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LIQUÉFACTION. DÈS GAZ

i demi-litres d'eau ù 35 on 40" et un vase cylindrique | (fig. 364!) en cuivre contenant 1000 gramme» d’acide j sulfurique concentré. Co cylindre vient se placer dans j Taxe du générateur, et tant qu’il reste vertical, l'acide ! sulfurique n’arrive pas en contact avec le bicarbonate de soude.

On remet le bouchon en place, le robinet r étant i formé. En inclinant le générateur jusqu'à lui faire dépasser l'horizontale, on fuit couler l’acide sulftirique , renfermé dan» le tube de cuivre, la réaction commence 1 aussitôt. Ou fuit osciller un certain iiymbre de fois le générateur autour de son axe pour mélanger lematières.

Au bout de dix minutes, on peut faire passer l’acide carbonique dnn» le récipient. Pout cela, on établit la communication entre le générateur et le.récipient, an moyen du tube on cuivre s I , on ouvre les robinets r et r’, l'acide carbonique >lu générateur distille itnmé diatement, et vient *c condenser de noirvemi b l’état liquide duns le récipient. Cette distillation a lieu, en vertu de la différence de température qui existe entre le générateur et le réeipiont. La température du géné

r ' râleur n’ost pas inferieure à 30* ; ainsi la tension de l'acide carbonique y est d'environ 75 atmosphères*. Si le récipient présente lu température de 4o°, que je supposerai être celle du laboratoire, la tension maximum de l'acide carboniquo n'étant pour cette température que de 50 atmosphères, la distillation devra avoir lieu en raison de la différence de pression 7î>— 50=25 atmosphères, c’e-t-b-dire qu’elle sera extrêmement rapide. ll'Miffit, en effet, de moins d'ung m'mntc pour faire passer l'acide carbonique du générateur dans le - récipient.

On procède alors à une nouvelle préparation d’ncidc carbonique, et l’on fait passer celte seconde portion dans le récipient. On recommence ces opérations cinq ou six fois, de farnn à accumuler dans le récipient environ 2 litres d’neide carbonique liquide. Il est alors rempli, aux deux tiers, d'ncide rnrbonique liquide, qui *o trouve surmonté d'une atmosphère gazeuse, exerçant une pression de 50 atmosphères, si In tempéra* ture du laboratoire est do 15°. Il est clair que ai l'on . ouvre le robinet r du récipient, l'acide carbonique liquide sera projeté avec force hors du vase. Mais si ce liquide c«t lancé dans l'air extérieur, il prendra , immédiatement l'état gHzeux, en produisant un ntuigÇ blanc sur son lissage. 11 régnera nécessairement, dans ee courant gazeux, un froid considérable. Si l’on dirige le jet d’ncide carbonique liquide dan» une botte métallique très-mince, ou mieux dans deux coquilles pnnvant se réunir momentanément (fig. 3612), une grande partie de l'acide carbonique se volatilise , en prenant lu chaleur nécessaire pour Je changement d’état aux parois du vase et b la partie «VuHlo carbonique res-

tée liquide; lu température s'abaisse alors aq-deAnu& dé 70" 5 l'acide carbonique devient solide et se con- . dense souh la forme d’une neige blanche cotonneuse. I.'ande carbonique peut être conservé sous cette forme beaucoup pins longtemps qu’à l'état liquide. I/évaporation de cet acide neigeux est très-lente, h cause de la mauvaise conductibilité do la matière. LTn flocon d'acide carlw»nique neigeux peut être placé sur la main, sans que l’on éprouve une sensation de froid tres-considérable, parce que l'acide solide est constamment Isolé de ln main par un courant gazeux, qui se .dégage continuellement et empêche le contact; mais, si l’on vient b comprimer lo flocon entre sc* doigts, on éprouve nue sensation douloureuse, semblable b celle que produit un corps chaud, et la peau est désorganisée, comme elle le serait par une brûlure!

Si l’on verce sur l’acide carbonique un liquide qui ne se combine pas chimiquement 'avec cet acide, et qui ne se congèle pas b une très-basse température, l’évaporation de l'acide carbonique devient beaucoup plus rapide, -parée que le liquide interposé augmente considérablement U conductibilité, et on ohtient un mélange réfrigérant extrêmement énergique.

C’est l'emploi d’une pâte d'étber et d’acide-carboniquo solide, qui a permis à M . Faraday de reprendre avec un plus puissant moyen d’action ses expérience* de liquéfaction et de solidification des gaz. Il a d’abord déterminé le* températures qu’il obtenait b l’aide de cette pute placés bous la cloche d’une bofuie machine pneumatique, do manière b activer l’évaporation, en faisant fonctionner la machine. Il a obtenu, pour des pressions «ms la cloche, en centimètres de mercure do

les températures de

En refroidissant le gnz comprimé, au besoin, à l’aide d’une pompe de compression , dans des tubes do. verre plongés dans ce mélange réfrigérant, il est parvenu à une température de — 80", et soua une pression inférieure à une atmosphère, b obtenir,’ b l'état liquide ou solide, le* gaz ei -après :

Chlore, cyanogène, ammoniaque, acide snlfhydrique, hydrogène arsenlqué, acide iodhydrique, acide brom hydrique, acide carbonique.

Pour les gaz qui ont pu être solidifié*, M. Faraday a déterminé le* points de fusion des solides formés, qui' sont t* ' \ • a,.'

Cyanogène — *25° Acide sulfureux . . — 76"

Acide iodhydrique. . — 51® Acide sulfhydriqne. — 86" Acide carbonique . .—51° Acid* bromhydriq. — h.S» Oxyde de chlore. .' . — UU" Protoxyde d’azote.. — 100” Ammoniaque . . . .—73“

Les six gnz suivants n’ont pu être solidifiés, même b —110*:

Gnz défiant, acide fluosiliciquc, hydrogène protopho?phoré, acide fluoborlqtie, acide chlorhydrique, hydrogène «mniqné.

Le* cinq gnz ci-aprè* n’ont donné aucun signe de liquéfaction, même en les maintenant à lu température de 410", et b la pression de 27 atmosphères pour le* deux premiers, de 40 pour le troisième, de 50 pour les deux derniers : „

Hydrogène, oxygène, oxyde do carbone, azote, binxide d'azote.

Enfin, on a résumé, dans le tableau suivant, la marche des températures et des pressions en atmosphères pour les principaux gnz liquéfie*, avec une approximation ouez minime, la pression étant mesurée par un petit manomètre renfermé dan* lo tube en verre dan# lequel ac faisait ta liquéfaction dtf gaz.* . ’•

LISAGE.

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