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AUSTRALIE

Rl'SjlE.

Platine. . .

Iridium . .

Rhodium. .

Palladium .

Or

Cuivre. . .

o.kh

Fer . . . .

Osmiurod'i-

ridiu.u . .

37, no

S.tle . . .

Plomb? . .

Osmium et

perte. . .

(*■} Or (s'il y en a), .compte avec la perte.

MATIÈRES

SOlO-BlitOSlT

MATIÈRES

Mit».

fi. 13

Iridium

Rhodium

Fer

r*niYf«

Chaux

Or

Portion insoluble dans l'eau ré-

Üsmiure et sable . ...... 4 .

Essai» de» minerai». — La seule matière absolument dénuée de valeur dons les minerais de platine est le sable; il est donc très -important de connaître la quantité qu’en contient un minerai. Le procédé de dosage du subie indiqué par MM. Deville et H. Debray est très-simple et s'exécute avec rapidité.

Sable.

Pour doser le sable, on prend 2 grammes de minerai choisi de telle manière qu'il représente la composition moyenne dn lot que l'on exnmjno aussi bien que possible, et pesé avec une grande exactitude. Ou a préparé à l'avance un petit creuset de terre sembla-

ble à ceux qui servent à calciner les cornets d’or h ht Monnaie, ou bien un petit creuset ordinaire à parois listes; on y fond un peu de borax, do manière à bien vernir ses parois, et on y met de 7 à 10 grammes d'argent pur et grcnaillé, par-dessus le minerai de platine une dizaine de grammes de borax fondu, et enfin un ou deux petits fragments du charbon de boie. On fond l’argent, en ayant soin de lo maintenir quoique temps à une température un peu supérieure h sou point de fusion, pour que le borax soit bien liquide et puisse dissoudre les matières vitreuse» qui accompa gnent le platine et qui constituent le sable. On peut

PLATINE

d'ailleurs agiter le borax fcveo ua tuyau de pipe. On laitte refroidir, on détache le culot d’argent qui contient l'osmium et le plutine avec toutes les matières métalliques qui l’accompagnent, et au besoin, pour enlever Je# dernières portions do borax, on le fait digérer avec un peu d'acide fluorique faible. Enfin on le sèche, on le fait rougir faiblement et on le pèse. Eu retranchant le poids du culot do la somme des poids dn minerai et de l’argent employé, on obtient la quantité de sable que contient le minerai.

2° Or.

On enlève l’or avec du merenre bouillant en petite , quantité, par lequel on traite le minerai pendant , quelques heures. On lave avec du mercure chaud et par, on réunit le mercure qu’on distille dans une pe- titc cornue en verre. Le résidu chanffé au rouge e: pesé donne l’or on presque tout l'or du minerai. On ; peut également traiter le minerai par de l’eau régale fuible, évaporer lu liqueur dans un creuset do porcc- j bine taré, calciner et peser. Le premier procédé donne ; un minimum, lu second uu maximum ; mais le premier nombre se rapproche plus souvent du chiffre exact de la teneur en or que le second. Cependant iis sont toujours suflisamment exacts. On opère sur 40 grammes : les minerais américains donnent ordinairement de 60 à HO milligrammes d'or, co qui fait en moyenne 4 pour 400. Mais par lo mercure on en perd toujours une petite quantité dans les lavages et pendant la distillation , si on n’opère avec nn grande prudence. C’est cependant ce modo de dosage que recommandent MM. Deville et Debray.

3* Platine.

On prend 50 grammes de minerai choisi de telle . manière qu’il représente la composition moyenne du lot; on le fait fondre dans un creuset ordinaire avec 75 grammes de plomb pauvre et 50 grammes de galène pure bien cristallisée. On met 40 à 15 grammes de borax, et l’on pousse le feu jusqu’au rouge de la fbsion de l'argent; on agite de temps en temps avec un tuyau de pipe, et l’on ne cesse de chauffer que lorsque tous les grains de platine ont disparu dissous dans le plomb et qu’ils cessent de se présenter sous le tuyau de pipe. On ajoute alors une cinqnantaino.de grammes de lithorge, on poussant toujours la température et no mettant que peu è peu la litharge, nu fur et à mesure de sa réduction et jusqu’à ce qu'elle soit en excès, ce dont on s’aperçoit à la natnre de la scorie qni attaque le tuyau de pipe et à 1a cessation du dégagement d'acide sulfureux. On laisso refroidir lentement; on casse le creuset ; on détache la scorie, qui doit être plorobeusc et chargée de fer, et on nettoie bien le culot, qui doit pe£er environ 200 grammes. Le fer et lo cuivre sc sulfurent et passent dans la scorio, et l’ostniure ; d’iridium, insoluble dans le plomb, mais susceptible ; d’ëtre mouillé par lui, va au fond et reste dans le culot. Eu ajoutant de b litharge, on détruit la galène et le sulfure de fer : il ko forme du plomb et des oxydes, qui sont absorbés par le borax.

truand le culot esrbion nettoyé, on le pèse, puis on sciu la partie inférieure, qni doit faire à peu près le dixième du poids du culot que l’on pèset On recueille . b sciure; on broie la partie supérieure du culot cris- j tallisée et trè.-cass&ntè; on y ajoute la sciure de i plomb platinifère ; on mélange bien : on pèse encore. On prend alors de la poudre de plomb pbtinifère, en quan- : tité telle qu'elle représente le neuvième du poids total du culot, on coupelle cette matière par les procédés ! que nous allons décrire, et on pèse le platine après l’a- ' voir fondu.

Coupellation du platine.

Pour obtonir la séparation complète du plomb et

PLATINE. 433

doser le platine par la voie sèche, ou peut employer leux méthodes.

Prsimer procédé. Coupellation par l'intermédiaire de l'argent. — On ajoute à l'alliage cinq fl six fois environ autant d’argent qu’on suppose de plutine dons l’alliage. On remet au besoin du plomb ; on coupelle et on pèse le boaton. L’exccs de poids du bouton sur l’argent ajouté donne le poids du plaüue.

Ces coupellations se font de préférence dans un fourneau dont 1*3 moufles , chauffés par b flamme d’un four à réverbère, peuvent ê:r* amenés à une température extrêmement élevée, sons que les paroi* du moufle soient détruites par les cendres de la huuilte, ce qui arrive très-promptement quand on veut p- usser nu delà d’une certaîno limite b température dans les fourneaux à coke.

Deujième procédé. Coupellation simple. — On introduit le plomb pbtinifere dans des coupelles ordinaires da grande dimension. Dans le mouflo bien chanffé d’un fourneau de coupelle ordinaire, on arrive facilement à amener l’alliage à l’état solide, et le platine cuoore plombifère se montre sous la forme d’une masse étalée en forme de chou-fleur, qui se détache avec assez de facilité du fond de b coupelle, quand on a mouillé celle-ci pendant qu’elle est encore rouge.

Mai* il ne faut pas eu général détacher cette masse coupellée : pendant qu’elle est rouge, on la soumet a l’action du chalumeau représenté dans la flg. 3683, en ayant soin de donner peu d'hydrogène et beaucoup d’oxygène en cxcè*. De cette manière, on ne chauffe pas la masse d’une manière excessive, mois on la fond partiellement et surtout on l’oxydo avec une grande rapidité.

Quand on a enlevé ainsi b pins grande partie du plomb de l’alliage de platine, ou le détache de b coupelle d’os et on le transporte sur une antre coupelle do même forme taillée grossièrement dans un morceau do chaux. On chauffe alors peu h peu b masse, qui fume très-fortement; enfin on fond le pbtine dans un feu oxydant, on le rassemble en un seul globule en faisant tourner la coupelle, et on le laisse refroidir. Il faut éviter avec soin les projection* qui arriveraient au commencement do l’opération si l’on chauffait trop vite et si ou brûlait trop rapidement les dernières traces de plomb. On sépare le culot de platine, on lo nettoie dans l'acide muriatique bouillant, et on le pèse.

KÊSIOUS DE rLATINE.

Ils sont de deux 6ortc» : 4" les résidus insolubles, 2* les résidus précipités. Le* premiers, comme le montre le tableau suivant, contiennent tous les métaux dn platine, mais en particulier do l’osmiure d’iridium et du sable en quantité très-variable.

Deux échantillons de résidus précipités ont été analysés par MM. Deville et Debray, et leur ont donné les résultats suivants :

4° Résidu provenant do b Monnaie de Russie :

Palladium 0,8

Rhodium 2,4

Rhodium. Iridium etosmiured’iridium. 24 ,8

Métaux communs, etc < 1,2

2° Résidu remis par M. Mathey, de Londres :

Osmiure d'iridium. ’

Palladium 4,2

Pbtine 0,5

Iridium 23,3

Rhodium 6,4

Métaux communs, etc. . . . . . ... 66,4

PLATINE

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