‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 247 sur 394 · TL IN T U RE · texte numérisé non relu

TL IN T U RE

M. Arnaudon ilqms cot article ^ bien qno lo» résultat» qu'il annonce n'aient pas encore été unclipnoé» par la pratique,

M. IlOL'fîE l>K HoRiiito ■{lory/tine).

Lorsqu’on laissa fortpcntcr le» tiges du sorgho (*or giiuin saccharatum), après qu'op en a retiré le jus sucré, de telle sorte que la .température ne s'élève pas trop, on obtient au bout de quinze joncs, s'il ne s’est pas» développé de fermentation putride, une masse d'nne couleur ronge ou rouge brun. Un la dessèche, puis on lu fuit utoitdre.

Pour isolor 4« matière colorante ou fait infuser lu poudre pendant douze heures dans l’eau froide; le réhidu, traité par une lessive de soude très -faible, perd la matière colorante qu’on précipite sons forme de flocons rouges» en neutralisant uu moyen de- Lucide oui* furi-p e; on la recueille sur un filtre qu'on kve etqu'on fait ensuite des» échec; la couleur rouge, ainsi préparée , se dissout facilement dans l'alcool t dans le* liqueurs alcalines, dan- les acide» faibles, etc.

J*our teindre, avec elle, la laine et lu soie, on Aiit usage dos mordants d'étain ordinairement employés; M. Winter a trouvé que les teintures rouges an sorgho résistaient très-bien U la I uni. ère et aux savonnages modérés, même à chaud.

D’après les renseignements les plu# récents, l’cxtractioti et l'utilisation de la matière colprautv du sorgho seraient connues et pratiquées industriellement en Chine, où la culture de cette plante se fuit sur une très-grande échelle.

La culture du sorgho, qui tend à- se répandre en France, jsotit donc un jour ajouter aux substances tinctoriales et rémunérer encore le cultivateur en partie déjà couvert de scs dépense» par sa récolte Cn alcool ou en ancre.

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