SILICIUM
SOLUBILITÉ DLS GAZ.
aulution du problèuio; mais bientôt dans la pratique ces appareils avaient été abandonnés.
Il n en est pas de même de M. Périii, qui, reprenant la question et y appliquant une grande dextérité et une grande expérience, u fondé au faubourg Saiut- Antoind un établissement prospère où les surfaces Icb plus compliquées dont puissent avoir besoin les fabricants do meubles et les modeleurs, sont rapidement et parfaitement exécutées a la scie. Il a mis aux expositions des blocs de sapin débités en enveloppes concentriques, do formes variées, qui ont montré toute la puissance de ses procédés.
La rupturo pcrpétnello des lames était le grand obstacle au succès des scies continues; M. Périn, en employant des lames très-étroites, ce qni n'est avantageux que pour l'exécution des moulures, évite les grandes différences do traction des bords opposés, et en mémo temps la soudure devient une opération plus facile et moins dispendieuse. Mais le progrès réalisé dépend beaucoup, croyons-nous, do In grande vitesse de la lame, ù laquelle cet ingéuieux constructeur fait parcourir 4,000 mètres par minute. Le modo d’action delà scie sur les fibres dn bois n’èst pas le même à une semblable vitesse qu’aux. faibles vitesses ordinaires.* et le choc des dents les tranche parfaitement sans produir© de réactions nuisibles sur la larao.
Pour obtenir une semblable vitesse, il faut que les deux poulies qui conduisent la sciç soient exécutées et équilibrées avec le plus grand soin, la traction bien réglée, et au moyen de guides amortir les vibrations de la Lune près de son entrée dans le bois, cause essentielle et fort importante do sa conservation. M. Périn les place le plus près possible du bois, a l'aide d'un porte-guide mobile, et la plate forme sur laquelle on place le bois est ellemême mobile pour pouvoir le présenter toujours normalement à la denture de la scie. Les figures 3745 et 3746 représentent l'ensemble des dispositions cmployées par ringéoietix inventeur.
SECHAGE des étoffes par le contact des surfaces métalliques . Clément, en appliquant une pièce de cn- Hoot pesant 2k,50 et contenant un égal poids d’eau, sur une plaque de cuivrn d’une surface égale à la sienne, et chauffée par la vapeur à 4 00", a obtenu sa dessiccation en une minute- On voit combien ce procédé peut être avantageux sons le rapport de la rapidité.
Dans les fubViqucs, on sèche les étoffes en les faisant passer Bur des oylindrcX en fonto chauffés intérieurement par la vapeur.
D’après dos expériences fuites par M. Royer, vingt pièce# do calicot sortant de la presse et pesant 450 kilog. ont été séchées en 3 heures çt demie : leur poids a été réduit à 76 kilog., et les 74 kihg. d’eau ont condensé 402 kilogrammes de vapeur ; de sorte que, en admettant qu’un kilog.de houille produit 5 kilog.de vapeur, la quantité d’eau qui moûillait l’étoffe vapo-
risée ainsi par kilogramme de houille a été de 5 X ^
=a 3k,G3. La pression do la vapeur était de 4m,37 do mercure.
SILICIUM. M. Deville, continuant sa belio eérie de prépnrstlon des corps simples mal connus, est arrivé a obtenir le silicium en mas*e agglomérée.
La préparation se conduit do la manière suivante : on fait rougir un creuset de terre et on y verse nu mélange fait avec soin de trois parties do iluosilicate de potasse, d’une partie de sodium coupé en petits fragmenta, et d’une partie de zino en grenaillo. Une réaction faible accompagne la réduction dn silicium, et elle serait insuffisante à produire la fusion complète des matières mises en présence. Il faut donc chauffer “ le creuset* au Tougo et le maintenir pendant quelque temps u cette température jusqu'à cc <uo la ^curlo soit
parfaitement fondue. A partir de ce moment on laisse la masse so refroidir lentement et on attend que la solidification soit complète pour casser lo creuset. On trouve nloça, comme produit de l’opération, un culot de zinc pénétré dans toute sa masse, et surtout à sa partie supérieure, do longues aiguilles do silicium. Ce sont des chnpelqts d’octaèdres réguliers emboîtés les uns dans les autres. Pour les extraire, il suffit de dissoudre par l’ucido chlorhydrique lo ziue qui sert no gangue et de faire bouillir le résidu avec l’acide nitrique.
Si l'on préféré chasser le zinc par distillation à haute température, lo silicium reste dans le creuset, se réunit en culot et peut être coulé dans des montes ; parce moyen on obtient le silicium en lingots.
C’est ainsi que MM. Deville et Caron «ont parvenus h se procurer on quantité notable une matière qui n’existait qu’en petits échantillons qu'on étudiait pour elle-même, mais qu’on n'osait sacrifier en vue des ap— plications. Assurés de «’en procurer à volonté , les deux chimistes n'ont pas hésité à consacrer le produit de leurs opérations à étudier les propriétés que le silicium communique aux métaux usuels en s’y unissant. Jusqu’à présent c’est lo cuivre qni a fourni les résultats les plus intéressants : 42 pour 400 de silicium rendent le cuivre cassant et blanc comme le bismuth. Mds à la dose.de 4,8 ]>our 400, l’alliago possède une belle couleur bronze-clair ; 11 est nn peu moins dur que lo fer, il se comporte à la lime, à la scie et su tour exactement comme le fer, taudis que le bronze ordinaire, beaucoup moins dur, graisse les outils. Sh ductilité est parfaite, il passe à la filière sans se rompre et il donne des fils d’une grande ténacité.
Les autres alliages deviennent d’autant plus dur» que la quantité de silicium augmente, mais ils perdent en même temps leur ductilité. Ils sont tous également remarquables par cette particularité que le silicium est uniformément distribué dans toute lu masse et ne donne pas lieu au phénomène do liquation.
SOLUBILITÉ DES GAZ. M. Bunsen , le savant chimiste d’Heido’bcrg, a inventé une méthode pouf analyseriez mélanges gazeux à l’aido de leur degré do solubilité dans l'euu. 11 a repris à cet effet la détermination des solubilités des divers gaz a fixé les coefficient» de la formule empirique qui permet de déterminer les vi lûmes dissous aux diverses témpératnres. Nous lui emprunterons les chiffres qui se rapportent nia température de 10°, et à la pression 0,76, la solubilité étant directement proportionnelle à cctto
pression.
SolubiMS •D fnrtion
Solubilité d*n* ralrnot
, J; Lfitfjgil
Jfl
(Hnn.ili- .
volume dn r«w.
Azote. . . « . ».
Hydrogène ... . .
Uxvgèno ......
Acide carbonique . .
Oxydo de carbone. .
Protoxyde d'azote. .
Gnz des marais . • .
Gaz défiant
Hydrogène sulfuré. .
Acide sulfureux. . .
Ammoniaque ....
Air atmosphérique. .
On voit quo les gaz les pins facilement liquéfiables
sont en général plus solubles que cenx qui le sont moins. Ils offrent moins do résistance à passer à l’étut liquide, mais l'effet ne saurait être proportionnel à la facilité de liquéfaction puisque le principal élément de la dissolution, leur affinité pour le liquide de dissolvant, varie pour chacun d’enx.
SOLUBILITE DES SK1.S.
SOLUBILITÉ DES SELS DANS L'EAl). Gny- Lus*nc a déterminé la solubilité des principaux sols dans l'eau aux diverses températures et a dressé le tn- I lcttu que nous reproduisons ci-après. Le fait le plus remarquable qu'il ait oonstaté est celui qu’offre lo snl fute do loude qui présenta un maximum vers 33*. Mais on doit remarquer que ce sel offre alors un& translonnatiou, c’est-à-dire que le sel qui se précipite de la liqueur saturée au-dessous do 33° est du sulfate hydraté, et au-dessus de ce point du sulfate anhydre
Sel dliMut
Chlorure de potassium .
Chlorure de barium anhydre
Chlorure de sodium.
Sulfate de potasse.
Température.