STYLES LOUIS XIV ET LOUIS XV
Sons le surir de Louis .\1\. ou chercha en tout le grandiose. Pour l'architecture, tout en reprenant les traditions de l'anlique, ou accrut les dimensions des éléments Vins rien panier des souvenirs de la ltenaissance, dont les (ouvres n'étaient plus jugées assez imposantes.
Si la plupart des édifices construits alors peuvent être considérés comme des imitations de l'art romain auquel ils se rattachent plus directement qu'à l'art grec, quelques-uns cependant, franchement inspires par les idées de l'époque et dus à des artistes distingués, ont un caractère qui leur est tout à fait propre, et sonl restés a une belle place dans l'opinion publique. Nous citerons dans le nombre, et au premier rang, la colonnade du Louvre, œuvre de Perrault.
Colonnade du I-ouvre.
lie monument, dans lequel on doit remarquer un premier emploi de colonnes accu-
i Parmi le» chefs-d'cpu vrc de la renaissance, noue citerons :
En Italie : Saint-Pierre à Borne :'J§ Basilique de Vicence; San Pie|ro in Muntorio — a Florence : Cathédrale ; palais Pitti ; palais Médici». — àPi*e : Campo-Santo.
En France : Fontainebleau \ maison de Moret palais du cardinal d Amboise, Louvre ; château d'Anet j Tuilerie».
Le» plu» grands architecte» de Cette époque furent : — Brunelleschi , Michel-Ange Buonarotti le Brnntnnte, Raphaël, Palladio. Pierre Leseot, Philibert Delorme.
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lées, qui excita l'admiration des contemporains et causa un enthousiasme dû surtout au mérite de la nouveauté de cette disposition.
L'amour du grandiose, appliqué mal à propos aux édifices privés, donna dans ce cas des résultats mauvais; des pilastres ou des colonnes gigantesques encadrant plusieurs étages dans leurs lignes monotones donnent l'idée d’un édifice trop grand pour notre usage, qu'il faut gâter en quelque sorte pour y loger de simples humains. Comme exemple de constructions à laquelle s'appliquent cette observation, et comme type des constructions du règne de Louis XIV, nous citerons , le château de Versailles, construit sur les plans de Mansard. Dans cet édifice, un rez-de-chaussée sévère avec arcades supporte des colonnes de la hauteur de deux étages que surmontent un architrave, un fronton, etc.
Nous ne parlons ici que des monuments du siècle de Louis XIV qui se distinguent d une imitation de l'antiquité ou des constructions élevées en Italie. Nous donnerons
AItT INDISTHIKL.
Saint-Denis i« t iiist mil*- liai- blonde!), inspirée par l are de Irinntphe romain, mais singulièrement aprandi, et tpii possède un raractère p en] ire de grandeur.
Nous ne filerons iei tpte pour mémoire l'epotpie du renne de Louis XV tpii n'a pu iju’nne métlioere importanee pour l'architecture proprement dite, malgré tpielijlies belles tenvres. telles que les bâtiments de la place Louis XV, construits par tiabrie). qui sont une imitation excellente île Perrault.
Le polit italien des ilernin, des Itorromini, qui commença à réussir sous la vieillesse de Louis XIV. vint exaperer la multiplication déjà admise de trophées et ornements analnpues. et mettre à la mode une profusion d'ornementations qui seules méritent de fixer l'intérêt, car elles ont constitué le style Louis XV. qui occupe une grande place dans la décoration industrielle, comme nous le reconnaîtrons bientôt eu étudiant ses applications nombreuses dans le mobilier, l'orfèvrerie, etc. Mais, au point de vue de l' Architecture , on ne peut guère citer d'exemples plus complets que les hôtels du faubourg Saint-Germain. Leur inspection montre bientôt que les architectes de l'époque étaient bien moins préoccupés de l'intérieur que de l'extérieur. Los constructions consistent en general en grandes masses rectangulaires, offrant un vaste espace tour des pièces de grande dimension . l'ensemble n'est en général remarquable qu'au point de vue des bonnes dispositions intérieures, et, connue nous le dfswVs pîus haut di s ornements. Lu seul genre de décoration extérieure propre a < e style doit être cité nous voulons parler de la volute qui accompagne a l'étape le plus élevé les parties latérales des fenêtres, dont la partie supérieure esl eourbe.
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STYLE MOOERNE.
Les agitations de l'Kurope pendant la Kepublique, le bousillât et l'Ëiupire. laissèrent lmp peu de calme aux esprits pour traduire les aspirations du siècle a l aide des grandes créai ions de l'architecture. De plus, l'admiration exagérée de l’art antique conduisit les architectes à copier servilement, de tonies pièces, les monuments de l'antiquité , et leur lit élever des édifices souvent défectueux, parce que le charme disparaissait en iiioililiant l'échelle de la eonslmction. Ce système donna cependant quelquefois de beaux résultats : la colonne de la place Vendôme est une heureuse imitation de la colonne Trajane, et l'arc de triomphe de l'Ktoile est plus grandiose que l'arc de triomphe romain, dont il est une imitation. Toutefois, l'originalité manque, et sauf quelques exceptions peu nombreuses et insuffisantes pour constituer un style. I on doit considérer cette époque comme n'occupant aucune place pacmi celles qui ont vu les arls constituer lin type nouveau.
Depuis, sous la 'Restauration et aptvs Itf.'IO, l’étude des iiiouuinenU) gothiques, le progrès des sciences et de la richesse . les travaux d'artistes de talent . ont avance l'uMivre, qui consiste à formuler l'art du xix' siècle. II n'est certes pas constitué, mais
quelques se dégagent chaque jour. Celte question a été l'objet des travaux
d nu trop grand nombre d'artistes de talent pour que nous osions formuler ici jnci-
AIinHITMTlJIlE.
demment line îvponse; nous dirons seulement que la tendanre dominante dans la pluj»art descas consiste à reprendre des traditions delà Renaissance et fait rechercher par le goût public un emploi de la sculpture décorative semblable à celui qui en fu| fait a cette époque, c est-à-dire que, par sa délicatesse, elle se confond tout-a-fait avecJa statuaire. Enfin, dans quelques cas, on cherche des effets uouvc.iilx etquisurprenneul I admiration, à 1 aide des ressources offertes par les progrès de l'art de la construction Le plus éminent progrès de cet ordre réside dans l'emploi du fer dans les édifices, qui permet d obtenir des portées horizontales autrefois impossibles; mais il paraissait d une extrême difficulté d'en tirer un effet heureux; Un chef-d’œuvre est venu montrer la route; nous voulons parler de la gare du chemin de fer de Strasbourg, due a M. Duquesnay, architecte, qui a su manier également le fer et la pierre, profiter
(rare da chemin de fer de Strssbo
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île l’étendue de la toiture peur placer sur la façade une rosace digne du moyen âge. harmonieusement encadrée. tVeài là une belle œuvre, non imitée, bien de son époque, respectant les conditions de convenance, d'unité, d’élégance: une de ces œuvres qui peuvent faire à une époque une plare dans le mouvement des arts.
En Angleterre, l'imitation alternative du grec et du gothique, n'a pas produit, à notre époque, d’œuvre d'un caractère nouveau. Le Palais de Cristal . qui a servi a loger l'exposition universelle de 1851, est la construction la plus remarquable et la plus nouvelle qui ait été élevée dans ce pays; elle a donné le type le plus convenable incontestablement pour les constructions de serres, de bâtiments d'Kxpositions, elr.
ART INIH'STRIEL.
"C'est à juste titre qu elle a illustré sir J. Paxton. qui l'a conçue, et a su obtenir des effets très-heureux, notamment dans le transept du Palais de Cristal, que tout le monde connaît. La plupart des autres grandes constructions de Londres sont des imitations; certes, le nouveau palais du parlement à Westminster est une belle œuvre qui rappelle bien le caractère traditionnel de la civilisation anglaise ; mais ce n'est pas une œuvre nouvelle, c'est une imitation.
Itans ces dernières années, les Allemands, et surtout la brillante école de Munich, ont produit, avec bien des imitations d'édifices des temps antérieurs, qui font ressembler notamment rette dernière ville à un véritable musée de monuments, de lielles œuvres d'un caractère particulier. Elles se distinguent pat- l'emploi de la coloration; en etret, non-seulement les peintures murales y sont frequentes, mais encore la brique et la pierre blanche y sont souvent mêlés et donnent à ces monuments. un caractère quelque peu oriental.