DE HALEINE
Le» inconvénients des premières fabriques sont des incendies fréquents et des odeurs désugnuMos, dont le voisinage souffre beaucoup.
Quant aux dernières : 4° les eaux do macération des fanon.*; qui sc putréfient très-promptement, no doivent pas avoir d’écoulement dans les ruisseaux de la rue, mais directement dans un égout;
2* Des précautions doivent «tre prises pour jeter la buée de la chaudière do macération dans une cheminée plus haute de 3 ou 4 mètres que les toits voisins.
3° On ne doit jamais non plus brûler sous cette chaudière les résidus de la division et de la préparation des fanons.
4° Los fourneaux doivent être disposé» comme ceux do la fonte de suif, pour être parfaitement fumivores.
5° Les eaux «le macération doivent Être entièrement désinfectées avant d'étru jetées dans les égouts, ou portées à la rivière dans un tonneau clos.
Les industries principales qui travaillent la baleine, ■ont t
4° Les aplat is«eurs : les fanons sont le plus souvent aplatis et refendus dans le travail de macération;
2* Les fabricants de peignes ;
3" Les ateliers de cuisson de fanons de baleine;
D'après Dnrcct, l'eau de macération des fanons de baleine est alcaline et contient de l'ammoniaque. Par lu rcjios, il s’y fait un dépôt noir.
Le plâtre cru enlève son odeur et la clarifie en en précipitant le noir; le plâtre cuit développe au contraire 6on odeur ; le chlorure de chaux filtré la désinfecte, mais employé à petite dose.
Cette industrie est rangée dans la troisième classe- (Ordonnance du 27 mai 1838.)
N°. 44. Galvanisation du fer.
Cette industrie, qui est encoro récente, a déjà fait des progrès depuis sa créAtion, par M. Sorcl.
Il est toujours très-facilo d’assainir complètement ce travail de la galvanisation, en y appliquant le système trouvé par Darcet pour les fabriques de fer-blanc, que nou4 donnons plus loin. Cette industrie sera un jour placée dans lu troisième classe, mais comme la galvanisation est eucore nouvelle et recevra évidemment des perfectionnements importants, elle a été- mise d’abord dans la deuxième classe des établi moments insalubres, pour lui laisser le temps de so développer et de se constituer complètement.
INSALUBRES
N* 15. Faiuucatioh du taiiac.
Des véritables influences que le tabac peut aroir sur la /ninte des ouvriers occupé* auj différentes prrjuirationa qu'on lui fait subir. — Fourneau fumivore pour brûler les ailes de tabetr.
Un travail très-complet et très- remarquable a été fait sur cette grave question, par Darcet et Parent* Duchâtelet, en voici le résumé et les conclusions :
En récapitulant tout ce quc.lcs auteurs du mémoire ont vu dan» la âtbriquo de Paris et ce que rappellent des observations semblable», faites dans les huit autres manufacture» de France, c’est-à-dire sur un nombre do 4,518 ouvriers, on voit :
4 " Que dan» lu plupart des fabriques il est sans exemple qu’un individu ait été dan» l'impossibilité de s'accoutumer aux émanations du ubac ; qu’il n'y a guère que la démolition des musse» qui ait été nuisiblo ù quelquesuns, et qu'en général ceux qui sont exposés à toutes les émanations de celte substance, pendant un, d«ux ou trois mois, n’en sont pn» incommodé» ;
2° Que si lo travail du tabac laisse ceux qui lp fout exposés à tontes les infirmité» humaines, ce qu’ils ont de commun avec les autres classes de la société, livrées ii des occupations qui n’ont aucune analogie avec celleci, c’est ù tort qu’on la regarde comme la cause d’uno multitude de maux dont ou trouve l'énumération dans les ouvrage* de plusieurs auteurs qui ont écrit sur Put- Il ucucc des professions.
Tout ce qu’on a publié sur la fréquence des nausées, des vomissements, des diarrhée», des coliques, dos hémorragies chez les râpeurs de tabac, peut êtro considéré comme une pure supposition; il en est du même des céphalalgies, des sternutations, delà perte d’appétit, de la fétidité de l'huleine, de» affections aigu 8s et chroniques •le la poitrine, don cancers et antres maladies *emhlnblos; ce que disent le* même* autours sur la décoloration de la peau des ouvrier» employés au tabac, sur la teinte jaunâtre de leur faciès, sur leur maigreur et leur émaciation, prouve qu'ils n'ont pas observé par euxniémes, ou, du moins, qu’ils n’ont vu que les exceptions ù la règle générale; il* n’ont pas non plus mis cette cluste do la popululiou en parallèle avec d uulrcs ouvrier» de la mèmè ville, occupés ù de* travaux tout différcut*. Le* auteur» de ces r- marque» se sont longuement étendus sur ce point important d'hygiène publique, et ont multiplié le* preuves ; la fabrique de Paris leur eu a fourni beaucoup.
Nous engageons donc ceux qui seraient curieux do s'instruire par eux-mêmes à visiter les ateliers de la manufacture du Gros-Caillou, pour se procurer en peu de temps uno conviction parfaite.
3“ Loin de déterminer chex ceux qui le préparent la mort et le narcotbmc, comme lo disent quelques auteurs, et comme le croient cncoro beaucoup de personnes, le travail du tabac n'n aucune influence sur lenr système nerveux, et les vertiges, les syncopes, les tremblements musculaire* et autre- maux semblables qu'on lui n reprochés n’ont jamais existé dans les manufactures, ou au moins ne peuvent pas leur êtro attribué».
Tout prouvo donc que les accidents observés par Porey sur de» soldat» qui manœuvraient au Champ de Mars, et dont il attribue la cause à du tabac contenu dans leurs shakos, n’ont pas pu être déterminé» pnr cette substance I.cs fait» que non» avons rapporté» lo démontrent jusqu'à l'évidence. Une chaleur très-intense n’est- elle pas capable, à elle seule, de produire la syncope, surtout lorsqu'on rote exposé ù un soleil ardqnt, pendant tout le temps que durent des manœuvres longue* et fatigantes? Les exemples de syncopes, et même de morts subites, arrivées en parodies circonstances, sont trop nombreux pour que nous les rapportions.
Goo
Pvrcy ayant \ isité, après l’aeridcnt, tom le* shakos «lu rémanent, tr<mva que la plupart contenaient du tnbac a fumer et A mâcher. Pourquoi. lorsque presque tous les -homme* portaient du tnbac don* leur* ediakos, quelques-uns seulement furent-ils indÎ6 po.-és? Pourquoi ce* soldats, qui avAient habituelle ment du tabac au-dessus de leur têtl/n’en ont-ils été incommodes que pendant une manœuvre? L'opinion do Porcy porto donc avec elle sa réfutation
V* Non -seulement le travail «lu tabuo n'nltèro pas ln santé d'une manière visible, dans les premières années consacrée.'» à in manipulation, mais il ne lui apporte pas même lo moindre préjudice dans un âge plus avancé. S’il en était autrement, les ouvriers deviendraient impropres au travail, et il faudrait les réformer : or, d u ‘arriva rien de münblnble.
5* 11 existe «les profo»*!<4i» qui, sans nuire d’une manière évidente à la santé, abrogent cependant la vie, et empêchent ton- ceux qui l’exercent de dépasser un certain fige; le travail de Dsrcct et de Par ont- Duchâtelet, démontre que celle dont nous nous occupons n'est pas dans cotte catégorie, puisqu’elle permet a un grand nombre d'ouvriers d'atte ndre, et mémo do dépasser de beaucoup, lu 1 imite ordinaire de la vio humaine, et les fabriques de tabac peuvent être autoriséeun milieu des villes.
Fourneau fumirore û brûler le* rdles de la bru-. — L’incinération des côtes du tabac , résidu considérable do cette fabrication, qu'il importe de faire dupuruttre, en utilisant sa riclicssu notable ou sels de potasse, a été assez longtemps une des* opérât ions les plus nuisiblepour le voisinage des fabriques de tabac. Dnrceta fait disparaître ces inconvénients par l’emploi d'un fourneau rendu fnmiVoro en faisant passer les produits de la combustion au milieu do ceux d'un second fourneau placé à la suite du premier.
Le premier fourneau fumivoro, dans lequel lo combustible peut brûler ù flamme renversée, est suivi d’uni* voûte qui vient déboucher dans un second foyer A double grille, l'une supérieure, l'autre inférieure nu premier conduit de fumée ; les cendriers sont placés latéralement du mémo côté. Voici los précaution* à prendre pour brûler les côtes de tabac sans incommoder le voisinage de la manufacture :
On allume du bois sec et fendu dans les trois foyers: lorsque la voûte du foyer et les passages voûtés sont portés Qu rouge, on peut brûler des eûtes de tubuc sur la grille, Pour rein, on en charge peu à peu cette grille, en ayant soin de ne placer les côtes humides que sur lo devant; on pousse successivement vers le fond du foyer celles qui sont allumées, avant d'ou faire une nouvelle charge, et ou continue à conduire oins! h' travail , tunt que l’on a des eûtes a brûler, ou jusqu'il ce qu'il devienne nécessaire de nettoyer le fourneau.
On facilite la chute des côtes incinérées, ou sculcmeut enflammées, dans le cendrier, au moyen d'un ringard qui se manœuvre par un ouvreau. Lo cendrier doit être fermé par une porte en tûle ; on peut y mettre, lorsqu'il est assez échauffé et qu'il contient déjà decendres rouges, des côtes de tabac humides, qui y brûlent très-bien.
L'air nécessaire A cette double combustion pénètre dam» le cendrier et dans le foyer, à travers l’ouverture, ménagée en avant du fourneau, non-seulement pour produire convenablement eet effet, mais encore pour s’opposer à réchauffement do l’air sur le devant du fourneau, où se trouva placé l'ouvrier qui alimente le foyer d», côtes do tahac. La fumée sortant du cendrier et du foyer se mêle h la quantité convenable d'air nouveau introduit par les ouvertures; le tout passe dans le carneau voûté, »‘y brûle, et en sort presque sans odeur et sans fumée.
On peut sc contenter, en fabrique, des résultat* qui précèdent. Si cependant on voulait y brûler complètement lu fumée, il faudrait allumer «lu bois sec et fendu sur la grille «lu premier fourneau fumivorc ; ce combustible y brûlera t à flamme renversée, comme dans les ahuulicrs de* fours à porcelaine.
La flamme se jetterait en contre-bas, se mélangerait Ado l'air nouveau, entrantpar les ouverture* latérales, et |H;nétrcrait dan» le carneau voûté, dont elle occuperait lo haut. Ln fumée vcffnnt dn foyer serait alors obligée «io se mélanger avec cette flamme, qui contient un excès convenable «l'oxygène, et de traverser avec elle le carntMiu voûté diui» toute sa longueur, d'où elle no sortirait qu'apres y avoir été complètement brûlée.
Ce n’est doue que par oîtcès de précaution que Parcel a fait construire le second foyer fumivoro, qui agirait connue il suit, si l'on s'en servait.
La flamme du bois sec et fendu que l'on brûlerait sur la grille de ce fourneau, obéissant à l’appel de la cheminée générale, prendrait une direction horizontale, sc mélangerait à do l'air nouveau entrant pnr le* ou vroaux, occuperait la partie inférieure du carneau, et lu fuméè arrivant du foyer, en grande partie brûlée pendant son passage à travers le carneau rouge, serait on outre obligée de traverser le carneau dans tonte sa longueur, entre denx courants horizodtaux de gaz eu flammés, et contenant un cxcè* d'oxygène, ce qui on brûlerait infailliblement los moindres fulginosités.
Ce n’est que pour indiquer la perfection A laquelle on peut nrri\er en ce genre quo Parcel, inventeur «lo ce Tourneau, a réuni duns lu même appareil tous tes moyen» d’atteindre le but proposé. Néanmoins, si l'on voulait s'en servir, il a cherché A utiliser la chaleur que produirait la combustion «los côtes do tabac et «•elle quo donnerait le lmis dans les deux foyers : il n donc fuit établir au-dessus do 1a voûte et ù 1a suite un calorifère, qui pourrait échauffer un volume «l’air considtkrablc » employer très-utilement au chauffage de la manufacture. Ajoutons enfin que Ton pont remplacer ce calorifère pnr une chaudière servant à fairo chauffer l’eau employée pour le lessivage des cendres de taliào, ou bien à faire évaporer Ica lessives provenant de cotte dernière opération.
TrolMlémc Classe.
N“ IC. AuriirniKATHBS de dissection.
En admettant que les salle» do dissection ne soient pn*, à proprement parler, nuisibles à In santé de» jeunes gens qui y passent une grande partie de leur temps, il est au moins certain que la présence de nombreux cadavres en dissection, la vue des débris qui en proviennent et l'odeur qui se dégage de ces substances animales, souvent dans un état avancé de putréfaction, rendent le séjour de ce» amphithéâtres fort dé*agréa?ble, surtout pour les élèves qui ont ù y commencer leur* études anatomique» : il n'o»t «lonç pns sans utilité d’aviser aux moyens d’assainir les salles de direction. C'est dans ce but rempli d'intérôt que nous proposons rétablissement des appareil* dont nous alloua dernier la description.
Pu Pepdt des cadarre» et de leur conter rai ion.
Los cadavres envoyés aux salles do dissection proviennent, presque toujours, de sujets mort* récemment et no donnent ordinairement lieu A aucune «vlcur désagréable, surtout si on a employé les proc«#dés «lo conservation «les cadavres destiné* A la dissection, dus au docteur Sucquct, et qui paraissent remplir tr«5» bien leur olÿet.
Le* cadavres destiné* A la attsection qui, A Paris, no peut *o faire que «lnn* les amphithéâtres créé* pur l’administration de* hôpitaux, proviennent de* luq»i-
INSALUBRES
JGO INSALUBRES.
taux, et doivent être apporté, In nuit,dan* de* voitnre* commette».
Peu après leur arrivée, on les injecte de sulfite de soude, A raison do 4 litres environ par cadavre ries corps entiers sont injectés par lu carotide; ceux qui •ont ouverte, par les artère* sou* clavlèno», iliaques et carotides. Le liquide transsudant A travers les porc*des vaisseaux ne tarde paa à imbiber ton* le* tissus, et après quelques lie lires, on peut injecter ou strifle système artériel des sujets destiné* à l*ltude de l'angéiologie. I.es tissus aintr préparés se trouvent fermes quand on les découvre, et dans l’état normal du cadavre. Le» sujet* disséqués s'ultèreut cependant promptement an eontart de |’a»r ; tous les matin* on imprègne do chlorure de zinc, avec une éponge, les prépnrut ions qui vont sc putréfier, les tis-u* ramolli» perdent à l’instant toute odeur.
Avec ce système, les cadavres sc conscrventde quinze' 9 trente jour» uu moins ; on les dissèque sans en éprouver lu moindre incommodité.
Tour que le sulfite d« soude A 52° do l’aréomètre n’altère pas les instruments dont on ee sert, on les laisse njonrner deux jour» sur du zinc, ce qui ajoute A la solution un peu de sulfite de zinc.
„ Ce système doit être employé partout où l’on dissèque, et IA surtout ou il n’y a pas d’amphithéâtre organisé pur i.no administration.
Une excessive ot constante propreté est imposée, avec raison, aux amphithéâtres de dissection pur l’ordonnance do | Milieu du 25 novembre 4 £31 , qui règle ceux de Taris.
Voici lea plans et coupes d’un amphithéâtre de dissection, avec table ventilée disposée par Parcct.
De lu Dissection des cadavres.
L’aèmge, le» lavages A l’eau et l’emploi du chlore et de* chlorures d’oxydes ont été jusqu'ici lus seul-, moyen* employés pour désinfecter les salle» de dissoc tion : mais l'on sait que ce* procédé. h no conduisent que très-imparfaitement au but Purcet a proposé d’y ajouter l'emploi de la ventilution forcée, et il a fait établir sur ce plan, A la Pitié et dans le cabinet de M. Serre*, médecin en chef, la table de dissection que nous allons décri ré ;
La table de dissection dont il a proposé l'usage peut être construite eu fonte ou en bois; elle doit être creuse don* toutes se* partie* ; son couvercle doit être percé de trous nombreux, et il faut quo *on intérieur soit mis on communication nvec un canal souterrnin allant aboutir A une cheminée dnn* laquelle le tirage convenable doit être bien établi. Le service de la salie do dissection exigeant qu’on y place un poêle, une étuve et une chaud ère, c’est de ce* appareils qu’il faut *c servir comme de fourneaux d'appel; c’ost dnn» co biit qu’ils ont été lotis trois réuni* et placé» au pied de la grupde cheminée. Le» figures 3630 et 3631 indiqueut La disposition générale dont il s'agit.
Ku allumant du fou dan» le fourneau de la chaudière, dan* le jKjêle ou son» l’étuve, on établit tm courant ascensionnel dans ln grande clieminéo., ce qui attire l'air contenu dan* le cnnaï souterrain et dans l'intérieur de lu tablo de diascctiou, d’où il suit que l’air do la salle est entraîné ver» le cadavre placé , sur la tahh-, et qne cet air, après avoir entouré le corps, pnsso par les trous du couvercle de cotte table, pour aller, A travers son pied et le canal souterrain, satisfaire A l'appel do U cheminée. Le dessus do la table de détection et le cadavre qui y c»t pincé sont aiu»i continuellement ventilés par un courantdescendant, qui se charge des émanation* du corps et les entraîne vers le fourneau d’appel, daus lu cheminée et en dehors de U salle de dissection.
On voit donc qu’avec co système de construction
i! nn peut plu» y avoir «h-gngcnient d'odeurs désagréable* dans la salle, et que l'on pourrait mémo y disséquer de* cadavres en putréfnctiou, sans que l'odorat p(lt y indiquer la présence de ce foyer d’infection.
Le système de construction étant conçu, il restai: d'autre* condition* A remplir;
Description des latin de dissection ventilées, en fonte.
1.0* eaux provenant da lavage du cadavre posé sur la table de dissection et celles qui s'en échappent cou». Icutduns une caisse étauiéc. plus profonde d'un bout, et qui lea envoie dan* un seau placé nu-dessous; des trous égaux en somme A la section du canal souterraiu sont percé* tout autour de 1* caisse, pour égaliser la ventilution sur le cadavre.
On voit en S la grille eu cuivre qui reçoit le corps. Un pied creux, portant io dessous de la table, reçoit l'air qni a balayé le cadavre, sous l'appel de la cheminée et par de» foyers d'appel et qui débouehe daus un copdnit souterrain d'apj* 1, allant do la table au bas de la cheminée. O est le fourneau d'appel do l'amphithéâtre do dissection.
Terminons ce chapitre en indiquant co qae l'anatomiste doit faire pour tirer le meilleur parti possible do l'appareil.
Supposons que c’ost en hiver que l’on a A se servir de cette table de dissection : on doit commencer par allumer le feu dan» le poêle A courant d'nir, on établit ainsi facilement l'appel dont on a besoin dans la cheminée générale, et Ton peut en outre donner A l’jlr de la balle la température jugée la plus avantageuse', pour le travail que Ton a A y faire.
Nous ferons observer quo si la ventilation établie autour du cadavre était trop forte, il en pourrait résulter un refroidtMcmcnt gênant et une trop grande évaporation de ln transpiration cutanée A la surface des mains.
SI du visage de l’opérateur, ce qui ne laisserait pas quo être un grave inconvénient. 11 est donc important de réduire la vcntÜatinn justement nu point convenable; or, les clef» ou soupapes placées sur le canal c et spr ses embranchement* donnent facilement le moyen d’arri- • ver A ce but : il suffira donc de s’en hien servir pour so pincer, sous le double rapport de la ventilation et de la chaleur, dans les conditions où Ton désirera *o trouver.
tse la .1 lacération des pièces anatomiques.
Le procédé pur lequel on désorganise les tissus animaux, en les tenant, pendant un temps convenable, en macération dnn* IVau froid», est reruiinemirnt.de toutes les o] m* rat ion* qui se pratiquent dans le* salles dp dissection, celle qui donne lien aux émanatinnr les pins repoussante» et aux plainte* Ica plu» grave». Nous croÿons qb’A l’Avenir il suffira, pour arriver A ce résultat sans aucune odeur, d’y établir l'appareil ventilateur que Ton voit *ur la fig. 3ti3ü ot 3b3l , placé «pré* la snllo de dissection, et dont nous avqns déjà parlé plus haut. *
Cot appareil sa compose s
4" D'un vasistas placé, autant qno possible, du côté du nord et au haut d'une fenêtre mi de la porte delà pièce.
2* D’une hotte générale, occupa ut tout le côté de la pièce où *e trouve placée la cheminée, et communiquant avec cette cheminée, don» toute sa largeur, par une large ouverture.
3° D'une sério do tables montée» A charnière» sur la pièce de boi» qui régne dan* toute la longueur de la hotte, et qui se trouve isolée du mur près duquel elle est placée parai 1 élément par un espace vide> ayant 4 décimètre do largo, ("es tables, relevée* le long du mur dé 'fond, donnent lu facilité de bien conduire lu* macérations duu* les baquet* : étant abaissées et po-
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- iéo9 sur les poteaux montants, elles servent, comme I l'auteur de cet article (fig. 36*13), semt composées do des talilea ordinaires, soit à y poser les cadavres que I deux pièces ajustées ensemble ; d'un pied cylindriquo l’on conserve pour la dissection, soit à y oehovor la pré- | creux, fixé dans une pierre détaille, sur le caniveau,
parution des pièces anatomiques, après qu’elles ont été soumises à la macération dans les baquets placés audessous de ces tables.
4° De rideaux en toile d’un tissu serré descendent presque jusqu'au sol et sont garnis, i% leur partie inférieure, de balles de plomb destinées h leur fai ri- conserver la position verticale , malgré l’action du courant d'air auquel ils doivent être continuellement exposés.
Table» d» dissection rendîtes en fonte.
Tar suite du succès obtenu dans la constmction qui vient d’être décrite, deux tables de dissection en fonte ont été établies à l'Hôtel- Dieu, pour le service <le la salle d'autopsie. Quelques modifications do détail ont été fuites à leurs premières disposition «; quelques autres, dont l’utilité a été reconnue, seront introduites dans les tables que l’on construira, sans doute, pour d'autres établissements semblables. Ces diverses modifications, indiquées par l’expérience, sont effectuées dans la description que nous donnons des tables do dissection ventilées, proposée* pour ces nouvennx établissements.
Lee tables de dissection en fonte, construites par
qui communiqué au cendrier du fourneau d'appel , et d une table creuse, alésée de manière à entrer à frottement gai sur le pied.
Le* moulures du pivot de la table et celle» du pied qui se raccordent, portent chacune à l'intérieur une rainure demi -cylindrique, qui reçoit de petites «pbè-
insalubre*.
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tcs de fer ou d’acier, servant de galets, p»»ur faciliter le mouvement do la table autour de son pied ; une clef F, ajustée dans ce pied, sert à régler le tirage.
I.a construction de ces tables en foute a permis de supprimer la cuvette de cuivre qu’il n\nit été nécessaire «l'adopter dans les tables en bots de la Pitié. En offet, sur les tables destinées dans les hôpitaux aux sonies autopsies cadavériques, on prodigue l’eau, ce qui, quand on peut l'éviter, n’n pas lieu sur les tables «le dissection, où l’on a ù craindre l'infiltration des cadavre». Cette eau aurait pu passer dans lo pied de la table, et rendre son mouvement difficile, en couvrant de rouille le* galets et le pivot.
Avec la disposition ici adoptée, l’eau tombe dans la table de fonte, sou» laquelle se trouve un robinet, qui retient ou laisse h volonté écouler cette eau. A l'intérieur, autour de l’ouverture d'nppel du pied, est un rebord , coulé avec la table même , et qui retient les eaux tombée» à travers le grillage ; sur co rebord se trouve ajusté un chapeau de cuivre, par lequel sont rouverts et aussi garanti» de la chute des eaux, le pied et le caniveau.
On a remarqué dans le» tables de l’Hôtel -Dieu que la section de» ouvertures du plateau à grillage et l'espace ventilé sont trop larges, «le sorte que In vitesse «le l’air s'v trouve trop petite, et le courant d’air trop peu concentré sur lo cadavre ; qu'enduite, le» ouverture» carrée» du grillage sont difficiles à nettoyer, et qu’une portion de ce plateau réservée sans ouvertures serait fort avantageuse au service pour y dépo série» instrument» et les organes à examiner; d’aprè* ces deux motifs, nous avons définitivement adopté la construction ici tracée.
Le plateau, ainsi qu’on le voit, fig. 3632, au lieu de s’enlever en une ou plusieurs parties, avec de» poignées, est fixé à la table par un seul boulon en acier autour duquel il tourne, comme sur un pivot.
Il en résulte que, sans enlever le cadavre en dissection, on peut avec peu d'effort» ouvrir la table, et en retirer uu instrument.
Co plateau est formé d’un châssis, avec rebords et croisillons en fonte on en cuivre, couvert d'une feuille do cuivre percée de trou» ronds en quinconce, suivant un losange très-allongé, donnant à peu prés la forme générale du cadavre. A l’essai de la tablo, on élargira ces trous par tâtonnement, suivant le» besoin». Ces trou» doivent être inégaux e,ntrc eux; do telle sorte qu’au centre de la table, où est plus vive l’action du tirage, qui s’opère par le pied placé directement audessous, se trouvent le» plus petit» trous, et qu’il» deviennent de plus en pins grands, en s'approchant des deux extrémité».
On parviendra ninsi Bans peine ù régulariser complètement lo tirngo sur toute la longueur de lu table.
Le châssis du plateau de la table qui porte la feuille de cuivre doit êtro assez fort pour ne pa» se briser sou* le poids du earlavre, lorsqu’étant ouvert il se trouve h moitié en porto- ù-faux, et retenu seulement par lo boulon qui lui sert de pivot, ou quand on y briso de» os à coups de marteau.
La clef du robinot sert de crochet pour attacher le seau qui reçoit les eaux réunies dans la table.
Le fourneau d’appel, qui sert en même temps de poêle et «le loyer d’appel , a été destiné spéciale' ment au service do la salle d’autopsie de l’ilôtel-Dieu, qui, placée dans scs caves, est humide et froide, où les autopsies se font pendant toute l'année, et où lo chauffage d'un poêle n’est pas inutile, souvent mPmo en été. Pans toute autre salle «le dissection, on doit craindre, en l’échauffant, de hâter la corruption dos cadavres, et alors, lo fourneau est lo wml è employer.
N" <7. Exhumations.
f.es exhumations particulières out lieu ft tout moment dan* les cimetières des grandes ville» ; les exhumations juridiques, pratiquées pour reconnaître un crime, 6ont ou&ai très-fréquentes, depuis le# travaux d'Orfila qui a, par la certitude doses recherches sur les poisons, créé la médecine légale.
Des précautions doivent être prises pour opérer les exhumation», qui sont beaucoup moins dangereuse» ou'on ne le croyait; <5 ou 20,000 cadavres, à tou* le* «legrés de putr«*fnction,ont été extraits, en 1783 et <786, en six moh* de temps, du cimetière et de l'église des Innocent», sans qu’aucun acculent en soit résulté, soit parmi Ica Ouvriers qui faisaient le travail, soit dans lo voisinage. Il n’y a de véritable danger que quelque» jours nprè» l’inhumation, quand la putréfaction est dans toute sa force ; il s’échappe alors du cadavre une liqueur et des gnz fétide* et très-daugereux.
S’il s’agît d’extraire un cadavre «l’une fosse particulière, il faut le faire le matin, de bonne heure, avec nu nombre suffisant «l’ouvrier», pour que l'opération marche vite, et arroser la fosse et le cercueil «te chlorure de chaux, en prenant garde d’en arroser le cadavre, dont on hâterait ainsi la décomposition.
Quand on fait une exhumation juridique, il est important de faire immédiatement les recherche* qui doivent avoir lieu, l'expérience ayant prouvé qu’un cadavre qui a été exposé à l’air entre bion plus vite eu décomposition. Les exhumation* qui ont pour objet l’évacuation d’un cimetière exigent beaucoup plus de précautions.
On choisit la saison la plus froide, et on no doit jamais continuer par le r enl du sud; on emploie un nombre a*«cz grand d’ouvriers pour que le travail ait lieu rapidement, et on remplace le» ouvrier» qui sont indisposé». On aura soin de bien aérer tous les jour» les vêtements des ouvriers et de no se servir que d’outil» à long manche. Quand on est obligé de pénétrer dan* de» caveaux, ce ne doit être qu’après le» avoir parfaitement aéré», soit par un fourneau d’appel, soit par uno injection d'air, et lorsqu'une bougie descendue dans le caveau y brûle parfaitement.
11 faut que les premier» ouvriers qui y outrent soient attachés sous les aisselles et aient au nez et à la b«mche du linge trempé dans du vinaigre. Quand un caveau est rempli d'eau, on lo vide avec une pompe.
Exhumation des ticlimes de Juillet. — Les victime» «le Juillet, qui avaient été enterrée* sur plusieurs point* de Paris, ont été exhumée» pour être déposées son# la colonne do la place de la Bastille, lo 28 juillet <8 10. Darcet, comme membre «lu conseil de salubrité, fut chargé «le présider à l'exhumation des corps qui avaient été enterrés devant la colonnade du Louvre.
Un procès-verbal a été rédigé pat lui. La fosse avait été creusée d’avance jusqu'au niveau du sol, où l’on apercevait les ossements. On commença à extraire les ossements de la fosse ; on le» trouva tout à fait mis à nu, sans vestige» notables de chair ni même d’habillement ; ce» ossements étaient séparé» de la terre, et ils étaient ensuite mis dans le» cercueils do plomb destinés à être portés daus les caveaux de la colonne, la recherche et l'enlèvement de tous les ossements furent fait» sans difficulté. En i 830, on avait inhumé les corps dons une fosse maçonnée partout et où il y avait eu de la chaux, ce qui avait hâté la dessiccation des ossements.
Cette opération s’est faite, du reste, en une heure 4c temps et saus que la moindre odeur ait été sentie.
N* 18. — Brochage pe livres.
Le grand défaut de cette in«lustrie est le danger constant d’incendie; les exemptas de graves incendies
by v.
INSALUBRES
1NSALUBRKS,
«le ce genre sont très- fréquent», comme celui qui a «lé* trait les ateliers de ln rue du I'ot-de-fer.
Les conditions do sûreté à imposer sont :
D’exiger une déclaration préalable pour les grands établissements qui »c forment;
2" De construire les bâtiments en moellon et roche, avec planchers en fer et tout à fait Isolés;
3° Les séchoirs seront bien plafonnés et sans communication directe avec le reste des bâtiments. Les poêles et les tuyaux qui traversent les uteliers doivent être entourés de grillage en fil de fer de 4 centimètre do maille, et il ne faut pas déposer de papiers en tas près des fenêtres des séchoirs, parce que c’est toujours là que se porte la itummo au premier moment, à cause «les courants d’air.
49 L’instruction doit conseiller aux grands établissements la substitution du eliaufTuge à vapeur ou nu moine de calorifères à air chaud aux simple* poêle», et l’emploi Qcs cordes trempées dan» l’alun, ce qui leur ôte leur inflammabilité; on ne doit se servir la nuit que de» lampes & cheminée de verre ; enfui il faut nettoyer souvent les tuyaux do poêle et n’y brûler qne «le la houille, dont lu suie n’est pas facilement combustible.
N® <9. — Art dü doreur.
La dorure sur bronze ou sur cuivre se fait par trois procédés différents : à l’aide «l’un amalgame d’or, uu trempé, ou par les procédés galvaniques.
Pour exécuter ln dorure au merettr#, lu pièce do bronze ou de cuivre est d’abord recuite et dégagée do toute graisse, de tout oxyde, en la chauffant au rouge cerise *ur la forge, bien entourée de charbon de bois ou de mottes à brûler, puis on la laisse refroidir lentement. Au plu* fort du tirage de la forge, cette opération dégage des oxydes «le zinc et de cuivre en vapeur et des gu z délétères.
Le* pièces sont ensuite soumises au dtrochage ou décapage : pour enlever à la pièce recuite l’oxyde formé à sa surface, on la trempe dans un baquet rempli d’acide azotique, nitrique ou sutfnrique très-étendu d’eau, on la frotte avec une brosse rude, on lave à l’eau et on sèche; on trempe ensuite la pièce dans un bain d’acide nitrique à 30 degrés, puis du même acide mêlé de suie et de sel marin ; on lave et on sèche à la sciure de Lois.
L’acide sulfurique, qui ne dégage nucuno vapeur nitreuse, est très-bon pour commencer le décapage.
L’amalgame d'or, mi» dans un plat du terre sans couvercle, s’applique en trempant une grosse brosse à fil» de cuivro dan» une dissolution de nitrate de mercure, en prenant de l'amulgutnc et en frottant la pièce, jusqu'à ce qu’elle en ait assez.
Cette opération est très-dangereuse pour les ouvrier*, qui doivent toujours porter là des gants de vessie ou de taffetas ciré et ne travailler que sur une forge couverte d’une hotte et â grand tirage; un quinquet placé sur la forge augmenterait au besoin le tirage.
La pièce couverte d’amalgame est chauffée sur des charbon» ardents, placée sur un gant épui» et frappée avec une brosse pour répartir l'amalgame, puis remise au feu jusqu'à complète évaporation du mercure ; on lave à l'eau acide, à l'eau de vinaigre, avec la brosse, puis à l'eau, et on sèche à la sciure de bois.
Cette opération est la plus dangereuse de l’art du doreur; tin mauvais tirage ou de» courants descendants tiennent les ouvriers dans l’acide carbonique, l'azote et l’oxyde de mercure, les vapeurs de mercure, d'acide nitrique et nitreux.
Tour assainir ce travail, il faut que le» gants soient doublés de vessie ou de taffetas ciré, afin que le mercure lie péuètre pas jusqu’à la main d*i l’ouvrier et ne lui donne pas un tremblement mercuriel.
II faut passer les pièces sous le mou tenu de la hutte
avec uu très-bon tirage, sans jamais les sortir, prendre toutes les précautions pour que rien ne s’échappe de la cheminée dans l'atelier, qu’on ne quittera jnnini» sans se laver les main» et la figure, et où on ne mangera jamais.
Les pièce* dorées sont alors, ou brunies à l’hématite, ou passée* au mat, en les chauffant avec un mélange de sel marin, de nitre, et d’alun loudu dans l'eau.
Cette opération, qui dégage dos vapeurs de sublimé corrosif, mêlée» de vapeurs de mercure et «l’acide azotique, est très-dangerouse, et ne doit être pratiquée que sou» le manteau de la hotte où l’on* a mis le poêlon uu mat et son foyer, le petit four ou moufle où l’on chauffe la pièce, et le baquet où on la trempe.
L’or moulu et la couleur d’or rouge s'obtiennent par «le* opérations moins dangereuse* que la précédente, mais qu’on no doit cependant pratiquer que sur nno forge à bon tirage, et avec les précautions qne nous avons indiquées.
De» Moyens de salubrité trouvés par Varie t , pour la dorure au mercure .
Voici les principes qui servent de base ù la construction d’un atelier salubre de dorure, et la manière de le» appliquer à chaque cas particulier.
Le doreur qui veut monter uu atelier doit choisir un local assez grand, exposé au nord ou au levant, bien aéré et bien éclairé. La cheminée «le l’atelier doit êtro large, et avoir au moins 5 ou ti,n de hauteur ; elle doit dépasser de 2 ou 3ra les toits voisin», à une assez grande distance ; elle ne doit recevoir aucun tuyau do poêle ni aucune cheminée dans sa hauteur, et ne servir qu’à la forge seule. Si la cheminéo' est obstruée de mitres et do tuyaux, on les enlève, 'pour les remplacer par un chapeau horizontal en tôle.
Le tirage n’est que l’effet produit par. l’action do la pression de l’air dans la cheminée. Pour l'obtenir et qu'il soit puissant, il faut échauffer l’air dans le tuyau, et laisser affluer l’air du dehors pour remplacer celui qui est toujours entraîné vers le haut du bâtiment; l'air introduit dans une chambre qui fume, par l'ouverture des porte* et de» croisée», est trop abondant, et forme surtout des courants rapides, qui s'opposent souvent à l’effet à produire.
11 vaut mieux installer en haut de chaque fenêtre un bon vasistas à soufflet, «‘ouvrant en dedans, et avec lequel on règle à volonté l’air extérieur, qui sc mélange à l’air le pins chaud de la pièce sans abaisser la température de l’atelier ; les fenêtres et les porte» sont ainsi toutes fermées, sans nuire au tirage de la cheminée ni à la santé des ouvriers. Si on peut tirer l’air frai» d'une cave, c’est une très-bonne chose en ayant soin «l’en introduire une quantité égale à l’autre bout de la cave.
Ce* précautions étant prise* pour l'introduction do l'air nécessaire au tirage, et une hotte étant construite assez large et assez longue pour recevoir tou* le* appareil» nécessaires, il ne s’agit plu* que du construire son» la forge un petit foyer d’appel, pour échauffer à volonté l'air do lu cheminée.
I.o foyer d’appel sert à gouverner tout l’appareil; on doit l'allumer tou» le» jours et utiliser sa chaleur, soit à échauffer le poêlon au mat, soit à tout autre service utile à l’atelier. Ln cheminée du foyer d’nppcl doit êtro en brique, assez haute ot assez épaisse pour porter lu chaleur à plusieurs mètre» de hauteur; clic est amenée au centre de la grande cheminée par un tuyau en tôle do 12 ou 43 centimètre» do diamètre, pour diminuer le moins possible ln section «le lu cheminée, i Le foyer d'nppcl brûlera de la houille, chauffage le ' plu» économique.
! * Lo poêle de l'atelier, s’il est assez grand et muni do ] bonnes et largo* bouche* «le chaleur, peut remplacer, «.-o hiver, le vasistas et le loyer d'appel, en versant
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de l'air dans l'atelier, et donnant un bon tirage dans la I cheminée, avec son tuyau de fumée, qui montera verticalement de 2*, au moins, et qui aura un coude.
Tour que lo tirage soit très-rapide sous le manteau de la forge, l'ouverture antéricuro de celle-ci, où l’ouvrier travaille, doit Sire rétrécie par une cloison en plâtre, ou par des châssis vitrés, s'ouvrant verticalement, avec des contre poids et dos rideaux qui servent à régler le tirage suivant le besoin, et ù faire avec sécurité et commodément les opérations les plus dangereuses de la dorure sur bronze.
Nous donnons ici trois figures, tirées de la forge de Lcnoir-Ravrio *, et qui représentent d'une manière claire les dispositions d’une forge do doreur complète et parfaitement salubre.
On y voit les châssis vitrés, les contre-poids et les rideaux de toile, le foyer d'appel avec scs détails, portant le poêlon au mat, la forge où est allumé le charbon de bois, lo baquet à dérocher, et celui à tremper les objets au mat. Une forge complète doit avoir nu moins six divisions, séparées par des cloisons verticales, mais soumises au même appel de la chcminéo générale et du foyer d’appel.
^Le combustible placé sur la grillo du foyer d’appel brûle ù flamme renversée. Nous n’entrerons pas dans le détail de la marche quo doit suivre l'ouvrier dons son travail ; on doit laisser toujours refroidir les pièces sous le manteau ventilé, ot ne passer à une autre opération quo quand les pièces sont parfaitement refroidies, sous lit botte ù ventiler.
Toutes les opérations accessoires auxquelles sont soumises ces pièces dorées sont faites avec les mêmes précautions de salubrité que celles dont nous avons parlé. On a pensé qu’en supprimant le mercure du travail de la dorure, on rendrait cette industrie salubre : c'est une erreur, car les causes d’insalubrité de ce travail, 6ont, en grande partie, indépendantes du mercuro. D’ailleurs, tous les efforts faits pour dorer à chaud sans mcrcuro ont été tout ù fait infructueux.
On doit insister beaucoup sur la nécessité, pour les ouvriers, de se laver avec soin en finissant leur travail, et de ne jamais manger dans l’atelier; avec ccs soins, l’industrie do la dorure au mercure sera parfaitement salubre. Les eaux acides du dérochago détruiraient bien vite les égouts et la voio publique, on doit les saturer avec do la craie, avant do le laisser couler an dehors.
Ixl dorure au trempage, employée pour les bijoux do cuivre, se fait en les plongeant parfaitement décapés, déroebés et avivés, dans une dissolution bouillante de chlorure d'or, dans un carbonate alcalin ; au bout d une demi-minute, ils ont pris ce qu'ils pouvent prendre <l’or.
Les mesures prescrites par lo conseil de salubrité do Paris, sur le rapport de Darcct, 6ont t
4* Do rétrécir lo plus possiblo l'ouverture de chaque foyer, sans gêner lo travail.
2° De donner à la cheminée 2m, au moins, au-dessus du faîtage des maisons voisines.
3° De faire établir un bon foyer d’appel dans chaque forge, et un bon vasistas à soufflet dans l’atelier.
4* D’avoir dans l’atelier un ilacon d’ammoniaque, en cas d’occident causé par des vapeurs nitreuses et du carbonate de chaux, pour saturer do suite les eaux acides. Les établissements des doreurs sur métaux sont rangés dans la troisième classe.
Assainissement de la dorure par la voie humide et par le procède galvanique. — Ces procédés ont donné dos produits de doruro 6i économiques et si abondants, qu’ils ont envahi en partie l’ancien travail au mercure, mais sans le remplacer entièrement.
• Mémoires de Direct, terne l", cbci Lacroix et Baudry. librsirc-ediltui ■
On avait espéré que la dorure, par la voio humide, rendrait cette industrie tout ù fait salubre.
Les vapeurs nitreuses dégagées dons lo dérochago des pièces, au milieu d’une fabrication cxcessivemeut ^ active, ont été plus dangereuses encore que celles du mercure.
Dans un rapport fait au préfet de police, en 4842, sur l’assainissement des ateliers do doruro par la voio humide, et en particulier celui do M.Elambcrt, Darcct constate que les anciens ateliers de dorure au mercuro « étaient rendus bien plus insalubres par les vapeurs acides provenant soit du dérocliugc, soit de Tupplicattoo de l'amalgame sur lo bronze, soit de la mise au mat, quo par le contact du mercure et de vapours mercurielles avec les organes des ouvriers.
Dans lo procédé par la voie humide, l’ouvrier a nonseulement à recuire et h dérocher les pièces plus fortement encore que quand il met au mat, il doit opérer tout à fait en grand avec l’eau régale, l’aéide nitrique et l'acide sulfurique, pour dissoudre l’or, le platiqe et l’argent.
Les ateliers do dorure par la voie humide sont donc bien plus insalubres que ceux au mercure, et l’altération rapide de la santé, la mort même, résultat nécessaire de la respiration des vapeurs acides dans un petit atelier où se fait une immense fabrication, sont bien plus graves qu'un accident par le mercuro, toujours guéri promptement. Les beaux services rendus par Kavrio aux ouvriers doreurs conservent donc toute leur actualité , car tout co qui a été fait pour assainir les ateliers de dorure au mercuro doit être fait, ù plus forte raison, pour ceux par la voie humide ; mais les dispositions, si utiles pour les premiers, suffiront largement pour rendre les autres ateliers parfaitement salubres, et pour préserver entièrement les voisins des dangers et des incommodités d'un pareil atelier.
En conséquence, sur la proposition de Darcct, il a été arrêté, par lo conseil de salubrité de Paris, que toutes les dispositions d'assainissement prescrites pour les ateliers de doreur au mercure seraient exigées aussi pour les ateliers par la voie humide.
Forge salubre. — Les figures 3633, 3634 ot 3635 représentent la forge assainie do Lenoir Kavrio.
Fig. 3633. Elévation générale de 1a forge do doreur vuo de face.
A. Forge à recuire.
B. Baquet à dérocher.
C. Forgo à passer ; ony volatiliso toutle mercure qui a servi à dorer.
1). Forge où l'on mot on mat les pièces dorées; on enlevant la plaque de fonte qui sépare ccs deux dernières forges , on a lo moyen do pouvoir dorer sans danger de très-gramlos pièces.
E. Tonneau dans lequel se trempent les objets mis au mat.
H. Forge où l’on fait sécher les pièces de bronze dorées, lorsqu’elles sont achevées et lavées avec soin.
<}. Cases réservées sous la forge à dorer pour y mettre on magasin du charbon do bois, ou tout autre objet.
Des rideaux servent à fermer, en tout ou en pnrtic# l'ouverture do la forgo à recuire, la niche où se trouve placé lo tonneau au mat, et la forge ù sécher. De* châssis vitrés sont destinés à rétrécir, par le haut, 1 ouverture do la forge et la forge à sécher ; les rideaux servent h couvrir le reste de l'ouverture de ces foyers.
La figure 3635 représente une coupe verticale du fourneau d’appel placé au milieu. On voit que le charbon placé en A brûle à flamme ronversée, comme dans les alandiers des four» fi porcelaine, tandis que le bois, lo coke ou le charbon de terre, se brûlent 6ur les grilles par le procédé Ordinaire. Les gaz produits par la combustion do ces deux grilles sc réunissent dans lo passage voûté ot sc rendent dans la cheminée du fourneau
dans lo bas du fourneau d'appel.
Cette ouverture sert à introduire lo col du inatras dan» lequel on prépara In dissolution mercuricllo , nommée gax, employée pour dorer.
On prépara aussi au-dessous do cette fente l’amalgamo d'or et do mercure, et on évite ainsi les vapeurs délétères qui so dégagent pendant le cours do ces deux opérations. Ces vapeurs sont rapidement entraînées au dehors, par •uite de la grande aspiration qui s’établit dans la cheminée du fourneau d'appel.
Les grands châssis mobiles, verticalement tenas en équilibre par les contre- poids, ferment plus ou moins et mémo tout h fait les ouverturesdes forges. On a ainsi le moyen d’y accélérer autant qu’on le désira lo courant d'air, ot, en abaissant entièrement les châssis, on peut rendre extrêmement rapide lo passa go. de l’air à travers les autres forges, ce qui est utile lorsqu’on pratique des opérations dangereuses.
On voit, fig. 3635, que les cinq forges sont séparées les nnes des autres par des languettes qui s'élèvent au-dessus du plafond de l'atelier; on y voit aussi que les tuyaux II, 11, des fourneaux d'appel montent un peu plus haut quo ces languettes, et qu’ils commandent ainsi lo tirage des forges lorsqu'ils portent dans la cheminée de
4° De surhausser et do dégager la cheminée, si elle n’est pas assox haute et assez libre.
i° D'établir un bon fourneau d’appel sous la forgo pour assurer un fort tirage, et y mettra la forge h passer et celle au mat.
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d'appel, d'où ils passent dans la cheminée générale de la forge; de lâ ils vont, fig. 363i, porter de la chaleur et déterminer le tirage qui rend tout l’appareil salubre. Dca bouches de tôle forment une ouverture réservéo
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la chaleur, qui, en dilatant l’air, établit le courant ascendant dont on a besoin. *
En résumé, les conditions imposées pour assainir une forge do doreur insalubre, sont :
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suif seul, d'étain couvert de »nif et d étain pur, tous chauffés prenne jusqu'au degré de chaleur où le suif peut s’enflammer.
Il ne peut donc y avoir d’insalubrité dans la fabri cation du fer- blanc que par la production du gaz hydrogène qui se dégage sous l’action des acides faibles sur les tôles, et surtout par des vapeurs infectes et insalubres que donne le suif rance, continuellement en contact avec des oxydes métalliques, et le fer chauffé ou point de le vaporiser et de l’enflammer.
Pour assainir le dérapage des tôles avec de* acides faibles, il suffît de le pratiquer sous une botte dont l’ouverture antérieure soit très -étroite et communique avec une cheminée de 10 ou 12 mètres de hauteur et dont la section soit égale au dixième de l'ouverture de % la hotte. On donnera au courant ventilateur une vitesse convenable au moyen d'un fourneau d’appel spécial ou de tout autre moyen d'échauffer la colonne d’air, audessous de la hotte, disposition sembla! le à celle que nous donnons plus loin pour l'étamage des tôles décapées.
La partie du décapage des tôles qui so fait dans tin fourneau à réverbère donne aussi lieu au dégagement do gaz et de vapeurs insalubre* ; mais comme ils se mélangent aussitôt à la fumée, ils sont portés avec elle, une grande hauteur. Le four à réverbère, bien fnmivore, doit seulement être chauffé avec du coke, et, dans les deux ras, la cheminée aura assez do hauteur pour que le voisinage n’en souffre pa*. L’étamage des tôles dérochées est sans contredit l'opération la plus insalubre de cette industrie. Donnons donc la description détaillée de l’appareil ventilateur que M. L. Mertian a fait établir dans sa fabrique de Montatairc, sous la direction de Darcct
Cet appareil se compose d’un grand fourneau, adossé à l’un des gros murs de l’atelier et couvert, à une hauteur convenable, par une hotte conduisant au dehors, et à uno élévation suffisante au-dessus du toit, la fané* des fourneaux, la graisse vaporisée, et les produits gazeux pyrogenés auxquels le travail de l'étamage donne lieu. Voici la description des différentes élévations et coupes de cet appareil.
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3° De rétrécir le plus possible l’ouverture antérieure dç la forge.
4° De placer de bons vasistas à soufflet aux fenêtres qui sont en face de la forge et au nord ou à l’est, quand on le peut.
6° De saturer avec de la craie les eaux de déroebago et les autres eaux avant de les laisser écouler sur la voie publique.
Ramonage de i cheminées de doreur. — Le ramonage îles cheminées du doreur est lié à sou industrie; des conditions prescrites d’avance doivent présider à leur ramonage, qui, sans cela, serait très-dangereux pour les ramoneurs ; c'est là quo s'amasse le mercure volatilisé et toutes les vapeurs acides qui proviennent des dernières opérations. .
La suie contient, en effet, plusieurs métaux, du mercure et de l'or surtout; elle est d’autant plus lourde qu’elle est ramassée plus has. La quantité de mercure est considérable, et un ramonage fait sans précautions dans de pareilles condition* causerait une grave maladie à l'enfant qui le ferait.
Le ramoneur, choisi bien portant, doit mettre des gants et un serre-tête do cnir ou de toile cirée; on doit lui envelopper le visage do deux serviettes bien lèches et lui faire mettre scs habits à part. Après le travail, il se lave à fond, boit du lait, remet ses habits, et l’opération ainsi conduite est sans inconvénient.
Pour l'exploitation des raux mercurielles et des cendres de doreur, lu traitement dos eaux chargées do mercure provenant des ateliers do doreur cl celles des rendre» de doreur, pratiqué par les procédés perfectionnés et KÎmplos qu’on emploie aujourd'hui, sont deux industries autorisées dans les villes et qui ne nuisent pas à leur* voisins.
Elles sont de la troisième classe.
N° 20. — Fecelebies.
Le* conditions à imposer à ces établissements sont :
La suppression de brasiers très-dangereux pour sécher les fécules, leur remplacement par un calorifère à air chaud placé à l'étage au-dessous, et l'emploi des plancher* en fer au lieu de planchers en bois.
Il* doivent jeter les eaux de lavage des pommes de terre et de la féculerie, qui se corrompent si vite et qui sont très-abondantes, dans un égout et non pas dans la rue ; et si la féculerie est dans un village, ils no doivent les jeter quo dans un ruisseau pavé.
N° 2f . — ASSAINISSEMENT DES FABttlQl K* DE IMÜO.
L’assainissement de tous ces ateliers, par la ventilation forcée repose sur des principes si simples qu’il est inutile d’y revenir ; mais il n’en est pas de même pour les applications à chaquo industrie spéciale, où l’ingénieur est obligé de varier ses moyens d’action pour satisfaire à tou» les cas particuliers.
La fabrication du fer-blanc so divisa en deux opérations distinctes : le décapage parfait des feuilles de tôle et l'étamage des tôles bien dérochées. Le décapage des feuilles de tôle se pratique en les mettant tromper dans de l’acide sulfurique ou de l'acide hydrochloriqnc faible; les feuilles, retirées de ce bain, sont ployccs en deux, par le milieu et eu travers de leur longueur, en leur donnant la forme d’un toit, et portées toutes monil- Iées d’acide dans un four assez échauffé pour vaporiser promptement l’eau, faire réagir l'acide sur lo for, détacher et faire tomber les écaille# d'oxyde de fer formées sur les surfaces de la tôle. Les feuilles sont remises aussitôt dans un bain d’eau acidulée, et le décapage est achevé par des moyen» parement mécaniques. I.cs tôles, bien décapées, sont enfin é ta mécs en lo$ plongeant successivement dans divers baiiiB composés do
' La lettre suivante de M. !.. Uertian à Darcct sera otite pour compléter cette note :
• monsieur,
• J’ai l'honneur de vous remettre le plan que vous me demandez, de l'étamerie de Montatairc. Elle a été construite conformement aux indications que vous avez bien voulu me donner dans le temps, et elle ne laisse rien à désirer »»us te rapport de la salubrité. Sans aucun appareil spécial de ventilation, le tirage est déterminé naturellement par l'appel que produisent les foyers des creusets qui contiennent l'étain et la graisse. Pour obtenir un tirage qui entraîne toutes les vapeurs sans incommoder les étameurs par un courant d'air trop vif, U a fallu titonner la distance entre l'àtre et le manteau de la cheminée. On a adopté celle de ü*,80, qui remplit ces deux condition*. L'ancienne clame rie avait l'inconvénient de manquer de tirage. Le» vapeurs des creusets se répandaient dans l'atelier et occasionnaient aux étameurs des malaises et des nausées qui allaient quelquefois jusqu'aux vomissements.
• Depuis la reconstruction, non- seule ment ces inconveuicuts ont cessé ; mais il n’y a plus meme la moindre odeur dans l'atelier.
• Ce changement n'a eu aucune influence sur les consommations en combustible, graisse et étain.
• L'atelier du derochagc a été organisé d'uue manière tout h fait analogue k celle de l’rlameric.
• Je joins k celle lettre un flacon contenant un échantillon de graisse pris sur un bain d'étain.
• Agréer, monsieur, la uouvetle assurance de ma haute considération.
« signé : UeaTU» •
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Les figures 3636 «*t 3637 représentent le fourneau salubre pour fabriquer le fer-blanc.
A . Massif qui porte le système.
I K L M. Portes des quatre foumenux nécessaires au travail complet.
B. Grande botte qui recouvre les fourneaux, les creusets et le travail.
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et par [AqoeU, le brosse ur leu en rètire pour les brosser une à une et les plonge ensuite dans lo deuxième compartiment rempli d'étain plus pur; il les en retire ot les pose de champ dans un grillage plonge dans la caisse, qui ne contient que de la graisse.
Lutin, après avoir été brossées, l’ouvrier les porto à la dernière misa»* en foute; elle est chauffée par un
C. Ouverture do 0,807 do hauteur, que laisse la botte au-dessus des fourneaux.
D D* D" P’”.- Cheminées qui desservent les quatre fourneaux, et qui viennent déboucher sous la hotte dans la cheminée générale F.
F. Cheminée générale qui monto assez haut «ur lu toit pour porter nu loin le» vapeurs dégagées dans lo travail du fer-blanc.
O.jChapeau en tôle qni recouvre la cheminée générale.
H. Vide réservé devant les cheminées D pour la communication de la hotte avec la cheminée générale ; cette ouverture est munie do trappes pour régler lo tirage qni, s'il était trop fort, gênerait les ouvriers.
N. Les six creusets servant à la fabrication dn ferblanc sont couverts par la grando hotte de ventilation; quatre seulement par des foyers spéciaux, les doux autre» par la chaleur du fourneau.
L'ouvrier étameur met les feuilles do tôlo éfamée daus une première caisse remplie d'étain ordinaire
1 foyer, et ne contient que peu d'étain pur fondu. C'est dans cette caisse que l'on plonge la partie inférieure des | feuilles de fer-blanc, pour en enlever l'excès d'étain qui s'est accumulé en bourrelet vers le bas des feuilles, par suite de leur refroidissement dans la position verticale, lors de leur placement dans la caisse a égoutter. Ce bourrelet d’étain formant, comme on le dit, fijtèrr , étant ainsi fonda, est enlevé, en donnant brusquement h chaque feuille un léger coup au moyen d une baguette; il ne reste plus alors qu’à dégraisser et nettoyer les feuilles de fer-blanc, ce qui »o fait on les frottant convenablement avec du son bien sec, oie., etc. D'après la description qui précède, on voit :
1° La relation qui existe entre la partio inférieur* de ln grande hotte et la devanture du fourneau, dont la paillasse est élevée de au-dessus du sol de l’atelier.
i° Les dispositions intérieure» de la première caisse en fonte, do son foyer et do sou cendrier.
3" Comment la cheminée qui sert aux quatre four-
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neaux donne lidto A un puissant appel duns U cheminée générale.
Un chapeau en tôle est sur la cheminée, pour s'oppo • scr à la chute «le la pluie et aux effets du vent.
On verra, maintenant, comment la ventilation s'opère sous la grande hotte, et produit l'assainissement complet de l’atelier on KÏ-tament les tôles.
Pour faire comprendre le jeu de l’appareil ici décrit, il suffira «le résumer ce qui a été dit plus haut. L'établissement de la ventilation forcée, dans l’intérieur de l’appareil, a lieu dès qu’on nllumo du feu dans l'un des quatre fourneaux, ou plutôt dès que la fumée sortant de la petite cheminée dans ht grande, le courant ascensionnel augmente aussi de vitesse dans la cheminée générale, avec lo nombre de fourneaux allumés, ou avec l'intensité du feu. L’échauffement dn massif «Ions l«M|ucl les quatre foyers sont établis, ainsi que les surfaces très-éclinufféi-sdes six caisso», dilatent aussi l'air sous la grando hottoC.y augmentent le tirage, et, en outre, y entretiennent la ventilation forcée pétulant les heures «le repos. Même pondant les jours do repos, l’appel opéré «Inns la cheminée générale par le servico de la petite cheminée fait entrer l'air de l’atelier sons la hotte, entraîne les vapenrs infectes et les gai délétères produits a la surface des creusets, les conduit dans le liant de la cheminée générale, et de IA dans l’atmosphère, ce qui produit l'assainissement complet do l'atelier.
Ajoutons qu'en outre , la même cause empêche réchauffement do l’air en avant do la hotte, y maintient les ouvriers dans un léger courant d’air pur et continuellement renouvelé, ce qui facilite ainsi doublement le travail pénible qu’ils font pour convertir les tôle» noires en fer-blanc.
L'nppareil Dnrcet, fonctionnant indépendamment de la volonté des ouvriers, satisfuit à toutes les exigences do la qnestion, et dans tontes les fabriques de fcr-blano qui établiront convenablement cet npporoil, on aura, sans peine et sans dépense, le grand avantage de conserver la santé des ouvriers employés A la fabrication du fer-blanc, tout en rendant leur-, travaux moins pénibles, et, par conséquent, plu» productifs.
N° 22. Laiterie, conservation nr lait,