Peganum uarmala (harmaline
M. (iobel a décrit sous le nom d' harmaline une substance qu’on rencontre dans les semences du prjatmm ha ratait, et qui se transforme, sons certaines influences déterminées, en une minière colorante ronge. C'est a tort que MM. Monnet et Dury donnent cette désignation un produit déri vé de l'aniline trouvé par M. Perkiu.
MM. Schlumbi-rger et Doflfm ont publié dans le Jiul /clin de la Société de Mut home une noto intéressante sur la matic/e colorante extraite du pf^rmum harmala. Comme pour l'orcéiue des lichens, In mut -ère colorante n’existe pas toute formée dans la semence qui contient une matière Colombie; c’est cette dernière qui se transforme on ce nouveau principe que MM. Cobcl et Kritch avaient découvert.
Lorsqu'on humecte avec 15 parties d’eau ot 7 parties d’ammoniaque liquide 10 parties de graine de prganum harmala , il suffit de quatre a cinq jour» d'exposhion nu contact de l'air pour obtenir la formation du principe odorant. Ou fait macérer daib l'u)o»ol qui so charge d’abord d'une couleur jaune foncée verdà re. Ou décante, et le résidu comprimé pour extraire toute lu partie liquide est traité par une nouvelle quantité d'alcool qui fournit uiu* liqueur d'un rouge foncé pur; quand on épuise complètement Scs grain?» pnrc-> méfne traitement alcoolique, on trouve, après distillation de l'alcool. If» p. 100 du poids de lu graine on matière colorante sèche composée de deux substances, l’une roug » et Pantre jaune, qui se séparent an moyen de l'ammoniaque, qui dissout la seconde en précipitant la permière. La matière colorante rouge a reçu le nom ti'harmoline. Nous l’appellerons harmaline.
Harmaltine. — Cette matière o»t soluble datis l’acide sulfurique a 1,6 sans subir d'altération; elle so dis» tînt également à froid dans l’acide «c -tique ; elle est peu soluble dans l’éther. Elle se comporte vis-â-vi» des préparations métalliques en usage dans la teinture îles garance» tout autrement que l’alicarine, car clic ne ■
précipite ni le* s la d’alumine, ni ceux de fçr, ni ceux ■l'étain ; cio teint directement le* tissus do coton, do biino et de #t»h> sans le secours d’aucun intermédiaire ; elle se rapprocha sans ce rapport du principe, colorant de l’oisvidc, avec laquelle ellô pré.»cute une grande aunlogie sous le rapport île son origine et de» circonstances qui président a sa format iou. Il re-tc onc'-ro-â trouver la matière cttriense qui, sous l’influence de l’air, de l’arrmioni qtn- et de l’eau, donne nuisance à l’hnrmaline ; il reste encore n fixer la composition de la »ubs~ tance iqontore et de éts dérivés. Dans les conditions de préparation que nous vo»ou» d’apprécier, elle n’ofJVo, après son application sur le* ti»*us, qu'une faible solidité. L’exposition au soleil I* fait promp'ement passer an jaune, et lo bain de *.-»\on bouillant la décolore complètement. l es r conte* modification* apportée» dans l’emploi de. l’oraeille. qui devient une coloration d’une* certaine ré-Utauce, ferai -nt admettre la po-sibilùé d\u migmcn cr la «oliiité; il peut être possible de ren- contrer une méthode capable d’enlever a i’harmaliuo les inconvénient* de su fugacité. *