ET DE» ATELIERS HUMIDES
Aiphy tiet lentes causées par l'insalubrité des logements.
Darcet a eu l'occasion d’observer des cas très-graved'asphvxie, causés par l'insalubrité des logement*. La gravité de la question nous engage h donner ces faits: nous y ajoutons ce qui a été l’ait jusqu'à présent pour sécher les murs des bâtiments nouvellement construits, et ce qm', à notre avis, doit Être fait pour obtenir sûrement de* résultats complots et rapides.
Première observation d'asphyxie lente. — Un menuisier do Nancy, bien constituée âgé de 35 ans, occupait, avec sa femme et trois enfants, uue maison achetée depuis peu ; lui et sa famille éprouvaient les mômes symptômes : douleurs do tête, lcssitado, dégoûts, nausées, coliques continuer***, dévoiement, enfluro et en gourdissoment des jambes, symptômes qui avaient beaucoup de rapport avec ceux d’un empoisonnement. Sca ouvriers travaillant et mangeant avec lui, mais ne couchant pas dons la mémo maison, n'avaient rien éprouvé, les vai.tînsnon plus.
Quelle était donc la cause évidemment générale qui agissait sur cette malheureuse famille ? Le pain était de bonne qualité. L’eau d’un puits commun avecla maison voisine, habitée par un fabricant de papiers peints, qui employait une grande quantité do substances minérales en partie vénéneuses, fut analysée pnr M. Brnconnot, qui !a trouva de bonne qualité et sans aucune substance vénéneuse ou minérale.
Une visite des lieux, faite par MM.de Tfnldntet Brnconnot , à la demamle de Darcet , apprit que dans la fabrique de papiois peiuts, on employait des quantité» énormes d’arsenic et d'oxydo do cuivre pour la préparation du vert de Schweinfurt.
Lo menuisier habitait, au premier, un logenu-nt pro pre, bion exposé et sur le devant.
Dans la liontique à roz-de-clinusftéc, sur l'indication ijp Darcet, les professeur* do Nuncy reconnurent utn. large tache humide qui s'étendait fort au delà du pla fond et qui correspondait à une cour obscure, audessus de laquelle était un premier étage appartenant à la fabrique de papiers peints.
Cette cour, visitée avec une lanterne, ne rccovait le jour une par un châssis vitré de \ mètre carré, placé dan* la to.ture.
Elle était restée sans usage depuis pins d’un demisiècle, et on y jetait tous les débris de la fabrique par une croisée obscuro. Un puits abandonné existait là, près do celui du menuisier et sou» sa chambre à coucher. Une bougie allumée continuait u brûler dans ce puits, mab il se dégageait de l’intérieur de l’eau dos bulles rendues très-abondantes par lo jet d’une pierre, qui taou- Moit la va*e. Ce gaa analysé se trouva être du g tye hydrogène des marais, provenant de la décomposition des matières organique* contenues dans ce puits.
On ne connaît pas la véritable cause des maladies engendrées par lo gax des marais, mais ce sont des maladies d'uno nature putride, dite* aussi fièvres d'automne, comme la maladie observée chez lo menuisier, qui était beaucoup plus intense ou moi* de Novembre, et présentait des symptômes analogue*.
MM. de Unklat ot llraconnot conseillèrent do combler lo puits et d'aérer la cour. On so rappela nlpr» qu’un homme d’uno taille et d’une force athlétique* était d^jà mort dans In môme maison, avec sa femme et scs trois enfants, d’uno maladie «semblable ; il paraissait au^si certain que les causes mortifères étaient devenues beaucoup plus intontes depuis quelques années. Deux femmes y ont aussi successivement trouvé- la mort, chacune avec des enfant».
D'après Darcet, voici la cause do la maladie en question. A l'entrée do l'hiver, au mois do novembre, on faisait du feu dans le logement du menuisier. L’air ex- térieur pénétrait dans la cour par l’ouvert arc du toit, l’in, fartait et était attiré dans l'appartcmont par l'appeldos cheminées, en payant à travers le inur par le* joints et les fente» de» maçonnerie*. Pour remédier ù ce dangereux état do choses, il fallait :
Ventiler abondamment la cour, eu y amenant de l’air pris en bas et l'évacuant par le liant;
2° Supprimer toute communication entre la cour et la maison, mettre de» enduits hydrofuge» *.ur lu mur ;
3" Introduire enfin dans la maison de l’air pur et pris à l’extérieur, pour suffire au tirage des, cheminée».
Deuxieme observation . — Trois garçons de bureau jeunes et vigoureux étaient morts successivement dans un logement de 2*", '*5 do hauteur, composé d’une chambre à coucher avccchérainée et d’une antichambre non ventilée. Un tuyan de descente des lieux pa-sait dans l’angle do l’alcôve et avait légèrement infiltré; le mur, mais sans odeur sensible. Darcet attribua cetta mortalité à l’action lerttc de» émanations du tuvau do chute, qui, surtout pendant la nuit, étaient attirées autour do la tète du lit par l’appel do la cheminée.
Troisième observation. — Une mère, ne voulant pas laisser sortir ta fille do sa chambre pendant la nuit, la faisait coucher avec ollo dans un cabinet do 5 mètres de long, étroit, ot n’ayant que deux portes à l’cxtrémité opposée nu lit, et où l’air se renouvelait mal. La jeune fille dépérit, et mourut d’une maladie du poumon, bien qu*il n’y eût jamais eu de phlhisiqno dan» la famille.
t Quatrième observation — Un employé du Mont de I’iété dépérissait dans son appartement, où Darcet reconnut bien vite la présence «le l’acide carbonique, appelé par la cheminée de la chambre ù coucher, toujours chauffée en hiver par du feu, et, en été, par l’élévation forcée de tompérnturo d’une petite chambre où l’on couche. Le e-oîr, ce gnx descendait pnr la cheminée du salon, que l’on ne chauffait pvesque jamais, et qui était commune à une -cuisine de l’étage supérieur,' Uno bonne cheminée à courant d’air, prenant l’air à 1 extérieur et pincée dans la chambra k coucher, uno trnppo à la cheminée dn salon, et dos bourrelets à la porte, entre le salon et la chambre, arrêtèrent le mal. f Cinquième observai ion. — Une famille était attaquée d une salivation, due nu tnercured’un baromètre cassé, que l’on avait versé sur une assiette oubliée sur nno armoire. C'était une petite cause qui aurait produit a la longue do funestes eflet*.
Sixième observation. — Deux dames ont été a«pbvxiées, une nuit, par l'acide carbonique, entré dans leur chambre à coucher par le poêle du la salle à manger, ou l’on n'avait pas fait do fou depuis longtemps. L'acido était appelé à travers le salon par le feu fait dans la chambre La cheminée où donnait lo tuyau de poêle dépendait d’un appartement placé au-dessous, et où l’on avait, la nuit précédente, cuit, avec du charbon de • bois, une gronde quantité de dent* artificielles, cause évidente de la mon do ces damas.
Septième observation. — Les vapeurs mercurielle»sortant d’un âtelier do doreur ont rendu malade une
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famille qui occupait un logement où se trouvait un poêle, communiquant par ton tuyau avec la cheminée «lu doreur. C'est encore ici l'action do In cheminée de* malade», qui appelait, par le tuyau de poClo, dan» tout l'appartement le merètirg en vapeur.
Kn résumé, Darcet a montré qno pour des assainissements de ce genre, il faut bien choisir l’endroit où 1 on prend l'air* pur destiné à alimenter les cheminées d apiMtrtemcnt. Car si l'on no fournit pas li cos cheminées de l’air pur on qnflntitéVullisantc, elles en prennent dan* des lieux infecta, comme des tuyaux de descente dca lieux, des cours malsaines, des cheminées voisines, ou bien elles fumeront. la» moindre ventilation, qu’elle s’opère soit pur en haut soit pur en bas, suffit pour assainir un appartement. On a assaini ainsi une loge d acteur, en la faisant communiquer par un tuyau de fjer-blune «le 4 cent, avec l’appel du lustre do la salle. Un calorifère placé dans la rave amenait dans la logo, do l’air olmud «•n hiver et frais en été.
Huitième observation. — Un ouvrier en casquettes, sa femme, son enfant et nnc jeune ouvrière étaient tou* quatre malades, avec les gencives et les lèvres fortement enflées ; la lèvre supérieure touchait au ne* et la tète «le la femme était enflée atnfei. L’cnthnt était le plus ion Inde.
Le médecin, qui crut trouver lis les effets des émana- |
tions mercurielles, reconnut qu’a l'étage inférieur travaillait un doreur 6ur métaux qui employait beaucoup de mercure dans son travail. Darcet, le lendemain, visita les malades avec le médecin. L'enfant avait déjà perdu quatre dents. Le logement se composait d’une chambre avec fenêtre ouvrant rfur une cour ; au milieu un poêle, dont le tuyau donnait dans un coffre de cheminée. I.’air de la chambre était lourd et infecté par les peaux employées au travail des casquettes.
L’atelier du doreur avait des fourneaux bien faits, avec un excellent tirago. Le conduit de cheminée était celui mémo où donnait le tuyau de poêle. La cause de la mnladie était évidente, le doreur mettait sur ses fourneaux des marchandises combinées avec lo mercure. Le mercure volatilisé se condensait dans le coffre, tombait dafts lo tuyau de poêle, et, volatilisé de nouveau par lu feu, se répandait dans la chambre, ou il causait ccs dangereux effets. Un morceau d'or fin frotté contre les parois du pende s’est blanchi de suite, par la pn* scnce du mercure.
On fit démonter le poêle et boucher le trou donnant dans la cheminée du doreur.
Neuvième observation. — Un dorour sur enivre pour broderies habitait depuis quatre ans uno maison trèspeuplée, avec sa femme, deux enfants, une bonne et un ouvrier ; une petite cuisine lui servait d’atelier, mais lo tirage de ses fourneaux, bien construits, emportait au dehors toutes les vapeurs dangereuses. Perbon ne n’avait été malade chez lui ni dans les étages inférieurs et supérieurs. Le logement au-dessus avait changé plusieurs fois «le locataire», sans plaintes. La cheminée de l'atelier était accolée aux cheminées de la tnaispn et perdne dans les murs. En novembre, une famille de quatre personnes occupa Je logement vide, et au bout de huit jours tous étaient gravement malades.
Abondante salivation, gonflement affroux des gen cives et de la bouche, l’enfant perdit plusieurs dents. Cos ayixfptôroes indiquaient l’action des vapeurs mercurielles. Mais par où arrivaient-elles dans le logomen: sans atteindre personne rli«-z lo doreur? Des crevasses qui venaient dose produire laissaient passer les vapeur» mercurielles du coffre de la cheminée du doreur dam lo logement, sous l’appel de la cheminée do la chambre
I on faisait du feu a l’entrée de l’hiver.
La fermeture hermétique de ces crevasses supprima tout le mal.
Dbiimr ubserration. — Satire infecté par le ruétcure. L’exemple le plu- rcmnrqnablo «les dangereux effets d va pi . • • rcuriellw est dîna les accidents arrivés à l'équipage du \ aisseau de ligne britannique le Triomphe. À la mite d'un orage qui, en 48 10, avait jeté à la côte un b. t i . oit espagnol chargé de mercure pour lça colonies, le Tt lompht reçut à bord 430 tonneaux de mercure, iji plupart des boites qui le contenaient furent mises dans la soute au pain, où le mercure se vcTmi, ce qui ocra <mna de graves maladies h un grand nombre «i'hommi de 1 équipage, h des munitiommirc* et a dos officiers. Ulcère- h la bouche, paralysie partielle du corps, l'eux cent* personnes furent atteintes en trois semaine». On lit promptement décharger du Triomphe le mercure « : le* munitions, même le lebt, et ou lava avec ?oin partout.
Malgré eu* -O. n», un grand nombre d’hommes furent attaqués I nouveau de maladies, dans le retour à Cadix
et eu Angleterre.
Le nux.re ayant marché quelquo temps vent en poupe, on lai* t les sabords ouverts, et l'équipage w tint le plus pu* : ! de sur le pont, ce qui «lhniiuia beaucoup le nombre des malade». (Quelques hominos devinrent phthisiques. Un autre mourut «le salivation et d’ul- «■«•res gangrenés :iL» bouche.
Iji cause «le ces graves accidents est lit vapeur du mercure, qui avait pénétré dans les Loin, malgré le» lavages répétés.
Séchage de» bâtiment » et des murs. — L'humidité de-, hfttiincnls neufs, ou établis dnns de mauvais» conditions do salubrité, do sécheresse, on sans oeves, e-t une question très- importante pour lu santé des personnes qui les habitent, et pour la conservation des boiserie», des peintures et des papier» de tenture. Dan* de» constructions faites sans quo l'on ait pris des précautions su fixantes contre l'invasion de l’humidité, venant d'un sol trop liumido ou pénétré do source», ou dans de» constructions occupée» trop tôt, outre la destruction de» papier» et peintures, la santé des habitants est rapidement compromise; ils 6ont perclus de douleurs rhutnnMcmalos ou de rhumatismes aigus.
Dans les constructions publiques, pour s'assurer contre toute invasion de l’humidité venant du sol, les architectes habiles «^tendent, sous toute la construction, une nappe non interrompue de matière imperméable à l'eau.
C’est ainsi qne M. Gilbert aîné de l’Institut, a mis à lu maison Mazas, sous toute» le» parties intérieures airx murs, une couche continue «le bitume de 3 centimètre», et sous les murs, une fcuillo de plomb rein** avec soin nu bitume. Le bitume aurait été écrasé par la charge de» murs.
Un bon bétonnage et l'exhaussement do la construction au-dessus «lu »«d «lonnent aussi de très-bons résultat».
Darcet a trouvé un ènddit hydrofuge, qtie non» avons donné «lan» le I€f volume de ses Mémoires, et qui est composé de :
4 partie de. cire
3 parties huile cuite avec -A de son poids do lithaVge. Cet enduit, nppli<iué à plusieurs couche» et à chaud, sur les murs , les protège de la manière la plus complète contre tonte pénétration de l'eau ou de l’humidité extérieure, sous condition que les murs seront séchés à fond d'avance. C’c»t avec cet enduit que Dareet et Thénard ont fuit préparer et enduire la coupole du Panthéon pour recevoir le» peintures de Gros. Jamais trace de pluie ou «l’humidité n’est venue altérer depuis ce» magnifiques peintures.
Drainage des ateliers. — Nous avons fuit employer
. ' 31 é moires de Parcel , l vol. LScruI» cl Eaudry.
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lo drainage pour assainir un grand atelier dont le col devenait très-humide k chaque pluie.
De* hstài autour de la filature, communiquant à nn puits, et un système de tuyaux de drainage, ont asséché entièrement le sol. Il vaut toujours mieux prévenir l'invasion do l'humidité pendant la construction, comme noua l'avons dit, que d'avoir à la combattre ensuite. Il ne faut pa*, surtout, enformer l'humidité sous dus boiseries ou des peintures mises sur dos murs neufs, et qui n'out pas eu lo temps de .sécher. Les peintures et les papier» sont bien Vite moisis et perdus, et exigent uu remplacement complet après le premier été.
Il ne faut pas surtout habiter des maison» trop nouvellement construites, sons peine des graves dangers que nous avons signalés (dus liant. 11 est toujours* utile, nécessaire même, do faire sécher artificiellement et profondément les murs des maisoifff nouvelles ou dos appartements récemment distribués.
Ce séchage des murs, pour s'opérer dans des condition* rapides et économiques, doit se faire avec des dispositions et des appareils tout différents de coux quo l’ôn.a employés jusqu'il ce jour.
Les foyers extérieurs et le vcutîlatcur à palettes, essayés seuls jusqu'à prisent par plusieurs compagnies, prennent trop de force et sèchent trop lentement, pour que cette entreprise ait pu donner de bon* résultat» industriels. L'auteur do cet article a combiné, avec MM. Bouillon et Muller, ingénioursàParis,desapparefis do séchage, à foyer elo», où le ventilateur employé e*t le ventilateur à ailettes ou à hélico du générrl Sabloukoff. Ce ventilateur, qui coûte peu d'établissement, débite , avec une faible puissance mécanique, nn volume considérable d'air. Il rend ainsi possible, industriellement et en pratique, le séchage de» mura et de* appartements, en réunissant la rapidité, la puissancq et l'économie du travail.
Un appareil est préparé chez MM. Bouillon et Muller ', à la disposition des architectes et des propriétaires qni voudront sécher et assainir rapidement, et avec toute certitude, leurs maisons ou leurs logement*. Des appareils doivent aussi être expédiés aux personnes qui eu demanderaient.
N° 26. Extinction des feux de cueminéb.
Un rapport de Darect sur la pondre anti-iucendiarrc do M. Le fran rend compte d'expériences faites pour éteindre des feux de cheminée, expériences qni ont très-bien réussi avec des feux encore pou inteo-es. •
Darcct reconnut que cette poudre était comptée, pour la majeure partie, de soufre, dont l’emploi, pour éteindre les incendies, est connu depuis 4786. Sou avis fut donc que l’emploi de cette poudre ne peut pas être autorisé à Daria, ni dans les villes où les secours sont bien organisé», parce qu’il y n toujours du danger à laisser les particuliers essayer d'éteindre eux-mêmes les incendie» ; mai», dan» le» campagne» el les fermes, cette poudre doit être très-utile.
N° 27. Accidents causés eau des vases culinaire*
EX MA1LLECIIOUT.
De la eauco hollandaise pour turbot , composée do bedrre fonda, de jus do citron, do *cl et de poivre, resU-e près d'ans heure dans un vase en roaillechoét, avait incomntodé fortement les personne* qui en avaiont mangé.
Darect, chargé d’étudier cette gravo question, fit faire cinq va»c* :
N° 4. Un d’argent au 4e* titre ou à 950 millièmes.
N" 2. Un d'argent au 2* titre ou ù 800 millièmes.
N" 3. Vase en maillechort.
* !'.1» de Chabrol, 33, à Pari..
N” 4 . Vase en cuivre rouge.
N* 5. vase en cuivre janne.
Une portion de rauce hollandaise fut répartie dan*» les cinq vase-. k.
Après six heure» d'expérience^ la sauce commentait à so colorer en vert dans le vase en maillechort. I-a coloration était moins prononcée 4nn* le vase d’argout au 2* titre, et n’était pas appréciable dan* celui au 4*r titre, ni dans la cuivre rouge et le jaune.
Apres douze heure. de téjcttr, 1 argent au 2* titro était plus coloré que lo maillechort, et le cuivre roufcc commençait à ec charger de sels cuivreux ; l’argent à 950 n’était pas attaqué; le cuivre jnuno commençait^» peine ù l'être.
Après vingt -quntra heures, voici 1 ordre dei coloration» :
Argent nn 2® titre, b au v«M.
| Mafalecbort, vert- brun temo.
Cuivre rouge, vert-brun.
Cuivre janne, vert-bran léger. *
Argent au 4 ” titre, parfaitement blr.no. " f
Après trente-six heures :
Cuivro rouge, vert-bran terne.
Maillechort, vert noirâtre terne.
Argent à 800 millième», beau vert.
Cuivrejanne, vert moins tertio qne lo maillechort.
Argent à 950, rien.
De ce» expériences, il résulte que :
4® Le maillechort n’a pas été plu» fortement attaqué par la rn uce hol!nr.dn<sc qno l'argent au second titre, dont l'emploi est autorité partout v que, do plus, lo rna'Uechcrt n'a été attaqué qu'après un assez long séjour, et «(ne la tciute noirâtre qu'il prend dans ce* conditions a l'avantage de prévenir de la présence des sels cuivreux et des dangers que peut présenter Lutage de la sauça à moitié altérée.
S,0 28. Accidents causés tar les cohxuiioxs.,
Do nombreux accidents sont arrivés après avoir mangé des cornichons qui ont un beau rert. Les analyses de cçs su' stance» alimentaires prouvent qu’il» contiennent alors do Yac:tate de cuitu et du turtrate double de cuivre et de ju>tu*e, en quantité suffisante pour occasionner de» indif position», de» colique» et des vomissement*. Darect a ans-i étudié cette question.
On reconnaît facilement la présence dn cuivre dans les cWuicbons en écornât bien une lime de couteau avec du table et de la cendre, et l'engnjÿeant profondément dan» le cornichon u essayer ; ou trempe ensuite* le cornichon et le couteau dan* un verre contenant du vinaigre où étalent les coruichons- Après une demiheure on retire le couteau, on lave bien In lamo.
Si celte lama a pris la couleur ronge du cuivro, les cornichons sent vénéneux et on doit les rejeter ; mais si la lame est restée brillante ou a pris seulement une couleur brune, lo» cornichon» peuvent êtro employés fan» aucun danger, l’our être à l’abri do tout danger/ on no doit employer que dos cornichons préparé» a froid ou avec du vinaigre qui n'a pas «ajourné dans uu vase de cuivro, ces cornichons n ont pas la belle couleur verte des premiers et sont jaunâtre» ; mais leur * goût est bien moillour et il» ne sout jamais dan^ gôrcnx.
N° 29. Emploi des balances de cuivre. »
Le* bouchers et le» charcutier* emploient pretqutf tou jours des balances de cuivro sur lesquelle* il» mettent de» rondellos de cuir verni qui s'imprégnent de graisse, pour. préserver leur marchandise de l'action dn cuivre, d'où résultent de la malpropreté ou des fraude» du poids ; on peut autoriser ce» rondelle», sou» comLlion^ de les changer dè* qu'elle» sont sale», et de lès éqiul brcr par un poids ajouté Ù l'autre plateau.
Il e»t.bon RUS*} d’obliger le* bouchera et les chitrcu-