IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE
moyens trop imparfaits pour que sa multiplication exagérée n'engendre pas de nombreux défauts , ce qui force à le faire d’une certaine grandeur en rapjiort avec la largeur de l'étolfe ou du papier.
L’étude artistique des caractères typographiques , comme celle déjà indiquée cidessus des vignettes qu’elle peut employer, est très-intéressante, et n’a jamais, que nous sachions, été essayée. C’est ce qui nous autorise à compléter une esquisse qui, au moins, ouvrira la voie, et donnera peut-être, à quelque artiste plus compétent que nous, connaissant mieux quelques-unes des industries que nous [tassons en revue dans cet ouvrage et pour lesquelles nous avons négligé bien des questions, l’utile idée de les traiter avec le développement qu’elles comportent.
DES CARACTÈRES TVPOr.RAPHlyUKS.
Nous nous garderons d’entrer ici dans des développements relatifs à la découverte de l’imprimerie, et, nous bornant à ce qui rentre dans notre cadre, nous dirons seulement quelques mots sur les modifications successives que le goût a apportées à la forme des caractères, afin de mieux faire comprendre l’évolution historique qui s’est produite dans tous les éléments d'ünc industrie que l’on est peu habitué à considérer au point de vue de l’art.
. Chacun sait que c’est la gravure sur bois, l’imprimerie tabellaire appliquée aux cartes, aux légendes, qui a conduit de la reproduction des textes gravés joints aux figures à l’idée de rendre les caractères mobiles , découverte éminente par ses résultats, que sût réaliser le génie de Gultenberg.
Au moment de la découverte de l’imprimerie le type fut fixé d’une manière définitive, ou au moins les modifications devinrent plus lentes, plus difficiles qu'aux époques oû les manuscrits régnaient sans partage, oû l’action d’un artiste écrivain pour modifier le goût pouvait être très-grande. Malgré cela, si on passe en revue quelques monuments des diverses époques célèbres, après comme avant la découverte de l'imprimerie, on voit reparaître d’une manière très-tranchée, bien que non remarquée jusqu'ici, les modifications du goût, les divers styles, qui, en effet, doivent être aussi sensibles dans l’écriture que dans* toutes les autres manifestations de l'activité laborieuse.
La moindre inspection fait reconnaître qu’au point dë vue de l’art le caractère des inscriptions grecques, tout géométrique, composé seulement de parties rectilignes et de parties circulaires, répond au style grec ; celui des manuscrits romans, d’abord altération simple des inscriptions grecques, prend bientôt un aspect tout particulier correspondant non-seulement au nouveau moyen de production, à la calligraphie, mais encore au goût régnant; on sent quelque chose au plein-cintre de l’architecture de l’époque. Plus tard on voit l’écriture se transformer et, suivant les changements du goût, prendre les formes du caractère gotliique, genre d'écriture adopté généralement au moment de la découverte de l'imprimerie, rappelant évidemment, par la recherche des pointes, les flèches des constructions adoptées partout, et qui répond tout à fait au style gothique, si naturel à l’Allemagne.
A HT INDUSTRIEL
Montrons par quelques exemples la vérité palpable <le res propositions :
XPHTHI AAEAOH5 GMNHC0H ONHCIMA
Inscription grecque.
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Érrittire capitale du ir« siècle.
Ce type est formé par l'altération des caractères des inscriptions.
J N FT N eco PRO P Ulo
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F^CTCI SeSTÎ>A LMÎ> 1 N
Psautier de Saint-Oermain-des-Prcs (vie siècle).
la forme des lettres s'arrondit dans le goût dominant dans le style roman.
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