FONTE DE FER, ZINC
* La fonte de fer, si. importante pour l'industrie en général, n'a pu remplacer le bronze dans la production artisliipie. L'extrême dureté de la crodte extérieure des pièces fondues en fonte de fer empêche le travail de la ciselure qui. avec le bronze, permet de réparer les imperfections du moulage, de faire disparaître les coutures des moitiés, etc.
Ce n'est que dans la décoration monumentale, comme pour les fontaines qui décorent les places publiques et d’autres monuments analogues, que la foule de fer a été adoptée à cause de son lion marché. Encore aujourd'hui cède-t-elle souvent le pas au zinr. plus léger que la fonte èt qui se moule convenablement entre les mains d'habiles fondeurs, tels que ceux de Berlin. On a exécuté avec succès, en Allemagne, plusieurs frontons en zinc pour de grands édilices, le théâtre de Hambourg par exemple.
Le lias prix du zinc, la possibilité de le couler dans des moules métalliques c'est-àdire pouvant servir indéfiniment, à cause du peu d'élévation de son poiut de fusion et du pende chaleur communiquée au modèle dans le procédé dit « au renversé, .en permettant de réduire considérablement le prix de la fonte, fait exécuter eu ce mètab une foule d'objets i bas prix, auxquels la galvanoplastie permet de donner l’apparence' du bronze par le dèjgit d'une couche très-mince de ce métal.
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L'orfèvrerie, c'est-à-dire le travail de l'or, est un des arts les plus anciens. On le trouve florissant aux époques de splendeur des différents peuples. Les beaux-arts, dit M. de Litynes, exerrént une influence constante sur l'orfèvrerie parce que, malgré les usages domestiques auxquels cette industrie est le plus souvent affectée, les matières précieuses sur lesquelles ‘elle s'exerce lui ont toujours imposé une recherche de formes particulière ; aussi la voyons-nous toujours s'élever ou déchoir avec la peinture et la sculpture. Cette industrie, esseutielteitzeiit de luxe et toute décorative, est en réalité, dans ses (ouvres capitales, un art véritable (appelé torcutique par lés anciens), employant, en sus de la fonte dans quelques cas, un procédé tout particulier de fabrication, la retreinte, le repoussé au marteau, qui permet d'utiliser la grande malléabilité de l'or et de l'argent pour créer iineieuvreuniquc, originale, en un mot une
sCulpti'he, orfèvrerie:
œuvre d'art. Le repoussé exige un talent réel et une grande connaissance du modelé.
L'ue œuvre exécutée par ces procédés se distinguç, à la simple vue, d'un morceau fondu et ciselé et porte toujours une empreinte de vie et d'originalité qui lui donne une grande valeur1. Ce n'est que pour des produits dont lg consommation est éten-.' ’ due, qu'on arrive à la multiplication économique des pièces par l'estampage, parle repoussé obtenu au moyeu de creux et de reliefs de la forme même qu'il s'agit d'obtenir. Les ornements estampés, soudés ou vissés sur la pièce principale servent, comme dés ornements fondus ou obtenus aujourd'hui par la galvanoplastie, .1 décorer des pièces qui tirent leur charme de formes géométriques dont les convexités sont continues et brillantes. Mais quels que soient les modes de travail , • on ne peut séparer l'étude de procédés différents employés pour obtenir des produits de même nature, de même qu'on doit, au point de ,vue de l'art, étudier à la fois lés pièces qui tirent leur harmonie de la proportion des lignes, qui no rappellent aucune production naturelle, et celles remarquables par l'imitation des êtres animés. Ces circonstances viennent se présenter souvent en même temps dans les pièces d'orfèvrerie.
I/appIicatio'n industrielle de l'estampage a engendré plusieurs fabrications économiques; telle est celle des cuivres estampés, pour laquelle on. n'a besoin que de (yeux fondus fournissant des reliefs en plomb pour simple coulage. Ces cuivres, de faible ■ . épaisseur et livrés à bas prix, peuvent cependant donner des produits satisfaisants, leur grande multiplication permettant d'apporter des soins convenables au type primitif.
A propos de l'estampage, nous devons rappeler la plus ancienne et la plus importante fabrication, le monnayage, qui s'applique au travail de plaques métalliques d'assez grande épaisseur pour la fabrication des monnaies, médailles, etc.
Puisque nous (lisons quelques mots des procédés, nous devons citer la galvanoplastie qui tend à emvahir aujourd'hui l’orfèvrerie comme les bronzes et qui, donnedes résultats très-avantageux dans beaucoup de cas.
Plus facilement |>eut-être que la statuaire, l'orfèvrerie permet, tant par son éclat que par lé peu (le grandeur des personnages, par les colorations diverses, etc., de donner surtout aux bas-reliefs, A la représentation de petites scènes complexes, un mouvement, une vie, que le statuaire se propose rarement d'obtenir Elles sortent d’ailleurs de la sphère qui lui est propre, de la représentation du sentiment individuel. Toutefois, disons, à l'exemple des plus grands artistes, que la figure humaine convient bien moins à l'orfèvrerie que la représentation des animaux, des fleurs, des enroulements de fantaisie qui réjouissent les yeux, sans appeler la critique sur des œuvres que les moyens d'exécution rendent, pour ainsi dire, impossibles à Obtenir avec le degré élevé de perfection auquel la statuai retious a habitués.
On ne doit toutefois pas oublier que l'orfèvrerie n'arrive à l'art qu'en cherchant des moyens de décoration, et ce serait une erreur que de jnger les plus belles pièces d’orfèvrerie comme œuvre d'art pur. Le but à atteindre est de charmer l'œil par leur ensemble, de communiquer le sentiment de la richesse par leur éclat, mais
1 II faut distinguer le repoussé de la retreinte d'avec procédé do 1a chaudronnerie, qui ne peut s'appliquer qu’à de grandes surfaces. Le repoussé s'effectue sur une feuille de métal dont les saillies, grossièrement indiquées, sont garnies de mastic de résine, ce qui permet su métal de supporter le choc du marteau sans se déchirer.
A HT INDUSTRIEL
jamais les plus partiales u'attoin (Iront à la valeur artistique d'une 1 telle statue grecque. Comme l’industrie, l'orfèvrerie, par la • valeur de la matière première, l’éclat de si-s œuvres elle haut prix qui y a été toujours attaché, a tenu de tout temps la première place, et son étude offre beaucoup d'intérêt au point de vue auquel nous •nous sommes placés, car dans ses produits nous retrouverons de nombreuses et brillantes manifestations des grandes époques de l’art.
V WJOUTKRIE, JOAILLERIE
La bijouterie est une industrie intermédiaire qui procède de l'orfèvrerie, à laquelle elle emprunte la majeure partie de ses procédés; c’est la division de cet art charmant qui s'applique à la fabrication de parures destinées surtout à la toilette des femmes. Elle emprunte à la joaillerie ses ornements les plus riches, les pierres Unes, qui n'en- •„ Ireut dans la bijouterie que comme accessoires. S'il est un champ ouvert pour la fantaisie, c’est sûrement celui de la bijouterie, et l'extrême variété des créations modernes le prouve surabondamment; toutefois, les œuvres les plus remarquables sont celles où l'on parvient à donner une signification aux produits, sans toutefois considérer l'imitation des formes de la nature comme une condition nécessaire.
C'est essentiellement avec l'or que se fait la bijouterie ; toutefois les formes des .bijoux d'or s'exploitent souvent en fausse bijouterie, c’est-à-dire en cuivre doré. A certaines ép(«[ues, le bijou d'argent, celui même exécuté eu acier, sont adoptés par la mode et sont fabriqués eu grande quantité ; mais en tout temps il s'en fait quelquesuns de fort convenables pour des genres particuliers.
Dans la bijouterie proprement dite, les pierres fines et les perles ne sont, comme nous l’avons dit plus haut, que de brillants accessoires ; au contraire, les métaux 'précieux travaillés avec art, gravés, guillochés, incrustés, les émaux, les nielles, les filigranes, les camées, le corail, les pierres dures, les coraux, les mosaïques sont associés aux ornements d'art et de fantaisie. Il ne faut pas cependant, malgré leurs nombreuses affinités, confondre la bijouterie et la joaillerie, c'est-à-dire l'industrie qui emploie surtout l’or et l’argent pour les décorations et la toilette, avec celle qui a pour objet le sertissage et le montage des pierres précieuses et des diamants, qui, par leur éclat, sont l'apanage caractéristique du luxe el de la richesse.
Revenons maintenant à l’étude de ces diverses industries, de leur histoire et de leurs progrès.
STYLE ÉGYPTIEN
I.a statuaire égyptienne représente l'enlauce de l'art, ou plutôt un point peu avancé de l'art, auquel une nation s'est volontairement arrêtée; elle est caractérisée parl'em-