‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 251 sur 394 · Obcaxettp. ( orcaneilinê) anrhutine · texte numérisé non relu

Obcaxettp. ( orcaneilinê) anrhutine

On emploie en pharmacie, pour colorer en rouge les manères grasse-, une substance particulière qu'on désigne bous le nom d’orcanette , et dont l'étude eût pu suivre celle de la racine de gremil, c’est la racine du IHhotpermvm tinclorium. On nommait d'abord orcanettiiie le principe colorant qui se trouve surtout dans lu partie corticale. On la traite pur l’éther, on filtre ot on fait évaporer. Le résidu fusible h lit) degrés e&t une résine impure à laquelle on a donné le nom. d’orcaucttiue.

Oroanettine . — Ce principe est soluble dan» l’alcool et dans l’éther qu’il colore en rouge ; l’eau n'en dissout que des trace» et précipite toute l’oreaneUiue -de sa

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dissolution alcoolique ; l’acide acétique U dissout; M dissolution ne précipite pus la grlatiiic.

La potasse, la soude, lu baryte, lasfrootiane forment avec elle d<» dissolutions bleues; l’acétate de plomb forme un précipité bleu ; le précipité est plus abondant avec le sous- acétate. Lo chloruro d'étain dorme un dé|n}t cramoisi , les sels do fer et d’alumine un précipité violet La couleur de ces laques, qu’on peut employer dans l’impression, a motivé 1a place que nous donnons à cette matière colorante en tête des matières violettes. L'acide sulfurique la décnin|K>8e; l’acidç nitrique la tfamfonnç en nue matière jaune amère et en acide oxalique. Elle est détruite par le chlore. La solution alcoolique d’orcancttine additionnée d’eau bouillante passe au violet et vjro au bleu par lu concentration; elle s'altère par l'évaporation, en laissant une matière noire comme résidu. Ce résidu co'ore l’alcool et l’éther en lilai et les huiles ou bleu. Les acides le verdissent et les alcalis le ramènent au bleu.

Pelletier a fait voir que l’orcanettine n’était pas tut principe défini ; il en a retiré l'ancA usine, qu’il considè e comme plu» pure.

Anrliusine. — M. Lepage, pharmacien ii Gisors, pour préparer l’nnobusine épuise l'orcanctte réduite en poudre grossière par le sulfure de carbone ; il distille les liqueurs réunies et expose pendant quelque temps a la chaleur du bain-marie le résidu qu’il traite pur ,nne liqueur alcaline contenant 2 p: 1 00 de soude caustique. L’aitchu'dne se dissout; on la traite par l'acide chlorhydrique; le précipité no so forme qu nprès vingtquatre heures au moins; on lo lave et on le fait sécher.

Nous avons dit l’analogie que présentait nu point de vue des caractères chimiques la lithospermine extraite par MM. Ludwig et Kronmyvr de In racine de gréniil , et la matière que MM. Itullcy et Wydlcr ont retirée de l’alkanna tinctorin, plante également de la famille. de» borragiuées.

Ces matières, qu’on peut précipiter h l’état de bique1, pourront être employées dans l'impression ; elles produiront do> nuances particulières qui peuvent constituer des nouveautés à des moments donnés.

<8. Violet l'aniline (onib'itie, harmalint , iitdùiiis].

Non* avons déjà fait connaître les propriétés de l’aniline; nous rappellerons celles qui ont servi do poiut de dépuit n sou emploi dans l’.irt de la teinture p--ur obtenir dos nuances d’un magnifique violet. On lit dans Gerhardt :

a La solution des hrpochlorites alcalins se colore par l'aniline eu bleu violacé. Cette couleur est très, fugace et passe rapidement au rouge sale, surtout nu contact dt'B acides. Une coloration bleue semblable se produit uv**c l'acide sulfurique et le chnunate de potasse ... Une solution aqueuse d’acide chroroiquo produit d;ins les solutions d aniline un précipité coloré eu vert, blt*u ou noir, suivant la concentration de la liqueur précipitée. On peut mêler l'nnilino avec l'acide nitrique étendu .sans qu’elle se décompose; mais, en empluya'it l’ucïde nitrique concentré et fumant, il suffit d'en verser quelques gouttes sur l'aniline pour qu’elle te colora à l’instant même en bleu foncé.

u Lorsqu'on fait agir du chlore sur l'nnilino disante dans l'acide chlorhydrique, lo liquide sc colore en violet, se trouble et sépare une masno brune et résiuolde {loc. rit., p. 82).

« Lorsqu'on mélange line petite quantité d’un sel d’aniline sur de la porcelaine avec quelques goutte» d’acide sutluriquo concentré, puis uvec uno goutte d’une solution de chromate de potas-e, ou voit apparaître an bout do quelques minutes uno belle couleur bleue qui disparaît bientôt après (foc. c»f , p. 86).

« Les combiuuisont de l'aniline avec ks acides sent

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généralement, incolores ; toutefois «liés rougissent à l’air, surtout quand elles sont humides, et prennent alors une légère odeur {/<w. cit. , p. 85). »

Tel était en <856 l'état de nos connaissances touchant le développement des couleurs au moyen de l'aniline, et il n’est pas inutile- do faire remarquer qu’en signaUnt-comme on l'a fuit l'instabilité des couleurs produites, ou écartait naturellement toute idée do les appliquer.

Fort heureusement pour l'industrie, M. Perkiu, reprenant l’étude de» phénomènes de coloration produit» pur rauiliue, réussit ii isoler la mutièro violette sué uue certaine échelle, et put ainsi se livrer à l'examen do scs propriétés tinctoriales. Son travail fut coutouné d'un plein succès, et donna lieu en Angleterre, le -6 août <856, ù la demande d’uno patente scellée le 2 févriér < 857.

Dans ce brevet, I’erkin no fait que mettre à profit les données expérimentales acquises à la science ; pour former la couleur H suffit d’oxyder l’aniline, et pour obtenir cotte oxydation, il a recours au bichromate do potasse, l’un des agents oxydants les plus énergiques. Voici comment on opère ;

Ou prend une solution fruida de sulfate d’aniline, ou de toi. daine, ou de xylidiuc, ou de cumidine, ou un mélange do ces solutions et une quantité suffisante d’une solution froide d un bichromate s-duLlc contenant a.Astrz do baso pour convertir i’acido sulfurique contenu dans les solutions oi-dessus mm lion née* en un sulfata neutre. Ou mélange ces solutions et on les laisse reposer pendant dix ou douze heures. Ce mélange consistera alors en une paudre noire et une solution d-'rm sulfate neutre.

On verse le tout sur un filtre, ou lave le dé|ôt h l’eau jusqu’à ce qu’il soit débarrassé du sulfate neutre* et l'on boche la suhsianco ainsi obtenue à la tetiq i— riitu'edo <00 degrés centigrades; on la traite plushmr» fois avec du nupbio provenant du goudron de houille, jusqu’il ce qu’elle soit debarrassée d’uno résino solubla dans le uaplito: mais toute autre substance que lo nnphte du goudron de houille dans laquelle la substance biuuc serait soluble et la matière colorante insoluble pourrait être employée.

On debarrasse le résidu du nnphte par l'évaporation et on le fuit digérer avec de l'esprit de bois, ou mieux dans de l'alcool ou tout uutre liquide dan» lequel la matière colorante est soluble. La matière colorante so trouve alors en solution;. on sépare l'alcool de la matière colorante par la distillation a la tempérai tue convenable. G’est encore par l'acide sulfurique et lo bichromate que MM. Renard frères et Franc, à Lyon, préparent le violet d’angine, qu’ils livrent au commerce sous le nom d’indismr.

25 kilog. d’aniline sont transformés en sulfate par <3 kilog. d’acide sulfurique étendu à 5 degrés, c’est-à- .dire par 650 kilog. d'eau ; le sultato d’aniline est traité par 25 kilog. de bichromate de potasse ; au. bout de 48 heures, on décante pour enlever uue poudre noire qu’on fait sécher et qui pèse 32 kilog.; ces 32 kilog. sont traités par 49 > litres d’alcool, qu’on étend do 2<0 litres d’eau ; on filtre et on distille : ou trouve sur Je filtre un résidu pesant (0 kilog. 250; i.près le dépare de l’alcool, <20 kilog. do dissolution aqueuse représentent lo produit utile.

4 kilog. 800 de cette dissolution qui représentai kilog. d’andine , traités par 450 grammes de carbolialo de soude, précipitent 34 grammes de matière colorante sèche; on voit donc, d’après cette expérience, que lo kilogramme d'aniline fournit 4,800 grammes d'indnvino*à l’état de carmin, 34 grammes de matière colorante pure et 4 10 grammes do matière résineuse uoiçe insoluble dans l’eau, l'alcool et les éthers.

Depuis le» travaux de l’eikin, on a eu recours cbuia

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l'industrie & d’autres moyens idos économique» l»oor ! préparer l’indisine. Si, comme on l'a vu, l'opération I m réduit » oxyder l'aniline, on comprend que tout na* j turedement on ait été conduit à remplacer l'acido chromiqtie, qui est d'un prix tissez éicvô, pur le chlore, sous l'influence de l'eau, par l'acido chloreux, par leabypocbloritcs, etc.

Enfin, commo dons toutes ce» circonstances , on pro-iuil toujours simultanément une couleur et uuc résine; on s'explique l'emploi de diverse» méthode» de séparation appliquées jusqu’ ici et qni se réduisent les une» il enlever b» matière colorante et k laisser la résine pour résidu, et le» autres, au contraire, à dissoudre la iv&infl et à laisser l'indisinc comme résidu non soltihle. ,

Indisine. — Nous norameiton* ainsi la matière colorante violette qui dérive de l’aniline sous l' influence de» , agent» oxydants; nous abandonnerons le» nom» d'harmaliae . t d’auiléine, en préférant lo premier qui rappelle davantage lu grand»* analogie que cette matière colorante présente avec l'indigo. On a voulu confondra ù la f«>i» la fuchsine et l'indigne en soutenant que, formées toute» le» deux en vertu d'une même et unique cause, on développait à voloutc l'une ou l'autre par le meme procédé; nous avons vu qu’il n‘en est rien et que le» deux méthodes sont ossontîollenient différente» ; il n'v a de commun que l'intervention d’un seul corps, l'aniline; d'ailleurs, le» cm artère» do ce» deux corps eont tell ment tranché», qu’il n'y a pas lieu de le» prendre l'un pour l'autre.

Kn effet, la fuchvine se dissout dans l'ammoniaque, ! et l'indisinc y est insoluble ; la fnclirioe se dissout ’ dan» l 'acide sulfurique qu’elle colore en jaune; l'In- ! di»ine so dissout également dans oet acide, mai* 1 pour le colorer ou bien ; la fuchsine est dieolqiée pur j l'acido sulfureux ; l'indirine ré»i.-to a l’action de ce; agent réducteur ; enfin, L’ indisine étant le résultat de l’oxydation de l'aniline, qui est »u»*j un de» dérUés I de l’indigo, elle conserve avec ce dernier corps des ann- j logie» qui sont telle* , qu'oubliant pour un instant | que l’iiidisino est une couleur violette , on pourrait | la promit c pour l'indigo, en réalisant sur elle tous le* j phénomène*» de réduction çt d’oxydation qu’on obtient I si facilement avec l'indigo dans le» nombreuses circonstance» ou l'on fixe industriellement cette matière tinctoriale sur les tissus de laijieet de coton.

On admet bien que 1 indisine dérive directement de j l’aniline ; mais quand on considère qu'un kilogramme d’aniline fournit moins de 40 g ram. de couleur pure, on est tenté de &e demander si la coloration n'est pas 1 au contraire un produit accidentel. Il y a nécessité dans 1 1 état actuel de nos connaissance* de bien définir la j véritable nature do l'aniline, toile que lu commerce la ï prépare. Je crois à la présence a’uu moins quatre sub.s- j tances differentes huileuses, basiques, mai* formant drs >el* ori«tallisant dans des système» differents et de solubilité* fort chdgnéefc le> une* de.»- autre*. A laquelle • de ce* substances faut-il attribuer la formation do la fuchsine et celle de l'imlisine ?

Nous avons vu qu'on n’est pas entièrement d’accord sur la génération de l’acide fuohsique ; la môme inccr- I ti tude règne sur la composition de l’ indisine. D’après I M. Wilra, elle serait représentée parla formula C “ H* Az» O1,

et lVqnntibn

3|C'’H:Az) + 0‘ = O" H” A z1 0* 4- i (HO) rendrait compte* «le sa général icn.

D'aprèi M, Soheurer, elle devrai; Ctra représentée par la formule «

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, et l'équation.

B (C® IDA») 4-0‘ H“ Af&ï + AtU* •

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