‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 235 sur 394 · H-Ar · texte numérisé non relu

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Ln deéhière colonne «léfinit lu snh*tancp utile qui a fait le sujet fies étude* *pûculntives de la Potence, itou -

commencerons par les fentièros rougi-*, non? liuirun-. par le* matière* jaune*. Nouh jute naToron* quelque*

couleur* composée!, violette* ou vertes, et quelqua**'' nus des principe* qnij quoique cnçor»* miiih emploi dans lu teinture, peuvent jatte introduit» dnns l'iuJii'trie, ou dont l'exemple peut être pris comme modèle dans l'examen des matière» colorantes, d'origine /*rgn nique.

Composition chimique. — Cor nid créés sou* le point db vue de la Constitution chimique, c'est-à-dire de la nature et du nombre de* élément? simple* qni les composent, et des rapports qui existeut entre eux, tonte» Us matières colonises isolées des matière* tinctoriales conlienuent du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène; quclqjtcs-nncs contiennrht de l'azote; de ce nombre sont l’indigo, la fuchsine, l'indisinc, etc Généralement assez riche* en carbone, elles se rapprochent des résine* par plusieurs du. leurs propriété i; cependant beaucoup d’éntre elles, chargées d’oxygène, se rapprochent davantage dus mut, ère-, neutre s ; olle* né Contiennent pas plus de carbone que le bois. Insistons cependant sur lu grande t&riélé do type** qu’on rencontre, et qn'on doit rencontrer dun- dos matière* d’origine et de coloration si diverse*. Nous verrous, en effet, quelques matières odorantes se comporter commode véritables acides ( acide carthainiq ne, fnachïne), tandis quo d’autres, nu contraire, auront dès tendances basiques et de* réactions alcalines {hématinc); plusieurs matière* colorées n'ont de coloration qu'à l'élut de #el# parfaitement défini* (bleu (lu Prusse, orcéinute d'uni môniojptc ). Quelques-unes, enfin , sont complètement inerte» (indigotéine) et ne se combinent que lorsqu'on le* a profondément modifiées dam* leur nature iutime.

l‘roprii(ét des matih-ts colorantes.

Depuis longtemps on savait que fà plupart des principes d'origine an. male on végétale sont trè»-*1téralde».; ils lo sont beaucoup moins.' qn'on ue le pensait, si l'on tient compte de* cireon»tunre* complexe* dnu® lesquelles on le* place. On a vu que. parmi les matières colorées, lc< une*, exposées à la chaleur, toiilictuumt une température phi» élevée; lorsqu’elle# n'ont pas le contact do la lumière, qtia lorWa'eOitt y fontoxposée*. D'autres se bbnWTcnfBei arinves entière* dans lu vije lumineux ou dqtisT air obscur, tandis qu'elles s'altèrent nu bout de quinze jour* un contact de l'air et delà lumière. I.cur décomposition c t le r Mihnt du l'açtfon shnAltunée de la lumière et Je l'oxygètie atmosphérique. D’autres, enfin, s'uniront aux alcalis solubles sans le contact de l'oxygène, et bc cnnservopt «ans altération de* moi? ont. ers, lorsqu'elles s'altèrent trèspromptemcrit au coutaet de l'air.

Les expériences auxquelles M. Cbevreul a sonini» lo curcuma, l’indigo, lo rocou, lo cartliame,- l'orftiUe, l'acide «ulfiudigotiquc et le Mêri de l 'russe, ont donne des résultats conformes aux observations q'ii prèrMmt, Toute* ce* matière# colorantes, considérée* après four Application sur coton, *nr laine et sur sbic, ont été scrupuleusement étudiées ot examinées son* lo ropjKu t des ahénïtions.qu’elle# snbisse it de la pirt de la' lumière, dansle vide *«?, dan4 l’air sec, dans l’air «attiré d’eau, dans l'atmosphère, dans la vapeur d>au, dnnj lo gnz hydrogène w, dans le gaz hydrogène saturé de vapeur d'eau. La ilaréc de l’exposition nété do deux an*. Le» notions qu’on a déduite? do cet expérioheos ont fixé le* conditions dun» laquelle* se font remarquer le* différence* de solidité d'une conlemr donnée ; nous y reviendrons, en définissant les couleur* de grand, jit moyeu ou de petit teint.

Chaleur. — Non* mirent à distinguer l’action do la

chaleur sur la inktière colorant® elle mèmd bu dan# se», rapport* :i\ ecPafliniténe la fibre ponr la s-uDstouco tinctoriiile, l’«P à-dire dans tes rapport» avec l'art de lu t cia turc. Nbu« commencerons en nous plan;» ut h ce dernier point ou vue.

On mit que curia inos matières, comme la zirconé, T oxyde de niant, p^éparéo^ par voie humide, p] moeurs sels comme les umnosmteh chauffés dans les environs d’utio tempéramre rouge, deviennent incandescents et perdent leur mlubitité du us les acides, Qrfolqncs matières organique», sans exiger, pour présenter »ler phénomène» analogues, une température aussi ccm-ujéraldo, jouissent do propriétés semblables. L'exemple de l'albumine cuite paraît très propre à fniro compicndro l'action de la chaleur en teinture. Si l'on applique dp l'albumine truîche sur ime^étoflc quelconque, qu’on lu fasse sécher et qu’on lû traite par l'eau, elle -c dissout \ si l'on fait eu iru. nn contraire, l'albumine sèche, on lu coagule pat la chaleur; eu vdh» *ou la traitera |»ar l'eau, elle ne aa dhjto udra plus; cette simple nmd idéation, en 'quelque sorte physique, explique comment li chaleur bout nxçf h ne matière sblublu »ur un (uo»H, voit que la matière cuite ait »le l'affinité poutlYioffp, soit qit’cüc iVen nit pn*. On comprend qu'au gmtid nombre do matières colorante* xo rapprochent de l'albumine , lensqu'on connaît les températures 'auxquelles ont hou les phénomène* que M. Clicvreul désigne son» lo .nom 'de phénomènes dô coction oq de cuisson ; ce premier ordre de faits acquiert encore do l'importance, si l'on songe que plusieurs substnucès, opfdiqnées froides oii Cèdes sur des tissus donnés, n'ont nas ou n'tmt que peu d’ufti .ité pour le* lisait; lorsqu on le* présente chaude», en élovuut la tempéra* tur.-, l'affinité nuit ou onginento d'intensité i la matière colorante est fixée: on conçoit, comme possiWo, lo cas ou la matière colorante complexe' no (croît insoluble qu’u près une certaine élévation de température; cetje nirltièru insoluble resterait nlur-. fixée solidement à î’étofle/sqit que oeUc-ci eût réellement do l'affinité pouf la matière coloréb, w>:t qu'elle n'en eût pas.

Nous rappellerons ce* principe» lorsque non » parléron» de la fixation de couleurs dite! couleurs tàjmtrs. Pour généraliser l’nc.tion de la ejudeur, en tant qu’«He est capable de modifier l'affinité de l'éloff'* pour la couleur, citons un fait qul'pumve que ce qui ko pn*»e daru Jo lixngo k In vap^pr *C reprodqit dans la cliaudièro

du teinturier: ~Nohs avohsddjA mentionné oett«- ..b|cr-

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ration de M. Chovreul^ qu’un sel cuivieirsf, fixé »i n laine, tnche Y étoffe lorsqu'on la pusse û lu vspwtk parce quo la ba*e'pa&bc kl état «le suTf&ré pur ht réaction du soufre nattirol de la laiuo. Si Toti plonge à froid de ln laine don* f!i solution d'un sel «fo cuivre, on enlève, nu moyen de l'eau froide, ln majeure partie dnsel qui s'est séché sur Tétoffe,' nprèa qu'on l’a retirée du bain do sel; mais en lq plongeant dan* l'eau bouillante, d î blcuiltre qu'ello est, elle devient couleur de mnilhu et ibi lors ôn ne peut s qwirer la moindre quantité de roi do cuivre adhérent, par la raison qa*Jt »’e>t formé «lu snlfur»* do cuivre in«dltiblo, absolument cunmie dans le ca»<rtiTà laine, pa-«.ée dans lu sol dé cuivre, u subi l’action delà vapeur.

Il n*est donc pa* possible de nier l’inflüciicc de la chaleur pour fixer les' douleur* sur le» étoffes Quvllq. o»t, en dehors de l'action de la chaleur sur lu matière colorante en centnètavec lu fibre textile, l'action «le lu châleuY sur ln matière colorante isolée V Essentiellement variable ’ même snu* l'infincneo d'uue chaleur ménagée, tantét la modification est pomranentc, taillée au contraire elle n’est jjno passagère. Lu curciiniiue, matière colorante jaune du curcuma, et nténiitinc, matière colorante au Ixfi» de Cnmpèche, exposée* l'uno et l’antre à l’action de la chAlcur, changent de nuancé; mais ces modification»' paraissant par lo rcfroidlsso« *

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TEINTURE

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ment. Lnetutbunvtic, nu contraire, rc te complètement » altérée. 4 I

Sous l'influence d'une température élevée, les m.n - j tières «dorante? organiques, de même que toutes lot substances non minérales, «ont altérées ; leur* éléments *« dissocient |>oiir former de» groupement» plus simples, dont la nature *e rapproche d’autant plu* des matières minérale? «pie la température de leur décomposition se trouve plus élevée, trous l'influence d’une chaleur ménagée quelques-unes entrent eu \aj»cnr, et se condensent sou* forum cristalline. L'aüzarmo, matière colorante rouge «le la garance, est dans ce cas ; quelques- une? sont volatiles par- clics- même*, d'autre* exigent le toncotir* d'une vapeur inerte ; l’imligotéiue, matière colorante Mène de l’indigo, dans les circonstances do sa vapoi ballon so trouve entraînée par le» produit* «lui résultent de la décomposition «l'une partie de la substance mise en cxpérronco.

lumière.-* -Dans certaines conditions, la chaleur et ; la lumière se comportent de même en alt«;rant, î'ime et 1 l’autre, la matière colorante. MM. Gny-Lussac et Thé- ! nard ont cherché comment se comjH>rteQt différente* i matières colorantes dans l’air humide et dans r«ir sec j boum l'influence de la lumière, et dans le même milieu ! sous T influence de la chaleur.

La eurthamino, matière. colôroutc rose du *al nutum qui, décomposée par la lumière, devient d'un blanc sale, oubit la même altération sous l'inllueucc de U chaleur, I lorsqu’on maintient la température a IGO degré* peu- ; dont une lieure.

L’hématinc, extraite du bois do Campêehe, décom- j (►osée par la lumière, devient rousse, et subit la même altération après une heure et demie gou« l'influence do 180 degré?. lai couleur rouge de la Brésiline qu'on , extrait du bois de brésil, et qui disparaît presque complètement sou* l’influence do la lumière, disparaît «le même ; lorsqu’on la maintient pendant deux heures à liM) degrés. I.a couleur orange du curctuua, devenue rouille • tous l’action de la lumière, prend la même nuance j après une heure cl demie de contact avec i’air u la chu- î leur «le 2ü0 degré».

La lutéuline, matière colorante de la gaude qui prend ’ à fat lumière un ton ocreux, s’altère «le la mémo manière au contact dç l’air sec et de la chaleur quand on maintient la chaleur à 210 degrés pendant deux heures et demie.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, M. Chovrcul a répété les expériences de MM. Thénard et Gay-Lussac en le* i étendant elles modifiant. Comme les résultats auxquels il est parvenu démontrent d’une manière incontestable qu’on no saurait expliquer les phénomènes de la teinture eu faisant abstraction du l'affinité de la matière culorante pour le tissu, nous les indîqiicrou* en parlant de lu solidité des couleurs quand nous exposerons le* méthodes de la teinture proprement dite. Nous nous bornerons b dire ici que si les observations du savant directeur des Gobelins ne confirment pas en tout point j celles de toi devancier», le* différences s’expliquent par le* différences do température auxquelles les divers expérimentateur* ont (ait leurs essai*. On sait que plus ln température «jst de«éo, plus on s’expose h déterminer des réaction» secondaire* entre les divers «déments de la matière colorante généralement complexe* Une infinité de causes étrangère* viennent d'ailleurs s’ajouter il celles que provoquent 'directement la chaleur et la lumière ; ces modification* ne dépendent pu» tant encore «les milieux dan» lesquel* l'expérience se produit quo des substances accidentelles entraînée? par In matière colorante elle -même. La curthaminc pure, qui résiste usscx bien lorsqu'elle est fixée par un tissu plu* Ou moi:i6 chargé de matière* grasses, s’altère très- rapidement sons la seule influence de l’air ordinairement chargé de quelques trace.» d'ammoniaque.

Quoi qu'il en soit, on ne saurait admettre, sans exagérer la port«ie «le ce* résultats, que 1:1 lumière et La chaleur agissent seulement d'une manière directe ; il e«t beaucoup plus rationnel de regarder les altérations observée* comme résultant de* réaction» chimique? qui «'accompli. ? sent suit entre les élément* de la matière colorante et ceux qui sont introduits par l'étofle, ou la matière colorante elle-même. Nous ne pouvons perdre d»j vue que lYtoffo colorée est une molécule excessivement complexe qui se forme, par ln réunion de la fibre, des préparations dont elle est chargée, de la matière colorante et de tous le.» élément» étranger* fournis par les matière* principales mi»c*en prétend*.

L’action de la lumière est quelquefois utile.

Le* anciens employaient la lumière comme agent de coloration ; ils la faisaient agir sur des tissus imprégnés «te décrétions «le coquillages pour obtenir la pourpre de Tyr que nous formons aujourd’hui de toute* pièce* au moyen de l'alloxnuc.ainmoniéc.

Les teinturier* des Inde» exposent à ln lumière leur* tissus imbibés d'émulsion»; le* teinturiers eu rouge ont recours à oc moyen qu’ils combinent à la chaleur. L'action de la lumière solu re sur les dérivés de* huiles est telle qu'eu faisant agir isolément cerlaius rayons du spectre sur «les résine? ou des essences oxydées ou nitrées, on détermine une variété cou sidéral le de composés colorés. On sait que l’un des rouges de Laurent se produit sous l’influence îles rayons solaires sur les thyonupthnmntcs. M. Julc» I’ersoz vient de faire voir qu’avec l’ni«lc «le la chaleur, la lumière qui conserve à peu près intact l’acide nitroeuminique transforme cet acide en une magnifique couleur rouge. ( ’etto métamorphose, qui ne s'opère que *ur l^acideaprès|’m • solation, s'effectue avec une puissance remarquable sur le tissu, lorsqu'on dissout l'acide nitrocuminupic daua l’ammoniaque et qu’on épaissit à la gommeliuc pour imprimer un tissu de coton, et qu'on passe ensuite eu acide nitrique faible pour fixer l’acide ni t ro-eumi nique î T étoffe exposée directement aux rayons solaire», puis chauffée sur un cylindre chaud, laisse voir une impression «l'une magnifique nuance écarlate. Nous verrons plus loin l'action «le ln lumière sur la matière colorante remarquable dont les Chinois ont fait -emploi pour l’obtention «’e la couleur qn'on désigne eu Europe actuellement sous le nom de vert de Chine ot qu'il* empruntent à certaine* variété* de nerprun.

L'action de la lumière n'est pas toujours également efficace ; elle dépend évidemment de l'intensité de» rayons lumineux ; son énergie doit être en outre uttri» btiuo aoit è la pn-scnce «le corps qui accélèrent l'altération, soit il l’influence de substances qui retardent physiquement la modification dont ou poursuit l'étude.

. Prouvons- le par de» faits : '

t'ne étoffe teinte en bleu de cuve, oxposéc pendant l’été snr le pré «lirectement à la radiation solairo, éprouve une forte décoloration, tandis qu’en hiver la même étoffe subit une décoloration à peine sensible.

Un tissu teint uniformément en bleu sc trouve considérablement altéré ilans sa nuance par une exposition à lu lumière, mai» il résiste s’il a reçu postérieurement à la teinture duc immersion dans un bain de chlorure d’étain.

Le rouge do garance fixé par l'alumine est beaucoup moi u« stable que lorsqu'on l’a fixé par l’alumine additionnée d'un sel d’étain.

Quelque» observation» précises, citées par M. Persoz* tendent à faire admettre que dan* quelques circonstances l'action «Je la lumière sur le* matières colorant » est essentiellement physique.

Une préparation d'ulumine et de fer donne sur les tissu», avec le bois «le Campêehe, u» noir très-brillant. Si l’on mêle au bois de Campêehe du quercitron ou do-, la gaude susceptibles de fournir un .élément jaune, un

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obtient une teinture qui diffère très peu «le la plwi- » «lente ; mai*, ces deux noir», exposés il l'action de la lumière, «ont loin de présenter le même «iegréde solidité. Celui qui contient du jaune est beaucoup pin* ré- ! sis tant que celui qui u'en renferme pas. Kt cependant les deux matières prises isolément piésvntcnt A peu près la même inaltérabilité. 0rf si l’on admet que 1c* matières colorantes absorbent «Ht réfl-fliissent inégalement le» rayons lumineux at que lit matière jaune absorbe cenx qui. détruiront Thé mat me, on peut expliquer, nn moins «lun» certaines limites, les différences que présentent ce» deux noirs.

Il «wt (railleurs prouvé que certains rayons, tris que le violet, pnr exemple, altèrent trè*-promp.tcnient nn grand nombre Je matière* colorantes; la lumière blanche seule avec insolation suffit pour altérer en quatre heures la pins belle nuance de rouge que nous connaissions, la fuchsine; seize jours d'insolation la «lécolorect notablement, un mois la détruit compîéteiiiont. la» laine , la «oie et le coton teints en fuchsine ont moins de solidité que la carihamine dint* les mêmes comblions d'iti*olntiou et celle-ci moins encore que la cochenille, surtout lorsque cotte dernière est en combina soti avec le a«d d'étain.

Ojygènt. — L’oxygène exerce sur le» matière» colorantes, comme sur les matière* organiques d'origine animale et végétale, une notion toiyonrs prononcée, mais variable suivant Pétai d'oxydation de celle-ci, suivant • ticoro leur état d'isolement ou de mélange; l'état de l'oxygène lui même exerce une influence variable, car l'action e t lente avec loxygène libre, active au cmii aire iMrcci'oxygèiie h l'état naissant, active encore avec l'air lumineux. M. Chevreul a fait voir en 1837 l'infltieuce de l’oxygène atmosphérique dans la plupart des cas où le» étoffes teint-J» avec les matières colorantes «l’Origine organique mj décolorent par leur exposition i» la lumière du*oleil, en prouvant que ce* même» étoffes *<; conservent des année» entière» dan» le vido lumineux. Et tandis que certaine» couleurs se détruisent i «■omphitement, d'autres peuvent so décolorer et re- ; prendre spontanément leur nuance.

• Le bleu de Prusse dans le vide lumineux se décolore en passant «l'abord au blanc, puis à une couleur brune de terre d'ombre, Uni» il 90 rccolore eu bleu par le contact de l’oxygène.

On sait aujourd'hui que quelques couleur», au contraire, peuvent gagner nu Heu <'o perdre en intensité. Le jaune d'acide picrique snr laine a gagné pendant huit moi» du jaune orange h l'orangé, montant ver» le ronge. Sur .-oie l’effet est moins sensible.

Ln étudiant l’action «le l’oxygène au point dô vue le plus général, 01 voit qu’elle s’exerce tantôt sur nu principe imméd at Colombie, avec lequel ce corps »c eombtno pour fermer un principe immédiat coloré, tantôt, an contraire, cette action »'ex«.rco sur un principe coloré déjà, dont la nuance s’idièro, »e détruit pinson moins en se. trmi dbi-tnant le plus souvent on un prednit jaune ou brunâtre.

L’oxygène jouera doue deux rôle* éminemment différents : utile, qunnd il concourt a ln formation du principe coloré ; nuisible, lorsqu'il altère la matière co'oréo pour en faire disparaître la nuance. Le» phénomène» qui so passent sans cesse sous no» yeux témoignent & chaque instant do ce double rôle, l,es fleur* et le» fruits ne nous montrent-il* pas constamment de» coloration* variées et vives a certaine» époqira» qui «I «paraissent dan» l'Age oa«iuc Une opinion fort ancienne avait regardé l'oxygène comme ngeut destrnet ur. Un* étude approfondie dos phénomène» de coloration présentés pnr les matière»' végétale» a démontré qu’au moins sous t'influence vitale, influence au re-te encor; fort-oh retire, il huit admettre avec Kourcroy :

TEINTURE. 363

f* Que l'oxygène en combinaison avec les snhstance» végétale* en change la conteur?

Que le* modifications apportée* atix dites couleurs varient avec les proportion» d’oxygène absorbé ;

3° Que généralement le» nuance* le* plu» foncé** deviennent claire* et que l'cxtreme de edlesri *e trouve être la décoloration la plus complète;

4° Queeètte dégradation cependant n’a q>as lieu dans toutes le* matières végétales, comme Pavait. -annoncé BerthoUet;

5" Que plaBÎeur* couleur* végétale» rouge*, violette», pourpre, marron, etc., sont duc* n de* proportions diverse* d'oxygène, mai* qu’aucune de celles-là ’ n'est entièrement saturée de ce principe ;

♦»'* Que cette saturation complète donne le plu» souvent de» couleur* jnnne», qui sont . le* moins altérable» de toute* ;

7" Que non -seulement le» matière* -végétale* colorée» par l’oxygène changent «le couleur suivant le* proportion» de ce principe, mais qu'elle* changent aus«i de nature et qu'elle» so rapprochent d’autant phi* «1* Pétut résineux qu'elle» font plu» Voisine* de 1* couleur jaune ;

8* Enfin que telle e.-t la cause de P altérabilité de» rouge*, «les brun» et de» violets tiré» de» végétaux ; «*tir l’emploi du chlore donne 1111 moyen d ? les fixer, de le* rendre durable», en Jos imprégnant d’une certaine quantité «l’oxygène, c'cst-à-dïre en imitant le procédé do la nature.

Pour étudier d’une m air ère complète l’action de l'oxygène sur le* matière» colorantes* il non* a pan» convenable de diviser la question et de séparer le» en* oit l'oxygène agit sur lu substance itoléo «le ceux où l'action se développe an contact de» base* salifiabi<*», ou de» base* »nlifiulilc* et de l'anunoninquc.

Le ca» le pin* simple o«t celui dan* lequel l'oxygène pur m absorbé par lu matière colorante isolée. Il y a gén»ratenwnt oxydation.

On sait qu’on* toile trempée «lan» une c<\vo d’indigo reste jaune verddtre tout qu'elle n'est pa» au contact «le l’oxygène, mai» que dè* qu’elle est soumise A l’action de l’uir elle bleuit. L’ittdisiire, matière colorante violette, extraite de l’aniline, dérivée «le l’indigo, conserve le» affinité.* de la molécule ind 'gotique et donne «le* réaction* en tout point comparables, l.’mdisine a l’état soluble est incolore ou légèrement v«mHUra ; elle passe an violet pur par l’exposition à Pair. L’oxygène e»t bien évidemment dan* ce* deux en* la ranse do la coloration. Il n'agit qu'en enlevant l'hydrogène que renferment !••» matière* colorée* ou non colorée». Le boi» do C'ait» pèche mouillé per»l *a couleur natuell** qui tourne à l ‘orange pour se transformer en une suh-tatu o rouge violacée qu’on nomme cumpêche prépiré.

La garance q«i'on expose a Pair prend une couleur plu» foncée que lorsqu'on la conserve à l’abri dn Pair . les suc» «le pastel, de beitcrn\c, de sumac, se foncent en couleur lorsqu'il* vieillissent, par suite d’une absorption d'oxygène. La couleur ést d'autant pins {.racée que la dissolution e*t plu» ancienne.

Quelque.’» couleurs ne s'altèrent on ne se forment que hir*quo l’oxygène intervient en présence de matières alcaline». L'hémntine , principe colorant dn Irais de t’ninpècho, ]a-bré«i1ino, principe utile da boi* de Brésil, la carminé, matière colorante do 1 1 cochenille, la matière colorante bleue de la violette, les mat 'ères jaune» qui colorent lê* fibre* textiles 11c présentent pas do colorations au contact de» alcalis on dch rs «lu concours j «le l'oxygène; mais ce» matières prémunit do mite leurs colorations caractéristiques nussitut qu’on fa.t I intervenir le concours de Pair. Quant à la garance, elle *c transforme en une matière peu solnblc qui ne prend t plu* d'adhérence avec Pnxyde «L* fer : ou comprend I J«;jà le pirti que Part de lu teinture a dft liier dr ces

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