COMBINAISONS
Toutes les flgun’s encadrées entre des séries de lignes parallèles équidistantes peuvent Bervir à couvrir une surface déterminée avec un seul élément ou avec des éléments de forme semblable, mais diversement colorés ; ce qui peut fournir des décorations tres-variées comme nous allons le voir bientôt.
Les figures 1 et 2 représentent les tracés obtenus par des lignes parallèles équidistantes, ce qui donne soit une réunion de carrés (lig. 2), soit des triangles équilatéraux, qu'on peut supposer alternativement blancs et colorés, t>u réunis deux à deux par une même face, ce qui donne un lozange.
AHT INDI’STHIEL.
Les figures formées par deux séries de lignes parallèles équidistantes pour chaque série seulement sont encore souvent employées dans l’industrie du parquet pour couvrir une surface avec un seul ou un petit nombre d'éléments. (Voir la tig. i, et plus loin Parquet.)
Si au lieu de deux sériés de lignes parallèles on en emploie trois, on rencontre une solution du problème de couvrir une surface avec un seul élément; c'est l’hexagone régulier (flg. 5). On peut, avec deux pièces différentes, employer de même l’octogone régulier mêlé avec un carré (tig. G| de même longueur de côté.
Ce n’est que par des ligures régulières ayant les formes dont nous venons de parler qu’on peut couvrir une surface avec un ou deux éléments seulement, ce qui est fort à considérer pour plusieurs industries, notamment celle du parquet. Il n’en est plus ainsi des autres figures simples, des pentagones, par exemple, entre lesquels subsisteraient des vides.
La condition que nous énonçons ici, essentielle pour le parquetage, le carrelage , n’est plus à considérer lorsque les éléments employés peuvent prendre des formes variables, lorsqu’on admet nombre d’éléments différents, les formes des dernières pièces à placer étant déterminées par les vides que les premières laissent entre elles.
La coloration partielle d’éléments de même forme qui servent à couvrir une surface peut donner des combinaisons assez, curieuses. Nous choisirons celle très-remarquable de carrés, ombrés, colorés dans une moitié divisée par une diagonale ; les combinaisons peuvent être très-nombreuses, plusieurs même sont assez agréables. Elles ont fait l’objet d’un traité publié par le P. Dorât en 1722, et leur étude montre bien tout le parti que l’on peut tirer d’éléments analogues couverts de dessins, de la combinaison des vignettes, qui constitue une des ressources importantes de la décoration industrielle, surtout pour obtenir des produits dont le prix de revient soit modéré.
On voit d’abord (tig. a, b, c, rf| que, suivant la situation qn’il peut prendre, un seid carreau forme quatre dessins différente.
PElNTl'RK.
De la combinaison de ces quatre figures deux à deux, il résultera soixante -quatre arrangements différents, car sur chacun des quatre côtés des carreaux représentés dans les fig. a, 6, c, d, on peut placer un autre carreau dans quatre positions ; on a donc en tout 4 X 4 X 4 ou 64 arrangements.
Mais de ces 64 il y a une moitié qui ne fait que répéter l’autre dans le même sens, ce qui les réduit à 32; on les réduirait à 10 si on n’avait pas égard à la situation.
On pourrait semblablement combiner 3, 4, 5 carreaux les uns avec les autres; on trouverait que 3 carreaux peuvent former entre eux I2H dessins, que quatre en forment 156, etc.
Nous donnons ici quelques-unes des figures les plus remarquables qui naissent des combinaisons possibles d’un seul élément. Dés qu’ils sont un peu nombreux, la grande multiplicité des combinaisons possibles fait bien comprendre comment on peut songer à exécuter une foule de dessins par la réunion d’un nombre assez restreint d’éléments colorés.
A HT INDUSTRIEL