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Nous ne saurions mieux faire que de reproduire ici lo rapport fait par M. Duméry à la Société d’cncouragomeut pour l'industrie nationale sur cotte machine.
Former tin sac parfait, c'est-h-dire une espece de tuyau carré fermé à l’une de ses extrémité* et ouvert à l’antre, ce n’est pas autre chose que commencer un paquet, c’est-à-dire envelopper île papier un petit cube de la forme voulue, pais rabattre les quatre côtés sur un do scs fonds, et enfin coller lo tout pour que, à l’encontre de l’enveloppe d’un paquet, il maintienne sa forme sans le sqcours d’une ligature extérieure de fil ou do ficelle.
Or, si l’on suppose que l’on ait construit une petite armoire, sans sol ni plafond, dont les dimensions extérieures soient exactement celles de l'intérieur dn sac à confectionner, que cette armoire n’ait pas seulement scs deux portes k charnières, mais que les deux parois latérales, qui tiennent le» portes, soient également articulées après lo fond vertical do l’armoire, de manière a ce que les différents panneaux , qui no sont, on réalité, que les diverses feuilles d’un même volet, étant complètement ouverts on développés, puissent former, avec le fond vertical de l'armoire, qui seul est immo* bilo, un seul et même plan.
Si l’on admet encore que , devant cet ensemble , on ait placé un petit cube de la dimension intérieure du sac , on aura une idée des principaux organes dont se compose le moule du sac qui forme lo point do départ de lamachino de M. Bréval.
Les choses étAnt dans l'état indiqué, c’est-à-dire los pans do l'armoire développés et Tonnant un 6eul plan, si l’on introduit une feuiilo de papier entré ce plan et le cube placé au-devant; si les deux côtés latéraux do l’armoire viennent se rauger, se plaquer sur les deux surfaces latérales du petit euhe, le papier sera ployé à angle droit et formera une espèce de gouttière triangulaire placée verticalement ; si , le mouvement continuait, les deux portes de mouvement de l’nnnoire se ferment entièrement, le tuyau carré sera complété, et •îl »’y mira plus qu’à rabattre les quatre côtés du fond sur l’extrémité inférieure du cube, pour que le aac soit terminé.
Cette fenneture, cette clôturo dn fond se fait de la manière la plus simple : à la partie inférieur^ do chacun des quatre plans, ^’est-à-dire dans le prolongement des panueaux de l’armoire, se trouvent appendus èt articulés, par leur base, do petits triangles pouvant, en so repliant deux à deux, occuper la totalité du fond ; et c’est effectivement ce qui a lieu dès que le» quatre panneaux de l’armoire ont entouré le cube.
Dès que ecs annexes ont accompli leur travail, elles sont abandonnées à elles-mêmes, redeviennent pendantes, les portes s'ouvrent, et le sac reste adhérent à son moule intérieur, duquel il finit le détacher.
Dans cette prévision, de petit cube ou moulo intérieur a été construit eontractablc ou réductible de dimensions par l’effet d'un coin centrât Ce coin , on plongeant do haut en bas sans entraîner les angles , laisse rapprocher ceux-ci dans le sens dos diagonales pendant qu’il pèse intérieurement sur le fond du sac et le force à sc détacher dn moule pour tomber sur une toile sans fin qui le transporte hors de la machine.
Ici so termine l'opération relative au pliage mécanique du sac; mais il sc présentait, pour arriver à la solution complète du problème , une difficulté dont M. Bréval a très-habilement triomphé. Nous voulons parler de l'application do la colle sur les diverses lèvres ou croisements de la feuille.
Appliquer la colle, dam un témps très-court, à la place quelle doit occuper, en quantité déterminée , et sans que les organes do la machine aient n souffrir do son voisinage, était une question capitale.
Rocdhnaisaant que certaines colles de pâte sont com-
posées de globules féculente et forment une réunion de petites vésicules gonflées ou remplies d’eau, que ces globules ainsi enflés peuvent rouler sur des surfaces métalliques sans les mouiller sensiblement, et surtout sans y adhérer comme le ferait de la gomme ou une matière plastique, M. Bréval, mettant à profit ces propriétés des colles féculentes, fait passer la feuille destinée h former lo sac entre deux rouleaux métalliques ; l'un de ces rouleaux est complètement lisse et ne sert uniquement que do pressoir ; l'autre, également lisse dans la plus grande partie de sa surface, est gravé eh creux seulement aux endroits, où l'on veut déposer la colle, et tourne dans un bain de colle portant sur un de ses rebords uno lame destinée à débarrasser les parties lisses du rouleau, de façon h ne laisser de colloque dans les parties creuses et striées.
Celles-ci la déposent sur la feuille comme le Terni ont les creux d’un rouleau d'impression sur étoffe, alors' que la feuille avec laquelle on veut confectionner le sac lui est amenée par uu système de cordons analogues à ceux des presses typographiques, et c’est au sortir de. cotte espèce de laminoir à encoller que la feuille descend, toujours conduito par des cordons, entre le plan développé des divers côtés de l’armoire dont nous avons parlé en commençant et le moula rectangulaire autour duquel doit se plier le sac.
Ces deux opérations d’encollage et de pliage constituent, en réalité, l’ensemble des fonctions de la machine; mais il n’est peut-être pas inutile d’indiquer l’ordre dans lequel elles se produisent en suivant la, feuille de papier.
Placées sur une tabla inclinée, ces feuilles sont pou»-, fiées l’une après l’antre do’vant une prise do cordons cçmmo dans les machines typographiques; celle qui est saisie est conduite entre les rouleaux cncollenrs. L’un d’eux la garde en contnet pendant une portion de sa circonférence, do manièro à lui faire opérer lo mouvement de conversion nécessaire pour qu’elle descende verticalement entre le moule intérieur et le plan développé.
C'est là que commence le pliage.
Les parties latérales de l’armoire se roploient deux à deux contre le moule, et font do chaque côté un premier pli qui donne au papier l’a*pcct d’une gouttière rectangulaire ; les deux portes de devant, continuant à envelopper le moule, achèvent le tuyau. Ce sont de» bras mus par un arbre do rotation réglé par une came qui commandent ces mouvements. Enfin, les quatre triangles appendus a chacune de» portes se rtploicnt également deux à deux, relevés par des leviers posant sur des cames, et terminent le sac.
Les portes se rouvrent, le moule se contracte, le coin intérieur pousse le* «tes un à un, lesquels tombent sur une toile sans fin. d’où ils no sont enlevés, pour être placés sur de* claies, qu’après avoir séjourné tur cette toile un temps suffisant pour que lo collage ait commencé k prendre un peu de consistance.
.Cette machine produit en moyenne vingt sacs h la minute, soit, en douze heures do travail, près do quinze mille sacs parfaitement confectionné».
SANGSUES. Le prix des sangsues s’étant beaucoup augmenté dans ces dernières années par suite de leur destraction résultant d’une exploitation exagérée dans tou» le* pays qui en fournissaient autrefois de grandes • quantités, on s’est occupé d’on élever dans les parties marécageuses de la Gironde et de la Charente, et on a obtenu les plus brillants succès.
Nous donnerons idée du modo d’exploitation adopté et dos progrès qu’il y a encoro à faire , en rapportant les observations consignées par M. Focillon dans lo rapport du jury do 1855, après uno enquête sur cotte industrie.
«'J’ai trouvé, dit il, dans le département de laGi-