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STYLE GOTHIQUE OGIVAL

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porations des huchiers étaient nombreuses, et d'ini[iortauts travaux leur étaient confiés. Les imitations de ces anciennes œuvres forment l'objet de travaux assez importants de nos jours, quelquefois pour des mobiliers de particuliers, mais surtout pour garnir les églises gothiques, pour les chaires à prêcher, etc.

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Nous donnons ici comme exemples un fauteuil a dais, dit chaire, et un bahut, empruntés tous deux au musée de Lliuiy

STYLE RENAISSANCE

C'est A l'époque de la Renaissance, lorsque l'architecture cessa d'être exclusivement religieuse, lorsque l'art vint s'épanouir dans toutes les directions, que la construction des meubles devint vraiment œuvre de portl. Toute la fantaisie de l'artiste vint se concentrer sur de gracieuses combinaisons dans lesquelles bien des éléments de l'architecture de l'époque trouvent souvent à s'appliquer, mais variés à l'inlluiavec un sentiment parfait de la différence qui existe entre le travail du bois et celui de la pierre. C'est ce qu'on voit dans quelques curieux recueils de gravures de l'époque qui sont utilisés souvent p;y les artistes de nos jours, ou par exemple les motifs des colonnes employées par l'ébénisterie sont indiqués comme des variations de celles de l'architecture; variations exécutées avec une fécondité d'imagination vraiment admirable.

La sculpture sur bois appliquée aux meublés se tint au niveau de la sculpture sur pierre et, comme l'orfèvrerie, le bronze, fit partie des beaux-arts ; la division entre ceux-ci et l'industrie n 'existait pas pour les artistes qui combinaient les chefs-d'œuvre qui ornent nos musées. Aussi trouve-t-on souvent dans les meubles de cette époque des statuettes, véritables œuvres d'art qui démontrent l'intervention d'artistes distingués. La Renaissance montra bien, dans le mobilier comme dans toutes les autres productions, comment l'art vient remplacer l'industrie aux époques de richesse; effet sensible surtout lorsqu'une population artiste très-nombreuse se livre à un genre de production qu'un travail intelligent peut créer rapidement, tel que la sculpture sinisés. Nous verrons qu'heureusement cette position est celle de la France à notre époque.

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Nous (lirons, au sujet de la sculpture sur I h iis . dont l'emploi forme le caractère essentiel des produits de la Iteuaissauce. (|ue. pouvant être prise dans les éléments meme du meuble, elle a quelque chose de plus logique que les émaux incrustés, les pièces rapportées, en bronze par exemple, que nous trouverons employés plus fréquemment dans les styles suivants, et qui, eu général, ne contribuent en rien à la solidité du meuble. Remarquons toutefois que. les fonds de la sculpture ne pouvant être polis comme les parties plates des meubles, étant toujours mats, les pièces trop garnies de sculptures n'ont jamais un grand éclat.

•'•est surtout l'ébène qui était le bois préféré pour les plus belles pièces de cette époque; après ce bois c'est le chêne qui se rencontre le plus souvent. On donnait avec raison, pour le genre de décoration adopté, la préférence à un bois uni sur celui llgurant des dessins, des nœuds qui distraient du sentiment des ligues.

Nous prendrons pour exemples parmi tant d’œuvres du style Renaissance qui |iourraienl être utilement reproduites ici, le meuble dit cabinet, du temps de Henri II, qui

se voit au Iamvre, magnifique ouvrage en ébène, et un charmant meuble dit colTre de mariage, du musée de Cluny.

Si l'on cherche à analyser les principaux caractères des éléments que permet de préciser la vue des beaux meubles de la Renaissance, et d'autres de l'époque actuelle que nous reproduisons plus loin et (pii sont évidemment inspires par les œuvres de cette époque, on distinguera-: l'emploi fréquent de colonnes torses, cannelées, sculptées ou plutôt gravées de manière à représenter d’élégants ornements. Dans les lignes générales, souvent chargées de parties tourmentées qui n’eu détruisent pas l'harmonie, on sent l’inllueuee de l'architecture de ce siècle, notamment dans les

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frontons arrondis cl coupes, places Iréipicniment à la partie supérieure des meubles.

Coffre de maris#? .

eulin celle de la sculpture si avancée alors se retrouve dans la disposition des statuettes île formes gracieuses dont l'exécution n'elfrayait pas les artistes.

Le mélange d'étuaux, de lapis, potir décoration, se rencontre dans des meubles d'un goill un peu particulier laits à Venise et qui sont dits de style vénitien. Nous verrons que dans l'orfèvrerie il se reproduit une division du même genre, due au goût propre à la riche aristocratie de cette république, mais surtout aux éléments orientaux qui se sont infiltrés dans toutes les créations de son industrie, résultat de son commerce actif avec l't trient

STYLE LOUIS XIV

Sons Louis XIV, le mobilier s'éleva a un haut degré de perfection et de richesse. La pompe et le faste affichés partout durent se traduire dans l’ameublement. Les sièges, vastes et recouverts de riches tapisseries, vinrent orner des salles dont les murailles étaient garnies de meubles dont les surfaces étaient enrichies d'incrustation!» en cuivre jaune ou en ivoire qui appartiennent tout particuliérement à ce style et sont d'une richesse de dessin admirable. Celui-ci rappelle les arabesques les plus variées, multiplie des combinaisons d'un caractère spècial à ce style dont nous parlerons plus loin. Le célèbre Houle 1 s'illustra par une foule de créations (pii sont encore des.

1 Duale fut l'ébéniste par excellence de cette époque. Il travailla aux Gobelins, consacrés par Louis XIV à l'exécution complète des mobiliers, tant ébénisteric que tapisserie, et mit aous la haute direction du célèbre peintre Lebrun, dont les tableaux indiquent bien le genre d’impulsion qu'il dût donner k ces produits, Bea idées de grandeur fastueuse. I.cs meubles des palais furent exécutés de toutes pièces dans cette manufacture royale, qui remplissait le réle que Sèvres remplit aujourd'hui pour la céramique. Les progri « de l'éhénisterie française montrent qu'elle n’a plus nul besoin, pour aider n ses progrès, d’une semblable concurrence.

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modèle» précieux pour le mobilier de grande richesse. Ses œuvres et celles de Kiesner ont fait, pendant un siècle, l’ornement du palais de Versailles et des habitations des premiers personnages de l’Europe. Dans ce style toutes les fantaisies, toutes les araliesques les plus capricieuses, furent reproduites avec éclat au moyen du cuivre, de l'argent, du brillant de l’ivoire, par des incrustations sur des fonds d'ébène, d’écaille.. Les riches panneaux ainsi formés Sont en général rehaussés par des reliefs en bronze doré qui décorent magnifiquement des meubles dont la forme, peut-être un peu lourde quelquefois, est toujours pleine d’ampleur et d'une grande richesse.

L’écaille, les bois dont les libres forment de riches dessins, peuvent sans inconvénient être employés avec la marqueterie dont les lignes dominent toute autre ligne, qui ne fait qu'accroître la richesse du dessin. Il faut toutefois que leur teinte soit assez foncée et leur éclat assez grand pour faire valoir les incrustations quand celles-ci sont en métal

Nous donnons ici un meuble de Boule recouvert d’incrustations et orné de bronzes

dorés, les deux caractères principaux de ce style, et aussi un coffret qui n’est qu'une

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imitation do Boule, mis jiar M. Vcrvelle de Paris à l'Exposition do 1841, et i|ui nous parait avoir été exécuté avec un sentiment parfait du genre de ce maître.

niche, mais un peu froid, sous Louis XIV, le mobilier prit sous Louis XV des formes en harmonie avec l'élégance des toilettes des femmes, et à la recherche de la majesté et de l'apparat succéda celle de lu grâce et de la commodité personnelles. Les créations de cette époque ont atteint, dans l'ameublement, un degré d'élégance qu'il importe de noter; les enroulements prodigués à l'infini se prêtant à toutes les combinaisons de la fantaisie, les feuilles, les fleurs sculptées, les coquilles vinrent en accroître les ressources. Elles constituent une des plus heureuses applications de ce style Louis XV, dit Pompadour ou quelquefois rococo, genre d'une coquetterie charmante, d'une grâce de formes toute féminine, et qui convient parfaitement pour des meubles destinés à trouver place dans le boudoir de la femme à la mode.

Nous donnons ici un canapé (emprunt); à M . (ruilmard) qui nous parait un excellent

modèle de ce genre d’ameublement si riche. Les pieds tourmentés, les moulures sculptées, les formes arrondies, la richesse du damas de soie à ramages, tout concourt à l’éclat de res meubles, en rapport parfait de gortt avec les toilettes, les fêtes de nuit de la cour. etc.

STYLE LOUIS XV

SILlX.

Canapé I.oui» XV.

MEUBLES. i)7

Les petits meubles, tels que coffrets, secrétaires, etc., devinrent encore jilus recherchés, d'un trqyail plus délicat que les grands meubles, par l'emploi des bois de couleurs variées, des incrustations nombreuses, et le mélange de la porcelaine peinte avec des couleurs tendres, agréables à l’œil; éléments heureux qui accroissent beaur,oup l'étendue des combinaisons possibles, et qui, réunis, charment l'œil et satisfont à tous les caprices de la fantaisie

En fatt d'ameublement, on admet généralement un style Louis XVI, que nous avons . déjà indiqué en parlant de la porcelaine, et qui prend ici un caractère assez déterminé. L'emploi du bois de rose, des plaques de porcelaine, des médaillons, des galeries et trophées en bronze doré, est fréquent dans ces meubles; ou y rencontre souvent des colonnes cannelées. 11 so distingue du stylo Louis XV par une plus grande modération dans les enroulements, par l'emploi de formes moins tourmentées. On pensait ainsi se rapprocher de l'antique, dont on était cependant bien v éloigné. Nous o (Irons plus loin des œuvres modernes conçues dans ce style qui en donnent une idée assez précise.

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