I.— FORMES GÉOMÉTRIQUES
Les éléments de l’art, industriel au point de vue des formes qu’on doit distinguer lorsqu'on cherche à établir (pour faciliter l'étude) des divisions entre des éléments qui sont le plus souvent réunis, sont d’abord les formes (pie nous appellerons géométriques, c’est-à-dire celles dont la géométrie se propose l’étude. Nous distinguerons : 1" Les formes rectilignes de l'architecture, qui par suite de la nécessité de remplir les conditions de stabilité donne toujours aux monuments, dans le sens vertical, des formes rectilignes, et emploie nombre d’accessoires de la forme de cubes, de prismes , etc. ;
2“ Les formes cylindriques, coniques, etc., ipii rencontrent plusieurs applications • dans l’architecture, et constituent essentiellement les produits de la Céramique obtenus de tout temps à l’aide du tour du potier; enfin la combinaison des formes rectilignes et de celles obtenues par le tour dans le travail du bois pour la fabrication des Meubles :
1)E L'ART INDUSTRIEL
3° lai forme sphérique obtenue pour ainsi dire naturellement dans la fabrication des ustensiles en verre, et (pii plus ou moins altérée constitue toutes les formes qu'ils conservent.
lin voit ici comment les proportions harmonieuses de formes purement géométriques suffisent pour rendre compte du charme des constructions qui n'emploient lias, ou plutôt n'emploient que connue accessoires les imitations dont nous allons parler : c'est le cas de l'Architecture, de la Céramique, de la construction des Meubles.
En dehors de ces formes, dont l'œil saisit facilement la régularité, et qui plaisent lorsqu'elles sont employées convenablement' sont toutes les formes irrégulières que le goût peut engendrer, toutes les variations à l'infini de surfaces courbes. En général, sauf les voûtes, le plus souvent de forme sphérique ou cylindrique , quelquefois ogivales, on ne peut guère citer ici que l'emploi dans la décoration, en outre de petits éléments multipliés tels que les rosaces, les oves, etc., des entrelacements de surfaces peu saillantes, analogues aux combinaisons des lignes connues sous le nom d'arabosques, dont nous aurons à parler plus loin en traitant des lignes et contours. Ces surfaces ne peuvent guère exister sans que le plus souvent leur multiplication ou leur groupement rappelle presque forcément quehpie objet pris dans la nature dont elles semblent bientôt la caricature si elles n’en sont pas l'imitation. Nous arrivons ainsi à la seconde partie à considérer.