I. PHYSIQUE
Chaleur. — Je viens de traiter en détail le principe des nouveaux progrès qui s’accomplissent dans la théorie de la chaleur. J’ai depuis longtemps indiqué à l’article Calorie les conséquences de ces Idées si importantes relativement à la puissance motrice des machines Æ feu. Elles nous rapprochent chaque jour d’une théorie tout à fait satisfaisante des transformations de chaleur en travail (et réciproquement) dont la machine à vapeur est l'exemple le plus brillant , et cette belle application sera une des plus utiles conquêtes de la science. Je donne dans des articles étendus : Équivalent mécanique. Production fie la chaleur , Chaleurs ] Spécifiques, etc., ce qu’il me semble permis de ' formuler aujourd’hui de la théorie dynamique de la chaleur.
Acoustique. — L'emploi des moyens graphiques pour la représentation des phénomènes acoustiques a été heureusement développé dans cl's derniers temps.
Électricité. — La vitesse de propagation de
l'électricité dans le fer et le cuivre a été déterminée expérimentalement.
La pile, l’instrument par excellence pour obtenir de grandes quantités d’électricité, ne fournit pas directement les moyens d'obtenir des effets dus à une forte tension, par exemple de longues étincelles. Cette propriété lui a été acquise par un nouvel instrument. M. Rumkorf, mettant à profit une curieuse observation de MM. Dréguet et Masson sur les courants d’induction, a construit un appareil qui donne des étincelles notables. M. Fisteau, en la munissant .d’un condensateur, et M. Foucault, en faisant fonctionner à la fois plusieurs machines, sont parvenus à en obtenir des étincelles d’un décimètre de longueur.
Enfin d’importants travaux assurent la détermination de l’équivalent mécanique de l’électricité , et prouvent dès aujourd’hui la certitude des idées de corrélation entre celte puissance, naturelle et celles qui ont pour nom chaleur et travail mécanique.