conditions dont l'administration c*t juge.

La demande d’autorisation est ailresséo an préfet du département et à Paris an préfet de police, avec deux plan», celui du terrain choisi par rapport aux pro priétés voisine*, et celui de la distribution intérieure do l'usine. La demande est affichée un mois dans tontes les communes dans un rayon de 5 kilomètre*, où des onquètes de commodo et incommo<lo sont faite* par le» maires. Le maire de la commune où doit se faire l'établissement doit visiter lui-même les voisius et rocevoir leurs déclarations sur la question. Les pièces sont transmise» au préfet, qui les 6oumct au conseil do salubrité ou do préfecture s'il y a lieu, et qui envoie le tout au ministre avec son avis motivé.

L’avis du conseil d'Etat est demandé, et le chef do l'Êtut prend un arrêté qui autorine ou qui refuse.

Le préfet est chargé de l'exécution.

I.es établissement» «le seconde classe sont ceux dont l'éloignement des habitations n'est pus rigoureusement exigé, mai» dont le travail doit êtro assez perfectionné pour ne pas nuire uux voisins.

Les autorisations sont ici accordées par les préfets, sur l'avis des conseils do salubrité.

1.68 établissements do troisième classe sont ceux qui peuvent fonctionner sans inconvénient près des habitations, sou* la hurveillance de la police; l'autorisation est accordée dans les sous-préfectures par les m>uspréfots, par los préfets «lan» les nm>n«ii veinent* do leurs chef* lieux, et par lo préfet do polieo à Paris.

Ces dispositions n’ont aucun effet rétroactif, tant que les établissement* formés avant lo décret de 4840 no changent pas d'emplacement et no modifient rien à leurs conditions d installation ; ils ne sont soumis à aucune mesure, même après vente.

Les établissements non classés peuvent être suspendus provisoirement par le préfet.

L'ordotmunco du 22 mai 4813, sur les appareils à

INSALUBRES

insalubres.

vapeur, Icé met tous dans U deuxieme clatee, quelle que ■oit leur pression.

Duna le travail qui snit, nous avons usé presque partout des cartons ot des travaux de Darcet notre oncle, qui a tant fait, pemlant toute sa vie, pour les questions de suluhrité, eu y joignant tout ce qu'une louguc expérience noua a appris personnellement. Nous avons aussi nuise souvent dans l’excellent Dictionnaire d' hygiène du docteur Tardieu.

Dans les articles OIAUTFAOE et ventilation de ce dictionnaire, on trouvera «railleurs toutes les questions relatives à l’u-ouunisMnnciit des ateliers par la ventilation, ctco qui regarde les cluutdièrosà vapeur et lour législation, dans le Quitte du chauffeur (4* édition1).

Nous avons, de plus, suivi l'ordre «les trois classes du décret do 1810, complété comme il l'est aujourd'hui pour les industries insalubres ou incommodes, do l'assainissement desquelles nous avons parlé, et dans chaque classe nous avons adopté l’ordre alphabétique, comme le décret. Toutes les industries dont nous avons traité «ont indiquées dans la tablo qui sait cet article.

On verra facilement par ce qui suit que les moyens do détruire l'insalubrité se rapportent en général aux trois méthodes suivuntes :

1" Ventilation, moyen par excellence, toujours suffisant pour les Ouvriers employés aux opérations insalubres , pour les industriels ot souvent pour lo voisinage, lorsque les gaz ot les poussières peu délétères sont mélangés avec de grandes masses d’air et versés «laus l'atmosphère h une grande hauteur.

2" Décomposition des gaz par la chaleur et la combustion.

3" Actions chimiques de corps convenablement choisi», détruisant ou transformant en produits utiles les substances insalubres.

N" 4. De» rapports de distance qu’il est utile

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