‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 226 sur 394 · ROULEAUX · texte numérisé non relu

ROULEAUX

rotation xnpiile par une communication de mouvement recouverte par une espèce de botte cylindrique en -fonte

portée sur .cet axe. La partie supérieure est recouverte d’une plaque de terre cuite.-

On voit que cet appareil étant mis en mouvement, toute substance fondue, versée commodément en couche mince par un trou pratiqué dans un plancher supérieur , rencontrant une surface auimée d’uno grande vitesse, sera projetée en tous sens par la force centrifuge , et saisie à un grand «ut de division par l’air ou l'eau disposée autour do l’appareil, sera ainsi réduite on poussière, qu’on pourra à volonté séparer on divers degrés do finesse par décantation ou autres procédés.

11 est probable que ce moyen d’obtenir facilement et à peu de frais des poudres fines de substances trèsdures trouvera d’heureuses applications dans diverses - indnstrios.

ROUET A FILER. Le rouet, d’origine relativement moderne < elle ne paraît pas remonter plus haut que les premières années du seizième siècle), qui est venu se substituer nu simple travail de la mnin fait à l’aide de l'antiquo quenouille, est, comme le remarque avec

'raison M. Poncelet, une admirable invention , digne d’une étude sérieuse et réfléchie (fig. 3712).

En effet, dans cette pelito machine vraiment complète, outre le volant et lo mécanisme de la bielle et de la pédale, qu'ont été lui emprunter les constructeurs de lamnchine h vapeur pour produire le mouvement circulaire continu à l’aide do mouvement» alternatifs, on doit remarquer la disposition extrêmement ingénions du cordon «ans fin, » deux brauches inégale- ou h mouvement différentiel, par laquelle des vitesses de üOO h 800 tours A lu minute sont transmises simultanément & lu brocho et h la bobine, tout en mainte nant entre ces vitesses absolues une.différenco ou vitesse relative aussi petite que le réclament et le tirage de la filasse hors do la Quenouille et le très-lent enroulement autour de la-bohinc du fil qui en résulte , et dont la torsion continuelle est, h son tour, réglée par la vitesse rotativo même de la brocho à ailette* et à èpinglien ou crochet» servant à diriger co même fil »ur la bobine ; d’antre part, le chariot à poupée» verticales porte -broche, g!i-haiit horizontalement le long des jumelles supérieures do la petite machine, et que conduit parallèlement, h l'instar do co qui a été pratiqué plus tard dans de grands tours, une visccntralo extrême, servant à régler la tension du cordon sans fin moteur, d'aprè» l’état hygrométrique de l’atmosphère et le grossissement progressif de la bobiné, grossissement qui tend à produire un surcroît correspondant du tirage du fil, en partie corrigé cependant par le glissement relatif de ce» mêmes cordons sur leurs poulies motrices respectives.

Supposez que le pied do lu fi le use soit remplacé par un moteur quelconque ; que lYpmglier, l'ailette à crochets , le soit aussi par uu mécanisme qui permette au fil do s'enrouler d’un mouvement do vn-et-vient spontané sur la bobine dovenue verticale ainsi que la brocho, etc.; que le rapport de la vitesse dé l’enroulement ou de l'étirage du fil à la torsion soit rendu indépendant dtx grossissement de la bobino; qu'enfin les doigts qui produisent ci règlent l'étirage du fil dan» la masse de la quenouille soient remplacés par une succession de mécanismes rangeant ces fibres les unes à côté des autres parallèlement, et les étirant de quantités proportionnelles convenablement allongées et tendues et l'on aura l'indication de toutes les conditions auxquelles ont n satisfaire les machines modernes qui produisent la filature automatiquement. Nous avons vu comment ces conditions étaient en partie satisfaite* dans lo ronet que l'on doit considérer comme un pas très -important fait ver» la solution du problème.

ROULEAUX. — las frottement exercé par les axes do rotation consomme dans les ateliers, sur Icavhemins de fer, une grande partie du travail mécanique du moteur et les travaux des ingénieurs et des inventeurs se sont multipliés dans ces derniers temps, surtout depuis le développement des chemins de fer , pour diminuer autant que possible le travail consommé suns profit par ces résistances passives.

On peut dire que los seuls vrais perfectionnements réalisés dans la pratique consistent dans des moyens d'améliorer et de parfaitement distribuer les matières lubrifiante» , soit mécaniquement par des systèmes de graisseurs, soit physiquement par des compositions de graisses convenables pour chaque emploi. Des tentatives ont été fuites pour supprimer autant que possible . le frottement, et bien que n'ayant pas été couronnées d’un succès complet, elle* ont spéculativement assez d’intérêt pour qu’U convienne do les oxanvyer.

D'abord cela- o»t-il théoriquement possible ?

On ne peut s'empêcher de faire une réponse alfir-

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mativo si l'on réfléchit qne l’huile ou la graisse diminue le frottement précisément parce que leurs molécules roulent comme de véritables sphères entre les doux surfaces dont elles empêchent le contact intime. D’ailleurs, l'emploi de rouleaux pour réduiro le travail do transport des fardeaux en terrain horizontal est bien connu , le fardeau sc déplaçai) t deux fois plus vito que le rouleau. Si on imagine de semblables rouleaux répartis autour d’on ax® de rotation (flg. 3743), le frottement do glissement so trouvera théoriquement supprimé, les rouleaux progressant tout en tournant également moins vite quo la roue et par suite dans une excellente condition pour de très- grandes vitesses. Ils empêcheront toute friction comme les molécules d’huile, bien plus parfaitement même puisqu'il» ne peuvent être chassés par la pression.

Mais là commence la difficulté pratique qui jusqu'ici n a pns été résolue d'une manière complète, et qui ne paraît soluble qu'en partie. Comment guider ces rouleaux ?

On ne peut songer a guider ces rouleaux par de* nxes, car on perdrait les avantages des rouleaux, le frottement de glissement reparaîtrait sur dos axes faibles et bientôt faussés si de grandes puissances sont en jeu. Nous avons déjà vu à l’article Coussinet* comment ces gnloîs n'étaient admissibles que lorsqu’il s’agit d’appareils très-légers.

Restent les deux solutions tentées jusqu’ici: 4° garnîr toute la circonférence do l’axe de rouleaux s’appuyant les uns sur les autres, ne pouvant par suite se déplacer, ou 2° n’employer qu’un certain nombre de rouleaux espacés en employant un moyen propro 4 assurer la constanco do cet espacement. Nous allons les passer en revue.

Rouleaux serres. — Si les rouleaux pressés les uns contre les autres n’étaient soumis qu’à l'action de l’axe tournant , la solution serait aussi parfaite que simple; mais leur contact mutuel tendant à faire tourner tout couple de rouleaux successifs en 6ens contraire l'un de l’autre, tandis que Taxe central tend à les faire mouvoir dans le même sens à l’encontre l'un do l'autre, il so produit un frottement de glissement et une usure qui rendent le système inacceptable.

MM. Mathieu ChaufTbur ont essayé de tourner cette difliculté pnrun mode de oonstruction fort ingénieux, II» forment la moitié de chaque rouleau d’un axe entouré d’un tubo et les disposent successivement têto bêche. Ces tabes, pou comprimés sur leur axe, obéi» sent à l’action du rouleau voisin, et le rouleau se trnnsporto «ans frottement contre ceux qni sont dans son voisinage.. L’exécution de ce système demande trop de précision pour éviter qne les tubes ne compriment la partie du joulenn qui leur est intérieure pour avoir pu passer dans la pratique, et les inventeurs eux -mêmes paraissent avoir reuoncé à l’établir.

Rouleaux régulièrement espacés. — Ce système a été proposé sous le nom de circom-erfeur par M. A - Brussaut. Pour assurer la régularité de l’espacement, sans faire naître des résistances, des frottements considérables dans les brides qui maintiennent les rouloanx, il emploie simplement des brides en caoutchouc qui ont une élasticité parfaite. Elles sont disposées par couples alternatifs et passent dans des gorges pratiquées dans le corps même des rouleaux. C’est ce qu’on voit bien dan**1a figure 3744.

Les effets des brides élastiques sont ainsi expliqués à

l'inventeur. Snpposez une Irrégularité quelconque, par exemple que les rouleaux circonvectcur* ne soient pas de diamètre parfaitement régulier et par conséquent no marchent pas tout à fait également sous la pression do l’arbre qu'ils supportent. Les ^brides élastiques cèdent saus inconvénient à ces légère# variations, tandis que des liens inflexibles se déformeraient ou rompraient, en compromettant immédiatement le fonctionnement de l'appareil. Si, enfin, par suite de quelque secousso ou autre cause accidentelle, les rouleaux se sont un peu dérangés, ils reprennent, grilce à l’élasticité de leura liens, leur équidistance et leur parallélisme (parallélisme qui ne peut guère varier grâce à la forme de la paroi concave) dans la partie où ils rwlent librrrnmt.

C'est cotte dernière condition qui limite singulièrement l'application du système. 11 Tant que les rouleaux soient libres dans une partie do la oirconféreuoe, et il faut être certain qu’ils rentreront sans difficulté et exactement nu moment voulu dans la pârtio où ils ne sout pas libres. Il n’y a pas là une certitude suffisante pour les grandes applications, aux chemins do fer notamment, et le systèmo ne nous semble applicable qu’à dos appareils très-légcy».

L’auteur a insisté avec raison sur l’utilité d’employer des rouleaux d’un assez fort diamètre pour éviter les effets d’éernsoment qni.so produisent avec de plus petits , M. Vicat ayant constaté par expérience quo les résistances à la rupture des cylindres employés comme rouleaux sout proportionnelles aux produits de leurs longueurs par les diamètres.

SAC. Un ingénieux invcnîenr, M. Bré val, a construit rapidement pour lutter avantageusement avec lo trapotir la fabrication dc3 sacs en papier une machine vail de la main, malgré lobas prix do semblables fafort élégamract.t combinée et qni peut fonctionner assez çons.

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