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LOCH

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Ce tableau peut permettre de ranienor npproximntiveinent à zéro le travail de compression déterminé cides.sn s, en donnant, par interpolation, la pression qui répond a cette température.

Cela eat toujours possible fictivement ; mais non pas réellement dans tous les cas. C'est là une observation intéressante qu’il importe do faire pour ne pas tirer des conclusions erronées des résultats négatifs obtenus par M. Faraday, pour quelques gaz simples, tels que l’hydrogèno et l’oxygène, qu’il avait espéré liquéfier.

On sait que M. Cagniard-Latour u montré qu’à une certaine température, et à une pression suffisante, un liquide no changeait en un gaz transparent, sans changer do volume, ("est, par exemple, ce qui arrive pour l’eau qui remplit un tube formé, à peu près à la température de la fusion du zinc. A cette température et pour une pression correspondante de 115 à 1 20 atmosphères, il n’y a, pour ainsi dire, plus do différence entre le gaz et le liquide : il n’est pa< vraisemblable qu'aucune augmentation de pression, à moins qu'elle no soit énorme, puisse liquéfier le gnz.

Si donc la température de — 1 10*’ est, pour l'hydrogène, au-dessus «lu ce point de transformation, il ne résulte nullement de ce qu’on n'a pu le liquéfier, qu’il eût fallu, pour cela, un travail très- considérable ; il faudrait seulement, pour lui faire quitter l’état gazeux, un froid encore plus intense que celui qu’on a pu produire jusqu’ici.

L'éther changeant d’état sons un même volume, avant que sa vapeur ait atteint la tension de 38 atmosphères, il est plus que probable que les gaz qui résistent à une pression do 27 à 50 atmosphère*, à une température de — 1 10", no peuvent être liquéfiés par pression seulement, ne peuvent perdre leur état gazeux à la température ordinaire.

LISAGE. Le tissage mécanique des étoffes brochées, l'emploi du métier a la Jncqunrt et de ses cartons, supposent préalablement exécutée l’opération du lisage, c’est-à-dire du percement des cartons en raison de la nature du dessin, chaque trou correspondant au passage d'un fil coloré de la trame sur un fil de la chaîne. Ce lisage fuit à la main, soit à l'aide de poinçon», soit mieux à l'aide de machines à touches à l'aide desquelles on peut lire le des* ii tracé sur papier quadrillé, (end, grâce à une ingénieuse invention, à être rendu automatique ù l'aide de l’électricité. Ce n’est pas précisément sous cette forme que se présente l’invention que j’ai en vue, c’est sous celle, évidemment équivalente, de la suppression du lisage dans la modification du métier Jacquart, connu sous le nom de métier électrique, de l'invention de M. Bonclli, directeur des télégraphes snrdes.

Le dessin étant reporté sur une feuille d'étain,

tracé, par exemple, à l’aide d’un vernie non cunducteur il suffit do tracer une ligne avec un traçoir métallique mis en communication par de bons conducteurs aveu le» systèmes qui servent à mouvoir successivement chaque fil correspondant h la place qu’il occupe, pour qu’à chaque interruption du courant, c’est à- dire à chaque point du dessin, un fil soit lové, pour que les poids que combattent habituellement les électro-aimants qui maintiennent chaque fil, agissant lors de l’absence de courant, mettent enjeu, comme le ferait un trou du cylindre de la Jacquart, un fil de chaîne.

Cet emploi de l’action presque intelligente de l'électricité semble avoir un grand avenir, et l'on comprend qu’elle ait séduit 1’habilo constructeur, M. Froment, qui emploie tous ses soins à la rendre entièrement pratique.

LOCH. L’appareil usité vulgairement pour mesurer lo sillage d’un navire se compose de trois parties principales : le bateau de loch, la l:gne de loch et le tour de loch.

Lo bateau de loch est un secteur en bois dont le rayon a seulement quelques pouces et dont l’arc est plombé, en sorte «pm dans l’eau il prend, si on l’ubundonne à lui-même, une position verticale.

Si maintenant on itnagino chacun des angle» traversé, de part en part, par un brin de fil ou une ficelle de 1 mètre environ «lo longueur, et qu’on se figura tenir h lu main les extrémités réunies de ce fil, on mira l'image exacte du bateau de loch, nu moment où le timonier va le lancer par- dessus le bord.

On appelle ligne, en termes de marine, un petit cordage attaché par un de ses bout* aux extrémités réunies des trois fil* dont nous parlions tout à l'heure ; elle est fixée par l’autre bout à une sorte do dévidoir fort simple, sur lequel elle s’enroule comme un peloton do soie sur sn bobine. C’est ce dévidoir qui se nomme tour de loch.

Deux choses sont à remarquer sur la ligue : la hounche et les necude.

I -a hounche est un morceau d’étamine habituellement rouge; il est attaché sur la ligne à une distance du bateau de loch égale a la longueur du navire.

Los nœuds eont d’ordinaire de potites lanière» de cuir de 5 centimètres ou un peu plu*, épisséc» sur la ligne ; elles marquent sc» division*. D’un nœud h l’autre, — lo premier est à la hounche, — il y n, eu théorie, la 1 20'*"’ partie d'un mille marin, c’c*t-à dire lo mètre* 42 centimètres ; mais, en fait on ne mot entre les noeud» que I5*,10, ou même I I"* ,77 : Cela, d’un côté, parce qu’à l'usage la ligne s'allonge toujours très-sensiblement, et, d’un autre c«'*té, parce qu’il c*t moins dangereux, quand on mesure sa course, surtout à l’approche d’un atterrissage ou d’un récif, «le se croira en avant qu’en arrière.

Ces disposition* données, décrivons, s’il est possible, l'opération de jeter le loch ou de mèsurer le sillage : nous supposerons qnc le navire fait prompte route.

Au commandement : Au loch ! — ce commandement se répète, règle générale, do demi-heure en demiheure; — - un timonier et deux matelots désignés d’avance passent à l'arrière, sur la dunette. De ce s trois homme*, l’un, le timonier, pren«l d’une main le bateau de loch, de l’autre main un long bout de la ligne roulé ; le second, un vigoureux matelot, saisit lo tour par le» deux bouts de l’axe sur lequel il tourne et l'élève au-dessus de sa tête; le troisième, enfin, s’empare d’un Rablier-horloge, — deux ampoulcttes do verre, comme on »ait, qui, au centre de trois légers montant» en bois, se touchent par le sommet et versent l’une flans l’autre le sable qu’elles contiennent par un petit trou pratiqué à cette fin dans la plaque do métal qui les sépare. Il y a à bord des sabliers ou amponlctte* I de différente* durées : le* plus commune» io vident ej»

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une demi-minute, c’est-à-dire dans lu 1 20' partie d’une heure.

En jetant le linteau de loch pur-dc*tu* In rampe do la dunette, le timonier commande : Allention I — Altrution t répète le matelot au sablier. On laisse courir le navire, perdant la ligne de loch jusqu’à ce que la houache, lambeau très-visible, passe précisément sur la rompe. A cet instant : Tourne ! dit le timonier, et le matelot répète Tourne ! renversant en effet son atu poulette, le côté plein sur le côté vide. 11 la maintient uinsi, il la surveille jusqu'à l'instant où le dernier grain de sable passe de l'ampoulctto supérieure n l'ampoulette inférieure. Stop! crie-t-il alors, et brusquement le timonier arrête lu ligne de loch Le matelot, qui raidissait avec effort ses bras contre les secousses violentes et saccadées imprimées au tour par la ligno dans son mouvement de fuite, abaisse le tour,, et tons trois constatent combien de nœuds de la ligtio ont passé sur la r-unpc de la dunette depuis la bounche. Supposons qu’il y en a dix : le navire file dix nœuds; c’est-à-dire qu'en une demi-minute, durée dit sablier, il parcourt, approximativement, dix fois la 120* partie d'un mille marin do 1852 mètres ; qu'en une heure, par conséquent, il parcourt dix fois le mille murin tout eutier, ou 18,5 kilomètres».

Notre excellent et si regrettable ami, Vincendon- Dumoulin, le compagnon de l)utnont d'IJrville, et l'un des hommes qui ont donné In plus heureuse impulsion aux travaux hydrographiques et à la science nautique dans ces dernières années, n fait observer, dans l'article NAVIGATION, dont il a enrichi cet ouvrage, les avantages que l’on trouverait à employer des instruments plus précis que le loch ordinaire, qui ne fournit qu'une approximation grossière, et en quoi consistaient le» meilleur» systèmes adopté». Toutefois, comme l’extrême simplicité et le bon marché do l’ancien loch le fera toujours conserver dan» le plu» grand nombre de cas, on doit accueillir avec intérêt les perfectionnements qu’on pourra lui apportur.

Tel est l'instrument proposé par M. Pecoul, qui est disposé pour donner des résultats très-précieux dons certaines circonstances de navigation.

Ce loch, dit loch-sondeur, consiste en une petite bouée en cuivre, capable de supporter un plomb de 3 kilogrammes. Cette bouée a la forme d'une pyramide triangulaire, qui a pour bn*e un triangle équilatéral, et dont les faces latérales sout des triangles iso • cèles. Au sommet de la pyramide est adaptée une poulie où passe la ligno de loch, ayant un plomb à son extrémité. Un ressort est adapté à cette poulie et presse sur la ligne. Celle-ci glisse sans difficulté, tant qu'elle est sollicitée par le poids du plomb, et est nrrêtée j»ar le ressort, aussitôt que le plomb ayant touché le fond, In bouée s’incline sur Tenu.

On voit, d’aprèseette description, qu’en fixant la ligno à la poulie, on a un loch qui, maintenu par un poids plongé assez profondément, doit être moins impressionnable par les courant» que le loch actuel, et, par suite, fournit des indications moins défectueuses. On voit encore comment, en laissant filer la ligne, ou peut sonder en marchant rapidement saus cargucr les voiles, opération qui ne saurait être répétée souvent, et qui, cependant, dans l'état actuel, est nécessaire pour connaître la profondeur de l’eau et éviter les échoueinent* dans des mers difficiles, surtout lorsque l'on ne connaît pas bien la position où l'on se trouve, lorsque des courants ont changé la route que le navigateur croit suivre.

Plusieurs commissions ont vérifié l'cxactitnde des indications fournies par le loch-sondeur, et l’on ne pout qtio faire des vœux pour la propagation, malheureusement trop lente, de cet utile instrument.

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