ORFÈVRERIE
tore nouveau, de tentatives «pii ouvrent une voie inexplorée; toutefois eet art s'y montre dans beaucoup d'œuvres très-lirillantes.
F.XPOSITION de 1855. — Nous parlerons d’abord de l'orfèvrerie d'église, exécutée ordinairement à bas prix, mais avec une perfection médiocre. L'Exposition de 1855, entre plusieurs pièces remarquables de cette fabrication, en offre une tout à fait hors ligne c'est l'autel de style gothique exécuté par M. Bachelet sur les dessins de M. Yiollet-le-Dnc, le savant architecte de Notre-Dame. II est impossible de voir une étude plus satisfaisante du style de cette époque, de mieux faire valoir la richesse des fonds métalliques de grande étendue, parsemés d'émaux de couleur, d'où se détachent des personnages exécutés en bas-relief. Il n'est pas d’ornement plus satisfaisant pour une cathédrale gothique, rappelant mieux la splendeur du catholicisme au moyen âge.
Comme chef-d'œuvre de ciselure, tout le monde a admiré la tasse de M. Lebrun. Cette tasse en argent épais, fondu et ciselé, a la forme d'un tronc de cône dont la petite section forme la base : sur la panse on voit les armoiries du propriétaire, M. le baron de Mecklemliourg, accompagnées de deux ligures d'une charmante exécution et d'un trayail exquis.
Nous citerons aussi le grand surtout de table de M Cristofle, la pièce centrale représentant la guerre et le commerce, des chevaux et des bœufs, et au milieu le Génie de la France est une riche composition.
Comme œuvre, d'orfèvrerie remarquable et bien étudiée, nous représenterons un thé (dit téte-A-téte) en argent poli incrusté d'or, dessiné et exécuté par M. Lecointe,
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surtout connu par ses beaux travaux de bijouterie. Nous profiterons de ce qu il nous a été donné de le dessiner en detail pour le reproduire intégralement et faire apprécier Unit le travail, tout le goût nécessaire pour mener A bien un travail sérieux d’orfèvrerie.
A HT INDUSTRIE!
Comme chef-d'œuvre Je repoussé, c'est uue (euvrede AI. Veuille que Ton üoil citer
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au premier rang. Le grand bouclier dit de Shakespeare, dil ;i cet artiste, que l'on voit
dans la vitrine de MM. Hunt et Koskell, les riches orfèvres anglais, représente le dernier degré de la perfection que le repoussé puisse atteindre.
Dans l'impossibilité de donner idée d'iuie oeuvre ou les compositions sont surchargées peut-être à l'excès, nous offrirons une œuvre remarquable due à la collaboration d'artistes d'un grand talent, le sabre de M. de Liiynes. dout la composition ap-