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CALLIGRAPHIE

L’écriture est de la nature du dessin , et constitue un produit artistique qui a subi des transformations multiples bien plus nombreuses qu'on ne peut l'imaginer, telles enfin, que les connaissances nécessaires pour la lecture des chartes et anciens manuscrits constituent une science spéciale dite • paléographie. •

Il nous est difficile de parler des anciens manuscrits au point de vue de l’art, d’ajouter des détails à ce que nous disons ailleurs ; nous nous contenterons de rappeler que les derniers progrès dans l’exécution des manuscrits avaient conduit à une net- » teté plus ou moins voisine de celle qu'on a obtenu par la typographie, perfection qui ne sera plus jamais recherchée à l’aide de travaux de cette nature, puisqu'ils ont cessé forcément le jour où l’imprimerie a ôté inventée.

Il serait oiseux de nous étendre beaucoup sur les œuvres de nos calligraphes modernes ; il faudrait étudier des fantaisies calligraphiques prétentieuses qui n’ont aucune valeur artistique. Nous ne noms occuperons ici que de l’écriture courante, que depuis les derniers progrès on appelle «anglaise» dans notre pays. C'est dans la régularité de la pente, dans le passage graduel du plein au fin, que s’obtient la grâce de cette écriture. Nous en donnerons un exemple par une ligne d'anglaise Firmin Didot, chef-d'œuvre de la typographie moderne tant par l'élégance de sa gravure que par l’heureux systèmo de sa composition.

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Depuis quelques années on a essayé quelques caractères plus droits ou plus penchés qui ne manquent pas de grâce. Nous donnerons ici un exemple d’un des plus élégants.

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Tbaits n'âCRiTURK. — Les calligraphes, en prenant l'habitude de créer des lignes agréables à l’œil, ont tenté de les encadrer de petites compositions à la plume, dites traits d’écriture. I»a typographie, qui a fixé les premiers types en les soumettant à des proaidés de reproduction indélinis, vient de rendre le mémo service aux traits d’écriture, en surmontant de grandes difficultés de fabrication toutes spéciales pour per-

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