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CONDITIONS FONDA MKN TA LES DF BEAU

Les conditions ilu beau dans les œuvres île l'industrie forment l'objet de tout ce travail; nous allons bientôt dire comment c'est par l'étude des œuvres les plus célèbres, que nous pourrons faire sentir quelques-unes des régies que suit l'imagination de l’artiste. Auparavant , essayons de compléter, autant qu'on peut le faire les lois fondamentales que nous avons déjà tenté plus haut d'établir. Mais malheureusement il nous faudra bientôt reconnaître qu'il est difficile d'aller bien loin dans celte voie.

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La première condition a lacpielle doit satisfaire un produit est celle de la convenance: un bâtiment inhabitable, un vase qui ni' saurait contenir de liipiide. révoltent le bon sens du spectateur et le laissent froid devant les décorations les plus multipliées. Nul besoin d'insister à cet égard, quand il s'agit de produits industriels dont le caractère d'utilité doit dominer, souvent d'une manière absolue, tous les autres caractères.

Négligée quelquefois par les architectes du commencement de ce siècle, préoccupés avant tout de l'imitation des monuments grecs, la convenance était devenue, par réaction, le caractère fondamental, essentiel, qu'un célèbre professeur (M. Durandl assignait à l'architecture. Les élèves de ses cours de l'école Polytechnique, officiers du génie ou d’artillerie, ont élevé des magasins, des halles d'une belle simplicité, ■pii, dans bien des villes, écrasent, par leur bel aspect, de mauvaises églises ou mairies de villages, affublées de colonnes mal à propos employées. Cependant si la convenance détermine les grandes lignes d'un ensemble, on doit avouer que. dans le

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cas general , il est des parties facultatives: ce sent celles-la i[ui peuvent être déterminées en vue de la décoration, mais sans jamais empiéter sur la convenance.

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Nous pouvons considérer comme établie, par le beau passade de saint Augustin ipie nous avons rapporté, la nécessité de l'unité, c'est-à-dire du concours de toutes les parties polir produire un effet déterminé et ne pas en radier l'ensemble derrière des fractions de l'œuvre «pii détournent l'attention. I.a symétrie est la disposition capitale qui permet d'éviter cet inconvénient.

nus rHornirnoNs.

La condition fondamentale, qui comprend en quelque sorte toutes les autres, consiste à donner aux diverses parties . tant lignes que formes, des proportions constituant l'harmonie; proportions que découvre quelquefois le senliment de l'artiste, que l'un recueille souvent par des observations faites sur la nature animée.

Nous suivons M. Zièglcr * Ktudes céramiques, • pour l'indication de celle loi fondamentale, à laquelle il donne le nom - d'Kurylhmie. »

■ Yitruve nous a transmis cette expression (qu'il déliuit comme synonyme de proportions), par laquelle les (irers désignaient une des conditions du beau en architecture.

■ L'Eurythmie ne s'applique qu'à la partie pittoresque de l'édilice, qu'aux reliefs de tout genre susceptibles d'accord, de répétition. Ainsi, d'un certain point de vue général et lointain, la colonnade représente un vaste ornement ; c’est une série cadencée, rbyllimique, qui s'accorde avec d'autres séries

« Si j'examine l'ordre dorique grec, qui est le beau simple que le rbytlime contribue puissamment à la beauté.

■ Au-dessus îles notes graves, sonores, gigantesques de frappé des divisions rliytlnniques de l'entablement, où les triglyphes se succèdent comme les mesures d'une mélodie. J'admire la belle ordonnance diés Biétopes consecutives, la régularité de leurs mouvements périodiques, la proportion des intervalles, la justesse des temps, le parfait accord des parties concertantes, je dis concertantes, car l'Eurythmie a pour objet ■ de lier en un concert général les membres et les ornements variés de l'édifier.... »

■ De tels effets ne sont pas dns au caprice de l'imagination, ils procèdent d'une science, d'une loi, qui est l'Eurythmie. Us expliquent pourquoi la musique entrait dans l’éducation d'un architecte athénien . possesseur des secrétes formules de l’ythagore. •

La détermination de ces proportions harmonieuses dans la colonne grecque, dans le groupement de cet élément, constitue l'ordre dont nous parlerons bientôt.

A cette loi, ou plutôt a celle indication, M. Zièglcr enjoint une autre qui ne manque pas d'intérêt, mais qu'on ne peut considérer comme dune inqiortnnre rnnqiamble à la précédente, dans laquelle elle rentre en partie. C'est In loi (le répétition

par excellence ,

la colonnade . ii

DE L'ART INDUSTRIEL

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