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Ecriture minuscule de H10.
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Bible latine du ix< siècle
La calligraphie modifie de plus en plus les formes et donne naissance aux lettres dites bas de casse, entièrement différentes des capitales.
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'Ecriture minuscule de 1373. Écriture italienne du xnr« siècle.
Los formes aigués sont recherchées pour l’élégance des lettres. — C’est le style gothique qui prend sa forme.
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Donnons 1 1 lui il teuiint une copie du type gothique le plus estimé (le l'époque qui vit la découverte de l’imprimerie.
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Grammaire latine dejTkmat {édition x ylograpUique attribuée â Faust et Guttenbergt.
Enfin nous donnerons un exemple de la forme la plus élégante conservée i»ar les .premiers graveurs sur acier.
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Gothique du xvi« »iècle en typographie.
I.e caractère gothique, naturellement adopté pour les premiers monuments de Ta typographie, subit bientôt une radicale transformation pour donner nos types actuels, à l'époque de la renaissance; ce fut l'œuvre de Jenson, graveur de la Monnaie de France, envoyé en 1462 à Mayence par Louis XI pour apprendre les secrets de l’imprimerie, et qui, retiré à Venise, grava les beaux types de caractères romains que Garamond prit ensuite pour modèles au siècle de François I". Il y réintroduisit les éléments classiques des inscriptions romaines, et cette réforme, cette renaissance est bien de même ordre que toutes les transformations qui ont été alors produites dans toutes les directions de l’art aussi bien que dans l’écriture. Le type romain fut créé à l’aide de la réunion dans un même alphabet des minuscules dés manuscrits et des capitales romaines, en modifiant en outre quelques formes traditionnelles pour obtenir une facile lecture, une grande régularité, débarrasser les lettres d’accessoires inutiles et les réduire à la combinaison la plus simple possible de parties droites et de parties circulaires. Ge fut Aide Mauuce, imprimeur de Venise, qui, bientôt après, grava le caractère italique dit quelquefois • lettres aldinos, « complétant ainsi le mouvement de la renaissance.
Au xv c siècle, Garamoud perfectionna la gravure et donna aux lettres des formes qui font encore l'admiration des amateurs de vieux livres, à tel point qu’aujourd’hui ils en arrivent à nier, à tort suivant nous, tous les progrès accomplis depuis celte époque et les déclarent des altérations d’un type parfait. C’est dire que le goût ne se transforme pas continuellement dans celle application de l’art industriel, ce qui n’est soutenable dans aucun cas.
Passons maintenant à l’étude des types des époques plus rapprochées de la nùjre, aux conditions de leur perferlion pour notre goût.
Pour beaucoup de personnes, tous les caractères typographiques de même gran- ’ deur se ressemblent; ce sont toujours, dit-on, des a, des b, etc. Si toutefois on met sous les yeux de ces personnes un volume sortant des presses d’Elzévir, ou de quelqiio autre imprimeur justement célébré, elles sont frappées de la netteté, de l'élégance des types, à ce point que beaucoup en font collection, non pour les lire, mais connue
AHT INDUSTRIEL.
d'estanqæs, d’objets d’art. Il y a donc un certain charme, une certaine harmonie dans l'ensemble d’un caractère, dans une page, indépendamment même de l’élégance qui peut appartenir à chaque lettre, car c’est l’ensemble de la page qui parait admirable aux amateurs : c’est la considération principale de chacun de ces éléments qui a fait la réputation des deux principales écoles qui ont acquis une juste célébrité eu typographie : celle des Elzèvirs, dont les types ont été imités en grande partie dans les caractères anglais les mieux réussis dans ces dernières années; celle des Didot et de Ilodoni, dernier terme des progrès accomplis en typographie à la fin du dernier siècle, et qui a été célèbre au commencement de celui-ci ; aussi ces types ont-ils d’abord servi do guides à la majorité des graveurs français modernes.
Le principe des caractères Didot était de faire les fins des lettres extrêmement minces, ce que permet la gravure sur acier ; de rendre continu le pgssage des fins aux pleins, eu arrondissant les formes, en donnant ainsi il la lettre typographique, autant que possible, l’élégance de l’écriture.
Les Elzèvirs, et A leur imitation les Anglais, notamment ItaskerviUe qui, au siècle dernier, améliora les types et indiqua la voie qui a été suivie avec succès, ont sacrifié la forme de la lettre, quand il était nécessaire, à la netteté de la ligne, tenant trèsfortes les parties horizontales des lettres, soutenant les enqiattemeutë qui donnent le sentiment net de leur alignement.
Un jugera bien de ces effets en opposant deux caractères de ces deux écoles : l’une cherchant l’élégance de chaque lettre, l’autre la netteté, le brillant de la page.
Dix Didot.
Ego multos homines excellenti animo ac virtute fuisse, et sine doctrinu , naturæ ipsius habitu prope divin», per seipsos et moderatos, et graves exstitisse fateor : etiam illud ndjungo, sapins ad laudem atque virtutein natnram sine doctrina , quam sine nalura valuisse doctrinam. Atque idem ego contendo, cum ad natnram eximiam atque illustrent accesserit ratio qua-dam conformatioque doctrina-, tum illud uescio quid præclarum ac singulare solere exister». Nam cæteræ neque temporum sont, neque ætatum omnium, neque lo-
Dii Anglais.
Ego multos homines excellenti animo ac virtute fuisse, et sine doctrina, naturæ, ipsius habitu prope diviuo, per seipsos et moderatos et graves exstitisse fateor: etiam illud ndjungo sa-pins ad laudem atque virtutein nnturam sine doctrina , quant sine natiira valuisse doetrimun. Atque idem ego contendo, cum ad natnram eximiam atque illustrent accesserit ratio qtia-dant conformatioque doctrina?; tum illud nescio quid præclarum ac singulare solere exister». Nam cæteræ neque temporum sunt, neque a-tatum omnium, neque lo-
L'e problème à résoudre aujourd’hui consiste à donner les avantages de ces deux systèmes aux nouveaux caractères, en faisant dominer toutefois tout ce qui peut contribuer à la netteté de la typographie, à l’éclat de l’impression, car celte condition doit passer avant toute autre. Nous donnerons ici, comme exemple d’un essai tenté pour atteindre ce but, une des dernières gravures de l’ancienne fonderie Didot, du bel établissement connu sous le nom de • Fonderie générale, • où sont réalisées les coudi-
IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE, lion» ci-dessus indiquées. On a emprunté aux Didol une certaine légéreté dos fins, mais surtout on a imité des Anglais l'épaisseur des parties horizontales, les traits soutenus. Go qui est surtout nouveau, c’est la tendance à donner aux lettres, dans les limites
Nourcau caractère de la Fonderie generale.
Ego multos hommes excelleuti anime ac virtute fuisse, et sine doctrina, naturæ ipsius habite prope divino, per seipsos et modérâtes, et graves exstitisse fateor : etiam illud adjunge, sæpius ad laudem atque virtutem uaturam sine doctrina, quam sine natura valuisse doctrinam. Atque idem ego contendo, cum ad naturam eximiam atque illustrent aecosserit ratio quaalam conforinatioque doctriiiæ, tum illud neacio quid præclarum ac singulare solere existera. Ex hoc esse mine numéro, quem patres nostri vidèrent, divinum homiuem, Africanum : ex hoc C. Ladium , h. Furium, moderatissimos homines et continentissimos : ex hoc fortissimum virent, et illis teinporihus doctissimum, M. Catonem
fixées par le goût, tme forme rectangulaire tout à fait favorable à l’alignement du haut comme du bas, qui contribue singulièrement:'! la netteté dont nous venons d’analyser les principes. On reconnaîtra facilement que ce caractère n'est autre que celui de cet ouvrage, dont nous avons cherché à faire un curieux spécimen de ce que peuvent produire les divers ateliers de la Fonderie Générale et les habiles artistes qui les dirigent.
Les questions dont nous avons parlé plus haut ne sont pas les seules qu'on puisse traiter au point de vue de la gravure des caractères, mais ce sont les plus importantes. Nous dirons seulement quelques mots des autres.
La fabrication des journaux, des éditions à bon marché a fait naître, en France, les caractères compactes, c’est-à-dire dans lesquels les courtes ni, o, etc., ont grandi relativement aux longues b, d, etc. Après avoir exagéré ce résultat, qui permettait d’employer pour une page un caractère plus gros à l'œil sans changer le nombre de lignes, on s'est arrêté à un accroissement réel des lettres courtes, à la limite qu’on ne peut dépasser sans amener la confusion, le blanc devenant insuffisant entre les lignes.
La nécessité de faire tenir des vers dans une ligne, avait fait créer depuis longtemps des caractères dits poétiques, dans lesquels l’o et les rondeurs étaient allongées, contrairement au principe paraissant inviolable autrefois, par on ne sait trop quelle prétention à une détermination mathématique des formes des lettres, que l’o d'un caractère devait être un cercle parfait. L'œil s’est habitué à celte forme, plus gracieuse que la circulaire, et on a pu ainsi obtenir les formes inscrites dans un rectangle dont nous avons indiqué les avantages.
Enfin, l'adoption des poétiques compactes eût rendu la page trop noire, si on n'eût en même temps amaigri tontes les lettres des caractères.
Nous ne parlons pas ici des caractères allemands. Par amour de la tradition, le type de style gothique a été conservé jusqu'à ce jour en Allemagne ; nous croyons que c’est un tort; c'est, par un patriotisme exagéré, nier le progrès accompli depuis le xv» siècle dans tous les arts, et nous faisons des vœux pour que les essais tentés par divers savants, et notamment par les frères Grimm, pour faire adopter à l'Allemagne les types du reste de l’Europe soient couronnés de snccés.
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Huant aux Orientaux, qui possèdent d'admirables manuscrits, la forme de leurs caractères, toute différente de celle des nôtres, ne nous permet pas de les apprécier; toutefois on sent eu eux le style oriental, la similitude avec l'arabesque et l’ornementation orientale avec laquelle ils se mélangent si bien.
Ce résumé montre combien de questions (l’art et de goût se rattachent à la gravure des caractères ; c’est ainsi que dans une industrie qui parait la plus simple aux personnes qui y sont étrangères, il y a lieu à appliquer toute la capacité des personnes de goût et toujours de nouveaux progrès à effectuer.