RELIURE
roincnt la forme en tulipe a. Pour les couches inté- | rieurca, an contraire, le moovaincnt.du métal Vers le contre tond à faire naître une résistance particulière.
La, forme des parties c c est due évidemment à la résistance produite par le glisaemont vers l’intérieur, dans une. direction .où les circonférences successives vont en diminuant de rayon, ce qui fait naître la résistance bjen conpue de la voûte, de la roue de voitune; Ce résultat indique l'explication très-satisfaisante, et qui n’avait pas encore été donnée, du très-curieux phénomène dont j’ai déjà parlé, qui se produit lors de l'écrasement «le» corps durs.
Considérons un prisme et d’abord la. face supérieure qui reçoit la pression (fig. 3709).
Los moléoules du bord tendènti se monvoir extérieurement, à s’écarter dans la limite do l'élasticité du corps, tandis que vers le centre, par une réaction nécessaire de ce premier effet, les molécules tendant à glisser vers l'intérieur résiBteut en faisant voûte. 11 est évident que les molécule» situées vers la bord, qui s'écartent dans la limite do 1 élasticité du corps , qui se déplacent quelque peu, tendent à entratner extérieurement les molécules pincées au-dessous d'elles, et transmettent mal la pression verticale à la section sous-jacente, où le» mêmes effets se reproduisent sur une surface moindre, diminuée d’uu petit contour comparativement à la section placée au-dessus. Cest par la répétition de cet effet que la section des parties résistantes, qui ne tendent pas à se réduire en poussière, va en diminuant, d'où la forme do cône», de pyramides, où l’effet de voûte vers l'intérieur est bien démontré par la convexité des faces. Quant aux parties situées eu dehors des pyramides dont l’élasticité est forcée, ot qui tendent à être repoussées, elles tombent en poussière.
Les pyramides ou cônes sont donbles , le sommet étant au milieu de la hauteur, à cause de la transmission générale do la pression do la partie supérieure à la partie inférieure, dans le cas bien entendu de pressions lentes ; car, avec un choc, la surface en contact avec l’obstacle n'étant pas la section la plus grande du corps, le choc est amorti par lo contact, et il se produit une pyramide partant do la faco choquée et un glissement relatif du reste du corps le long des faces de la pyramide, variant do forme en raison du choc et de la ténacité des substances, comme l’expérience l a fait reconnaître dans le choc des boulets.
Il me semble que l'inégalité des surfaces supérieures et inférieures adoptée pour la première fois dans mes expériences, au lieu de l'égalité des formes cubique» et cylindriques employées par Rennie et Vicat, ouvre une voie tout à fait nouvelle aux observations relatives aux phénomène» de rupture aussi bien pour le» compressions que pour les chocs; questions aussi intéressantes que difficiles, qui appellent les recherches des physiciens, car les travaux faits jusqu’ici ont, la plupart, une assez faible valeur. Mes expériences montrent encore la consommation énorme de travail qui se fait par l' écrasement de la saillie d’un corps aigu, et qui amortit par suite rapidement sa vitesse. Cet effet justifie l'emploi proposé par M. Whithworth de projectiles plats de l’extrémité et non aigus pour agir sur les bordages en fer des canonnières et navires blindés, au moyen des canons rayés qui lancent les projectiles allongés.
RELIURE. Depuis quelques nnnée», l'industrie qui a pour objet le façonnage du papier a pris un développement remarquable, développement qu’a rendu possible l’invention do plusieurs outils et notamment de inarhiûoè propres à coupeT avec facilité un grand nombjre de feuilles à la fois.
REGULATEUR.
Le* relieurs, ou nu moius lo pin» grand nombre dos rolieurs, sont.ro»(és fidèles à l’ancienne presse h rogner, malgré l’économie qui peut résulter do Remploi d'outils plus expéditif* ; mais évidemment il p’en saurait être longtemps ainsi, surtout dans les grands ateliers où l’on opère à la fois sur un grand nombre de volume» semblables.
.M* Pfeiffer a construit une machine perfectionnée de grande dimension dont nous donnerons la desorro-
tion.
Elle consiste essentiellement, comme les machines de ce genre qui existent déjà, en une forte lame d'acier assemblée à une pièce guidée suivant une ligne oblique avec la perpendiculaire à la sarfaco du papier. La lame tranchante ne peut donc descendre sans avoir en même temps un mouvement transversal nécessaire pour lui foiro couper parfaitement le papier, préalablement pressé près do la partie qu'il s'agit de rogner.
Nous n 'insisterons pas sur cette partie de la machine , qui ne diffère de celles connues quo par des combinaisons mécaniques différentes, et nous passerons à la partie essentiellement nouvelle, celle qui n pour objet du couper circulairement la tranche dos livres.
Cette opération demande aujourd’hui du relieur assez d'habileté pour être faite convenablement ; il fnnt repousser le dos du livra avant de le senrer dans la presse . à rogner, pour qu'après avoir rogné à plat, on puisse , en rendant le dos convexe, retrouver la concavité de la tranche.
M. Pfeiffer pratique cette opération à l’aide d’une lame concave qui se meut sur un axe do rotation mis en mouvement par une partie de roue dentée et un pignon. Pourqne cette lame, qui suivant sa dîmonsion et son éloignement du centre donne les courbures* que l'on désire, puisse couper, il faut lui donner un mouvement de progression suivant son axe en mêtno temps qu’un mouvement do rotation. A cet effet, M. Pfeiffer a fileté l’extrémité de son arbre porte-lame suivant deux pas, à l’imitation de ce qui est pratiqué dans certains tire-bouchons, à l’aide desquels le bouchon est travers# par l’hélice et retiré do la bouteille par un mouvement continu de la poignée. De la sorte, le mouvement progressif du couteau a toujours lieu sans quo la rouo dentée puisse échapper du pignon.
RÉGULATEUR La Ritièkk. — En construisant son régulateur, dit M. Grouvelle dans son Guide du chauffeur (i' partie consacrée aux machines à vapeur), M. La Rivière a eu pour but do corriger le» défauts du régulateur Molinié, et surtout le principal, la rapido destruction d'un soufflet en cuir placé près d’uno machine à vapeur ou d'une chaudière.
• L’appareil consiste en un cylindre de fonte muni do son piston mélallique garni de caoutchouc et conduit par la machine sur laquelle on le monte.
L’air est aspiré à chaque course du piston à travers des ouvertures munies do clapets, pratiquée» aux doux bout* de la petite pompe à double effet, et il est refoulé sous un piston qui monte et descend dans un cylindre en fonte accolé au premier, et dont la tige sort par Je plateau supérieur pour conduira la valve de règlement de la machino.
On conçoit facilement qu’en faisant varier la quantité d'air aspirée ot la hauteur dont s'élève à chaque course la tige du piston qui conduit la valve, ce qur a lieu en rendant ce piston un peu plus ou un peu moi** lourd, on arrive, dès que la machine s'accélère trop, à fermer instantanément la valve et à régler rigoureoeement la quantité de vapeur introduite, en raison dos besoins du travail seul quo la machine doit faire, et à ouvrir instantanément aussi la valve, pour augmenter lo volume introduit à pleine pression quand la machine se ralentit. Cet appareil a un petit volume, il s'applique sans peine et :‘i peu de frais à toutes les ma-
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chines ii vnpcnr; il no coftte presque nurtin entretien, et donue en pratique une détente réglée très-exactement en raison de la charge que la machine entraîne il chaque instant, règlement de détente dont le# résultats sont :
Régularité entière de vitesse qui se maintient, même avec la suppression presque complète de la charge; disparition des secousses que produisent ce* brusques variations de travail et économie notable de combustible due aux proportion* parfaites entre la dépense de vapeur «t la charge réelle n chaque instant.
De nomhrcux régulateurs La Rivière fonctionnent avec succès en France et en Angleterre.
REVOLVER . Multiplier le nombre de coups, chargé* h l'avance, qu’il est possible de tirer avec une mémo i arme, c’est augmenter beaucoup sa puissance, llcst clair toutefois qu’on n’y peut songer lorsqu'on emploie de* | urines auxquelles on donne, dans leur plu* grande simplicité, Je maximum du poids admissible dans la j pratique pour avoir la plus grande portée possible. | C'est ce qui arrive notamment pour le* fusils de guerre, 1 lorsque cependant il serait important do pouvoir réitérer le feu qui laisse le soldat sans autre défense que celle que peuvent lui fournir les armes blanches. ! C’est donc naturellement pour les pistolets, dont le , poids est assez limité, que l’on a pu reprendre des essai* d’arme à nombre do coups bmltipliés que l’on rencontre dan» les principaux musées d’artillerie et qui ont été assez nombreux lors do l'invention de la (tondre h canon. Ce ne sont toutefois pas les besoins de . la grando guenreni un développement de la tradition qui ont donné naissance aux arme* dont nous voulons 1 parler. C’est on Amérique pour les besoins des pion* 1 nier*, souvent en lutte avec les sauvages, quo.se sont multipliés des essais que l'Kurppc n surtout connus sous informe perfectionnée que leur avait donnée leur principal promoteur le colonel Colt. I.e gouvernement •les Etats-Unis regardait aussi comme un problème
disposition. Cependant les armes qu’il construisit d'nbor<l se compostaient d’un grand nombre d'organes mécaniques dont l'assemblage était compliqué, et l’on y reconnut bientôt plusieurs inconvénients pratiques, causés surtout par le désir qu’avait eu l’auteur do construire des pistolets solide* et d'une belle apparence. Scs premiers essais avaient tons été faits sur des armes réduite* aux seules pièces nécessaires pour l'exécution des expériences. Dans cet état, il n’existait pas de causes pour la communication latérale du feu ; mais lorsque l'on posa derrière lo tamliour tournant une masse métallique destinée à subir l’effort du recul, et devant les chambres une plaque dont l'objet était d'en couvrir le» embouchures, le feu se trouvant concentré entre ces pièces et le tambour se communiqua d’ono capsulo aux capsules les plus proches, et quelquefois mémo la flamme , s'étendant sur les côtés devant lo tambour, alla faire détoner les charges voisines.
Ces explosions intempestives ont donc obligé d'établir des cloisons entre les cheminées pour empêcher l'inflammation de s’étendre -, mais cetto addition n'a obtenu qu’un succès incomplet. On avait encore à redouter l'explosion provenant de l’extension de lu flamme entre la base du canon et l’extrémité du tambour. Pour obvier à cet inconvénient , on a supprimé la plaque de métal qui était attachée au canon et qui formait un recouvrement 6urles tonnerre*. On a ainsi diminué le danger sans le supprimer absolument , jusqu'il ce qu’enfin l'auteur ait imaginé do ménager, n l'orifice de chaque chambre h la paroi interne, un petit biseau destiné à porter nu dehors, par réflexion, la flamme oui s'étendait latéralement devant les bouche» des tonnerres, et qui, frappant maintenant obliquement I.» surface du biseau, 6e trouve projetée au dehors loin de la charge.
Quelque peu importante que semble cette modification, ello est tellement cfficaco que, si l’on répand de la poudre en grains sur le» charges voisines de celle qui
t 'en-important T inwntion d’une arme h plusieurs coups, parce que le modo d’attaque hubituel aux cavaliers indiens consistait h fondre en grand nombre sur do petits détachements de soldats, à essuyer leur feu, et à les accabler pendant que la nécessité do recharger leurs armes les laissait presque sans défense.
La première disposition fl laquelle il parvint consistait à unir un certain nombre do longs canons tournant autour d’une broche par l’effet du mouvement qui armait la platine , comme dan» les revolvers actuels ; mais l’arme ainsi disposée était si massive et si posante, que M. C’olt, qui ignorait les essais fait*, depuis longtemps en Europe, reconnut l’avantage d'employer un seul canon et uuo culasse tournante b plusieurs tonnerres. Il prit , ou 1835, une patente- pour cette
sort a faire feu, cette poudre ne s'enflamme pas. Par ces perfectionnement» et pur les autres améliorations qui y ont été apportées, la nonvellc arme est devenue sûre et efficace, et l'auteur regarde comme impossible, que, dans aucun cas, plusieurs tonnerres prennent feu n la fois , si le métal est sain et que k-s elmuibre* soient convenablement chargée*.
Le pistolet-revolver de M. Colt est représenté, fig. 3710. Il se compose essentiellement d’un canon A, ouvert par ses vieux extrémités, et d’un tambour II, dans leqncl on a foré six chambres r, c, destinées à contenir le* charges. Ce tambour tourne autour de la broché en fer O, et porte 6ix échancrures u. a, qui revivent les cheminée* de» chambres. Pur conséquent, entre ces échancrures, il se trouve six renflements- R,
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qui empêchent, l'inflammation do se propager d'une capsule aux capsulo» voisines. Chacun de ce» renflements porte une pointe, sur laquello on abat le marteau du chien, lorsqu'on veut transporter le pistolet. Cette disposition rend l'arme plu» sûre, puisque Ton n’a point à craindre qu’une chute ou un choc’vienne déterminer l'explosion, ce qui pourrait avoir Heu si lo marteau reposait sur la capsule.
Derrière le tambour se trouve le corps do platine, composé ou partie d'un bloc hémisphérique dont la partie plane s'appuie presque contre la culasse du tambour B en ne laissant que le jeu nécessaire pour la facilité du mouvement. Ce hloc n'a pu être qu’indiqué en partie dans la figure par Turc 6, qui forme l’intérieur du chien.
Le chien D so meut librement dan» une entaille pratiquée au milieu du bloc hémisphérique ; on l'anue, comme à l’ordinaire, avec le pouce, et lorsqu’il s’abat, il vient frapper In capsule snr la cheminée de la chambre qui lui fait face et déterminer l’explosion.
Lorsqu’on le rélèvé, le tambour exécute un douzième de révolution pendant que la gâchette parvient au cran du ropo», et un autre douzième tandis qu'elle passe de ce cran il celui du bandé, en sorte qu’il suffit d armer le pistolet, après l’avoir déchargé, pour amener devant le marteau la chambre et la cheminée voisines de celles qui viennent de faire feu. Si l’on arrête l'arme au repos, oh voit, au contrairo, en face d 14 chien, une dea pointes dont nous avons parlé ; et, en dégageant le chien du cran d’arrêt, on peut l'abattre doucement sur cette pointe et fixer ainsi le tambour.
Pour charger l'arme, on amène le chien nu ropo», et l’on peut alors faire teurner le tambour avec la main. On place donc &ucoe.s»ivcraentdan* chacune des six chambres la poudre et la balle qui doit être assez grosse pour n’ entres que de force. Afin de chasser ainsi la balle dans le tounerre , on dégage le levierbaguette L do l’arrêtoir â ressort F qui en retient l’extrémité, et on l’éloigne du canon , ce qui pousse en avant la broche articulée E. Cette broche vient s’appuyer sur la balle et la force do pénétrer dans ln chambre du tambour.
Après avoir répété cette opération pour les six durai bres , on relève le levier-baguette L et on le fixe de nouveau par lo moyeu do l'urrêtoir F.
tenant aux capsules , on les place sur les cheminées par uno échancrure ménagée dans le côté du bloc hémisphérique qui fait partie du corps de platine.
En examinant attentivement le» pièces de la batterie, on peut s'expliquer facilement les divers effets que nous venons d’exposer.
On voit, en effet, que le chien D, terminé en bas par une noix , reçoit successivement dans ses deux crans 'l’extrémité de la détente-gâchette G, poussée constamment contre la noix par le ressort li. Or le •profil du cette noix est tel, qu’à mesura que al’on relève le chien, la détente-gâchette tourne autour de' son axe de rotation, assez pour permettre au Ressort II de venir peser sur la gonpille qui forme uno saillie sur l'arrêtoir L Cet effet n’est pas sensible lorsque le chien n’est encore parvenu qu’au repos, et l’on peut alors tourner le tambour avec la main: mai», quand le chien est armé, la pression du ressort fuit pénétrer l’extrémité de î’arrêtoir dans une de» six entaille» a, a, creusées sur la périphérie du tambour qui so trouve ainsi solidement fixé, jusqu’à ce que lo coup soit parti.
Quant nu mouvement do rotation du tambour, il e*t produit par lo levier K que l’on voit fixé sur lo J côté 3e la noix du chien D. lorsque l’on élève lu chien,' ce levier tourne autour de sou axe, et par son autre extrémité engagée dans leS dents d’un rochet R, taille derrière le tambour, pousse ce tambour de gan- • che n droite, en le forçant d’exécuter successivement
deux douzièmes do révolution , comme lions l'avons dit, pendant que la détente-gâchette parvient jusqu’au crun du hândé. #
Une petite entaille pratiquée sur fa tête du marteau sert, conjointement avec le guidon, à diriger la visée, lorsque le pistolet est armé.
Le» premier? revolvers ont été fabriqués par l’auteur, do 1836 à f8ii, en partie par li travail manuel, et eu partie par le travail mécanique, à l’usine do 1a compagnie des armes brevetées { Paient imu' company), établie à Patterson ( Etats-Unis ).
Cette compagnie dépensa d’abotâ près de 780,000 fr.
. sans antre avantage que l’acquisition de l'expérience.
En 1837 éclata la guerre do la Floride où les ludion» retirés dans leurs désert» bravèrent longtemps avec succès, quoiqu’on petit notrfhrc, les troupes envoyée» contre eux par les États-Unis. Ces sauvages so .servaient de la carabine tout aussi habilement que leurs ennemi», qui ne faisaient pu» do progrès. Dans cette situation fâcheuse , le gouvernement s’adressa à M. Colt qui s«. transporta sur le théâtre de la guerre avec une certaine quantité d'arme» a plusieurs coups. Ce» armes, malgré l'état d’imperfection où elles étaient encore, furent trouvée» si efficaces, que lo gouvernement en demanda d’autres qu'jl mit entre les mains des éclaireurs commandés par le général Huruey, et qui frappèrent de terreur les Peoux-Kouges. Ces sauvages, en effet , lorsqu’ils virent que leur» ennemis faisaient feu six fois do suite sons abaisser les urmes pour les recharger, comprirent que leur tactique était inutile et mirent tin à la lutte en se soumettant. Ce succès, si glorieux pour le gouvernement, fut néanmoins préjudiciable à l’auteur,* parce que, t*n supprimant la guerre, il supprima aussi la vente de ces armes. Elles furent cependant employées depuis avec beaucoup d’avantages jiar lo commodoro Moore de la marine du Texas, par lo colonel Jark Haye, et par plusieurs autres officiers distingué» du Texas, pendant la guerre contre le Mexique ot les Indien» do 1837 a
Lorsque en 1817 commença la campagne contre le Mexique, le général Taylor, qui avait apprécié les revolvers dans la Floride, en fit demander d'autres a l’auteur , et un rapport Constate que les chasseurs du Texas qui eu fnreut munis marchèrent droit spr les villes elle» hameaux des Mexicains, et surmontèrent toutes le» résistances.
M. Colt emploie maintenant des machines-outils pour les huit dixièmes de ta fabrication, et- il obtient ain»i beaucoup plus d’économie, d’exactitude et d'hniformité. Le remplacement des pièces hors do service est également beaucoup plus facile.
Les appareil» nécessaire» pour cette fabrication, qni réclame un grand nombre de travaux distincts, paraissent dlabord compliqués, et ne so composent cependant quor d’élément» fort simples qui répètent constamment les mêmes opérations.
Comme toute» les autres parties, le corps do platine est forgé dan» de» matrice» qui le forment d’un seul coup. Les machine» commencent par forer et fraiser le centre du bloc hémisphérique oit l’on fixe solidement la broche C, préparée d’avance, dont on a fileté l’extrémité inférieure, et sur laquelle on a creusé une rainure hélic’Ade destinée à recevoir de l’huile et à la retenir. Cette broche fournit une base pour toutes les autres opération» , et ponr lo montage de toute» les autres pièces. Le drcsMcmeni et le forage du bloc hémi»phériquo , qui reçoit l’effort du recul, le creusement de» cavités centrale», la taille de» csnneloroe et de» orifices, le plannge de toutes les parties plate», l’exécution de» surface» courbes, préparent le corps de platine à passer, entre doux calibre» d’acier trempé,â travers lesquels tous les Irons tout percé» , aîénôs
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et tarandé», en sorte qu'opté» avoir subi vingt-deux opérations distinctes, le corps de platino est prêt pour J’achè vcnient manuel , travail qui consiste seulement dans l'enlèvement des dharhures, l'adoucissement des arêtes, la trempe et io dernier poh'.
Le tambour. B est tiré d’une barre d’acier fonda massif; on le (orge, on le tourne, on le creuse, ou le taraude, on le polit et on le grave, puis on -y fore les tonnerres sur une machine , ce qui assure la parfaite uniformité du travail.
Le canon est aussi pris dans une barre d’ncier fondu ; on le forge plein ; puis, après l'avoir foré et calibré, on le soumet à différents appareils qui le dressent et y façonnent la saillie qui sert à le fixer au moyen d'uno goupille ; ou le taraudo ensuite et on le raye intérieurement au .moyen d'une machine^ qui s'ajuste d’clle-même et qui y trace une hélice dont le pus se resserre de plus en plus à mesure que le filet s'éloigne de la culasse.
En un mot, toutes les pièces du revolver sont fabriquées séparément et arrivent presquo finies par les machines outils, mais tout à fait isolées les unes des outras, dans l’atelier des ajusteur», qui les assortissent, les terminent et les montent.
M. Adams a fabriqué un autre revolver qu'il a fait breveter, et qui porte un caractère particulier et différent ; car la pression du doigt sur la détente suffît pour armer d’abord le pistolet, puis pour faire partir le coup , tandis que le revolver Colt doit être armé six fois par un mouvement spécial pour que les six charges fassent explosion.
Los partisans du système du colonel ont répondu que cette disposition avait déjà été essayée et abandonnée en Amérique ; qu'elle exige un ressort faible mû pur le faible effet du doigt pour faire tourner le tonnerre et sujet à manquer promptement de puissance, si l'on veut que la détente ne soit pas très-dure ; enfin qu'elle est défavorable à la justesse du tir, lorsque le ressort est assez fort.
Ritohtr Derismé. — M. DeVismo , arquebusier à Paris, a inventé un genre de pistolet revolver qui offre diverses dispositions nouvelles et heureusement combinée».
Les revolvers semblent à priori devoir être des armes très-défectueuses, an point de vue de la jKirtéc et au point de vuo de la justesse du tir. Toutefois , si l'on ne peut espérer obtenir d’une arme dont le canon est partage en deux parties uno justesse absolument parfaite, il était assez naturel de penser qu’il était possible de la rendre assez satisfaisante eu lui appliquant tou» les perfectionnements apporté» à la carabine par MM. Delvîgne, Tatnisicr, etc., etc., qui ont* rendu cette dernière armé si précieuse. C'est cette idée parfaitement juste qui a guidé M. Devisme et lui a inspiré le perfectionnement qui donne une grande valeur à son invention; nous voulons parler do la tige qu’il assemble à la culasse et dans chaque chambre pur la prolongement de la chominôo, et sur laquelle M foVce par percussion sa balle cvlinJro- conique.
Dane ces condition», la balle, recevant une vitesse considérable de l’inflammation d'une quantité de poudre suffisante (plus grande quo celle qu’on emploierait pour un pistolet ordinaire), vient traverser le Canon rayé eu hélice et conserve une vitesse considérable malgré son forccmont, tout en prenant un mouvement de rotation autour de son axe qui assure la justesse du tir.
Dan» des expériences comparatives qne nous avons faites, la balle s’est rarement écartée de plus do 10 à 45 centimètres de la monche < lo tireur étant asscr habile); elle a traversé à 25 pas trois planche» de sapin do plu» de deux centimètres d'épaisseur chacune, tandis que , arec les même» charges, les balles de» revolver»