MOISSONNEUSE
possible, et ménager par cette disposition toute la paille.
Toute roue, dit le rapport du jury do 18a5, qui est traînée sur le sol de manière à y rouler autour de son axe est une machine sur laquelle peut être appliquée une résistance égale n la force de traction. Que celte résistance provienne d’un fardeau placé sur une voiture portée par la roue, qu’elle soit due à un organe mécanique prenant son mouvement sur le même axe et chargé d’exéenter diverse» fonction», les condition* d'équilibte sont le* mêmes. De mémo qu'on ne peut placer qn’une charge déterminée sur les essieux d’une voiture, de même on ne pourra demander à lu roue motrice d’une machine à moissonner que des efforts limité».
Qu’on imagine, placée concentriquement à cette roue motrice, une roue dentée venant s’engrener avec un pignon, on aura autour de l’axe de ce pignon un arbre de couche où on pourra venir prendre tous le» mouvement» à exécuter pour obtenir le résultat demandé ; ce» mouvements ont pour but de couper la moisson, de la courber sur une plate-forme ou sur un plan incliné de manière à ce qu elle y tombe par son poids, de former et de rejeter lu javelle sur le sol à côté de la machine.
Les tiges des plantes sont coupées par des scie» soumises à un mouvement rectiligne de va-et-vient à travers de» guide» convenables, ayant en général la forme de fer de lance, propres à réunir les tigos et à écarter les obstacles qui endommageraient le» scie». La vitesse dont est animé l’organe tranchant est, en général, la plu» grande dans les machines qui ont eu le plu* de succès, ot beaucoup moindre dan» celles de MM. Croeskill, Laurent et Moody, toute» le* trois construites en imitation de celle imaginée en 1818 par l’inventeur éc«>ssaisBell. On peut donc affirmer que l’idée «l’augmenter la vitesse de l’appareil chargé de couper la moisson a contribué à résoudre le problème posé ; c’est là un des perfectionnements dus à M. Mac-Cormick, dont l’invention date de 1 834 . Le mouvement de va-et-vknt est infiniment supérieur, pour obtenir le résultat cherché, à un mouvement circulaire continu tel que celui quo Smith de Deaatson avait employé dans sa machine de 1808. Malgré la grande vitesse dont il cherchait ù douer la scio dont il »e servait, Smith n’avait qu’une machine imparfaite, qui avait besoin «l’être lancit pour faire sa fonctiou et qui, par conséquent, s’engorgeait au moindre obstacle. Il faut que les sécateurs, dans les machines à moissonner, aient une vitesse considérable, même lorsque la roue motrice ne marche que lentement. Sou* ce rapport, il y a encore perfectionnement dans la machine de M. Mac-Cormick por rapport aux invention* antérieures.
C'est M. Bell qui a imaginé do prendre sur l’arbre découché principal que nous avons indiqué un mouvement nécessaire pour faire tourner l’appareil destiné à courber le» tiges de la récolte à faucher. Cet appareil consiste eu un moulinet à ailes hélicoïdales qui s’engagent entre le» tiges debout, et, en tournant, les infléchissent vers la plate-forme, sur laquelle elles tombent en vertu do la pesanteur, après avoir été coupées par le pied.
11 y a tantôt trente ans, lorsque M. Mac-Cormick eut fait se» premières machine», elles furent importées en Europe. Dans les vaste* domaine» de quelque» parties «le l’Autriche, on le» employa mémo avec succès, mais non régulièrement, parce qu’elles se dérangeaient facilement ; elles étaient comme une sorte do réponse touto prête aux exigences des ouvriers moissonneurs, qui avaient vu qu’on pourrait, à la rigueur, se passer d’eux. Mais l'Amérique, qui, n'ayant pas de bras en quantité suffisante, était trop heureuse de fruto ru moisson, mémo imparfaitement, après avoir été sou»